Bev fume, et ce sont les huards qui s’envolent en fumée, comme le montre cette photo exclusive.
Bev a menti aux Communes
On se souviendra du NOT scandal, dont les origines remontent à 2009.
In 2009, Oda rejected a church-based aid group called Kairos for renewal of its long-standing Canadian International Development Agency grant. She called the rejection a “CIDA decision,” but it turned out top CIDA officials had signed a note recommending approval of Kairos’s funding. That memo was later altered when the word “not” was penned in before “approve.”
Oda told a House committee she didn’t know who inserted the “not,” only to admit later that she had ordered the doctoring of the document. – John Geddes, Maclean’s, 28 février 2011: What does it takes to get fired in Ottawa?
Miss Beverley est un peu snob. Et en même temps, un peu cachotière.
In 2006, Oda paid back $2,200 to taxpayers after the Liberals found that she had incurred nearly $5,500 in limo rides at the 2006 Juno awards in Halifax. The amount was never mentioned on the disclosure of travel and hospitality expenses posted on the Department of Canadian Heritage website. – CTV News, 7 mai 2008
Never mentionned? Une erreur d’inattention, sans doute…
Miss Beverley n’a pas le repentir facile…
… et de ses erreurs passées rien elle n’apprend!
Le 17 mars 2008, elle a fait assumer par les contribuables les services d’une limousine – la modique somme de 1291.88$ – aux seules fins d’assister à une activité du parti Conservateur (la formation d’un nouveau candidat). Source: CTV News, 7 mai 2008
Oda spent nearly $17,000 on limo rides in her party’s first 15 months in office, according to receipts obtained by the NDP through an access-to-information request.
New Democrat MP Charlie Angus said about half of that amount was never proactively included in publicly disclosed ministerial travel and hospitality expenses.
“This is a government that ran on an issue of accountability and transparency, and yet we see this immediate move to secrecy and a Treasury Board that breaks guidelines shamelessly,” Angus told CTV’s Mike Duffy Live. SOURCE: CTV News, 7 mai 2008
Never publicly disclosed? Encore une erreur d’inattention?
La politique du “Pas vu, pas pris!”
Bev Oda fait preuve, depuis son élection, d’une malhonnêteté rarement égalée. Lire la Suite
Le «bénévole de l’année» du Parti libéral du Québec (PLQ) en 2010, Louis-Georges Boudreault, figure parmi les 15 personnes arrêtées mardi par l’Unité permanente anticorruption (UPAC). Il a été accusé d’abus de confiance et de participation à une infraction.
Âgé de 77 ans, M. Boudreault est une institution au PLQ, où il milite comme bénévole et permanent depuis 50 ans. Il a longtemps été responsable de l’organisation des campagnes. C’était une éminence grise influente au parti, surtout à l’époque de Robert Bourassa. Il a été permanent du PLQ de 2005 à 2010. Cette année-là, le premier ministre Jean Charest lui a personnellement remis le titre de bénévole de l’année. – Paul Journet, Denis Lessard et Tommy Chouinard, La Presse, 17 avril 2012
BÉ-NÉ-VO-LE
Du latin bene et volens. Sous Jules César, le “bénévole” travaillait pour le bien d’autrui. Sous Jean Charest, le “bénévole” travaille pour faire sortir le bien (lire: les $$$) des poches de ceux qui espèrent un retour d’ascenseur… Lire la Suite
Le Sommet des Amériques, tenu en Colombie, se termine sans l’habituel consensus. Et en l’absence d’un tel consensus, aussi édulcoré soit-il, c’est un échec. Un échec dont Stephen Harper devra d’ailleurs partager l’odieux avec le président Obama. En échec qui risque de coûter cher, au chapitre des échanges commerciaux entre l’Amérique anglophone et l’Amérique latine.
“U.S. commercial and political influence in the region has been in decline as China gains on the U.S. as a top trading partner. Many analysts say these regional summits tend to be unwieldy and only make sense if they are a departure for serious follow-up on substantive issues.
The label, ‘Americas,’ doesn’t seem to mean that much anymore unless you’re a cartographer,” said analyst Adam Isacson of the Washington Office on Latin America. – The Washington Times, 15 avril 2012
Ce qui est vrai pour Washington le sera davantage pour Calgary – heu, Ottawa.
L’objectif premier de M. Harper au sommet était de faire la promotion du Canada comme lieu de commerce et d’investissement, et d’appuyer les entreprises canadiennes à la recherche de nouvelles occasions d’affaires en Amérique centrale. – La Presse Canadiennne(Le Devoir), 15 avril
C’est raté. Le Canada et les USA d’Obama ont fait bande à part sur la question cubaine, ce qui risque d’éroder encore davantage la valeur des échanges commerciaux du Canada avec ces États, irrités par cet esprit borné. Le Cuba de 2012 n’est plus celui d’il y a 50 ans, après tout!
Ce ne sera pas la première fois que, chez Harpouille-la-fripouille, l’idéologie aura primé sur l’économie. Et c’est d’autant plus dommage que le Canada a encore une fois laisser passer une occasion de se démarquer des politiques de Washington et de séduire ainsi les leaders sud-américains. Lire la Suite
Dans un premier temps, les cigarettiers associent leur produit à la joie de vivre, à la liberté, à la volupté, au pouvoir de séduction, au raffinement… Ils ont insisté auprès des magnats du cinéma pour que les stars emboucanent d’abord le grand écran, puis le petit. Et puis, grassement rémunérées pour ce faire, les stars ont fait l’éloge du tabac et ainsi emboucané le cerveau de leurs admirateurs (trices). Tout comme certains médecins. Mais qui sait, c’était peut-être des acteurs déguisés en docteurs?
Les cigarettiers ont associé leur nom à la culture et au sport. Mais jamais à l’industrie du cercueil… Créer et maintenir le lien subliminal entre l’esprit d’aveture, l’excellence sportive, le dépassement de soi, la camaraderie – voilà de quoi stimuler les ventes chez les jeunes. Efficace. Mortellement efficace!
Pour l’industrie du tabac, la R&D – recherche et développement – consistait, non pas à rendre le produit moins nocif, mais à développer l’accoutumance et à rendre la cigarette plus addictive, en y ajoutant des produits cancérigènes. En prime, la recherche destinée à mieux hameçonner le client, ça sert à réduire la charge fiscale. Merveilleux!
Et puis, c’est la catastrophe. Jeffrey Wigand en a assez, et il déballe. Wigand, c’est le type qui a inspiré le film de Michael Mann, The Insider. L’initié, au Québec [1]. Wigand était alors vice-président à la recherche et au développement, chez un important cigarettier, Brown & Williamson, une filiale de British American Tobacco.
Jeffrey Wigand
Wigand viendra témoigner dans cet impressionnant recours collectif de 27 milliards de dollars qui débute à Montréal… et dont l’audition devrait se poursuivre sur 2 ans.
Le réseau CBS devait diffuser en 1994 une entrevue avec Wigand, dans le cadre de son émission-phare, Sixty minutes; Westinghouse, alors intéressée à acquérir CBS, fit objection; l’entrevue a finalement été diffusée, le 4 février 1996, après que le Wall Street Journal eut lui-même publié la transcription d’un témoignage rendu par le Dr Wigand en novembre 1995 (poursuite intentée par l’État du Mississipi contre un cigarettier). On e trouvera ici la tanscription intégrale du Sixty Minutes tel que diffusé en 1996.
C’est l’article publié quelques mois plus tard dans le Vanity Fair par la journaliste Marie Brenner qui a inspiré le scénario du film. Cet article est disponible ici, en version intégrale.
Je sais. Il ressemble à son cousin Vladimir, Prince de Russie. Même bouche, même moignon de menton, même regard foudroyant.
Mais moi, c’est plutôt sa coiffure qui me frappe. Elle me rappelle vaguement quelqu’un, dont je n’arrive pas à me rappeler du nom. Le comte Ignatieff? Ces Russes-là, je l’ai toujours dit, il faut s’en méfier, mais il me semble que Pierre Poutine ne lui ressemble pas vraiment. Gilles Duceppe? Je veux bin croire qu’il était communiste dans le temps des mammouths laineux, mais la ressemblance s’arrête là… Layton? Non, lui, il projetait l’image d’un bon Jack. Elisabeth May? Me semble que c’est pas les mêmes dents…
Quoi qu’il en soit, maintenant que j’ai mis en ligne sa photo, Pierre Poutine n’a plus le choix et il va devoir se mettre à table.
Il est temps que la vérité éclate: est-ce bien lui qui a câllé la shot?
D’ici à ce qu’il parle, RackNine se fait malmener par la gang-à-Nycole-Turmoil, qui n’hésite pas à utiliser des tactiques déloyales pour salir la réputation de cette honorable entreprise de télémarketigne. Il semble même, avons-nous appris d’une source généralement bien formatée que le NPD s’apprête à lancer une armée de robotscâlleux aux trousses de ces honnêtes travailleurs d’élection.
Une autre vacherie digne de socialistes sans scrupules. Dégueulasse! Lire la Suite
Maudit qu’il s’en passe des affaires au pays de l’Hononorable et de l’eau d’érable!
Le ministre conservateur nie être intervenu pour favoriser le déménagement d’un centre fédéral dans sa circonscription
[...] L’opposition officielle a déclaré que le centre, qui se trouvait dans la circonscription Rimouski-Neigette-Témiscouata-Les Basques, représentée par le député néodémocrate Guy Caron, avait été déplacé sans raison.
Le nouveau centre d’assurance-emploi sera situé dans la circonscription de Christian Paradis à Thetford Mines, l’une des rares à avoir été remportées par les conservateurs au Québec lors des dernières élections générales en mai 2011.
Les dépités de l’Hyposizion, cé pire que des morpions, ça spotte un honnête Minusse Conservatif pis ça peut y arracher le cul! Juste par jalouserie…
Pôv Radis. Ils le lâchent pu, les sangsues!
J’en r’viens pas, qu’ils l’accusent de favoritime. Cé jusse un bon radis qui n’oublie pas ceux qui l’ont mis en terre. Y a bin le droit de travailler fort pour les ceusses de sa circoncision [1], après toutte! Kossé qui a d’mal la d’dans, sacraman? Y avaient jusse à pas élire un dépité Rodéo-Némocrate, à Riz Mouské! Lire la Suite
Stephen Harper et son jeune porte-voix francophone Pierre Poilievre (Nepean-Carleton) ont beau crâner et mettre Libéraux et Néo-Démocrates au défi de déposer de vraies preuves, l’étau semble néanmoins se refermer sur le Parti Conservateur et son fournisseur de services e télémarketing, RackNine.
La tempête médiatique qui entoure ce Pierre Poutine, de la Rue des Séparatistes à Joliette (!), aura probablement pour effet de susciter de nouvelles plaintes qui permettront d’étoffer la preuve contre les Conservateurs.
Ce 28 février 2012, le National Post, pourtant d’obédience Conservatrice, a publié un dossier très étoffé, sous la plume de Glen McGregor et Stephen Maher. À ma connaissance, aucun média francophone n’a fourni autant de détails sur l’enquête entreprise par Élections Canada et l’escouade des crimes commerciaux de la GRC ni résumé le contenu des déclarations assermentées de l’enquêteur Al Mathews.
Cette manoeuvre frauduleuse est connue sous le nom de “voter suppression“.
Personne n’est dupe, ce Pierre Poutine n’existe pas vraiment. Du moins, pas sous ce nom, qui semble avoir été inspiré de la raison sociale d’un restaurant de Guelph, Pierre’s Poutine, dont le propriétaire est Pierre Lachapelle. Et comme par hasard, de nombreux résidents de Guelph ont été victimes de l’arnaque; le sombre dividu qui est à l’origine de cette fraude semble donc assez familier avec la région de Guelph… comme l’est (quelle coincidence!) ce jeune Michael Sona dont il était question dans mon billet précédent!
Dans les jours précédent le scrutin, Pierre Poutine a reçu six textos depuis Anaheim et Pasadena, en Californie, et un appel depuis Fairport, NY. Des indications sur la manière de procéder?
Une liste de 40 circonscriptions apparaît dans la file des commentaires publiés sous cet article; on peut y constater que certaines d’entre elles ont donné aux Conservateurs des majorités de moins de 30 voix. Je reproduis cette liste en annexe au présent billet.
Dans les circonstances, la Cour pourrait bien annuler le scrutin et ordonner la tenue d’élections partielles. En attendant, y-a-t’y une compagnie de sondages qui va vérifier bientôt l’impact de cette affaire, qui pourrait bien avoir pour effet de faire passer le scandale des commandites pour un conte pour enfants!
L’enquête d’Élections Canada
Le texte qui suit est une traduction, par l’auteur de ce billet, de certains extraits de l’article publié dans le National Post. Tout au long de leur article, les auteurs réfèrent au contenu d’une série d’affidavits déposés au dossier de la Cour par un enquêteur de Élections Canada, Al Mathews, au soutien de diverses requêtes visat à obtenir du Tribunal qu’il ordonne la production de documents nécessaires à l’enquête. Lire la Suite
Que puis-je ajouter à cette excellente caricature publiée ce 27 février par Brian Gable, dans le Globe and Mail?
Ah oui, c’est vrai. Les références à toutes ces manchettes qui se succèdent…
Et puis, la caricature de Gable, je l’ai placardée de notes auto-collantes, sans compter le texte d’origine, que j’ai légèrement modifié en le traduisait. Dans la version originale, l’hélico était identifié “Rogue – Robo-caller Division“. Et puis, le pilote disait plutôt: Remember when Canadian Politics used to be debating Legislation and Stuff?
Ouin. Le bon vieux temps… À tous les 12 mots, en moyenne, un Stephen Harper dégoûté du scandale des commandites truffait ses discours des termes “accountability” ou “imputabilté“, et il promettait de responsabiliser les politiciens. Never again, qu’il disait.
Ça avait tellement l’air sincère qu’il a été élu. Puis réélu. Puis réélu encore. Mais le malheureux semble atteint d’une forme de la maladie d’Alzheimer qui apparaît seulement lorsqu’il est contrarié.
Les robocalls, c’est RackNine
Lors du scrutin de 2011, des milliers de foyers ont reçu des appels automatisés les informant que le bureau de vote de leur circonscription avait déménagé, alors que ce n’était pas le cas.
Les enquêteurs d’Élections Canada ont découvert que la compagnie albertaine RackNine était à l’origine des appels visant apparemment à décourager des électeurs de se rendre aux urnes. Or, cette firme de messagerie vocale a déjà été embauchée par de nombreux candidats conservateurs, dont le premier ministre lui-même.
« Je n’ai aucune connaissance de ces appels [...] et si quelqu’un a fait quelque chose d’inapproprié, je m’attends à ce que ces gens fassent face à toutes les conséquences de la loi, mais ce n’est pas une affaire de notre parti », a déclaré M. Harper Lire la Suite
En ce dimanche enneigé, un sujet léger… si on s’exprimer quand il est question d’une arnaque à grande échelle dont les auteurs mériteraient bien un p’tit séjour derrière les barreaux!
Les frères Rémillard, spécialistes de la cueillette des ordures recyclés en recycleurs d’ordures télévisuelles, avaient retire des ondes, juste avant Noël, cette abomination qu’était Call-TV.
Et puis, en février, ils ont proposé un tout nouveau Call-TV, rebaptisé “L’instant gagnant“. Sept nuits par semaine, pendant deux heures.
C’est la multinationale Telemedia Interac TV qui est derrière tout ça. Et elle sait vendre sa salade indigeste aux diffuseurs:
you’ll never pay us, because it is we who are going to pay you, either by buying your airtime or sharing the premium rate text messaging and call revenues.
Et bien sûr, ils disposent d’experts formés pour appâter le poisson: des marketing and game experts. Sauf que… du jeu cette programmation-bidon n’a que les apparences.
Our 500+ team is dedicated to delivering quality entertainment to viewers and maximum revenues to our media partners.
Et V-Télé se garde bien d’informer ses téléspectateurs des profits ses propriétaires engrangent à leurs dépens!
Le chroniqueur Richard Therrien, du Soleil et de Cyberpresse, n’est pas toujours très futé; il n’a jamais compris en quoi le réseau V pouvait affirmer que Call-TV (et son rejeton l’Instant gagnant) pouvait être qualifiée d’émission publicitaire payée alors qu’elle a toutes les apparences d’un quizz.
Il lui aurait suffi de suivre la piste du promoteur, dont le vidéo promotionnel vante justement l’attrait pour les poissons qui mordent à l’hameçon! Le diffuseur VEND à des personnes particulièrement vulnérables des minutes sur une ligne 900 fort lucrative, et des SMS, tout aussi lucratifs. Et c’est d’autant plus abject que la quasi-totalité des appels ne produisent aucun résultat autre que celui de gonfler la facture téléphonique de l’appelant.
Et quand, par le plus grand des “hasards” l’appelant se voit accorder le douteux privilège de répondre à la question posée par l’animateur/animatrice de pacotille, ses chances de tomber sur LA réponse prédéterminée sont à peu près nulles.
Hugo Dumas est mieux informé. Il écrivait le 8 février:
c’est le producteur de l’émission, le géant Telemedia InteracTV, confortablement installé à Budapest, qui contrôle et filtre tout. Comment s’assurer que les joueurs québécois ne tombent pas dans un piège bien camouflé? C’est malheureusement impossible.
Le pire, c’est que V s’en lave les mains. Pour les patrons de la programmation, L’instant gagnantrelève de la publicité, achetée au même titre qu’une consultation téléphonique avec la voyante Suzie. Techniquement, c’est vrai. Mais une station comme V, qui utilise des ondes publiques pour engranger des profits, est responsable de tous les contenus qu’elle diffuse. Même ce qui passe entre 23h30 et 1h30.
Il y a une différence. Tu appelles la voyante Suzie, ça te coûte kek chose, mais si tu crois à ces sornettes, tu reçois kek chose en retour. Tu appelles une ligne érotique, ça te coûte kek chose, mais tu vas bander. Enfin, peut-être… Mais tu appelles le numéro 900 de L’Instant gagnant et ton appel s’en va dans les limbes! Tu reçois R-I-E-N en retour. Et si jamais tu rejoins l’animatrice… ça, j’en parle plus loin!
L’autre différence, c’est que les frères Rémillard se graissent la patte avec cette arnaque dont ils sont les complices. Non seulement L’Instant gagnant constitue-il du temps publicitaire payé aux Rémillard, mais les propriétaires de V-Télé empochent une partie des revenus générés par la ligne 900.
Le capitalisme, c’est l’exploitation des imbéciles par des intelligents… – Jeff Plante, président du Parti Conservateur du Québec, 22 juillet 2009
Komme k’y dit, cé pô tou’l monde qui sont niaiseux! Heureusement, on a les frères Rémillard!
L’instant gagnant du 26 février: un pur délice!
Ce 26 février, ma pitonneuse m’a fait atterrir sur V-Télé pendant la diffusion de cette arnaque. Le téléspectateur était invité à fournir le nom d’un constructeur automobile dont les deuxième et troisième lettres étaient un “O” et un “L”. Vulnérables, les téléspectateurs? Suffisamment pour fournir des réponses du genre Peugeot. Il est où, le “O”, dans Peugeot? Ce n’est sûrement pas la deuxième lettre du nom du manufacturier… Et il est où, le “L”, dans ”Peugeot“? Les quelques réponses qu’il m’a été donné d’entendre ne correspondaient pas aux critères, pourtant relativement simples.
Bref, en autant que les réponses fournies peuvent en témoigner, une partie importante de l’auditoire paraît analphabète fonctionnelle et incapable de bien saisir la question. Et si cette partie de l’auditoire devait être représentative de l’ensemble, il y a fort à parier qu’ils sont nombreux à ne pas avoir compris que l’astuce consiste justement à attirer des poissons par la perspective de “gros lots” inatteignables et à leur faire cracher leurs maigres $$$ par le biais de lignes 900. De là le caractère abject de l’opération séduction: du bruit, de la couleur, et une clientèle démunie et crédule, à qui on fait miroiter la perspective d’un gain facile. Facile en apparence, mais illusoire.
Les tough on crime, réveillez-vous! Il y a là des faibles à protéger, et des peines à infliger.
Volvo? Ah, bin oui, ça ce serait une bonne réponse, n’est-ce pas? C’est celle que j’aurais fournie, moi qui suis plutôt bien informé, si j’avais été assez crédule pour appeler 100 fois dans l’espoir que l’animatrice réponde un m’ment d’nné, ce qui m’aurait permis de rentabiliser la démarche et d’empocher 5000 ou 6000 beaux dollars!
HA! Mais ce n’était pas LA réponse à laquelle ces empissetteux avaient pensé. Parce que bien sûr, il n’y a qu’UNE seule réponse qui soit acceptable. Une réponse, par ailleurs, à laquelle personne ne saurait penser. Du moins, dans le marché ciblé qu’est le Québec.
LA réponse – la seule qui donnait accès au “gros lot”, c’était… GOLIATH. Y a-tu quéquin , au Québec, qui a déjà vu passer une Goliath? Je parle du Québec, parce que c’est au Québec que diffuse V-Télé, n’est-ce pas? Les véhicules Goliath ont été fabriqués par la Goliath-Werke Borgward & Co, à Brème, en Allemagne, et ce, de 1928 jusqu’à la faillite de l’entreprise, en 1961.
Combien de ces véhicules ont été vendus au Québec? La réponse est probablement assez près du zéro absolu! Le plus célèbre de nos spécialistes du monde automobile, Jacques Duval, a-t-il entendu parler de ces Goliath à trois roues et à un ou deux cylindres? J’en doute.
Mais l’une de ces “belles d’autrefois” a été vue en 2010 en Oregon, avec une plaque de 1963. Bref, personne ne fait fourrer par les frères Rémillard, puisque l’information est disponible!
Les règlements de merde de L’Instant gagnant
Nous limiterons le nombre d’entrées à un maximum de 10 entrées / $ 10 par appel et 30 entrées / 30 $ par programme et et 400 entrées / 400 $ par mois. SI vous dépassez ces limites, votre entrée ne comptera pas mais vous serez chargé. MERCI de fixer vos limite dans ces niveaux. – article 5 (extrait: www.calltv.com)
Traduction: c’est votre responsabilité de respecter ces limites, même si NOUS, Call.tv, ne faisons rien pour vous en informer. Et si vous appelez plus souvent, on prend votre argent (“mais vous serez chargé“) sauf que… quand le nombre de vos appels dépasse la limite que NOUS avons fixée, “votre entrée ne comptera pas“.
Ça serait bin l’fun s’ils écrivaient ça dans une langue qui veut dire quelque chose; ce que j’en comprends, moi, c’est que celui qui appelle 100 fois pendant la même émission n’a pas plus de chance d’entrer en ondes que s’il avait appelé 30 fois? Tabarnak! Faudrait peut-être le dire en ondes! Par ailleurs, c’est écrit tout croche mais je crois comprendre que pour chaque “jeu” (par exemple, le jeu “trouver-le-nom-de-la-Goliath”), on peut appeler 100 fois, être facturé 100 fois… mais n’avoir que 10 chances d’entrer en ondes pour répondre à la question!
Là, il me semble que le terme ARNAQUE n’est pas assez fort! C’est une extorsion frise la fraude…
Et les frères Rémillard sont complices de ça? C’est à vomir! Tough on crime, hein? Boisvenu, mets tes culottes, parce que ça, ça mérite la prison… and I do mean it!
Je n’en croyais pas mes orteils: Jean Perron a encore une fois su enfiler l’aiguille, ce soir du 28 novembre, au rendez-vous de fond de soieries auxquel le réseau TVA convie quotidiennement la crème des amateurs de hoquet.
Quand Perron saute dans l’emmêlée, les constricteurs de la mission – consacrée aux spores de contacts divers – doivent marcher continuellement sur les yeux. Quant aux spectres tâteurs, installés confortablement au creux de leur diva, l’esprit pénétrant de Perron leur évite de souffrir d’enculose des haussements et des sortilèges.
Au risque de paraître indécent, j’ajouterai que ce bouquet de péronismes n’était qu’une entrée en matelas. C’est plutôt l’autre dingue que je vais farcir.
La belle Isabulle
Pierre-Hugues Boisvenu est le meilleur porte-parole que la justice puisse avoir. Et nous avec. Il est la voix des absents. Les morts ne parlent pas. Ils ne témoignent pas en cour. On peut donc négocier des conditions de détention allégées dans leur dos, voire des accommodements déraisonnables avec des sadiques, les morts ne broncheront pas. [...]
Car [l'agresseur de Julie Boisvenu] avait déjà agressé sexuellement au moins une autre femme avant qu’un juge bien intentionné estime, de toute sa hauteur, que les risques de récidive du meurtrier étaient nuls. Nuls comme son jugement, visiblement. – IsabelleMaréchal, Le Journalle de Mourial, 28 novembre 2011
Où ça? Quand ça? J’en ai-tu manqué des bouttes, ou bedon si c’est la belle Isa qui s’est enfermée dans sa bulle? Lire la Suite