23 commentaires sur “En marge de la Commission Bastarache

  1. Je disais plutôt : J’espère que le processus de nomination des juges de la cour d’appel n’est pas contaminé. Pour que celle-ci nous serve de police d’assurance. Car même si une cause sur 1000 se rend à cette cour, leurs jugements sont abondamment utilisés dans les basses cours. Même le pire imbécile des juges ou commissaires d’une quelconque basse-cour est capable de lire une jurisprudence de la cour d’appel.

    INTERVENTIONS DE PAPITIBI, en caractères gras. J’ai parfaitement compris ce que tu as écrit, Simon. Tout comme je sais lire le mépris qui transpire de tes propos. What else is new?

    Pas sûr, par contre, que TOI tu aies saisi ce que MOI j’ai écrit au sujet de la nomination des juges de la Cour d’appel. Certaines nominations vont de soi (Jean-Louis Baudoin – l’un de mes anciens profs, par exemple; c’est l’un des grands juristes que le Québec ait produit). D’autres nominations sont – par opposition -, reliées davantage à la politique partisane qu’aux qualités de juriste, et et j’utilise à dessein un euphémisme.

    je le répète: les nominations faites par le fédéral à la Cour Supérieure et à la Cour d’appel du Québec sont faites à la va-comme-je-te-pousse, sans critères définis, sans concours, et au gré de l’humeur de quelques king-makers. Ça ne veut pas dire que ces juges ne sont pas compétents; ça veut dire qu’ils ont pu se faufiler, dans la majorité des cas, grâce à la une main providentielle qui leur a donné une poussée plus ou moins discrète. Dans un milieu aussi tissé serré que celui dans lequel j’ai pratiqué, les mieux informés sont généralement capables d’identifier les candidats (rarement déclarés, sinon très officieusement, par ailleurs), tout comme ils sont capables d’identifier celui ou celle qui sera choisi(e).

    Parce quer vois-tu, dans un milieu aussi restreint, les réseaux, on les connaît, et on sait qui sont ceux qui obtiennent les appuis les plus… efficaces. Bref, I know what I’m talking about. But you don’t.

    C’est sûr que si un conseil de sages composé de l’élite de notre société comme le Docteur Honorable par exemple avait un mot à dire cela serait plus rassurant que de laisser tout le processus entre les mains d’avocats.

    Le processus par lequel des noms sont suggérés au Ministre (pour la Cour du Québec et les juges administratifs) n’est pas laissé entre les mains des seuls avocats. Si tu avais fait l’effort de lire mon billet, tu aurais compris. Comité tripartite: magistrature, Barreau et citoyens (gouvernement, dans les faits). Pour la Gaspésie, c’est un avocat de la Gaspésie qui siège sur le Comité de « sélection » (qui fait l’analyse des candidatures et qui fait ses recommandations). Moi, j’ai vécu ça des deux côtés. D’abord à titre d’avocat désigné par le Barreau du Québec pour le représenter, et bien des années plus tard, à titre de candidat à la magistrature.

    Explique moi, Geronimo, en quoi un PhD en biophysique et en chimie, comme TON honorable, peut évaluer les compétences en droit d’un candidat à la jugerie! Explique moi comment, même s’il avait un IQ de 150 (ce dont je doute), pourrait évaluer la qualité d’un raisonnement juridique et la somme des connaissances en droit d’un candidat!

    Mon neveu, qui est vétérinaire et dont le père était vétérinaire avant lui, me racontait un jour qu’une vache est capable d’évaluer les connaissances et les compétences du vétérinaire qui a sauvé le veau dont elle a accouché; par contre, un PhD en biochimie n’en aurait pas la moindre idée!

    Je n’ai pas les compétences requises pour évaluer si les travaux d’Honorable peuvent lui permettre d’espérer un Nobel. Pas plus que lui n’a les compétences nécessaires pour évaluer ma capacité (ou celles de candidats à la jugerie) de cerner l’objet d’un litige, de comprendre les points de droit soulevés, d’évaluer la preuve et de rendre jugement. Don’t be ridiculous!

    Le jugement ne s’acquière pas dans les facultés de droit ni sur Internet juge papi. On vient au monde avec comme on vient au monde intelligent. Ça s’apprend pas ça. Crois moi.

    Le jugement, dans le sens de jugeotte, non. La capacité de rendre jugement s’acquiert, elle, par le temps et l’expérience en droit. Par la capacité d’interpréter les Lois et les contrats. Par la capacité de tirer des conclusions de la jurisprudence et de les appliquer au cas sous étude. Etc, etc, etc.

    Toi, tu l’as pas pantoute. Honorable ne l’a pas non plus. Quand ton premier réflexe est de citer la définition du Larousse plutôt que le texte du Code des professions et des lois régissant chacune des professions, tu n’es pas un juriste. Tu es un charlatan du droit.

    Tu te souviens de « Sémantique 101 pour Papitibi », alors que TON Honorable essayait de me convaincre qu’un professionnel peut être RAYÉ de son ordre professionnel? Avant de me traiter d’ignorant dans un domaine auquel il ne connaît rien, TON Honorable aurait eu l’air un peu moins épais s’il avait daigné consulter le texte de la Loi.

    Le Collège des médecins ne RAYE pas le Dr X pour 3 mois. Il le RADIE pour trois mois.

    Que le Larousse 2007 fasse de « rayer » et de « radier » deux synonymes, il ira plaider ça devant son ordre professionnel…

    Le problème, c’est qu’au sens de la Loi, une infirmière auxiliaire ou un chiro SONT des professionnels. Et ton Honorable, lui, il ne l’est pas.

    Je te parle du sens « légal » du terme.

    Mais bien sûr, clever as you are, tu vas me dire encore une fois que j’ai insulté TON Honorable. Celui qu’on ne peut pas insulter sans t’insulter toi-même…

    C’est pour ça, Simon, que tu n’es pas avocat. Et c’est pour ça que Honorable ne l’est pas. Vous pouvez tous les deux exceller dans d’autre domaines. Mais en droit, vous êtes nuls. Tous les deux. Tout comme moi je suis nul en biophysique ou en biochimie.

    .

  2. «J’ai connu l’évoque d’avant le no-fault»

    C’est d’ailleurs parce que je me rappelle aussi cette époque que j’ai toujours détesté Bellemare. Avant qu’il ne soit député puis ministre, les médias le présentait comme le défenseur de la veuve et de l’orphelin, tandis qu’il était constamment en conflit d’intérêts direct, étant lui même un avocat spécialisé dans ce genre de cause. Et, il est entré en politique pour un seul motif, éliminer le «no fault» (et faire doubler la facture d’assurance automobile…).

    Ces politiciens qui n’entrent en politique que pour un dossier, comme lui et Boisvenu, sont dangereux…

    «Je préfère l’approche de Josée Legault.»

    Sa position est beaucoup mieux pondérée. J’en étais même un peu surpris…

  3. @darwin

    Bellemare ne voulait pas éliminer le no-fault. Il voulait le rendre plus souple.

    Quand le viaduc de la Concorde s’est effondré le 30 septembre 2006, tous les blessés et toutes les personnes tuées se trouvaient dans un véhicule automobile. Aucune des victimes n’a eu le droit de poursuivre les concepteurs du viaduc ou tous ceux qui avaient commis une faute quelconque, parce que, au sens de la Loi, un accident d’automobile, c’est tout accident qui comporte une collision entre un véhicule et un objet quelconque, quelle qu’en soit la provenance.

    Si un piéton avait été écrasé en même temps (ou un motard arrêté sous le viaduc pour prendre une pause à l’abri de la pluie ou du soleil), ce motard ou ce piéton aurait pu poursuivre le Groupe Dessau, respoinsable des plans et/ou de la surveillance des travaux.

    C’est ce genre d’iniquités que Bellemare voulait corriger. Entre autres.

    Alors qu’il n’y avait pas encore de jurisprudence sur ce point-là, j’ai été impliqué dans un procès étrange. ^Des clients d’un dépanneur adjacent à une station-service avaient subi de graves brulures suite à l’explosion de gaz propane. Il avait été démontré que le conducteur d’un véhicule quelconque avait posé un geste anodin, qui n’avait rien à voir avec un « accident d’auto » mais qui résultait de l’usage de l’auto. J’ai oublié les détails (accident vers 1977!) mais je me souviens que les victimes avaient le feu à kek part quand elles ont reçu le jugement^sur la requête en irrecevabilité présentée par un des assureurs (dépanneur, pétrolière propriétaire des installations de propane en consignation sur le site).

    C’est l’aménagement des lieux qui posait problème. Rien à voir avec l’usage du véhicule. Mais il me semble qu’il y avait eu une étincelle. J’ai oublié les détails.

    Questions, Darwin:

    a) pourquoi le piéton sous le viaduc peut être indemnisé par les ingénieurs, mais pas les passagers d’une automobile?

    b) pourquoi les victimes de brulures (dans ma cause) ne pourraient-elles pas poursuivre les responsables d’un aménagement fautif qui a provoqué les blessures? L’auto, ici, n’avait été qu’un accessoire. Une alumette jetée par terre par un piéton aurait eu le même effet.

    c) poussons plus loin: un piéton jette une allumette par terre et provoque l’explosion –> les victimes de l’explosion peuvent poursuivre la compagnie pétrolière ou le fournisseur de propane. Le passager arrière d’une auto ouvre sa fenêtre et jette lla même allumette par terre –> aucun droit de poursuite contre la pétrolière ou le fournisseur de propane.

    Vous trouvez pas ça aberrant?

    Moi, OUI. Bellemare, OUI.

    = = =

    Bellemare souhaitait aussi responsabiliser celui qui cause un accident en même temps qu’il commet un acte criminel (une course à 120 km/h entre 2 copains dans une zone scolaire, et les deux copains pètent la balloune à 3 fois la limite légale, tiens!).

    Dans une telle hypothèse, il autoriserait la victime à choisir entre
    a) une indemnisation par la SAAQ et
    b) un recours devant les tribunaux de droit commun contre ce criminel.

    Perso, je ne vois pas en quoi cela menacerait l’intégrité du principe du no-fault.

  4. Papitibi! Honorable en tant qu’homme d’exception est tellement élevé par rapport à nous que tu ne peux le juger d’égal à égal. Les grands génies comme lui sont un peu comme les grattes ciels, si tu te colles à lui tu ne verras jamais toute sa grandeur. Garde toi une certaine distance. Une juste distance. Tu parles de lui comme s’il était un être humain « normal ». Si Hono n’est pas avocat c’est parce qu’il ne veut rien savoir de ça tout comme moi. Ceux qui travaillent avec les humains ou qui en étudient leurs règles sont en général plus malheureux que ceux qui se concentrent sur le Grand œuvre. Objet d’étude beaucoup plus complexe et fascinant. As-tu remarqué que hono est toujours gentilhomme? C’est parce qu’ils élaborent les lois de la nature (celles de dieu) pas celles des hommes.

  5. Au Québec si un génie fortement diplômée dit quelque chose qui dépasse l’entendement de la plèbe, ou contredit la “sagesse populaire”, la plèbe conclut nécessairement que le diplômée est dans le champ.

    Pendant ce temps, en Chine, en Inde et en Israël, on pense différemment….et on se développe bien plus rapidement, aussi.

  6. @darwin

    Un autre exemple d’aberration résultant de l’indemnisation universelle par la SAAQ.

    On se souviendra des trois filles et de la première épouse de Mohammed Shafia, d’origine afghane, repêchées dans le canal Rideau à la hauteur de Kingston, alors qu’elles se trouvaient dans un véhicule automobile.

    Je ne veux pas présumer de la culpabilité de Shafia, innocent jusqu’à preuve du contraire. Je parlerai donc de généralités. D’un cas hypothétique.

    Dans l’état actuel du droit, le fait d’assassiner un conjoint en utilisant un véhicule automobile pour y parvenir, confère à l’assassin le droit de recevoir une indemnité de la SAAQ.

    Dans l’état actuel du droit, serait indemnisé par la SAAQ l’imbécile qui subit des blessures en Ontario en raison de sa conduite en état d’ébriété avancée. Suffit d’avoir immatriculé sa voiture au Québec pour bénéficier de ces largesses.

    Marc Bellemare a-t-il raison de s’en offusquer?

    Ma réponse, c’est: OUI!

  7. @ »Respectable » Picotte:

    Je te cite; trop drôle, cette mansuétude dont tu fais preuve à l’égard de TON Honorable, Laughea.

    « Honorable en tant qu’homme d’exception est tellement élevé par rapport à nous que tu ne peux le juger d’égal à égal. Les grands génies comme lui… »

    Tu as le droit d’évaluer que Laughrea t’est trrrrrrès supérieur. Mais t’es qui, toi, câlisse, pour parler en MON nom? Tu te prends pour qui, au fait?

    Tu disais de Laughrea que son QI « frise les 150 ». En quoi devrais-je être impressionné, dis-moi? Ça commence où, ce que tu appelles le « génie »? À 140? À 142? À 144? À 146? À 148?

    Toujours pas de quoi fouetter un chat, je dis. Je le répète, « génie » et « intelligence supérieure » ne riment pas avec fatuité.

    = = =

    « Au Québec si un génie fortement diplômée dit quelque chose qui dépasse l’entendement de la plèbe, ou contredit la “sagesse populaire”, la plèbe conclut nécessairement que le diplômée est dans le champ. »

    Et c’est quoi, la plèbe? Quiconque n’a pas mémorisé le Talmud appartient à la plèbe?

    « La plèbe conclut nécessairement que le diplômée [sic] est dans le champs », as-tu écrit; que voilà une manière subtile de reconnaître ton appartenance à la plèbe, toi qui n’as jamais eu l’intelligence de reconnaître qu’en droit, la somme des connaissances derespectable, meprisable, adorable et Honorable n’égale pas 5% de mes modestes connaissances…

    Mais la somme des connaissances en biophysique ou en biochimie moléculaire de 50 docteurs en philosophie ou en littérature n’égale pas les connaissances d’un étudiant en première année en biosomething.

    Capice, bambino?

  8. @respectable

    Et pour demeurer dans la même veine:

    « As-tu remarqué que hono est toujours gentilhomme? C’est parce qu’ils élaborent les lois de la nature (celles de dieu) pas celles des hommes. »

    = = =

    Non. Je n’avais pas remarqué. Mais ton insistance à décrire Honorificentissimus Laughreus comme un gentilhomme constitue une invite à faire la démonstration du contraire…

    Le bestiaire de TON gentillhomme me semble suffisant pour meubler un zoo: « vermine couinate », cloporte, rat, chien, singe… Encore que parfois, cette gentilhommerie l’amène ailleurs qu’au zoo de Granby.

    Well, you’ve asked for it: que ne ferais-je pas pour satisfaire ta curiosité insatiable? Sortie prévue dans un bêtisier près de chez vous. Pretty soon.

    Et grâce à ton abonnement à mon blogue, dès sa sortie, tu en seras prévenu. Isn’t that great?

  9. « Je ne suis pas d’accord. L’interrogatoire de Bellemare par son propre avocat ne donne pas une idée juste de sa crédibilité; ces questions et réponses sont pipées par une préparation minutieuse. Bellemare n’n’a pas encore été challengé. Son avocat lui pose des questions dans un ordre et sous une forme qui sont destinés à le mettre en valeur. »

    Oh attention, l’avocat de la Commission n’est pas l’avocat de Bellemar*e! C’est un avocasseux nommé par l’État, au service de l’État.

    INTERVENTION DE PAPITIBI (caractères gras): Me Giuseppe Battista est l’avocat de la Commission, vous avez raison. Mais ce n’est pas un contre-interrogatoire au sens où je l’entends.

    Battista va devoir répartir ses flèches équitablement. Et puisque la Commission est une création de John James, je doute qu’il ait reçu le mandat de tenter de charcuter ce dernier lorsqu’il témoignera. La Commission a pour mandat de mettre des faits sur la table. Les procureurs du PLQ et de John James ont reçu pour mandat, eux, de faire mal paraître Bellemare, En contrepartie, et puisque le juge Bastarache n’a pas reconnu le statut de partie intéressée à l’opposition officielle, qui viendra pousser John James dans ses derniers retranchements?

    Et pourquoi le PQ n’a-t-il pas cherché à se faire reconnaître ce même statut à titre de parti, plutôt qu’en sa qualité d’opposition officielle?

    Ce que j’ai voulu mettre en lumière, c’est ceci: le véritable challenge, pour Bellemare, reste à venir. Quand à la question de la complaisance d’un interrogatoire principal, je me suis laissé porter par mon enthousiasme. J’aurais dû préciser.

    « On jugera de l’arbre à ses fruits : quand il fera l’objet d’un contre-interrogatoire à la limite du caractère vexatoire, destiné à lui faire perdre contenance, on saura si les couilles de Bellemarre auront étouffé Charest. Pas avant. »

    Ça oui, car l’avocat de la Commission n’est pas officiellement l’avocat des parties en présente. Mais attention, le contre-interrogatoire était déjà commencé cette semaine!

    Autre chose cependant, je suis d’accord avec Darwin. N’oublions pas que Bellemar*e est un avocasseux qui avait tout intérêt, au moment de se présenter en politique, à ce que ses semblables puissent encore plus voler leurs clients et à ce que la machine judiciaire soit encore plus tentaculaire et obèse, pour paraphraser John James De La *****.

    Mais ça, c’est un autre débat!

    Vous aurez noté la présence de quelques astérisques ici et là. Bien sûr, vous en aurez compris la raison! 😉

    Quant à Bellemare, un prochain billet traitera des failles évidentes de la Loi, telle que rédigée, et des frustrations et iniquités qu’elle engendre!

  10. J’aime mieux que vous me censurez de cette façon que de me faire taire complètement. Pas entièrement d’accord, mais ça me va. Mais attention, certains blogues fédérâleux vous vouloir censurer votre « John James ».

    « Me Giuseppe Battista est l’avocat de la Commission, vous avez raison. Mais ce n’est pas un contre-interrogatoire au sens où je l’entends.  »

    En fait, il n’y a pas eu d’interrogatoire préalable favorable au témoin par son propre avocat, contrairement à ce qui se passe d’habitude dans les tribunaux. À mon avis, il s’agit bel et bien du début du contre-interrogatoire, mais sans interrogatoire préalable de la part de l’avocat du témoin. Alors, si vous considérez qu’il ne s’agit pas d’une contre-interrogatoire, c’est simplement parce qu’il n’y a pas eu d’interrogatoire préalable favorable au témoin par son propre avocat.

    « Battista va devoir répartir ses flèches équitablement. Et puisque la Commission est une création de John James, je doute qu’il ait reçu le mandat de tenter de charcuter ce dernier lorsqu’il témoignera.  »

    Voilà, vous me donnez raison. Battista travaille dans l’intérêt de l’État, donc dans l’intérêt de John James Charest, indirectement.

    « La Commission a pour mandat de mettre des faits sur la table. Les procureurs du PLQ et de John James ont reçu pour mandat, eux, de faire mal paraître Bellemare, En contrepartie, et puisque le juge Bastarache n’a pas reconnu le statut de partie intéressée à l’opposition officielle, qui viendra pousser John James dans ses derniers retranchements? »

    J’estime que la Commission a tout intérêt à ce que Bellemare paraisse mal. Bon, il est vrai que les avocats des autres parties sont plus dangereuses que Battista par la crédibilité du témoins, mais ce n’est que la suite du même contre-interrogatoire amorcé cette semaine.

    « Et pourquoi le PQ n’a-t-il pas cherché à se faire reconnaître ce même statut à titre de parti, plutôt qu’en sa qualité d’opposition officielle?  »

    Parce que le PCul est lui aussi associé au scandale de la corruption dans le secteur de la construction, ce qu’on ne dit jamais! Ceci dit, j’ai l’impression que la Commission aurait refusé quand même la participation du PCul.

    « Ce que j’ai voulu mettre en lumière, c’est ceci: le véritable challenge, pour Bellemare, reste à venir.  »

    Oui, bien sûr! Le plus difficile est à venir.

  11. Bon, il est vrai que les avocats des autres parties sont plus dangereux que Battista pour la crédibilité du témoin, mais ce n’est que la suite du même contre-interrogatoire amorcé cette semaine.

  12. >>> »Mais t’es qui, toi, câlisse, pour parler en MON nom? Tu te prends pour qui, au fait? »-papi
    _____
    Je suis ton ami. Tu le sais, Lizzie le sait, cyberpresse le sait etc. Et, à ce titre, je représente, défends et défendrai toujours tes intérêts. Je suis loyal. Je ne crois pas avoir parlé en ton nom mais plutôt t’avoir fait de bienveillantes recommandations. Le jour où tu admettras sa supériorité, ton ressentiment envers lui disparaîtra. Mais tant qie tu te croiras à son niveau tu seras toujours en « Tabarnak « . Qu’as-tu à perdre à essayer. Donne toi un temps d’essaie honnête de 90 jours et si tu n’es pas plus heureux libéré par la vérité tu reviendras à tes actuelles acerbités. Le Docteur étant un genre de prophète des temps modernes, au moins, tu n’auras pas perdu ton temps.

  13. @ Papitibi

    Dans toute décision, il y a des aspects positifs et des aspects négatifs. Le fait est que les assurances automobile coûtent environ deux fois moins cher au Québec que dans les autres provinces. Les quelques cas qui justifieraient peut-être des changements à la loi justifient-ils d’ouvrir une brèche aux avocats ?

    Vous en connaisez plus que moi en droit, c’est évident, mais quand on lit que le Bureau d’assurances du Canada affirme q

  14. Bon, mauvaise manoeuvre…

    Vous en connaissez plus que moi en droit, c’est évident, mais quand on lit que le Bureau d’assurances du Canada affirme que : «L’élimination du no fault fera bondir les primes d’assurance» (http://www.ledevoir.com/non-classe/27693/l-elimination-du-no-fault-fera-bondir-les-primes-d-assurance), j’ai tendance à croire qu’ils savent de quoi ils parlent.

    Et son projet ne visait pas que les poursuites que vous décrivez, mais aussi celle des «chauffards». Le retrait des primes aux «criminels» (comme dans votre deuxième exemple) ferait bien sûr saliver les avocats. Comme ces gens sont souvent sans le sous, la société serait de toute façon obligée de payer d’une autre poche. Et quel plaisir pour les avocats de tenter de prouver que quelqu’un est «criminel» …

    Le régime actuel a des problèmes, je suis d’accord. Les contestations des recommandations des médecins (comme à la CSST) entraîne par exemple bien des injustices. Si certaines poursuites pouvaient être permises sans ouvrir de brèche, cela pourrait être examiné. Mais, le projet de Bellemare allait beaucoup plus loin, comme le précise le BAC.

  15. @david gendron

    Je cite cet extrait de ton billet, si tu permets: « BATTISTA ACCOMPLIT BEL ET BIEN UN CONTRE-INTERROGATOIRE À L’ENCONTRE DE Marde Bellemarde, mais sans interrogatoire préalable favorable au témoin de la part de son propre avocat, contrairement à ce qui se passe dans les tribunaux habituellement. »

    = = =

    Le code civil et le code de procédure civile s’appliquent aux commissions d’enquête. Ils s’appliquent même devant les tribunaux administratifs fédéraux, au Québec. Je répète que techniquement, Bellemare est le témoin de la Commission, et il témoigne de la part de la Commission.

    La distinction a son importance: on ne peut pas interroger SON propre témoin comme on peut interroger le témoin d’une partie adverse.

  16. « Je représente, défends et défendrai toujours tes intérêts. Je suis loyal »

    Si toi tu m’es loyal, alors moi je m’appelle Stephen Harper et je suis ton Premier Ministre préféré.

    Est-ce que tu crois que je suis Stephen Harper?

    = = =

    « Le Docteur étant un genre de prophète des temps modernes… »

    Abraham. Moïse. Abdias. Amos. Aggée. Élie. Elisée. Ezéchiel. Isaïe… … Zacharie. Jean le Baptiste.

    S’ajouterait donc à la liste des prophètes Honorificentissimus lui-même?

    Oh, merci, Simon. Tu viens d’identifier le Chainon manquant, entre les temps bibliques et les temps modernes!

    Je t’en serai éternellement reconnaissant.

  17. L’amour-propre, respectable, tu connais? Je ne suis pas certain que tu sois sérieux dans tout ce que tu dis, mais en attendant tu passes pour un bouffon.

    “C’est parce qu’ils élaborent (sic) les lois de la nature (celles de dieu) pas celles des hommes.”

    Ton admiration est sans borne…

  18. L’amour-propre, respectable, tu connais?
    ——————————————-

    bien sûr qu’il connait sauf que pour lui, l’amour propre c’est quand il fait shiner le cul d’honorable avec sa langue.

  19. Avec des amis comme toi, papitibi n’a pas besoin d’ennemis.

    Aussi, cesse de faire le psychologue avec tes conseils et tes recommandations.

    Si tu veux faire le tapis d’entrée pour Laughrea, grand bien t’en fasse mais ne demande pas aux autres de se mettre à plat ventre devant lui comme tu le fais. Certaines personnes ont plus d’estime de soi que ça.

  20. Mon propos n’a rien à voir avec la procédure judiciaire (sur ce point, vous avez entièrement raison en fait, même si ce n’est pas l’avocat de Bellemare qui l’interroge): il est formulé en fonction de la réalité.

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