23 commentaires sur “Jean-Luc Proulx, « communiste libertaire »?

  1. L’EXPLOITATION des ressources et des Québécois qui en sont censément propriétaires et maîtres est la honte des hontes. Je suis allé sur Google Earth vérifier les photos insérées dans la région de Duparquet, et il y est fait mention de Kanasuta, que Richard Desjardins a mis en images, en pensée et en questionnement social plus qu’urgent.

    Voici un hyperlien qui a un développement qui vous rejoint, Papitibi, avec ce célèbre commentaire, sculpté, dont l’un des virulents critiques était une connaissance et un prof d’art de l’Université Laval, probablement jaloux et envieux. Cela lui a donné son très court moment de célébrité, non mérité.

    http://sites.rapidus.net/neturcot/textes/2002/bandesdecaves.html

  2. Je sais que l’un des critiques les plus virulents de l’insertion de cette phrase de Pélo dans l’oeuvre de Jordi Bonnet était… l’ancien ministre des affaires culturelles Jean-Noël Tremblay, dont je sais, pour avoir lu quelques courriels qu’il adressait à un ami commun, qu’il est d’une très grande érudition et que sa plume est celle d’un homme qui sait écrire.

    Quelle grâce dans l’écriture. Mais sur le plan des idées…

  3. Celui dont je parlais n’était pas ministrable, mais frondeur, et il est venu très près de s’en faire administrer…

  4. Peu importe que ça vienne d’un regroupement d’anarcho-communistes, le but était d’exposer les conneries que Béchard a pu faire!!! Que tu le veuilles ou non, quand c’est le gouvernement qui exproprie quelqu’un pour permettre à ses amis entrepreneurs d’aller de l’avant avec leurs projets, on appelle ça une intervention de l’État (de un) et du corpo-fascisme (de deux)!!!

    Or, je suis contre l’interventionnisme étatique et contre le corpo-fascisme, c’est donc normal que je dénonce le geste de Béchard dans ce dossier, geste qui, soit dit en passant, me dégoûte totalement!!! Ce n’est pas du libre-marché, ça, et encore moins du libertarianisme!!! Ce n’est même pas du libéralisme économique, puisque l’État est intervenu pour dépouiller les gens de Malartic de leur droit à la propriété, au nom de ses amis entrepreneurs!!!

    Dans une société libertarienne, les gens de Malartic se seraient prononcés sur le projet minier, mais ils n’en ont pas eu la chance!!! C’est complètement anti-démocratique, par-dessus le marché!!!

    P.S.: J’ai trouvé le lien chez David Gendron, l’anarcho-pragmatiste!!! En passant, le collectif Emma-Goldman déteste David!!!

  5. Je sais que je sais pas vivre, Papitibi. Tu mériterais que je te vouvoille mais ma mère me l’a pas montré.

  6. Pingback: Jean-Luc Proulx, expert en expropriation? « la page à papi

  7. Bien que sa tâche soit aussi pénible, sinon plus, force est de reconnaître que le responsable de ce blogue est plus généreux que la compagnie des ascenseurs.

  8. « C’est ça, le résultat d’un gouvernement minimaliste qui refuse d’intervenir là où il le devrait. Sous l’impulsion du lobby des mines, qui applaudit à tout rompre les idiots utiles que sont ces libertariens qui bêlent à l’unisson en faveur d’une dérèglementation. »

    Ceci n’a aucun sens.

  9. David, tu vis à Québec ou dans sa région immédiate.

    Moi, je vis à quelques kilomètres de chevalements de mines.

    As-tu déjà entendu une conférence de Jean-Pierre Thomassin, directeur-général de l’Association de l’exploration minière du Québec? Ou une conférence de ses prédécesseurs? As-tu lu les communiqués de l’Association?

    Moi, si. J’ai même un beau-frère qui siégeait sur le CA de l’association.

    Tiens, un communiqué récent de cette association, qui fait état de ce lobbying auprès du ministre Simard:

    http://www.marketwire.com/press-release/LAssociation-de-lexploration-miniere-du-Quebec-AEMQ-sinquiete-des-declarations-du-ministre-1307354.htm

    L’Association y prétend que le forage en milieu urbain et péri-urbain s’y fait sans laisser de traces. Bullshit! J’ai eu des clients dont les terrains ont été déviargés sans avoir été vraiment remis en état.

    = = =

    Si tu vivais en Abitibi, si tu avais l’opportunité de lire les hebdos régionaux et de voir les bulletins de nouvelles régionales, tu n’oserais jamais me dire que le lobby des mines est une construction de l’esprit.

    Je persiste et je signe: les gouvernements qui se sont succédés depuis une date antérieure à ta naissance, David, se sont tous prosternés devant le lobby des mines, et ce lobby est très à l’aise avec les sparages libertariens.

  10. Ce commentaire me fait dire qu’on s’entend de mieux en mieux. Sérieux! 🙂

    Le lobby des mines n’est pas une construction de l’esprit, mais l’État a eu un rôle à jouer dans l’émergence de ce lobby, c’est ça mon point! Ce lobby est la résultante de l’intervention de l’État, pas l’inverse!

    « ce lobby est très à l’aise avec les sparages libertariens. »

    Je suis d’accord avec ce point, pour certains libertariens. Les libertariens que je surnomme « vulgaires » sont souvent très confus sur ce point.

    http://anarchopragmatisme.wordpress.com/libertarianisme-vulgaire/

    « Je persiste et je signe: les gouvernements qui se sont succédés depuis une date antérieure à ta naissance, David, se sont tous prosternés devant le lobby des mines »

    Ah, ça oui! Je suis entièrement d’accord! Je n’ai jamais prétendu le contraire.

  11.  » Ils brûlent la roche et des tonnes de bons gars  » Richard Desjardins

    Comme lui, je suis né à l’ombre et respirais le GAZ des hautes cheminées de la  » HORNE « . Mon père se baignait dans le lac Osisko, entre les villes de Rouyn et Noranda, mais pas notre génération. Il n’y avait même pas de bateau sur ce lac tellement le nettoyage était exigeant au sortir de l’eau…Contrairement à Duparquet, l’acide allait directement dans le lac.

    À cinq ans, nos mères avaient peur que nous nous enlisions dans le lac de « muck » jaunâtre  » mouvant  » au sud du poste de télévision CKRN où nous allions au bleuets. Tellement acide qu’à -20F cette merde ne gelait pas.

    Comme chasseur et/ou pêcheur, les « découvertes » du saccage étaient nombreuses.

    Sudbury, Elliot Lake, Kirkland Lake, etc., etc. l’enfer. Suite à la leçon « Balmoral », maintenant c’est la mode des cratères martiens !

    Probablement de futurs dépôts d’ordures venant des « STATES ».

    Et, septembre 2011, avec l’or métal à 1,800.00$ l’once, en hausse, l’État peut exiger plus de « miettes ».

    P.S. St-Laurent à l’ouest, St-Hubert à l’est, Rosemont au nord et Mont-Royal au sud. Ça fait un trou plus gros…sans préjudice à la clique du Plateau.

  12. @Gaïa

    « À cinq ans, nos mères avaient peur que nous nous enlisions dans le lac de « muck » jaunâtre » mouvant » au sud du poste de télévision CKRN où nous allions au bleuets. Tellement acide qu’à -20F cette merde ne gelait pas. »

    Vous et moi avons fait le parcours inverse…

    Quand j’ai quitté Montréal pour Rouyn (qui n’était pas encore Rouyn-Noranda), j’ai fait le tour de mon nouvel environnement, 35mm en bandouillère, guidé en cela par une vieille dame qui connaissait tous les attraits de la région. L’église en pierres et les cascades de Rapide-Danseur, la bien nommée. Les ponts couverts. Et les eaux à la coloration si particulière qui résultent de l’extraction du cuivre. Ça ressemblait à de l’orange Crush! Sauf que jamais je n’y aurais trempé les doigts, de peur de n’en retirer que mes seuls os!

    Et l’odeur, insoutenable, qui émanait des cheminées de la Horne. J’avais peine à respirer ces retombées sulfureuses que crachait la Noranda et que le vent transportait dans un corridor étroit, jusqu’à Rouyn-Sud et au-delà.

    Mais il y avait le Cabaret de la dernière chance, au pied des cheminées, dans le Vieux Noranda (quartier Notre-Dame, dont l’église a été transformée en Agora des arts), moins vieux que le Vieux Mourial, il est vrai. Cabaret envahi par les festivaliers, ces jours-ci, puisque le FME (Festival de la musique émergente) bat son plein. Dieu merci, la culture se porte bien en ce coin de pays.

    Le montréalais que j’étais avait été séduit par une ville encore laide; maintenant qu’il est à la retraite, le bonhomme est encore plus séduit par cette ville qui est devenue presque belle.

    = = =

    maintenant c’est la mode des cratères martiens !
    Probablement de futurs dépôts d’ordures venant des « STATES ».

    Oui. Malheureusement. C’est sans doute avec des déchets importés que les minières rempliront les trous béants laissés par l’exploitation des ressources et ces cratères d’une profondeur suffisante pour y enfouir la Place Ville-Marie en position debout! (Ce sera le cas à Malartic, du moins)

    On va refaire une beautéà nos cratères quand on aura cessé de les creuser! C’est ce qu’ils nous disent…

    Faut dire que l’ancienne carrière Miron (Papineau et Crémazie), à Montréal, deviendra un parc accueillant, après avoir été comblée. Avec en prime un peu de méthane qu’on pourrait exploiter! 😉

  13. C’était déjà la plus belle ville pour moi, le vacarme FME en moins.

    J’ai veillé quelques années sur le sommeil paisible de mes concitoyenEs alors que je travaillais au coin nord ouest de l’intersection Murdock et 9ième.

    Le parc Tremoy, c’est beau, c’est pas le Jardin botanique de Montréal ni la Montagne, mais on n’en demande pas temps.

    Pour trouver plus beau, c’est à Ville-Marie qu’il faut aller.

    Mon sentiment après 1968 et la crise de PET au Forum de Rouyn est à l’effet que le fédéral faisait ce qu’il fallait pour que le comté reste aux mains de Réal.

    Je suis convaincu que vous y êtes heureux. Un petit chalet au Lac Dufaut avec ça et tout serait parfait.

    Distinguées Salutations.

  14. Comment ça, « FME en moins »?

    Ce soir, le spectacle de clôture à l’Agora des arts – l’ancienne église Notre-Dame de protection -, il y aura Mari-Jo Thério, que j’aime bien; j’y serais bien allé mais je dois garder les enfants de mon fiston qui lui, y assistera!

    J’ai veillé quelques années sur le sommeil paisible de mes concitoyenEs alors que je travaillais au coin nord ouest de l’intersection Murdock et 9ième.

    Drette en face de Noranda Bakery… aujourd’hui Morasse Poutine!
    Vous parlez donc du poste de police et de pompiers de Noranda, si je comprends bien.

    Pour Ville-Marie, vous avez raison. Le Vieux Fort, la Forêt enchantée, le parc qui borde les rives du Lac Témiscamingue… Et le point de vue qu’on a de la grotte… J’aime bien les fontaines de Temiscaming, par ailleurs.

    Pour ce qui est du chalet au Lac Dufault… d’une part je suis pas un gars de chalet, et d’autre part, l’endroit est devenu plus résidentiel que villégiature.
    Non pas que je n’aime pas la vie dans la nature mais à vrai dire, je n’avais pas besoin d’aller au chalet pour me retrouver en pleine forêt et sur le bord de l’eau!
    Et l’hiver, qui peut débuter en octobre et se terminer fin avril, je sortais souvent de chez moi raquettes ou skis de randonnée aux pieds. Le week-end, bien sûr…

    L’été, par contre, il y avait les moustiques quadri-moteurs qui vous suçaient un demi-litre de sang!

    Suis trop vieux, maintenant… mais il me reste les sentiers autour du lac Noranda (Kiwanis) et la promenade du Lac Osisko.

  15.  » Drette en face de Noranda Bakery… aujourd’hui Morasse Poutine! »

    Êtes-vous en train de me dire que le boulanger artisan de la Carter, Viateur Bergeron PhD, a éliminé un concurrent légendaire ?

    Intervention de Papi: Heu… C’est pas Viateur, c’est Léandre, le frère de feu Henri, la voix d’or de Radio-Can… Et c’est désormais sur la 7e qu’il a pignon sur rue. Le secteur est devenu très branché, sur un périmètre très restreint… Et non, c’est pas lui qui a mis fin aux activités de la békerie de la famille Janhovich; de mémoire, Noranda read avait été vendue à un gros concurrent, genre Weston, mais je puis me tromper. Bergeron n’avait pas encore ouvert son commerce (La Semence) de la Carter…

    C’est fou ce qu’un prof de littérature française à Sir George Williams peut faire de ses connaissances littéraires!


    Dans mon temps la Murdoch était bloquée matin, midi et soir par les mouvements des trains, il n’y avait pas de Théatre du cuivre, Kiwanis n’était pas aménagée, l’UQAT n’y était pas, il n’y avait pas cette usine de filtration de l’eau face à l’hôpital, tout était double : deux villes,deux chefs de police, des pompiers, deux maires. L’Ombre de la mine se voyait même dans la couleur cuivre des autos-patrouilles de Noranda. Les bandits de Rouyn n’avaient qu’à bien se tenir s’ils avaient l’audace de roder à « Norenndâ » comme disait mon ami Wesley.

    Ti-gars Bisson, arrêté pour hold-up, m’offrait 2000$ pour que je fasse disparaître le « 12  » qu’il avait lancé par la fenêtre lors d’une chasse à l’homme qui s’est terminée sur la Chuchill.

    J’ai ouie dire qu’une série de réglements de compte avaient nettoyé le coin. Je n’y étais plus lors de la chasse aux « terroristes » en octobre 70, mais cette cochonnerie en a traumatisé plusieurs. J’ai compris l’ampleur du sous-entendu dans la colère et la menace de PET au peuple réuni au Forum de Rouyn en 1968. Même la force constabulaire n’en revenait pas : » si vous arrêtez pas, vous aller vous faire faire mal  » qu’il criait à des ADMIRATEURS-TRICES qui lui disaient simplement que le micro fonctionnait pas… Provocateur professionnel voyant de la sédition partout.

    Ce n’est qu’aujourd’hui que je puis interpréter des scènes criminelles résultant de ce sentiment de toute puissance et d’intouchabilité qui habite tous ceux en position de pouvoir et l’effet de régression que l’incarcération induit surtout chez des femmes.

    Vous avez été impressionné par la culture de Péladeau père. N’eut été ce sentiment d’admiration devant les compétences et les qualités personnelles du Chef Charlebois par presque tous ses hommes, il y aurait eu d’énormes abus de pouvoir. On lui aurait offert la direction de l’école de police de Nicolet, qu’il a refusé. Il préféra être premier dans son village que 2ième à Rome. Aura-t-il compris que l’unification des deux villes était dans l’air ?

    Bien sûr, nous sommes entre nous. C’est pour cela que je ne parlerai pas de ses défauts, ceci afin de bien faire comprendre que l’idéalisation ne m’aveugle pas. J’ai aussi les miens.

    Je vous suis reconnaissant de ce brin de conversation. Je retourne à vos billets culturels et pédagogiques, « Kliss ».

    Et j’attends fébrilement le prochain documentaire de Richard Desjardins, Monderie et Korvec, ce dernier ayant gagné le coeur de mon premier amour d’ado.

    A+

    Note de Papi: intéressants, en effet, ces échanges. À +

  16. C’est exact.

    On peut sortir le gars de Rouyn-Noranda, mais on ne peut sortir Rouyn-Noranda du gars.

    J’ai jeté un coup d’oeil sur le site officiel de la Ville : belle

    Marie-Jo dans l’église où j’ai été baptisé. Toute une vocation.

    La nostalgie s’installe. D’habitude les vieux disent : mon jeune, dans mon temps… Dans ce cas-ci, puisque vous avez fait le chemin à l’envers, je peux dire: mon vieux dans mon temps…HaHaHa.

    A+

  17. I stand corrected pour Léandre.

    Je lis plus loin, 3 octobre 2010, que vous avez été élu municipal. Était-ce à Rouyn-Noranda ? Si c’est indiscret, je comprendrai l’absence de réponse.

    Vous y aurez sans doute connu un des mes oncles maintenant décédé qui a mené une véritable guerre à une gang qui voulait utiliser son Hotel-Albert pour leur petit commerce. Il dirigeait aussi un organisme de développement économique dont j’oublie le nom.

    Ils ont même tiré dans les vitres de sa maison. Malheureusement pour eux, ils ont frappé plus dur qu’eux.

    Je lis aussi que vous étiez impliqué à divers titre dans ces dossiers de reboisement et dépollution des dégas miniers. Je ne vous ai donc rien appris que vous ne saviez déjà.

    Je continue ma lecture.

  18. @Gaïa 21h49

    Quoi? Mon oncle Eddy C. et le Chantier Défi-Emploi?

    Et non, je ne dévoilerai pas à quel endroit j’ai été élu… 😉

  19. @Gaîa

    Le monde est petit? Aurais-je donc bien identifié mononc Eddy? 😉
    Lequel avait aussi vendu des véhicules Ford à un autre moment de sa vie…

    Il y a, dans une communauté de 30000-40000 personnes, des personnages. Dont un peu tout le monde, en ville, a entendu parler.
    Et puis, avec le temps, tout le monde les oublie un peu…

    Sauf ceux qui, comme moi, exercent une profession qui exigent d’eux qu’ils n’oublient ni les visages, ni la petite histoire de leurs relations d’affaires. Alors, par déformation professionnelle, ils emmagasinent aussi la petite histoire de tous ceux qui comptent parmi les personnages.

    Il y a aussi que j’ai moi-même été lié de près au développement économique du Rouyn-Noranda régional, pendant plusieurs années; cela dit, mononc Eddy C., s’il vivait encore, n’aurait sans doute pas de souvenirs de moi, parce que au moment où il était le plus actif, j’étais encore plus ou moins connu de ceux qui faisaient l’actualité…

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