24 commentaires sur “Bonhomme en colère…

  1. @Frank Zappa (!)

    Well, you sure did… 😉

    Puisqu’il est question de ce vieil iconoclaste qu’était Zappa, je répondrai plus sérieusement que Bonhomme, c’est comme le « brand image » du Carnaval. L’organisme responsable du Carnaval protéger cette image et appeler à la rescousse les Mothers of Invention que sont ses avocats.

    Bien dit, non?

    = = =

    Quant à l’expression « the most corrupt province », heu… moi dont la famille est de « chousse » révolution tranquille, et qui sais que je m’adresse à un néo-duplessiste, je sais que Duplessis a dénoncé la corruption du régime Taschereau, mais ça ne veut pas dire que j’ai oublié les magouilles sous Maurice LeNoblet…

    Pas plus que je n’ai oublié, dans quelle Cour les squelettes de la corruption ont été déterrés au cours des années 2000? Le nom qui me vient le plus spontanément à l’esprit, c’est LIBÉRULE, featuring Jean de Shawinigan et John James de Sherbrooke.

  2. ha! ha! ha! « Lawers are rats »…. Maclean’s vous cherche personnellement Papi….laissez-vous pas faire.

    Je ne suis pas certaine d’avoir bien compris….le bonhomme carnaval serait un gros libérâl? C’est pour ça qu’il a une grosse valise de 100$ sur la converture du Maclean’s?

    Petit Jean habite bien dans la forêt de Sherwood, c’est pas trop loin de chez-moi, on va lui crier des noms de temps en temps autour de son bureau….

  3. @Koval

    « Lawyers are rats »? Mais non, ce n’est pas moi qu’ils cherchent, ce sont mes bons amis Pouloutine (ci-dessus) et Letight, qui viennent parfois me visiter sur ce blogue et qui sont tous les deux membres du Barreau…

    Moi, je ne suis plus membre.

    = = =

    Dans sa forêt de Sherwood, Petit Jean sait parfois être humble… Je l’ai connu alors qu’il était ministre sous Mulroney; quelques années plus tard, alors que j’accompagnais mon fils et sa femme au Price-Costco de Sherbrooke (c’est moi qui avais la Mastercard), nous croisons Johnny Boy, probablement en train d’acheter un assortiment de 144 piles AAA ou de 20 boîtes de Tide.

    S’il achetait en quantité, c’était sans doute pour le redistribuer aux démunis de Fleurimont ou de Rock Forrest!

    Quant au bonhomme Carnaval… je me suis laissé dire qu’entre deux cloches au Parlement ou entre deux voyages d’autobus scolaire, André Arthur revêt parfois le costume pour arrondir ses fins de mois. 😉

  4. Ha! ha! ha!

    Je veux une méga Batarsclache de commision contre ce gros fêlé de Bonhomme!

  5. Le Carnaval de Québec ne peut pas se passer de la couverture médiatique pour attirer les touristes. Il n’y aura pas de poursuite… Ça serait se mettre à dos Macleans, l’Actualité, Châtelaine, alouette…

  6. @luto

    C’est aussi mon opinion, mais je ne suis pas certain de la partager entièrement !

    Il serait ridicule de prendre action AVANT d’avoir pu mesurer l’achalandage d’une première saison de Carnaval post bonhomme-bashing. Si les profits et commandites chutent de 50%, oui, ce sera opportun. Mais ça demeure dans le domaine des conjectures.

    Si les effets de ce torchon sont neutres, niveau finances, Bonhomme aura intérêt à farmer sa yeule et à ne pas poursuivre.

    Mais Bonhomme a tout intérêt à jouer – par avocats interposés – les vierges TRÈS offensées et à ainsi quémander de la bonne pub gratisse de la part de Rogers Media. Pas nécessairement dans Maclean’s, mais Rogers publie des mensuels à la douzaine.

    Il y a eu violation d’un trademark, et cette violation, Rogers Media aura bien du mal à la nier devant un Tribunal, le cas échéant. Il y a faute entraînant responsabilité. Aux organisateurs du Carnaval de jouer maintenant leurs cartes.

  7. @ Papitibi

    «en train d’acheter un assortiment de 144 piles AAA ou de 20 boîtes de Tide.»

    Est-ce que Maxime était avec lui pour faire sa provision de Jos Louis ?

  8. @Darwin

    Je ne connaissais pas le visage de Lèche-Pitoune Bernier, à l’époque… Même s’il s’était pointé avec un container de Jos Louis, je l’aurais pas remarqué!

  9. Le caricaturiste Clement nous montre un Bonhomme déçu de l’opinion que lui donne son avocat: Tu peux poursuivre, mais honnêtement tu as moins de chance de réussir que n’a un bonhomme de neige de survivre aux feux de l’enfer.

    Ça traduit la vision du Canada anglais sur l’affaire.

    Voir, en particulier, le sondage du Globe and Mail:
    http://www.theglobeandmail.com/news/globe-poll-macleans-and-quebec/article1735541/?from=1737199

    Did Maclean’s go too far with it’s Quebec’s most corrupt province cover story : Yes 25% (1263 votes), No 75% (3821 votes) à 11h38 ce 1er octobre.

    Or, en toute objectivité, oui, Maclean’s est allé trop loin, ne serait-ce que pour ces deux motifs:

    a) ni Bonhomme ni l’organisation qui chapeaute le Carnaval de Québec ne méritent d’être ainsi associés à cette accusation de corruption.

    b) que la corruption soit largement répandue au Québec, c’est un fait. Taschereau, Duplessis, l’enquête menée par Pax Plante et Jean Drapeau, le yacht de Tony Accurso, les CPE de l’ancien ministre Tomassi, les compteurs d’eau à Montréal (?), le coût de construction des routes au Québec, le trafic d’influence soulevé devant la commission Bastarache, etc.

    Mais que le Québec soit la « most corrupt province », ç’est un peu beaucoup pas mal abusif. Surtout quand on sait que plusieurs PM ont démissionné au BC pour avoir été soupçonnés de corruption. Surtout quand on sait qu’un ancien PM a été accusé au criminel… dans une autre province.

    Et surtout quand on sait que Macleans reconnaît que « most corrupt » ne réfère à aucune donnée statistique. Une simple « perception ». L’auteur aurait pu, et il aurait u placer un point d’interrogation à la fin de la phrase. Mais il affirme. Et il ment.

    En droit québécois, mon cher Pierre, je m’y connais un peu plus que le caricaturiste du Post. Et même si vous avez vous-même fait carrière loin des tribunaux de droit commun, que je sache, le cours de responsabilité civile n’était pas optionnel quand vous avez entrepris vos études de droit, sauf erreur, vers 1981…

    Faute il y a donc. Préjudice? Ça, on verra à l’usage. Mais si à la faute s’ajoute un préjudice, vous savez aussi bien que moi que les chances de « Bonhomme » d’obtenir jugement sont très supérieures à la survie d’un bonhomme de neige au milieu des flammes de l’enfer.

    Sans compter que, n’est-ce pas, il semble bien y avoir à tout le moins violation des droits des organisateurs du « Carnaval de Québec » dans l’image de Bonhomme…

  10. @ Pouloutine

    Demandez donc à MACLEAN,S de faire la même chose avec le Ronald MacDolald juste pour voir si la réponse de l’avocat du clown à Ronald sera la même qu’au bonhomme.

    Juste pour voir.

  11. De fait, si permission avait été accordée à Maclean’s pour utiliser l’image de Bonhomme Carnaval, je présume que ladite permission impliquait pour les bénéficiaires de cette permission une utilisation pour le moins positive d’une telle image.  Maintenant, démontrer en cour l’existence d’un préjudice est tout autre chose.

  12. Point UN: si permission a été donnée (ce que nous ignorons), cette autorisation était vraisemblablement (manquablement, diraient les Bleu Poudre!) assortie d’une clause de ce type. Il suffit probablement de consulter le formulaire de droit commercial sur CD-ROM, publié par Édilex et rédigé à l’époque par Me Gilles Thibault.

    Cela dit, je n’ai pas vérifié…

    = = =

    POINT DEUX: « démontrer en cour l’existence d’un préjudice est tout autre chose. »

    Démontrer l’existence d’un préjudice me semble relativement aisé. C’est la preuve de l’étendue du préjudice qui sera plus ardue. Le quantum… La valeur du dommage…

    Oublions le facteur météo, qui peut tout bousiller. Un carnaval sous la pluie, beurk. Oublions les Québécois: Maclean’s ou pas Maclean’s, ils ne bouderont pas le Carnaval.

    Le Carnaval connaît sans doute tous les segments de sa clientèle « extérieure ». Combien d’Allemands, combien de Français, combien d’Anglo-Canadiens, combien d’États-Uniens le fréquentent au fil des ans, il y a moyen de le savoir. Et de le prouver, en compilant et en recoupant les stats sur les vols internationaux, les nolisements d’autobus, les réservations de chambres d’hôtel…

    Le Carnaval lui-même tire certains revenus de l’événement; en comparant les courbes et en les analysant à la lumière des stats sur la tenue générale de l’économie, on devrait pouvoir démontrer, de manière relativement satisfaisante, quelles sont les pertes…

    My two cents…

  13. Je fais miens les propos publiés aujourd’hui par David Frum dans le Post à propos de la réaction épidermique des politiciens québécois (notamment Charest) qui se drapent dans le fleurdelysé pour tenter de séduire le bon peuple:

    In the old law of England, there existed a crime of “seditious libel” — a libel that specifically affected the reputation of the sovereign. In a case of seditious libel, truth was not a defence. Very much to the contrary: As the saying went, truth compounded libel.

    If you said the king was an imbecile, when he was not an imbecile, that would be bad. But if you said the king was an imbecile and he actually was an imbecile — that would be very, very much worse.

    And so here. The truth of the allegation is not disputed. Indeed it is almost universally accepted. (See for example Jean-Francois Lisée’s column in L’Actualité, critiquing the piece but nonetheless acknowledging:

    “1) alleged and probably rampant political-donation-for-contracts schemes of the current Quebec government; 2) alleged and demonstrably occurring strong-arm tactics and graft culture of one major element of one of many Quebec unions; and 3) [an] alleged and probably rife bidding-rigging system of a group of contractors (dubbed ‘the fabulous 14’) in the Montreal area since earlier in the decade.”

    It is the truth of the allegation, not the falsity, that is the affront.
    The Bloc Québécois MPs are playing the same victim game played by Al Sharpton, Eva Peron and James Michael Curley. “When they accuse me, they insult you!”
    But it is no insult to call on voters to reform a dirty political system. It is the dirty political system itself that is the insult — because after all, it is the voters’ money that is stolen. Quebecers pay taxes. Quebecers pay federal taxes. When Quebec grafters purloin federal dollars, they are at least 20% purloining Quebec dollars, and when they filch provincial dollars, they are 100% filching Quebec dollars.
    The people who wrong Quebecers are not those who publicize the facts.
    The people who wrong Quebecers are those who would hush the facts.
    National Post

  14. @poulou

    Je retiens des propos de David Frum ce court extrait:
    « But it is no insult to call on voters to reform a dirty political system. It is the dirty political system itself that is the insult »

    Tout à fait d’accord. Mais la question n’est pas là, et puisque vous êtes d’accord avec le raisonnement de Frum, les failles de son raisonnement deviennent les failles de VOTRE raisonnement.

    Aucun Québécois n’aurait dénoncé, chez Maclean’s, un titre comme: Quebec – a corrupt province!

    La corruption existe; il est sain de la dénoncer. Il est nécessaire de la dénoncer.

    Mais ce n’est pas la corruption que dénonce Maclean’s. C’est le Québec! Et Maclean’s coiffe son dernier numéro d’un titre qui n’a pas tant pour but de dire vrai que de dire choquant, dans le seul but de vendre de la copie.

    C’est pour se sortir de la marde (tirages en baisse) que Maclean’s chie sur le Québec.

    Shocking!

    = = =

    Maclean’s a raison de dénoncer la corruption qui règne au Québec et dont tous les Québécois sont au courant. Tous les Québécois? Pas tout à fait; les membres du caucus libéral le nient. Ou du moins font trop peu pour que soit connue la Vérité. Même qu’il y a un hostie de paquet de souverainistes qui dénoncent Charest pour son attitude jugée trop complaisante.

    Maclain’s a raison de dénoncer la corruption qui règne au Qc mais a tort d’affirmer sans la moindre preuve que Quebec is the most corrupt province.

    Frum n’a pas eu l’intelligence de séparer le bon grain (corrupt province) de l’ivraie (MOST corrupt province).

    Maclean’s ment effrontément en associant le nationalisme québécois à cette corruption. La collusion apparente (dont la précipitation est un indice) entre les gazières et le gouvernement Charest, c’est la faute aux nationalistes? L’ex ministre Tony Tomassi, sur lequel pesaient des soupçons, c’est un péquiste, ça? L’affaire des compteurs d’eau, à Montréal, c’est une affaire de pékisses? Gérald Tremblay, c’est pas un ancien ministre libéral? Le yacht de Tony Accurso, c’est un yacht de pékisse? C’est des pékisses qui y étaient invités?

    Et la Commission Bastarache, elle enquête sur les moeurs politiques du PLQ, ou sur celles du PQ?

    Et le scandale des commandites, c’est le Bloc Québécois qui en a été l’initiateur. je suppose?

    Bref, une autre « vérité » douteuse du Maclean’s, que cet amalgame haineux entre nationalisme et corruption.

    D’ailleurs, même John James Charest se porte à la défense du nationalisme, dans sa lettre à Maclean’s. C’est tout dire…

    = = =

    Bref, Poulou, Frum a tourné les coins ronds et passe complètement à côté de LA question.

    Frum ment à son tour quand il affirme: « And so here. The truth of the allegation is not disputed. Indeed it is almost universally accepted. (See for example Jean-Francois Lisée’s column in L’Actualité, critiquing the piece but nonetheless acknowledging… »

    Car voyez-vous, Poulou, the truthness of the allegation IS disputed. L’allégation, ce n’est pas Quebec is a corrupt province; c’est Québec is the MOST corrupt province.

    C’est le « most » qui pose problème. Et l’amalgame « nationaliste = corrupteur, corrompu ou corruptible ».

    Ne me dites pas que vous ne saisissez pas que Frum n’a pas saisi!
    Ne me dites pas que vous ne comprenez pas lea différence entre « corrupt province » et « most corrupt province »!

    Un juriste compétent ne devrait-il pas comprendre l’importance de ces quelques détails dans la grogne de John James, dont vous me donnez l’occasion de prendre la défense pour la première fois depuis bien longtemps!

  15. Ce que je retiens de son texte, c’est uniquement le fait que Charest ;ui-même, du haut de son siège de premier ministre, ait jugé, à tort, opportun d’intervenir dans ce débat, ce qui n’est pas son rôle. Au surplus, une telle intervention au niveau parlementaire, baignant dans une forme douteuse de nationalisme, n’était qu’une banale manoeuvre de diversion pour se refaire une beauté. On peut bien sûr discuter du mérite de définir le Québec comme étant une « corrupt province » ou la « most corrupt province, mais il n’empêche que le choc médiatique qui découle de l’article de Maclean’s est pour le moment plus que salutaire.

  16. C’est certain que l’intervention de Charest lui sert à redorer son image, mais il ne pouvait pas ne pas la faire parce que les quelques libertés que prend MaClean’s demandaient une mise au point. Le “most corrupt province” et le nationalisme qui est mis en cause servent seulement à discréditer le Québec aux yeux du Canada anglais. Charest ne pouvait pas laisser passer ça.

    Maintenant pour la corruption du gouvernement, j’espère qu’on sera assez intelligent pour s’en rappeler à la prochaine élection. C’est juste dommage que le PQ ne soit pas plus inspirant qu’il ne l’est. J’en viens à me demander si la perspective de diriger un pays plutôt qu’une province n’est pas ce que ça prendrait pour attirer des compétences et du leadership en politique.

  17. Le vacuum politique au Québec est sidérant. C’est une classe politique morne et dépassée, une population cynique et désabusée. La preuve: le PQ ne récolte pas vraiment les fruits du mécontentement contre le PLQ. Il y aura probablement une élection su PQ par défaut. De savoir que les politiciens les plus populaires au QUébec sont respectivement Pierre Curzi et Amir Khadir démontre à quel point il y a désabusement de la part de la population. Triste perspective.

    Est-ce là la réussite de la Révolution Tranquille?

  18. @Poulou

    15h49 (hier): « Ce que je retiens de son texte, c’est uniquement le fait que Charest ;ui-même, du haut de son siège de premier ministre, ait jugé, à tort, opportun d’intervenir dans ce débat, ce qui n’est pas son rôle. »

    Ce que je retiens de votre intervention, Pierre, c’est votre attachement à la liberté de presse et à la liberté d’expression. Ce qui est tout à votre honneur.

    Cela dit, si le journaliste s’en prend, non pas à X ou à Y, mais à la société québécoise dans son intégralité, pour défaut d’intégrité chez certains?

    Qui doit alors s’élever, et brandir le poing au nom de la société québécoise? Ce n’est pas à Guy Laliberté, à Jean Coutu, à Pierre Karl Péladeau ou aux familles Saputo et Molson de la faire. Mais qui, alors? Mgr Turcotte? Céline Dion? Ou… Tony Accurso? 😉

    Le seul chef d’État (?) que nous ayons, ou celui qui s’en rapproche le plus, c’est Jean Charest… qui dirige une formation politique dont la blancheur immaculée semble (!) mise en doute. D’où l’ironie de la chose.

    Je ne fais pas partie du fan club de John James, mais je pense ici qu’il n’avait pas le choix. Cela dit, je ne suis pas imbécile au point de ne pas voir l’opportunisme politique dans la manoeuvre.

  19. @Poulou 7h41

    « De savoir que les politiciens les plus populaires au QUébec sont respectivement Pierre Curzi et Amir Khadir démontre à quel point il y a désabusement de la part de la population. »

    = = =

    Pauliiiiine aurait dû tenir le haut du pavé, je vous le concède aisément. Qu’elle en soit incapable, malgré la cote d’impopularité de John James, c’est, en effet, inquiétant pour le PQ.

    Que Pierre Curzi soit le plus populaire parmi les Péquistes, voilà qui inquiète également; Curzi était un acteur respecté, connu, apprécié, mais le politicien Curzi ne se démarque pas particulièrement. Par ailleurs, le futur cabinet Marois n’aura pas la qualité et la profondeur du gouvernement Lesage ou du gouvernement Lévesque, ce dernier ayant été handicapé par l’inexpérience politique de ses prima dona à l’intellect et à l’égo surdéveloppés.

    La relève, au sein du PQ?

    Véronique Hivon a beaucoup de potentiel mais elle est jeune et encore inexpérimentée: « Véronique Hivon a étudié en science politique à l’université d’Ottawa et est diplômée en droit de l’université McGill (1994), y obtenant deux baccalauréats, l’un en common law et l’autre en droit civil; elle est avocate depuis 1995. Elle poursuit ensuite des études à la London School of Economics and Political Science, obtenant avec distinction en 1996 une maîtrise ès sciences (MSc) en analyse et planification de politiques sociales ». (wiki)

    À cela, sa page sur le site de l’Assemblée Nationale ajoute: études de 2e et 3e cycle à l’ÉNAP en administration publique (2003-2006).

    Et elle a une belle gueule, de la « drive » et du charisme. Just watch her…

    = = =

    Amir Khadir? Avec le micro-budget dont il dispose, Khadir fait mouche, à chacune des rares occasions qu’il a de poser une question en Chambre.

    Je m’intéresse de près au droit minier, ne serait-ce que pour les motifs suivants:

    a) j’ai pratiqué le droit en Abitibi-Témiscamingue
    b) à titre d’avocat, j’ai été confronté à des problèmes de droit minier, aussi bien comme procureur d’une minière, de citoyens ou de municipalités
    c) à titre d’élu municipal, j’ai été confronté aux contraintes que comportent les droits miniers (au pluriel) sur le développement local et aux effets de l’exploitation sur l’environnement, notamment
    d) à titre de contribuable, je paie des impôts qui servent à payer les dégâts (260 millions, sauf erreur, à date) causés par l’industrie minière: coût de la revitalisation de sites miniers… (entre autres)
    e) à titre de villégiateur, le Lac Duparquet, l’un des plus beaux au Qc, a longtemps été mon terrain de jeu. Or des centaines de barils d’arsenic enfouis par les minières Beattie, Duparquet et/ou Eldorado Gold Mines à proximité du Lac et de la ville de Duparquet, sont en train de rouiller et de déverser leur contenu dans la nature.

    Le lien avec Amir Khadir?

    Il est au courant de tout ça, lui. Plus au courant que le dentiste Pierre Corbeil, ministre régional et député d’Abitibi-Est. Plus au courant que Nathalie Normandeau, ministre des ressources naturelles, et son ministre délégué, Serge Simard.

    Et de façon générale, il me paraît articulé et efficace. Quelque soit le dossier.

    Sa popularité est donc parfaitement justifiée.

  20. @ Papitibi

    «Sa popularité est donc parfaitement justifiée.»

    Et il n’intervient pas de façon efficace seulement lors de la période des questions. J’ai écouté certaines de ses interventions en commission parlementaire. Quel que soit le sujet, il le possède et avance un point de vue original et cohérent. Un cabinet fantôme à lui seul !

    J’aime bien mon député… 😉

  21. @Darwin

    Excellent commentaire. C’est vrai que le point de vue qu’exprime Khadir est souvent original. C’est vrai que les points de vue qui ne sont pas mainstream sont parfois un peu… heu…

    Mais dans le cas de Khadir, mêmes à forces égales, je le considèrerais déjà le meilleur. Mais compte tenu des budgets de recherche limités, et compte tenu du fait qu’il doit se rendre compétent et informé sur des tas de dossiers que ses collègues des autres partis sont plusieurs à se partager.

    Ce qui rend Khadir encore plus méritoire.

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