4 commentaires sur “Industrie gazière: bonne nouvelle pour les requins d’eau salée…

  1. Caillé, le petit fromage qui vieillit en puanteur, mais non en sagesse, va finir par se faire caillebotter le derrière correctement par les populations locales qui ont besoin de ressources saines telles que l’eau non polluée pour irriguer leurs cultures et vivre de leur production agricole.

    À moins que le BAPE lui mitonne un petit rapport favorable, ce qui semblerait très louche, les exemples de pollution des nappes phréatiques pleuvant au sud de la frontière dans le shale gazier, il devra composer avec une opposition grandissante. Les réactions que j’ai vues à la télé hier ne sont ni comédie ni fiction, mais bien l’expression de la réalité des gens qui vivent sur leurs terres ancestrales et dans leurs communautés tressées serré depuis des décennies.

    Si Caillé a pensé ne pas avoir à expliquer le procédé de forage sous pression de fragmentation hydraulique, l’hydrofragmentation, donc avec un réel risque d’écoulement de lixiviats aqueux par les fissures de forage, fissures sans lesquelles le gaz de shiste se fait chiche (à répéter rapidement une dizaine de fois pour se nouer la langue…), il perd son temps en vains arguments, car les populations des régions visées ont déjà eu vent des risques associés avec le forage du gaz de « shale » (de schiste) aux États-Unis. Et c’est d’ailleurs pour cela que l’on assiste à une polarisation grandissante chez ces gens.

    Voici un site, celui du blogue de Valérie Borde, qui blâme le ministère des Ressources naturelles de son manque d’application scientifique dans la défense du dossier du gaz de schiste :

    http://www2.lactualite.com/valerie-borde/2010-09-16/gaz-de-schiste-ou-sont-les-references-du-ministere/?cp=1

    Le site permet d’accéder à d’autres informations détaillées sur le fameux gaz qui empoisonne déjà la vie de milliers de Québécois dans les régions de forage prévues…

    Dans un autre article, Madame Borde y va de réserves scientifiques justifiées émanant des États-Unis, du Council of Scientific Societies en fait :

    « Avant d’exploiter les gaz de schiste, des études scientifiques poussées sont nécessaires pour évaluer l’impact de cette activité sur l’utilisation des territoires ruraux, l’approvisionnement et la qualité de l’eau et les émissions de gaz à effet de serre. » Voilà ce qu’affirmait en mai dernier, dans une lettre ouverte (pdf) au gouvernement américain, le Council of Scientific Societies […]

    http://www2.lactualite.com/valerie-borde/2010-08-25/gaz-de-schiste-la-science-dabord/

    Le Devoir a publié un article où l’on rapporte les commentaires de Sophie Brochu, la la présidente de Gaz Métro, une importante entreprise intéressée à distribuer le gaz de schiste. Elle sert des arguments de présentation du projet qui seront mieux acceptés par les populations…, ainsi qu’une leçon de savoir-faire aux intervenants du projet, Caillé en tête :

    « N’envoie pas des avocats ou des firmes de relations publiques. Faut pas juste que tu investisses, mais que tu t’investisses» – Sophie Brochu »

    http://www.ledevoir.com/economie/actualites-economiques/296272/l-echec-de-l-industrie-gaziere

    Cela étant dit, même si le Québec a décidé de ménager les requins d’eau salée, notamment le requin pèlerin, en tablettant le projet de forage sous-marin dans l’estuaire du Saint-Laurent, il n’est pas exactement au bout de ses peines dans ce dossier, car Dany Boy Williams, le premier-ministre terre-neuvien,

    1) celui qui n’a pas oublié les refus multiples du Québec de renégocier le contrat de production d’électricité des chutes Churchill (anciennement dans le Labrador québécois, avant la venue du Conseil privé de Londres dans l’histoire du Québec) avec Hydro-Québec, qui a construit le barrage des chutes Churchill ;
    2) celui qui n’a pas oublié non plus la tentative d’achat par Hydro-Québec de New Brunswick Power avec le consentement de l’ancien (depuis avant-hier) premier-ministre néo-brunswickois, ce qui aurait permis à Hydro-Québec de damer le pion à Dany Boy et son projet d’utiliser le réseau du Nouveau-Brunswick pour vendre aux É.-U. son électricité transportée par câble sous-marin (projet futur) jusqu’au Nouveau-Brunswick ;
    3) celui qui a alors fortement suggéré aux Néo-Brunswickois de s’opposer à leur gouvernement libéral, suggérant des manigances, une prise de contrôle de l’électricité du Nouveau-Brunswick par le Québec, des augmentations de tarifs, etc. ;
    4) celui qui a finalement réveillé l’opposition conservatrice au Nouveau-Brunswick (Harper, pas vraiment le meilleur ami de Dany, en sort plus heureux, car cela pourrait apporter de nouveaux comtés conservateurs fédéraux pour l’obtention, enfin, de la majorité à la Chambre des Communes) et a fait, indirectement et directement, élire un premier-ministre conservateur ;

    a bel et bien l’intention de procéder au forage gazier et pétrolier sous-marin dans l’estuaire du Saint-Laurent, dans la région de l’île de Sable et de l’île Anticosti.

    http://www.newswire.ca/en/releases/archive/August2010/12/c2198.html

    Voici l’historique de l’exploitation pétrolière au Canada (en anglais) :

    http://en.wikipedia.org/wiki/History_of_the_petroleum_industry_in_Canada_(frontier_exploration_and_development)

  2. @Mangouste

    Hum… beaucoup d’hyperliens, si bien que ce commentaie était tombé dans la file de modération, à mon insu.

    À ce brillant commentaire, j’ajouterai ce lien vers le journal des étudiants de l’école Polytechnique, Le Polyscope. Long article écrit par un futur ingénieur avec la collaboration d’ingénieurs ou profs en génie mécanique:

    http://www.polyscope.qc.ca/spip.php?article1494

    En effet, les activités en lien avec l’exploitation des hydrocarbures ne sont soumises qu’à la Loi sur les mines. Cela veut donc dire que les détenteurs de droits sur les ressources souterraines n’ont pas à se soumettre aux règles de zonages des villes et de certains articles de la Loi sur la qualité de l’environnement. De plus, leurs projets ne sont pas soumis à des audiences publiques devant le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE). Ensuite, l’exploration du sous-sol n’est pas règlementée par la loi sur le développement durable. Finalement, ils possèdent le pouvoir d’exproprier les gens sur le territoire qu’ils exploitent (puits et gazoducs). Malheureusement, ces problèmes ne sont que la pointe de l’iceberg.

    Il y est question de la technologie inhérente, de la consommation et de la pollution de l’eau, de la pollution atmosphérique, des retombées économiques, des impacts sociaux.

    Liens nombreux vers des études américaines (Université Cornell, du New York State Department of Environmental Conservation… Et photos intéressantes.

  3. Enfin, Papitibi, un texte en français expliquant en détails le procédé de forage du gaz de schiste, un tout nouveau projet soudainement devenu inexplicablement si urgent au Québec.

    Les entreprises, ainsi que les promoteurs tels que Caillé, veulent accélérer l’acceptation du projet par la population au fond la caisse, le pied dans le tapis, avant que ce type de document bien rédigé et ficelé, dont vous nous avez fait part, commence à circuler partout au Québec, mais il est peut-être trop tard pour le faire accepter sans moratoire permettant enquêtes, études et, au besoin, interdiction irréversible. Et quand je pense que les libéraux-conservateurs de Charest sont prêts à sacrifier les droits de la population québécoise pour favoriser d’autres richissimes entreprises, possiblement contributrices.

    Avec la conclusion qui suit, le débat devrait être lancé et réglé avant que les entreprises gazières puissent continuer à forer : « Il y est question de la technologie inhérente, de la consommation et de la pollution de l’eau, de la pollution atmosphérique, des retombées économiques, des impacts sociaux. »

    Si l’Alberta veut laisser comme Heritage Fund de vastes secteurs de son territoire pollués en surface et dans son sous-sol, libre à elle, et j’enjoins nos entreprises à y aller si s’enrichir importe plus pour elles que les conséquences socio-économiques et écologiques dévastatrices. Ce projet va totalement à l’encontre de la profession de foi de Charest sur le développement durable, il y a quatre ans ou moins, visant à tenir tête à Harper avec ses incitatifs économiques favorisant le développement pétrolier et gazier albertain. Il y a anguille$$$ sous roche$$$…

  4. Pingback: Mort à toi qui me moratoire! – ou… les deux mains sur la foreuse? (1) « la page à papi

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