117 commentaires sur “Pour une nomination, appuyez sur « $$$ »…

  1. John James va devoir exiger d’autres excuses à la suite de la publication d’un autre article accusateur du Maclean’s s’il persiste dans ses magouilles financières, surtout avec l’aide de Bachand et de Fournier. Et Andrew Coyne n’aura pas besoin de Dédé Platte pour se documenter et étayer ses affirmations presque racistes…

  2. Les commentaires de Coyne me sont aucunement racistes. Ils sont justes.

  3. On en revient encore à la différence entre les expressions « corrupt » et « most corrupt ». La première ne fait pas de doute; la véracité de la seconde n’a jamais été démontrée.

    Les moeurs politiques du Qc sont corrompues? Peut-être. Mais c’est plus vrai pour certains partis que pour d’autres.

    À mon humble avis, un bon plaideur devrait être en mesure de comprendre la différence entre « Tu dois » et « tu peux »; tout comme il devrait être capable de distinguer entre « laid » et « quintessence de la laideur ». Ou entre « voies de faits simples » et « voies de fait entraînant lésions ». Ou entre « homicide involontaire » et « meurtre ».

    Ne me dites pas qu’on ne vous a pas appris à distinguer? C’est pourtant l’essence de la profession que vous exercez, non?

    Moi qui ai toujours exercé en pratique privée, je n’aurais jamais osé donner de l’avocat l’image d’un professionnel incapable de comprendre le sens des mots et les différences de degrés entre deux expressions; à quoi servent en effet les avocats, s’ils sont incapables de comparer deux expressions et de déterminer si l’une est plus véridique que l’autre?

  4. Poulou se fiche pas mal du choix des mots, ce qui compte c’est qu’il y a un fond anti-québec dans cette histoire. Ça fait son affaire puisque ça prouve (à ses yeux) que le « modèle québécois » est en cause; et c’est la thèse qu’il colporte depuis longtemps comme tout bon drettistes.

    Jean Émard

  5. @jean Émard

    « Je ne suis pas juif, mais néo-duplessiste » – Poulou, 21 novembre 2009, 11h26 http://blogues.cyberpresse.ca/hetu/?p=70430429#comment-365385

    Bien sûr, le Québec de Duplessis n’était pas corrompu. Tout le monde sait ça… Alors s’affirmer comme néo-duplessiste et affirmer en même temps que Coyne a raison avec son « most corrupt province », c’est un peu se tirer dans le pied, non?

    Tout un sens de l’humour, Me Poulou.

  6. Excellent billet, tu frappes (encore une fois) dans le mille. Les conflits d’intérêts, c’est bien de ça qu’on parle ici, apparaissent tout d’abord dans les associations de circonscription des partis politiques. Combien de gens qui décident de militer au sein du Parti Libéral du Québec le font par conviction? Non, la très grande majorité des membres actifs du PLQ sont des ambitieux qui ne cherchent qu’à tisser des liens afin de s’intégrer à la communauté économique de leur environnement immédiat et améliorer leurs chances de réussir. C’est pour ça qu’on y retrouve surtout des avocats, des notaires et des commerçants de tout accabit.

    Du côté du PQ, c’est plus subtil. Bon nombre de militants participent à la vie politique du parti parce qu’ils veulent contribuer à l’accession du Québec à l’indépendance. Cependant, lorsqu’une élection se pointe le nez, les ambitieux apparaissent comme par magie. Est-ce qu’un simple citoyen peut alors poser sa candidature pour l’investiture du comté? C’est là que ça se gâte. On préférera encore une fois les notables, quelques syndicalistes et de rares professionnels de la fonction publique. Si vous n’avez pas de diplôme universitaire, oubliez ça. Et, c’est sans compter les directives qui proviennent de l’exécutif du parti, bien souvent le processus d’investiture est court-circuité par le chef. Parlez-en à Laviollette ou à Dubuc…

    Le même phénomène s’est pointé à l’ADQ. Je pourrais vous parler de la crise qui a frappé l’association de la circonsciption de Borduas. Un vrai cirque.

    À mon avis, il est là le principal problème: les citoyens n’ont aucun pouvoir sur l’appareil démocratique, laissant toute la place aux ambitieux et aux carrièristes. Et on est surpris que les conflits d’intérêts, la collusion et la corruption sont ominprésents? Les citoyens doivent s’impliquer dans leurs comtés, autrement, ils n’ont aucun pouvoir.

  7. Je suis encore relativement jeune, donc mes points de comparaison sont limités dans le temps, mais je trouve que le politique a atteint des sommets de cynisme et d’immoralité. Rassurez-moi quelqu’un: tout ceci est cyclique, et il y aura de nouveau des politiciens dévoués et honnêtes qui sauront s’imposer, non ?

  8. Quel gouvernement n’est pas ou n’a pas été corrompu à plus ou moins grande échelle? où il y a de l’homme il y a de l’hommerie, dit-on (et ceci inclut bien sûr les dames). Mais le fait que le Québec, sous la férule de Charest, ait refusé une enquête sur la construction, qu’il en coûte toujours plus cher au Québec pour construire des routes, lesquelles s’avèrent le plus souvent de qualité douteuse, et que les systèmes de santé et d’Éducation versent à tire larigot dans la déchéance sont autant de facteurs qui sont indicatifs que le Québec ne sait plus se gouverner sans se salir partout les mains. Pour le moment, je persiste, c’est « most corrupt » car globalement entre les mains de la Mafia et de la FTQ.

    Duplessis, au moins, avait terminé son terme sans laisser de dettes. Corrompu, peut-être. Je sais bien que vous, représentant de ce qu’on appelait les « Promus de la Révolution tranquille », porteront éternellement sur cette époque un regard tragico-historique pour toutes sortes de raisons,. So what? vous espérez quoi? La mainmise de Québec Solidaire sur tout ce qui bouge? The Return Of Bernard Landry ?

  9. Je pense que vous avez raison d’écrire cyclique.

    En 60 le PLQ qui n’avait pas été au pouvoir depuis 15 ans à fait du bon travail. En 1976 avec le PQ tout neuf tout blanc il n’y avait pas beaucoup de corruption. Aussi à mon avis le travail se faisait plus vite.

    Dans les années 20 et 30 un ministre libéral déposait le budget de son ministère dans son compte de banque personnel pour récolter les intérêts.

    Si vous pouviez vous procurer la série Duplessis de RC, elle est supposé respecter les paroles les écrits et les décors du temps à la lettre.

    C’est un délice pour apprendre l’histoire politique des années 20 à 60.

  10. Pour votre gouverne, et pour vous éviter de mettre en doute la compétence du soussigné (vous faites du « sneering », vieille tactique éculée) en faisant semblant d’offrir de fastidieuses leçons d’interprétation, je répète, je persiste et je signe: Québec is THE MOST corrupted province in Canada. Clear enough, pal?

  11. Duplessis l’a fait dans les années et Lévesque dans les années 60.

    Tous les 30 ans c’est pas souvent.

    Là on est dû depuis 20 ans. 🙂

  12. Oups

    Duplessis l’a fait dans les années 30 et Lévesque dans les années 60.

    Tous les 30 ans c’est pas souvent.

    Là on est dû depuis 20 ans. 🙂

  13. « qu’il en coûte toujours plus cher au Québec pour construire des routes » pouloutine

    ===

    “Une étude de comparaison commandée par le ministère des Transports du Québec révèle que le coût de certains travaux de construction routière au Québec se compare à celui du Nouveau-Brunswick et qu’il est jusqu’à 15 % moins important qu’en Ontario.”

    http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Economie/2010/07/15/013-etude-cout-Construction-routes.shtml

    “L’Union des municipalités du Québec a publié une étude de comparaison des coûts de construction routière en mars dernier. Elle évaluait que les coûts étaient de 2 % inférieurs au Québec lorsqu’ils étaient comparés au reste du pays.”

    http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Economie/2010/03/25/012-UMQ-Rapport-Couts.shtml

    Jean Émard

  14. Quelles sont vos preuves ? Un article d’une feuille de chou qui fait du sensationnalisme ?

    « Je persiste et je signe ». Right ça c’est un argument. 🙂

    Jean Émard

  15. Most corrupt ?

    Ok

    Quelle méthodologie ?

    Liste complète ?

    La plus corrompue par un facteur de combien par rapport aux autres ?

    Jean Émard

  16. Émard, vous êtes tout à fait en droit de patauger dans vos utopies. Seulement, lorsque les impôts que nous payons serviront au moins à défrayer le juste coût des choses et non pas à engraisser une certaine élite ou encore financer des hôpitaux qui ne seront construits que dans plus d’une décennie, on en reparlera. En attendant, c’est comme çà. Et j’ai bien l’impression que les choses risquent de se précipiter politiquement à moyen terme. Malheureusement, ce qui se produira ne s’insérera peut-être pas dans votre grille d’analyse socio-politique.

  17. Les sources ? dites-moi où, comment ou en quoi Andrew Coyne a-t-il erré? lui, c’est l’accusateur. C’est à vous de vous défendre. Faites-le au lieu, à l’instar de la mangouste, d’alléguer qu’il n’est qu’un raciste et passer à autre chose.

  18. « Émard, vous êtes tout à fait en droit de patauger dans vos utopies. Seulement, lorsque les impôts que nous payons serviront au moins à défrayer le juste coût des choses et non pas à engraisser une certaine élite ou encore financer des hôpitaux qui ne seront construits que dans plus d’une décennie, on en reparlera. En attendant, c’est comme çà. Et j’ai bien l’impression que les choses risquent de se précipiter politiquement à moyen terme. Malheureusement, ce qui se produira ne s’insérera peut-être pas dans votre grille d’analyse socio-politique. » pouloutine

    ===

    Traduction :

    « Non je ne peux fournir aucune preuve de ce que j’avance. »

    Jean Émard

  19. « Les sources ? dites-moi où, comment ou en quoi Andrew Coyne a-t-il erré? lui, c’est l’accusateur. » Pouloutine

    ===

    Où il a erré ? En ne fournissant pas la méthodologie utilisés pour parvenir à ses « conclusions ». En n’admettant pas qu’il n’émet qu’une simple opinion.

    Jean Émard

  20. Coyne affirme des « vérités » pour les esprits à oeillères, vérités qu’a désapprouvées Allan Gregg, Torontois, observateur politique et participant à l’émission « At Issue » de la CBC, pouloutine. Chantal Hébert a aussi désapprouvé les « vérités » de Coyne, et les deux ont une expérience politique hors de tout doute, ce qui n’est peut-être pas votre cas.

    Vérifiez ce que disent des spécialistes anglophones canadiens tout azimut, pouloutine, et vous aurez des surprises, au lieu de baser votre jugement sur votre jugement et manifestement celui de Platte, un vendu acheté comme il y en a peu dans le milieu.

    I rest my case, surtout à la suite de votre commentaire expert et avisé, Papitibi.

  21. @pouloutine

    Je vais vous mettre ça très simple:

    Sur quelle méthodologie vous basez-vous pour dire que les Québec est la province la plus corrompue au Canada ?

    Jean Émard

  22. «lui, c’est l’accusateur. C’est à vous de vous défendre»

    Moi qui croyais que c’était à l’accusation d’apporter des preuves et que l’accusé est innocent jusqu’à preuve du contraire. Ah, mon ignorance du monde judiciaire…

  23. « Québec is THE MOST corrupted province in Canada. Clear enough, pal? »

    Because it has the most corrupted federalist politicians, liberals and conservatives! Clear enough, Poul?

  24. Daewin, juste au cas où vous ne l’auriez pas remarqué, juste en cas comme çà, nous ne sommes pas ici dans le cadre d’un procès.

  25. @Jean Émard 11h04

    “Une étude de comparaison commandée par le ministère des Transports du Québec révèle que le coût de certains travaux de construction routière au Québec se compare à celui du Nouveau-Brunswick et qu’il est jusqu’à 15 % moins important qu’en Ontario.”

    = = =

    Je suis au courant de cette étude mais je doute néanmoins de la source (le MTQ). Le coût de construction pourrait être moins élevé au Qc que cela ne m’impressionnera pas nécessairement. Si ça coûte « jusqu’à 15% moins cher qu’en Ontario » tout en donnant des travaux 50% moins résistants, alors le bilan demeure négatif pour le Qc.

    Je vis presque à la frontière Qc / Ontario; quiconque roule entre ND du Nord (Qc) et Temiscaming Shores (Ont), ou entre Rouyn (Qc) et Kirkland Lake (Ont) sait que la route est beaucoup plus résistante en Ontario.

    Même cycle gel / dégel, et mêmes véhicules avec le même poids, de part et d’autre. Alors où est le problème? Et pourtant, il y A un problème…

  26. « Sur quelle méthodologie vous basez-vous pour dire que les Québec est la province la plus corrompue au Canada ? »

    Ah!… il faut maintenant une « méthodologie scientifique » pour parvenir à la conclusion qu’une province est corrompue, sinon la plus corrompue ???

    Il faut une méthodologie scientifique pour parvenir à la conclusion que Pol-Pot fut un dicateur sanguinaire ???

  27. Coyne a donné un opinion à titre de columnist et j’endosse son opinion, c’est tout. Elle est claire, nette et précise. SI quelqu’un n’est pas d’accord avec ladite opinion, il n’a qu’à la démonter ligne par ligne, c’est tout. Pas traiter le columnist de tous les maux de la Création.

  28. « Alors où est le problème? Et pourtant, il y A un problème… » papitibi

    ===

    C’est exact que la construction des routes au Québec fait face à des problèmes particuliers liés à la géologie des basse terres du St-Laurent et ses sols instables, à l’étendue du réseau par rapport à la population et au froid.

    Jean Émard

  29. Ce serait quoi l’idée de discuter de quelque chose qu’on a pas lu ?

    Jean Émard

  30. Darwin, Jean Émard, Pouloutine

    Poulou a raison, ce n’est pas un procès.
    Mais en même temps, il a tort…

    Dans un procès criminel, l’accusateur a le fardeau de la preuve. Dans un procès criminel, Coyne devrait prouver hors de tout doute l’accusation de « most corrupt » et jamais il ne pourrait satisfaire ce fardeau.

    Dans un procès civil pour diffamation, la partie demanderesse (le Qc en entier!) devrait démontrer – par prépondérance de preuve – que Coyne a beurré épais. Et à mon humble avis, il serait relativement aisé de démontrer que Qc n’est PAS la province la plus corrompue.

    Au terme d’un procès qui aura duré 10 ans…

    = = =

    Ici, la question est tout autre, et elle relève de l’éthique journalistique.

    Coyne est un trou de cul. Il a parlé à travers son chapeau, dans le but de faire vendre de la copie et ce, aux dépens de la seule société majoritairement francophone en Amérique du Nord.

    De cela aussi, il faut tenir compte. Antagoniser deux groupes ethniques, ou deux sociétés distinctes l’une de l’autre, ou élargir le fossé entre les deux « solitudes », ça n’est pas anodin.

    Il y a un prix à ce mépris.

  31. Ça change quoi au principe que le fardeau de la preuve revient à celui qui fait l’affirmation ?

    Jean Émard

  32. Quand on dit LA PLUS corrompue, oui ça prend une méthodologie.

    Jean Émard

  33. «nous ne sommes pas ici dans le cadre d’un procès.»

    Dans le sens juridique peut-être pas…

    Il n’en demeure pas moins que les règles judiciaires reposent sur des processus semblables à tout débat. Elles n’ont pas été adoptées au hasard. C’est à celui qui affirme une chose de démontrer avec des faits et des données, puis en argumentant, que son point repose sur plus qu’une impression.

    Prétendre que c’est celui qui n’est pas d’accord qui doit prouver que quelqu’un qui n’amène aucun fait précis et ne les compare pas n’a pas de sens, car il doit se défendre sans savoir au juste sur quoi est basé l’opinion de celui qui affirme.

    Et, c’est encore plus complexe ici, car on ne définit même pas les termes utilisés. Par exemple, les règles de contributions politiques en Alberta et encore plus aux États-Unis sont beaucoup plus laxistes. Un bon nombre des accusations de corruption dénoncées au Québec ne seraient même pas des infractions là-bas ! En fait, la corruption y est carrément systémique et légale. Au Québec, il y a peut-être plus d’infractions (encore qu’il faudrait le démontrer), mais un bon nombre des gestes reprochés sont tout à fait légaux là-bas, car institutionnalisés.

  34. Je ne connais pas bien la politique d’avant les années 90 (quoique probablement un peu plus que la moyenne des ours). Merci pour la suggestion.

    Comme dit Youlle plus bas, je pense qu’on est dûs pour une autre cycle…

  35. J’ai personnellement bien aimé la réplique de Jean-François Lisée à cet argumentaire, repris ici par Me Pouloutine. Extrait:

    Jugeons d’abord au mérite. Le Québec est-il vraiment la province la plus corrompue ? À première vue, cela paraît plausible, et le seul défi posé à Maclean’s fut de faire tenir en un seul article la série d’allégations et d’affaires louches qui planent au-dessus du gouvernement Charest, de Montréal et de la FTQ. Curieux de nature, j’ai voulu découvrir dans les pages de cet article les critères utilisés pour nous attribuer la première place. Nombre d’infractions ? Montant des pots-de-vin ? Fréquence des démissions d’élus ripoux ? Et si nous sommes « number one », qui est le numéro deux, et avec quel écart le devançons-nous ? Vous connaissez déjà la réponse. Maclean’s, qui publie pourtant chaque année un palmarès chiffré des meilleures universités, n’étaye son accusation de championnat québécois de la corruption sur aucune mesure comparative, quelle qu’elle soit. Soyons clairs : en journalisme, cela s’appelle une faute professionnelle grave.

    Article complet: http://tinyurl.com/278ofej

  36. Qu’est-ce qu’on en a à cirer que Coyne ou toi trouvez que les Québec est LA PLUS corrompue ?

    Finalement l' »opinion » de Coyne ça vaut autant qu’une opinion qu’avait Falardeau sur le ROC. 🙂

    À l’avenir quand tu décerneras des premiers prix dis donc sur quels critères objectifs tu te bases pour le faire. Si critère il y a bien sûr.

    Jean Émard

  37. Personne ne va contester le fait que Pol Pot fut un dictateur sanguinaire. Mais si une revue respectée titre: « Pol Pot, le plus sanguinaire de tous les dictateurs », il lui faudra apporter des points de comparaisons avec les autres dictateurs pour justifier leur affirmation (ie combien de morts, combien de gens torturés, etc).

  38. « Poulou a raison, ce n’est pas un procès.
    Mais en même temps, il a tort… » papitibi

    ===

    Ce n’est pas de la science non plus mais ceci s’applique quand même :

    « Des affirmations extraordinaires nécessitent des preuves extraordinaires » Carl Sagan (1934 – 1996)

    Traduction : le fardeau de la preuve repose sur les épaules de celui qui affirme une chose et plus son affirmation sort de l »ordinaire » plus ses preuves doivent être « extraordinaires ».

    Jean Émard

  39. Tout à fait d’accord.
    Il est indécent d’accuser sans preuve. Et le fait que ce ne soit pas un procès n’y change rien.
    De même, plus l’accusation est lourde porte à conséquences, et plus l’accusateur devra se montrer prudent (traduction: honnête) dans le libellé de son accusation.

    Coyne devrait être « jugé » par ses pairs pour ses accusations sans fondement. Et banni de la profession. Tout comme on bannirait de la profession un ophtalmologiste qui opèrerait la cornée de son patient à l’aide d’aiguilles à tricoter…

  40. Autre exemple démontrant que le Québec n’est pas plus corrompu que les autres provinces, mais que les politiciens qui y fourmillent, majoritairement des fédéralistes libéraux et conservateurs, devraient faire un sérieux examen de conscience et s’excuser auprès de la population québécoise qui a atteint un niveau de cynisme très élevé face à eux et à leur refus de faire la noble chose : instituer des enquêtes impartiales et crédibles et nettoyer cette soue où se vautrent sans honte politiciens, financiers, entrepreneurs et autres cochons cupides :

    Comme toujours, j’ai écouté les nouvelles anglaises canadiennes pour avoir le pouls du Canada, pouloutine, et, à CBC, on voyait Leblanc répondre aux questions des journalistes anglophones et faire la lecture d’un court extrait du jugement rendu, et l’accent du reportage montrait, à mon avis, un certain engouement journalistique pour ce Québécois luttant contre la corruption à l’aide d’une autre personne québécoise, ma chouette, quitte à se faire emprisonner pour protéger l’identité de cette source en refusant d’en révéler le nom en cour.

    Si vous êtes si désolé des Québécois, take the 401 and go West !

  41. «Et banni de la profession.»

    Je me contenterais d’excuses. Avant d’en arriver là, encore faudrait-il que sa profession soit réglementée…

    «Tout comme on bannirait de la profession un ophtalmologiste qui opèrerait la cornée de son patient à l’aide d’aiguilles à tricoter… »

    Hum… Disons que la faute de Coyne me paraît moins grave, sa profession n’étant pas assujettie à des protocoles aussi précis. Si tous les journalistes qui confondent les faits et les opinions étaient bannis, il ne resterait plus grand monde dans les salles de rédaction (ni en télétravail !) !

    La faute première relève quand même de la direction de la revue. Tout comme vous êtes responsable de la publication de nos commentaires, la revue est responsable de publier les fantasmes de Coyne. Comme vous pouvez exclure de votre blogue les personnes qui émettrait des grossièretés, la direction du journal peut sévir contre lui. Mais, cela repose sur vous…

  42. La direction est probablement ravie du succès commercial de ce numéro torchon. Et évalue peut-être même comment elle pourrait remettre ça. 😉

    Jean Émard

  43. ¹ Jean Émard

    «Et évalue peut-être même comment elle pourrait remettre ça.»

    Bien sûr ! Je disais seulement que la responsabilité et la décision de sévir contre Coyne relèvent de la direction de la revue, pas qu’elle le ferait !

  44. « Je disais seulement que la responsabilité et la décision de sévir contre Coyne relèvent de la direction de la revue, pas qu’elle le ferait !  » darwin

    ===

    Tout à fait, c’est ce que j’avais compris de vous. Ensuite j’ai extrapolé un peu. 😉

    Jean Émard

  45. Papitibi, Jean Émard, Darwin,

    Allan Gregg, participant à l’émission At Issue de la CBC, est l’un de ceux qui ont condamné le Maclean’s et son éditeur en chef et autre participant à l’émission, Andrew Coyne, pour l’illogisme accusateur et non fondé du niveau de corruption du Québec, qui a permis de vendre tous les exemplaires du Maclean’s tant décrié. Les commentaires de Chantale Hébert y sont également et laissent Coyne songeur et coincé dans sa rhétorique et, je le répète, presque raciste. Du dénigrement du Québec par le biais de la malhonnêteté de politiciens fédéraux et fédéralistes, tout en en accusant le nationalisme québécois, les séparatiss, les Péquistes, pouloutine.

    Vous trouverez à l’hyperlien ci-dessous la vidéo de l’émission en question, et la partie sur le Québec débute à 4:14 et prend fin vers 10:00, puis traite de
    « Harperland ».

    http://www.cbc.ca/thenational/indepthanalysis/atissue/story/2010/09/30/national-atissue-093010.html

  46. koval,

    Admettez que l’étourdissement a des effets surprenants, parfois jouissifs 🙂

  47. Merci mangouste rieuse. Très amusant de voir Coyne se fait planter et avoir besoin d’un commentaire de Pratte pour essayer de se sortir du pétrin.

    Donc on a ceci: Quebec the most corrupt province in Canada and Andre Patte the most respected journalist in Quebec agrees with that. Cherchez l’erreur ou plutôt cherchez les deux erreurs. 🙂

    Jean Émard

  48. J’écoute At Issue pratiquement chaque semaine, et c’est la première fois que je vois l’un des participants, anglophone, se faire planter par les deux autres, même poliment, et surtout par l’anglophone des deux, qui a bel et bien défini la source du problème, ridiculisé le niveau de corruption, injustifié à son avis, et tiré comme conclusions l’éloignement accrû possible des deux solitudes et le sourire très large de Gilles Duceppe. De l’eau au moulin séparatiste, donc, pour vendre de la feuille de chou… presque raciste. Si pouloutine ne me croit pas, il n’aurait quà vérifier les réactions si la couverture du Maclean’s avait plutôt été intitulée : THE MOST CORRUPT PEOPLE IN CANADA, montrant un juif hassidim. Ce serait une autre énorme erreur du Maclean’s, non fondée celle-là non plus. Au Canada, on peut dire des énormités sur le dos des Québécois et s’en sortir avec un sourire et des excuses bidons en s’appuyant sur un journaliste « dépassé » dont la réputation est entretenue ponctuellement pour le besoin de la cause.

  49. « Au Canada, on peut dire des énormités sur le dos des Québécois et s’en sortir avec un sourire et des excuses bidons » mangouste rieuse

    ===

    Une des choses que j’admire le plus des Juifs c’est leur pugnacité à se défendre quand ils sont attaqués. Les Québécois auraient beaucoup à apprendre d’eux sur ce plan.

    Jean Émard

  50. @Jean Émard 16h19
    « Une des choses que j’admire le plus des Juifs c’est leur pugnacité à se défendre quand ils sont attaqués. Les Québécois auraient beaucoup à apprendre d’eux sur ce plan. »

    = = =

    Le problème, c’est que les Juifs et juifs – et je ne vise pas les Hassidim – ont tendance à se défendre même quand ils ne sont pas attaqués.

    Aux yeux de certains Juifs, l’utilisation du mot « génocide » (en parlant du génocide arménien par les Turcs) est une insulte aux Juifs… Wo, là!

    Yves Michaud en a fait la douloureuse expérience, et même notre Assemblée Nationale est tombée dans le panneau.

  51. « ont tendance à se défendre même quand ils ne sont pas attaqués. » papitibi

    ===

    Ça c’est une autre question. Disons que je limite ma comparaison aux cas où ils se font attaquer pour de vrai. 😉

    Jean Émard

  52. Et je reviens sur les propos de Pouloutine (21 oct, 21h55), qui me reprochait plus tard de vouloir lui donner une leçon d’interprétation des mots:

    « Les commentaires de Coyne me sont aucunement racistes. Ils sont justes. »

    = = =

    Comme le sieur Pouloutine a terminé son shift à la CSST et qu’il peut répondre sans tricher son employeur, je me permets de le relancer.

    Coyne affirme que la corruption est génétique, au Québec. C’est dans nos gènes, qu’il dit.

    Et Pouloutine considère que c’est pas raciste, ça? Aucun juriste digne de ce nom ne saurait partager cet avis; je ne le partage donc pas….

    Et j’ajoute que la corruption se joue entre un corrupteur et un corrompu. Dans l’industrie de la construction, les corrupteurs ne portent pas tous des noms typiquement québécois, pourtant.

    Et à la suite du reportage présenté hier soir à l’émission ENQUÊTES, à la SRC, je comprends aussi que des latinos sans scrupules exploitent d’autres latinos, en les faisant travailler pour un salaire inférieur au salaire minimum, mais payé sous la table.

    Pire, ces exploiteurs font travailler des travailleurs sans statut pour $6 / heure.

    Pire, ces exploiteurs passent par des comptoirs non-bancaires (genre: « Insta-cheque »), où on ne demande pas de pièces d’identités), et sembleraient même servir de paravent au crime organisé pour blanchir de l’argent…

    Ça doit être à cause de leurs gènes québécois, j’imagine… Du moins, c’est ce que prétendent Coyne… et ce bon Pouloutine!

    Madre mia!

  53. « Comme le sieur Pouloutine a terminé son shift à la CSST et qu’il peut répondre sans tricher son employeur, je me permets de le relancer. » papitibi

    ===

    Ça doit être la faute du sacré « modèle québécois » si les fonctionnaires peuvent utiliser l’internet à leur usage personnel sur les heures de travail. 😉

    Jean Émard

  54. J’osais paa le dire. Évidemment, je n’oserais jamais nommer ici Herr Doktor, lui qui n’a jamais écrit plus de 76 commentaires par quart de travail…

  55. « Comme le sieur Pouloutine a terminé son shift à la CSST et qu’il peut répondre sans tricher son employeur, je me permets de le relancer. » papitibi

    Je vous saurais gré, comme il le fut entendu, d’éviter ce genre de sarcasme visant exclusivement la personne du soussigné. Il ne s’agit pas là d’un commentaire inapproprié mais plutôt d’une insinuation malveillante, indigne de vous.

  56. Je vouslais dire: il s’agit là d’un commentaire inapproprié. Erreur de frappe qui survient lorsqu’on fait trois choses en même temps sur l’ordi.

  57. Coyne affirme que la corruption est génétique, au Québec. C’est dans nos gènes, qu’il dit (Papitibi)

    Où çà qu’il dit une telle chose?… spécifiez le passge dans ce qui suit, svp. avant de m’insulter et m’abreuver de force avec vos admonestations.

    ANDREW COYNE:

    No, Quebec is not the only province where political scandal sometimes erupts. Governments and business have been corrupting each other across this country since pre-Confederation days. But in no other province does it feel quite so . . . inevitable. British Columbia has thrown up the odd chiselling premier, Atlantic Canada is famously steeped in patronage, but there is no comparison to the kind of octopussal industry-union-mob-party configuration lurking just below the surface of politics in Quebec. Toronto may have been scandalized by the cronyism of the Mel Lastman era, but only in Montreal would a candidate for mayor publicly confess to being afraid for his life. When a senior adviser to Ontario premier David Peterson was forced to resign after it was revealed he had accepted a refrigerator from a party donor with ties to a developer, puzzled Montrealers phoned their friends in Toronto, asking, ‘What was in the fridge?’ ”

    The roots of corruption run deep in the province. Scrounging for funds to carry him through the 1872 election, the eminently corruptible Sir John A. Macdonald didn’t have far to look: Montrealer Sir Hugh Allan, said to be the richest man in Canada, was even then angling for the contract to build the CPR. Fifty years later, with Prohibition in force and Montreal a flourishing centre of the cross-border smuggling business, Mackenzie King saw fit to put Jacques Bureau in charge of the customs department, with comically debauched results: the scandal that ultimately led to the King-Byng affair.

    Fighting corruption has often proved the best opportunity for it. The young Maurice Duplessis made his name denouncing the venality of Louis-Alexandre Taschereau’s government (Taschereau was eventually forced from office on charges of abusing public funds, the third Quebec premier to suffer this indignity), much as Brian Mulroney rose to fame for his work on the Cliche commission—and just as Jean Chrétien came to power promising to clean up the mess left by Mulroney. Sponsorships, Shawinigate, the ghostly voters of the Gaspésie, Airbus: there’s a pattern here, and it’s useless to deny it.

    What explains Quebec’s unusual susceptibility to money politics? Deeply entrenched deference to authority? A worldly Catholic tolerance of official vice? There is no grand unified theory: at different times and in different situations, different forces have come into play. Nevertheless, a few broad factors emerge:

    Power corrupts, but so does impotence. Healthy political cultures are marked by contestability: results are unpredictable, success is incremental, and neither victory nor defeat are ever far from view. But the tendency, in federal politics, for Quebecers to throw their support to one party or another en bloc—and the province’s outsized importance, therefore, in deciding elections—has given rise to a peculiar set of pathologies.

    On the one hand, the Liberal party’s decades-long dominance in Quebec contributed to the usual habits of abuse that accompany too much familiarity with power. On the other, the Tories’ equally long history of futility in the province made them all too willing to do almost anything to break through—and made them vulnerable, when they finally did, to every main-chancer that walked through their doors.

    People do the worst things for the best reasons. In healthy political cultures, politics is at least tangentially about ideological differences. Then again, it’s still only politics: it’s not war. But in the last five decades, what Quebecers call “the national question” has more or less shoved normal ideological debates off the table, whether at the federal, provincial or even municipal level.

    With the very survival of the country—or the birth of a new one—at stake, politics in Quebec took on, even more than usual, a wartime mentality: it became all too easy to justify to oneself, or to others, practices that might otherwise be seen as garden-variety sleaze. (That, at any rate, is the most charitable explanation for the sponsorship scandal.)

    RELATED: Andrew Coyne talks to MacTV about Parliament’s bickering, heckling, whining MPs (VIDEO)

    The scandal is what’s legal. Outright corruption, as Michael Kinsley’s aphorism suggests, is only the tip of the ethical iceberg. People in politics are given to seeking refuge behind the law: so long as you do not actually commit a crime, you haven’t done anything wrong. Mere patronage or pork-barrelling is excused, so long as you don’t actually pocket the money.

    In any case, it’s a false distinction. Once you get in the habit of spending the public’s money as if it were your own, it’s all too easy to forget whose money it really is. And, ethical standards having been so easily breached, you may find the guard rail of legality incapable of braking your momentum.

    This is all the more likely if politicians are operating in a general climate of public acceptance of such activities. The long “bidding war,” as Brian Crowley has called it, for Quebecers’ affections—federalists versus separatists, Ottawa versus Quebec City—educated Quebec voters, already used to Duplessis-style bossism, to expect such “booty,” even to demand it.

    Moreover, the distended role of the state in the economy under the Quebec Inc. model, its heavy use of subsidies and other tools of intervention, created a strong incentive to win the favour of those in power, by fair means or foul. Indeed, the state is not the only example of centralized power in Quebec: big government, big business, big labour—the enormous megaprojects of which all three are inordinately fond—all maximize the potential for improper collusion and blurring of lines. Even the crime syndicates seem more concentrated.

    One other factor must be mentioned. Every society has its critics: successful ones thrive on them. But constructive criticism in Quebec, given the francophone majority’s perception of itself as an embattled minority, all too often leads to a closing of the ranks against what is invariably described as “Quebec-bashing.” If from outside, it is put down to ignorance of Quebec’s particularity; if from a non-francophone Quebecer, a failure to identify with the goals and values of the majority; if from a francophone, a traitorous readiness to advance on the backs of his fellows. One half expects to hear the same in this case.

  58. Je ne vois pas, mon cher Pierre, en quoi le commentaire que j’ai publié hier à 17h04 était inapproprié, ni en quoi il y avait insinuation malveillante, ni en quoi le commentaire était indigne de moi. Je soulignais tout simplement (abstraction faite du sujet abordé) que vous terminiez votre quart de travail et que vous pourriez ainsi profiter de vos moments de loisir pour répondre.

    Revenons maintenant au sujet de ce commentaire de 17h04.

    Ce qui est inapproprié, malveillant et indigne du juriste que vous êtes, c’est le fait d’accepter les propos de Coyne dans leur intégralité, incluant cette partie de son brulôt où il parle de cet atavisme des québécois qui en ferait des êtres propices à corrompre et à être corrompus.

    Ce qui est inapproprié, c’est votre refus de condamner ces propos racistes de Coyne, après qu’il vous eut été démontré que racistes, ils étaient.

  59. Sans dire texteuellement que c’est dans nos gênes il dit ceci:

    « has given rise to a peculiar set of pathologies. »

    Quand on parle des pathologies d’un peuple on entre carrément dans le domaine du racisme.

    L’énergie que vous mettez à défendre ce sale « basheux » en dit long sur votre propre hostilité envers les Québécois.

    Jean Émard

  60. Quand on parle des pathologies d’un peuple on entre carrément dans le domaine du racisme.

    No way, Émard. Vous l’interprétez à travers une grille de victime opprimée et tristement vilipendée Ça ne va pas du tout dans le sens que vous proposez. Et laissez donc vos insultes et vos attaques personnelles derrière vous. Paraît que ce blogue se veut civilisé d’après ce que j’ai cru entendre.

  61. « No way, Émard. Vous l’interprétez à travers une grille de victime opprimée et tristement vilipendée  » pouloutine

    ===

    Meu non. La seule grille à travers laquelle j’interprète « pathologies » dans le cas où on parle d’un peuple est celle du dictionnaire. 😉

    Jean Émard

  62. « Et laissez donc vos insultes et vos attaques personnelles derrière vous. Paraît que ce blogue se veut civilisé d’après ce que j’ai cru entendre. » pouloutine

    ===

    Pourquoi prendre ça pour une insulte ? Assumez-vous.

    Vous manifester fièrement ici et ailleurs, votre mépris envers tout ce qui touche le Québec.

    La « haine de soi » est devenue une valeur incontournable des drettristes. 😉

    Jean Émard

  63. @Poulou 11h56

    « Où çà qu’il dit une telle chose?… spécifiez le passge dans ce qui suit, svp. avant de m’insulter et m’abreuver de force avec vos admonestations. »

    = = = = =

    Au commentaire et à la citation de Jean Émard (12h14), j’ajoute ces extraits tirés du brûlot de Coyne:

    « Governments and business have been corrupting each other across this country since pre-Confederation days. But in no other province does it feel quite so . . . inevitable. »
    « The roots of corruption run deep in the province.  »
    « What explains Quebec’s unusual susceptibility to money politics? Deeply entrenched deference to authority? A worldly Catholic tolerance of official vice?

    Que veut dire Coyne quand il souligne que nulle part la corruption n’est-elle plus inévitable qu’elle ne l’est au Québec? Pourquoi fait-il allusion aux racines catholiques du Québec, le catholicisme étant par ailleurs tolérant du « official vice »?

    Vous m’accusiez d’insinuations malveillantes à votre égard. Pourtant, je n’ai jamais écrit sur ce blogue que vous trichiez votre employeur en « bloguant » sur vos heures de bureau. Je ne nie pas avoir écrit que Michael Laughrea pond ses chefs d’oeuvre sur ses heures de travail et/ou depuis le bureau et avec les équipements que son employeur met à sa disposition. Mais je n’ai rien dit de tel, ici, à votre égard.

    Voyez comment vous avez interprété mes paroles…

    Maintenant, demandez-vous comment un Québécois fier de sa québécitude et/ou fier de sa foi catholique peut, et doit, interpréter les allusions de Coyne… Corruption inévitable au Qc, dit-il, mais pourquoi donc si ce n’est de l’atavisme des québécois et de leur foi catholique, si tolérante de la corruption?

    Non, Poulou, vous ne vous en sortirez pas. Coyne EST raciste, du moins cet article du MacLean’s l’est-il.

    Même la direction de Rogers Media s’est dit « mal à l’aise » avec cet article, et l’expression « mal à l’aise » est un euphémisme. Mais elle n’interviendra pas, au nom de la « liberté d’expression » de ses artisans. Dit-elle. Et on ne jouera pas à l’autruche, au nom des dollars générés aussi bien par l’affront de Coyne et par la réplique de Chantal Beaulieu et de Jean-François Lisée dans l’Actualité… une autre publication Rogers.

    PS: mon précédent commentaire a été rédigé avant que je ne prenne connaissance de votre 11h56.

  64. « Paraît que ce blogue se veut civilisé d’après ce que j’ai cru entendre. »

    Quoi, quoi, quoi? Ils en ont parlé à « Guns and Gear », sur Fox Sports Network? 😉

    Ce blogue se veut, en effet, plus civilisé que le Gougounistan, où on a pu lire sous la « plume » d’un honorable PhD: « Son physique répugnant n’excuse de toute manière en rien son attitude haineuse, acariâtre et caractérielle.». Un autre était qualifié de « cloporte » et de « cagoulard à la voix de débile ». Ou encore: « Un fossile a plus de chance d’évoluer que cet énergumène à la voix de débile». Et moi? un caractériel », d’affirmer l’honorable PhD. Références ici: https://papitibi.wordpress.com/2010/09/09/le-betisier-des-vanites/#more-181

    Sur ce même blogue, on a qualifié une PhD de « petite pute », on a dit d’une autre que son visage était vomitif. Et jamais je n’ai lu le moindre commentaire de Poulou dans le but de dénoncer ces écarts de langage…

    Pourquoi ce double langage, Poulou? Dois-je vous rappeler vos propres commentaires, chez Hétu, concernant un certain vice-recteur que vous aviez qualifié de « polype en voie de liquéfaction »?

    Respect calls from respect, non?

    = = = = =

    Cela dit, non, je n’accepterais pas ici que l’on vous qualifie de polype liquéfié. Ça vous va?

  65. papi,

    poulou aime ça faire la victime, comme hono.

    signé La p’tite pute. 😉

  66. Ici, c’est ici. Chez Hétu, c’est chez Hétu, lequel dirige un blogue plus « public » que celui-ci, favorisant certaines opinions pour le moins discutables au détriment d’autres qui ne s’inscrivent malheureusement pas dans le moule de la rectutude politique et dont les dérives langagières sont l’apanage d’une bonne partie de sa coterie. À part çà, no problemo.

  67. Chez Gagnon, n’importe quel intervenant qui ne va pas dans le même sens que le chef se fait varloper.
    J’espère que vous vous amusez un peu ici aussi, tout de même…

  68. Il n’est pas plus une farce que l’autre dont j’ai fait mention, sinon qu’il ne peut avoir une envergure médiatique similaire et que son proprio n’est point payé pour l’exploiter et encore moins protégé par une très généreuse convention collective.

  69. C’est quoi la différence entre ce blogue et celui de Gagnon, mise à part l’idéologie?

  70. Les libartariens sont les fils spirituels des créditistes des années 60.

    Même crainte de l’état et des taxes.

    Même gang marginaux un peu demeurés.

    Même incapacité à nous dire où exactement leur merveilleux système a fait ses preuves.

    Et Gagnon est un peu le Louis Event des années 2010.

    Ne leur manque qu’un bérêt et un chapelet.

    Jean Émard

  71. Quel blogue?, celui de Hétu ou celui de Papitibi versus celui de Gagnon?

  72. Poulou,

    Ce blogue, ça veut dire celui-ci, pas un autre. D’ailleurs, c’est vous qui avez introduit celui de Hétu.

    Alors, je me répète: « C’est quoi la différence entre ce blogue et celui de Gagnon, mise à part l’idéologie? »

    Et ne me répondez pas le blogueur.

  73. Un est axé à gauche (celui-ci), l’autre à droite. Celui de Gagnon est souvent visité par des gens de gauche. Le présent blogue est aussi vistité (mais ceci plus rarement) par des gens de droite. C’est ce que vous désiriez savoir?

  74. Ah oui, mise à part l’idéologie: sur ce point, no difference at all. Je m’amuse autant dans l’un que dans l’autre. Allez-vous imaginer que je vais faire changer d’avis à des personnes qui plaident depuis des lustres pour une position ou une autre? Non. C’est seulement sain que des opînions contraires apparaissent de temps à autre, question de faire sortir les gens de leur cocon intellectuel et éviter la complaisance mutuelle, ce qui est d’un ennui, mais d’un ennui!

  75. @pouloutine

    Si le libertarianisme proné par Gagnon, est une simple question de gauche/droite, alors vous devriez pouvoir nous foirnir un ou quelques exemples de sociétés ou pays qui fonctionne sous ce système.

    Jean Émard

  76. @Jean Émard 14h54
    « J’ai répondu plusieurs fois à Laughrea chez Lisée et presque chaque fois je me suis fait censurer. J’ai communiqué cela à Lisée qui m’a dit n’avoir rien à voir avec la modération des blogues de l’Actualité. »

    = = =

    Sur Lactualite.com, il y a une équipe de modérateurs qui ne font que cela. Il y a Crystelle Crépeau et, apparemment, un deuxième modérateur depuis un certain temps. Chantal Hébert – du temps où elle y avait son blogue, ne lisait même pas les commentaires publiés sous ses billets. Pour plus de précisions, voir mon billet sur la modération à l’Actualité…

  77. Mon avis est que le poste de modérateur est souvent utilisé pour filtrer les idées qui vont à contre-sens de celles du modo lui-même. J’ai pas de preuves mais ça ressemble à ca chez Lisée. Hono et quelques autres bacheux ont le champ libre et prennent une place de plus en plus importante. Impossible à mon avis que le modo ne soit pas d’accord avec ces idées. Je peux me gourrer mais je pense que ça ressemble à ça.

    Le plus bizarre est que Lisée ne semble pas vouloir s’en mêler, possiblement parce qu’il en a rien à cirer de lire les commentaires. Et il n’a peut-être pas tort. Dans sa réponse, il s’est dit désolé mais sans rien proposer. Je n’ai pas insisté.

    Jean Émard

  78. @poulou

    « les dérives langagières [NDLR: sur le blogue de Richard Hétu] sont l’apanage d’une bonne partie de sa coterie. »

    Faux. « Avoir l’apanage de » = « avoir l’exclusivité de » (multidictionnaire De Villers).

    Et de un, Picotte et ses 30 (et +) pseudos n’en rate pas une.

    Et de deux, cet inestimable PhD de mes deux n’a jamais fait dans la dentelle; à vrai dire, je commençais à en avoir plein le cul de me faire dire que je suis un « idiot utile », un antisémite primaire, un cagoulard, un pleutre, alouette… Et je ne parle ici que de ses attaques qui visaient l’ensemble de la soit-disant « coterie »…

    Et de trois, je me souviens d’un certain Pouloutine qui utilisait chez Hétu des expressions d’une exquise civilité, comme « poufiasses malodorantes » et « polype en voie de liquéfaction », pour désigner respectivement les musulmanes voilées et le vice-recteur Houle.

    Avant d’affirmer péremptoirement que les dérives langagières sont l’apanage de la coterie, chez Hétu, faudrait peut-être méditer les quelques paragraphes qui précèdent…

    Ce genre d’affirmations (la citation ci-dessus) contribue à rehausser votre prestige et votre crédibilité, vous croyez? J’espère que vos plaidoiries ne sont pas à l’image de cet argument que vous tenez ici…

    = = =

    Mais il y a plus.

    Oui, la « coterie » n’est pas à l’abri de certaines dérives langagières, comme vous dites. Mais faudrait peut-être mettre ça, en bonne partie, sur le compte des injures répétées dont certains de ses membres émérites ont toujours été l’objet. Que ce soit chez Hétu, où ils pouvaient répliquer, ou sur Antagoniste, où ils assistaient au spectacle sans pouvoir intervenir auprès du modérateur, lui même peu enclin à la modération…

    Gardez-vous une p’tite gène, Me Bouchard, avant de vesser aussi fétude, comme dirait le pouhaîte Paul Laurendeau…

  79. @ poulou

    « Chez Gagnon, j’ai l’occasion de m’amuser. » – 15h20

    Vous amuser? À la manière de Jean-François « Jeff » Fillion lorsqu’il s’amusait en diffamant Sophie Chiasson, une victime sans défense?

    Mais alors, par souci de cohérence, ne devriez-vous pas cesser de vous plaindre du langage « outrancier » des membres de la coterie? Tout le monde ne s’amuse-t-il pas?

    = = = = =

    « Un est axé à gauche (celui-ci), l’autre à droite. Celui de Gagnon est souvent visité par des gens de gauche. Le présent blogue est aussi vistité (mais ceci plus rarement) par des gens de droite. C’est ce que vous désiriez savoir? » – Poulou 17h50, complété à 17h55

    Il y a « visite » et « visite ». Visite furtive, et visite avec commentaire. Sur Antagoniste, la critique se limite à quelques rares interventions (ManiHack, Cyberlou, Letight, un autre dont le pseudo commence par T, et j’ai commis 3 commentaires – en réalité, une dizaine mais les autres ont été rejetés pour des motifs purement idéologiques). Ici, deux opposants se sont manifestés dans les premières semaines; ensuite, il y a eu Respectable, Soutasse (c’est le même), Jean-Luc Proulx et Pouloutine, tous de droite.

    Je suis débordé ici aussi bien sur la droite que sur la gauche, par ailleurs. David Gendron (anarcho-pragmatiste) et Guillemette (communiste) n’appartiennent pas à la même famille politique que moi, mais j’ai apprécié leurs interventions, parce qu’elles nourrissent le débat.

    Chez Hétu, Yvon Thivierge me semble marxiste, et Paul Laurendeau EST marxiste; une petite recherche suffirait à mettre au jour des conflits majeurs entre ces deux-là et le soussigné. Mais vous ne voulez voir que mes différends idéologiques avec la droite.

    Picotte n’a pas été banni de ce blogue en raison de ses opinions, mais parce que je n’aime pas vraiment être menacé de devoir ramasser mes dents sur le trottoir.

    Jamais je ne bannirai ici ni ne censurerai un commentateur pour ses opinions de droite. Mais je ne laisserai pas publier des propos méprisants, injurieux, diffamants ou racistes.

    Vous affirmez à 17h50 que mis à part l’idéologie, rien ne distingue mon blogue de celui de Gagnon…

    Heu…

    Gagnon manque de respect à l’égard de Jean-Luc Proulx et des souverainistes de son blogue, quand il est question du Qc. Il manque régulièrement de respect envers Caligula – qui est pourtant à droite de la ligne médiane (mais pas à tous égards). Dès que sa propre opinion est contestée, Gagnon invoque sa soit-disant infaillibilité dogmatique. Il est LE PAPE. Et il excommunie sans compter.

    Si c’est ainsi que vous me percevez – mais de l’autre côté du spectre politique, vous devriez consulter un optométriste.

  80. « Paul Laurendeau EST marxiste; » papitibi

    ===

    Tendance Groucho. 🙂

    Jean Émard

  81. « Hono et quelques autres bacheux ont le champ libre et prennent une place de plus en plus importante. »

    Lisée n’est probablement pas mécontent de lire les délires de François Premier, de Hono et de quelques autres dretteux incapables d’argumenter intelligemment.

    Il m’est arrivé de dénoncer à Carole Beaulieu (rédactrice en chef) des propos antisémites de feu Vastel. Et aussi des propos islamophobes et d’autres qui étaient empreints de mépris à l’égard des autochtones. Mais sans m’en dire davantage, madame Beaulieu m’avait demandé de ne PAS porter plainte, La nature va s’en charger… Vastel est décédé peu après; j’ai alors compris le sens de sa demande…

    Laughrea et son comparse Picotte dit Respectable se vantent régulièrement d’exercer des pressions sur la direction du Groupe Gesca. Font-ils de même à l’endroit de l’Actualité?

    Je pose la question. Mais quand on sait quel sale coup le B’nai Brith avait oprchestré contre Yves Michaud, je ne doute pas un seul instant de son influence NÉGATIVE sur les modérateurs, quels qu’ils soient.

  82. Ouep. D’ailleurs, je l’ai souvent qualifié de groucho-marxiste. Lui et moi savons pourquoi je suis incapable d’éprouver le moindre respect pour lui. Non pas en raison de ses idées, mais en raison d’un échange que j’eus avec lui sur son blogue.

    Sous prétexte que je ne détiens pas de droits d’auteur sur les commentaires que je lui avais adressés, il a réinventé un échange que nous avions eu lui et moi, mais personne ne saurait être dupe quand « Warren Peace » se met à écrire dans le style lourdaud et avec le vocabulaire précieusement ridicule du grand pouhaîte qu’est Pédant Laurandouille.

  83. C’est pas mal ça qui est ça. 😉

    La Somalie et le village aux USA qui laisse brûler ta maison si t’as pas payé ta contribution aux pompiers.

    Jean Émard

  84. Ce Laurendeau est, comme bien des hommes de son genre, un « boomer lyrique » qui aime illustrer ses propos à l’aide de souvenirs cinématographiques ou des textes de chansons. Il y avait un dénommé Caméléon ( de sinistre mémoire) chez Hétu qui faisait dans le même genre, parsemant ses propos de chansonnettes sur YouTube à défaut de maîtriser son sujet. Il s’est d’ailleurs mystérieusement évaporé depuis quelque temps.

    Modérateur: de sinistre mémoire? C’est une opinion. Que je ne partage pas. Caméléon est un commentateur passionné, intègre, sincère, aux opinions tranchées mais néanmoins « fair and balanced »!. Vous êtes plus « extrémiste » que lui, by the way. S’il dénonce les exactions d’Israël, il sait également dénoncer le Hamas et le Hezbollah. Si vous dénoncez ces deux derniers, vous fermez par contre les yeux sur loes exactions d’Israël…

    Quant aux chansonnettes, non, elles n’ont rien à voir avec la maîtrise ou l’absence de maîtrise du sujet. Chez Richard Hétu, personne, et je dis bien PERSONNE, ne peut se vanter de maîtriser TOUS les sujets qu’il/elle commente. Certains ont une formation qui leur permet de parler d’autorité sur certains sujets. Il y a là des historiens de formation, des économistes, des juristes, et même, tiens, une post-doctorante en climatologie, par ailleurs très discrète quand à son profil. Ça n’a jamais empêché le Dr en bibitologie (PhD en biophysique moléculaire et en biochimie, pour être plus précis), spécialiste du VIH, pseudo-exégète des textes dits sacrés, de se prétendre plus fin connaisseur en histoire qu’un historien, plus fin connaisseur en théologie que deux théologiens de formation, plus connaisseur en droit que des juristes…

    Caméléon connaît ses limites, lui. Ce n’est pas le cas de votre honorableami et idéologue.

    Alors pour la « sinistre mémoire », on repassera. J’ai laissé passé votre commentaire, mais je me devais de remettre les pendules à l’heure.

    Full disclosure: je connais Caméléon.

  85. Je suis assez d’accord avec toi sur ces deux sbires.

    Mais je ne vois pas le lien avec le fait qu’ils soient boomer ou non. Je n’aime pas ce genre d’association que ce soit avec les boomers ou avec tout autre groupe d’âge. La bêtise est universelle.

    Jean Émard

  86. C’est un clin d’oeil à un ouvrage s’intitulant « La génération lyrique » , dépeignant justement cette génération, écrit par François Ricard.

  87. «C’est un clin d’oeil à un ouvrage s’intitulant « La génération lyrique » »

    On peut bien sûr trouver des tendances de comportement dans les différentes générations. Mais, c’est une erreur commune de les attribuer à chacun des individus faisant partie d’une même génération. Ce serait comme dire que tous les Québécois touchent le même revenu, bref attribuer la moyenne à chacun des individus qui font partie du groupe sur lequel la moyenne est calculée.

    En plus, je demeure toujours sceptique quand j’entends que les boomers sont comme ci, les X comme ça et les Y différents des deux autres.

  88. Je suis tout-à-fait d’accord avec Papi pour ce qui est de Caméléon… Il est certes passionné (surtout en ce qui a trait à la situation au proche-orient), mais il est aussi capable d’avouer ses torts, et il fut souvent le premier à ramener à l’ordre ceux qui faisaient des amalgammes douteux suintant le racisme, d’un côté comme de l’autre.

  89. La principale raison pour laquelle je ne fréquente plus Hétu depuis quelques mois (sauf 1-2 messages hier) c’est justement le sieur Caméléon. Politiquement on partage plusieurs points de vues mais ça ne m’empêche pas de penser que c’est un type intellectuellement malhonnête quand il s’agit pour lui de « gagner » une discussion.

    Jean Émard

  90. Ça n’empêche pas que je puisse lui trouver un côté lyrique à ce Caméléon, en raison de sa façon d’accompagner plusieurs de ses commentaires de références filmiques ou pop-musicales. Il l’a démontré à maintes reprises, sa passion lui ayant fait souvent perdre les pédales. Fair and balanced? J’ai vu mieux. C’est juste un constat. Mais je n’ai pas à faire le procès de quiconque. Il y en a cependant des encore moins « fair and balanced » (vous prenez vos expressions chez Fox News)chez Hétu qui le remplacent. Quant à « Honorable », je ne le connais pas sauf par ses interventions. Malgré vos dires, ce n’est pas un ami. Bien qu’il semble que vous ayiez vécu un contentieux des plus dramatique avec lui, ses rares interventions çà et là (depuis un certain temps) devraient vous inciter à en faire fi et à passer à autre chose.

  91. Un sain scepticisme sur les clichés et racourcis historique est une bonne chose. Il faut toujours faire deux colonnes, celle des bons coups et celle des mauvais. Il faut faire cet exercice pour Duplessis aussi, il n’a pas eu tout faux ça c’est sûr.

    Jean Émard

  92. @ Me Pouloutine

    C.est sûr que l’expression «grande noirceur» manque de nuance, mais Vaugeois aussi ! Dès le début de sa lettre, il montre son parti pris. Il compare les 100 000 emplois que Bourassa a promis de créer en 1 an à 100 000 emplois créés en 10 ans (1946-1956) ! C’est 10 000 par année ! Je sais bien que cela n’est pas le point essentiel de son texte (même s’il a choisi de le mettre en premier), mais il m’a perdu en partant. Si je trouve cette erreur en partant sur un sujet que je maîtrise bien, comment pourrais-je lui faire confiance sur des sujets que je connais moins ?

    Il dit ensuite que «le salaire moyen avait plus que doublé pendant la même période». Il ne cite aucune source, ne compare pas ce salaire avec d’autres provinces, bref, cela ne veut rien dire. Et son million de jeunes (de jeunes ???) bien scolarisés est de l’affabulation pure. À moins que de terminer sa neuvième année soit considéré comme être bien scolarisé…

    Bref, aucune crédibilité au départ…

  93. « Et son million de jeunes (de jeunes ???) bien scolarisés est de l’affabulation pure. À moins que de terminer sa neuvième année soit considéré comme être bien scolarisé… » Darwin

    ===

    Vaugeois cite-t-il ses sources ?

    En tant qu’ancien fonctionnaire au ministère de l’Éducation j’imagine qu’il n’a pas inventé ça.

    À qui se fier si personne ne donne ses sources ?

    Jean Émard

  94. Je vais me procurer son ouvrage, c’est sûr. Ça sort la semaine prochaine et on devrait y retrouver les sources de ses affirmations. Mais je suis d’accord que l’on ne peut jeter du revers de la main toute la période qu’ont vécue nos grands-parents sous prétexte qu’ils n’avaient pas été touchés par la grande « Illumination » de Jean Lesage . Aux dernières nouvelles, ils furent heureux, bien plus que certaines personnes que je connais et qui ont aujourd’hui entre 15 et 20 ans.

  95. Et Conrad Black (oui, oui, je sais… le maître de ce blogue va trembler de colère à la seule mention de cet individu), qui a écrit une grande bio de Duplessis, nous propose ce qui suit dans le National Post d’aujourd’hui:

    The canonization this week of Quebec’s Brother André (Bessette) reopened a window on Quebec’s largely forgotten, yet recent, past.

    In the times before the Quiet Revolution, French Quebec relied for its survival on clerical personnel to operate the schools and hospitals, and on a very high birthrate to sustain its demographic proportion of Canada. There was almost no capital formation in French Quebec, and the people advanced from generation to generation by recourse to prodigies of faith and self-help. The Caisses Populaires Desjardins developed, attached to almost every Roman Catholic parish in Quebec, as a chain of co-operative credit unions, enabling each parochial unit of society to pool resources to assist worthwhile local enterprises.

    There was great emphasis on co-operation: a social animation technique in which energy and élan were substituted for traditional capital. It is customary to denigrate all this now, as clericalized, superstitious hokum, the antiquated mores of a primitive society.
    Brother André was one of 10 surviving children born in a little rural house about 20 miles east of Montreal in 1845. The children were parceled out to relatives after their parents had both died by the time André was 12. He was brought up by an aunt, and emigrated to New England to work in a textile mill making uniforms for the Union Army in the Civil War. He returned when Canadian Confederation was established and became a brother of the Holy Cross order. Despite frail health and imperfect literacy, he became the porter at Notre Dame College in Côte-des-Neiges, Montreal, starting in 1874, and continuing in that function for over 40 years. The most famous of the students that he tended in this capacity would be Maurice Duplessis, Quebec’s leading political personality for a whole generation starting in the early 1930s, and the province’s only five-term premier.

    Brother André, though indifferently educated, became steadily more famous for his amiable religious fervour, helpfulness, diligence and the frequent medically inexplicable recovery to good health of sick parishioners of the college church whom he visited and comforted. He denied with great vehemence that he possessed any healing powers, but his canonization results from his having, after exhaustive scientific research, been judged the responsible intermediary for authentic miracles.

    His fame spread, and in 1904, he used his ever growing renown to sponsor a chapel to St. Joseph on Mount Royal in Montreal. The first chapel was little more than a hillside wooden shed, but it was succeeded by more substantial structures until the immense basilica oratory that crowns Montreal now arose from the contributions of the faithful. The exterior was largely complete when Brother André died in January 1937, aged 91. One million mourners, led by the recently installed premier Duplessis, participated in the obsequies — about a quarter of the whole French population of Quebec. Duplessis personally paid for André’s marble sarcophagus, and at the ceremony that began the canonization process in 1955, Duplessis spoke to a huge audience on the slope of Mount Royal from the doors of the oratory and concluded his remarks by turning to Montreal’s formidable archbishop, Paul-Émile Cardinal Leger, and said: “Brother André endured me as a student for 10 years, and please advise His Holiness the Pope that for that, he deserves, alone and at least, to be crowned a saint at the side of his friend, St. Joseph.”

    It need hardly be emphasized how far into memory the ethos of that time has receded in Quebec, and certainly, modernization was required. I have discussed in this space before the excesses of the Quiet Revolution mythology, and have made the point that Duplessis’ long regime was not the Great Darkness that has been claimed and believed. It built 3,000 schools, most of Quebec’s universities and hospitals, roads and autoroutes, brought electricity to rural areas, and vastly improved social services, precisely because the government could pay very modest wages and salaries to un-unionized, un-avaricious, clerical personnel, fiercely dedicated like Brother André, avoiding debt and stimulating prosperity and economic activity with low taxes. It was a unique blend of traditional Quebec faith-based spiritually inspired self-help, with what would 30 years later be called supply-side industrialization.

    It worked well in its time, and produced the greatest economic growth and political stability in Quebec’s history, but it could not long survive the death in office of its architect. And Duplessis’ Quebec certainly was priest-ridden and lubricated by an official patronage system that was incompatible with contemporary Western political science by the 1960s, though it was less heavy-handedly capricious than the 39-year Liberal regime that had preceded it.

    Among the reasons for Duplessis’ unprecedented political and economic success was that he was the first Quebec leader to force the federal government to respect the British North America Act’s attribution of a concurrent federal-provincial jurisdiction over direct taxes, to enforce absolutely the provincial prerogative over property, civil rights and social programs, and to exalt the provincial government over the Roman Catholic Church in the organization of Quebec society. One of his more famous lines was “The bishops eat from my hand,” not a reflection that any of his predecessors could have said, both because it was not, in their cases, accurate, and because it would have been political suicide. The Quiet Revolution was made possible because Maurice Duplessis created, retrieved, and preserved the provincial secular authority to enact it.

    This is not the place for a reprise of the balance sheet of the ancien regime in Quebec, but I remind readers that, apart from preserving the language and almost all social services in French Quebec for 350 years from the times of Champlain to the Quiet Revolution, the Church in Quebec rendered great service to the unity of Canada. Cardinal Leger’s predecessor as leader of the Quebec Church, J.-M. Rodrigue Cardinal Villeneuve, advised prime minister Mackenzie King to recruit Louis S. St. Laurent to replace the dying Ernest Lapointe as Quebec federal Liberal leader in 1941, and suppressed anti-war clergy, stating with his full and imposing authority in 1942, inter alia: “Damned be war, but let us thank God for the opportunity and sacred duty to sacrifice all, including our blood, to the salvation of civilization from the enemies of God and man.” (His successor as archbishop of Quebec, Maurice Cardinal Roy, was on active duty, achieving the rank of general, and was chaplain general of the Canadian armed forces.)

    The trajectory of Quebec history these last 50 years was highlighted by these four utterances last week, while Quebec observed the elevation of Brother André:

    First, the egregious charlatan Gilles Duceppe, leader of the Bloc Québécois, told a handful of Washington think-tank luncheoners that the independence of Quebec, what Duplessis called “the scandalous profanation of separatism,” was imminent. It isn’t.

    Second, federal Conservative MP and former cabinet minister Maxime Bernier told the Albany Club in Toronto that Canada should go back to the middle constitutional way embodied by Duplessis (without naming the man). That means provincial control of its allotted jurisdictions within Confederation: education, and social programs, with the taxing power to execute them, within a renewed Confederation rescued from the bipolarity of separatism and over-centralization. It should.

    Third, Montreal financier De Wolfe Shaw wrote in the Montreal Gazette that if the Quebec nationalists had not frightened hundreds of thousands of people out of Quebec since 1960, Quebec would have no deficit. This is true.

    And fourth, former Quebec finance minister Raymond Garneau, at the observation of the 40th anniversary of the murder of Quebec labour minister Pierre Laporte in the October Crisis of 1970, stated that to “see the assassin Paul Rose interviewed on the CBC French network, one could believe that murderers were victims and victims murderers.”

    The Great Darkness was not dark, and the Quiet Revolution was not quiet. Napoleon famously said: “History is lies agreed upon.” Henry Ford, of all people, said: “History is bunk.” In Quebec today, they would both be correct, and this is an unhealthy thing in any society.

  96. « Third, Montreal financier De Wolfe Shaw wrote in the Montreal Gazette that if the Quebec nationalists had not frightened hundreds of thousands of people out of Quebec since 1960, Quebec would have no deficit. » Conrad Black

    ===

    Et peut-être que si ceux qui sont partis s’étaient informés à d’autre sources que Ze Gazette, que leur perception du nationalisme québécois auraient été moins « effrayante » ? 🙂

    Jean Émard

  97. @Poulou 16h50

    « Fair and balanced? J’ai vu mieux. C’est juste un constat. Mais je n’ai pas à faire le procès de quiconque. Il y en a cependant des encore moins « fair and balanced » (vous prenez vos expressions chez Fox News) chez Hétu qui le remplacent. »

    Moi aussi, j’ai vu plus « fair and balanced » que mon ami Caméléon, mais j’essaie de me rappeler quels commentateurs de droite, chez Hétu ou sur Antagoniste, lui sont supérieurs à cet égard.

    Certes, Ankh (pour ne nommer que lui) est plus modéré que Caméléon. Moi aussi, d’ailleurs. Mais chez les droitistes dont je lis trop souvent les opinions pleines de mépris et de préjugés, je cherche… et un seul nom me vient à l’esprit: Julie Voyelle…

    = = = = =

    « Quant à « Honorable », je ne le connais pas sauf par ses interventions… ses rares interventions çà et là (depuis un certain temps) devraient vous inciter à en faire fi et à passer à autre chose. »

    Non. Honorable est parti en croisade, il colporte des faussetés, et je le perçois comme un mercenaire de la cause juive, qu’il croit servir et qu’il dessert, au contraire, par ses interventions.

    J’éprouve moi-même trop de respect envers la judéité pour laisser passer! Un peu de sang juif coule dans mes veines, et mon ex (#2), convertie au judaïsme il y a ± 25 ans demeure pour moi un facteur déterminant: les exactions d’Israël attirent sur les Juifs et juifs d’ici un regard sévère qu’ils ne méritent pas. Ce dont je me désole.

  98. «Ça sort la semaine prochaine et on devrait y retrouver les sources de ses affirmations.»

    Bon, c’est à moi de chercher des sources…

    «Vers 1960, 30 % des élèves atteignent la 9e année, 14 %, la 11e. »

    http://www.ledevoir.com/societe/education/296840/les-enfants-une-main-d-oeuvre-bon-marche-l-ecole-ne-deviendra-obligatoire-jusqu-a-14-ans-qu-en-1943

    Bon, il s’agit d’une autre affirmation sans source. D’après les données de Institut de la statistique du Québec, il y avait moins de 1 millions de jeunes âgées de 15 à 24 ans en 1960… Et ils n’étaient pas tous bien scolarisés ! Mais Vaugeois n’a pas dit ce qu’est un jeune (15-54 ans, peut-être…) !

    Selon les données du recensement de 2006, 47 % des Québécois âgés de 65 ans et plus n’avaient aucun diplôme, même pas un DES…

    Bref, son million de jeunes bien scolarisés est de la bullshit…

  99. @poulou 18h03
    « Et Conrad Black (oui, oui, je sais… le maître de ce blogue va trembler de colère à la seule mention de cet individu), qui a écrit une grande bio de Duplessis, nous propose ce qui suit dans le National Post d’aujourd’hui… »

    Le « maître de ce blogue » est capable de faire la différence entre Lord Black (celui qui a renoncé à sa nationalité pour devenir Lord), Conrad Black le biographe de Duplessis, bien documenté, cet autre Conrad Black, qui a monté un empire de presse, et ce dernier Conrad Black qui s’est hissé au sommet en tournant les coins un peu rond et dont la moralité, l’éthique et l’honnêteté ont été estimées douteuses par la Cour.

    Celui auquel vous référez est le biographe; avec celui-là, pas de problème… a priori.

    = = =

    « apart from preserving the language and almost all social services in French Quebec for 350 years from the times of Champlain to the Quiet Revolution, the Church in Quebec rendered great service to the unity of Canada. Cardinal Leger’s predecessor as leader of the Quebec Church, J.-M. Rodrigue Cardinal Villeneuve… and suppressed anti-war clergy, stating with his full and imposing authority in 1942, inter alia: “Damned be war, but let us thank God for the opportunity and sacred duty to sacrifice all, including our blood, to the salvation of civilization from the enemies of God and man.”

    J’ai toujours affirmé que son dessein de protéger la Foi catholique (et le bassin des payeurs de la dime!) a fait du clergé, accessoirement, un protecteur de la langue… jusqu’à ce qu’il ne devienne un éteignoir de la langue en refusant l’intégration des élèves allophones aux écoles catholiques.

    « Suppress anti-war clergy »? Noble est la volonté de protéger l’intégrité de la Civilisation des hordes barbares d’Attil Hitler. Moins noble est toutefois cette mise à l’écart du clergé anti-conscriptionniste. Et pas nécessairement appropriée la menace d’expropriation des opposants, telle que lancée en chaire par les curés.

    Nuances, Poulou. Sachez faire preuve de nuances…

    = = =

     » First, the egregious charlatan Gilles Duceppe, leader of the Bloc Québécois, told a handful of Washington think-tank luncheoners that the independence of Quebec, what Duplessis called “the scandalous profanation of separatism,” was imminent. It isn’t. »

    Et de un, je ne vois pas en quoi Duceppe peut être accusé de charlatanisme flagrant, sans qu’on puisse en même temps parler de ce charlatan à moumoute qui feint d’ignorer les véritables motifs de la perte de crédibilité du Canada sur la scène internationale, malgré, en 2010, la tenue des Olympiades à Vancouver et la tenue des sommets G8-G-20. Pour plus de détails: https://papitibi.wordpress.com/2010/10/12/onu-toute-une-claque-sua-yeule/

    Et de deux, concernant cette fuite des anglophones devant la montée appréhendée du nationalisme, je fais miens les propos de Jean Émard dans sa réplique de 18h19

  100. Concernant le point 3 de Conrad Black rapporté par Pouloutine (le déficit du Québec vs. l’exode d’une partie de la population, qui a peur du mouvement souverainiste): à ce que je sache, toutes les provinces canadiennes (sauf la Saskatchewan) trainent un déficit. So what’s your point again?

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