14 commentaires sur “CAV(e?): le triangle Charest-Auclair-Vaillancourt

  1. Curieux, mais d’à-propos, le fait que vous parliez d’Yves Michaud et de son épisode à l’Assemblée nationale, Papitibi.

    Je fouinais sur Internet pour obtenir le ratio du revenu des chefs d’entreprise par rapport au revenu moyen des travailleurs, et je suis arrivé dans Branchez-vous et les Opinions de Gérald Larose.

    Je sais que le texte est un peu long, mais le voici :
    http://larose.branchez-vous.com/2010/11/le-cas-michaud-des-excuses-svp.html

    lundi 1 novembre 2010 à 0H01

    « Le cas Michaud. Des excuses s.v.p. »

    Peut-être ai-je été distrait! Il me semble que personne de BV, 10 ans après l’évènement, n’est revenu sur le cas Michaud. Je présidais la Commission des États généraux sur la situation et l’avenir de la langue française au Québec devant laquelle, prétendument, Yves Michaud avait émis des « propos inacceptables à l’égard des communautés ethniques et , en particulier, à l’égard de la communauté juive » pour reprendre le mot à mot de la résolution le condamnant. J’étais donc un acteur. Je déclare, ici, mon intérêt.

    Comme bien du monde, y compris Yves Michaud je crois, c’est en regardant les informations en soirée que j’apprends que pour des propos dont je n’avais absolument aucun souvenir l’Assemblée nationale avait condamné un des témoins qui s’était présenté devant nous dans la journée. Je passe un appel au secrétaire de la Commission à qui j’apprenais la nouvelle. Il en était tout aussi surpris. D’autant plus que nous nous souvenions d’avoir entendu le témoin en question professer des propos très exactement à l’opposé de ceux qu’on lui reprochait. Textuellement il avait cité le Chanoine Groulx « qui nous invitait à posséder, comme les Juifs, leur âpre volonté de survivance, leur invincible esprit de solidarité, leur impérissable armature morale ».

    C’est le lendemain que nous avons découvert qu’il y avait eu invention pure et simple d’une situation qui ne s’était jamais produite devant nous et qui, à l’initiative de Jean Charest, alors chef de l’opposition, entérinée par Lucien Bouchard, chef du gouvernement, avait conduit l’Assemblée nationale à poser le geste totalement inédit de condamner un citoyen pour délit d’opinion.

    10 ans après le fait, l’historien Gaston Deschênes, qui à l’époque était chef du Service de recherche et directeur des Études documentaires de l’Assemblée nationale, publie aux Éditions Septentrion, L’affaire Michaud. Chronique d’une exécution parlementaire. Fulgurant de clarté. Une injustice colossale a été commise à l’endroit du citoyen Michaud.

    Premièrement les propos qu’on lui prête n’ont jamais existé. On n’en retrouve aucune trace dans les verbatims de la Commission, ni dans ses écrits, ni ailleurs.

    Deuxièmement, aucune législature en 215 ans de parlementarisme britannique et en 210 ans de parlementarisme québécois (après Londres c’est au Québec que fut créé le deuxième parlement au monde), n’a condamné un citoyen pour délit d’opinion. C’est la responsabilité des tribunaux de le faire quand il y a matière. Il est arrivé que des législatures aient sévi contre des citoyens qui avaient remis en cause les prérogatives, l’intégrité ou le fonctionnement des parlementaires ou de l’institution.

    Troisièment, la condamnation est venue en contravention aux règles minimales d’audition et de défense: aucune enquête ni vérification des faits, aucune convocation ni audition de l’intimé et dans une précipitation que seuls les tribunaux chinois de l’époque de la Bande des Quatre ont peut-être battue.

    À la lumière des faits fabuleusement exposés par l’historien Gaston Deschênes il faut constater que l’Assemblée nationale s’est payé une magistrale bavure qu’elle n’a jamais voulu réparer. Yves Michaud y a renoncé. En lieu et place il exige qu’au moins l’Assemblée nationale se mette à l’abri de la récidive en ajoutant à son code de fonctionnement la provision qui interdirait explicitement la pratique fautive.

    Est-il exagéré de demander aux députés compromis par le vote nominal unanime moins un de l’époque et qui siègent encore à l’Assemblée nationale de s’excuser auprès d’Yves Michaud? Simplement. Comme l’ont fait leurs ex-collègues Charbonneau, Landry et Facal. Louise Beaudoin qui siège encore l’a fait également. Ce faisant l’Assemblée nationale regagnerait quelque peu en dignité. Denrée qui sous la gouvernance de Jean Charest s’est singulièrement raréfiée ces dernières années.

    par Gérald Larose

    Peut-être n’était-ce qu’une manoeuvre illégale pour bâillonner, cerner, faire taire, effrayer, le Robin des Banques ?

    Une chose est certaine : le frisé et le lucide y étaient, dans cette affaire. Mes deux zéros favoris…

  2. @mangouste
    « Le triangle prend des proportions… »

    Surtout lorsque les députés agissent comme des bullies. Belle tête de vainqueur, ce député Drolet.

  3. @Mangouste 12h12

    L’auteur de cette menace, André Drolet, est un fleuron méconnu du caucus libéral. Fier détenteur d’un certificat d’études primaires, d’un diplôme d’études secondaires et même du Cours de vente Roger St-Hilaire en 1988, c’est un vendeur de bière. Ancien représentant O’Keefe et co-propriétaire du Restaurant Ashton de Place-Québec au moment où je m’y suis attablé vers le 20 juin 1988 avec femme et enfants, il aura également été président du Carnaval de Québec en 1993, une année reconnue pour l’élégance des duchesses du Carnaval !

    Que ce gars-là n’aie jamais accédé au Conseil des ministres, c’est vraiment scandaleux. Ministre responsable de Place-Québec, ministre du commerce des liqueurs alcooliques et ministre délégué à la restauration, il me semble que ça aurait été un miniMumm …

    http://www.assnat.qc.ca/fr/deputes/drolet-andre-299/biographie.html

  4. Papitibi,

    12:45

    Tout un phénomène que ce Dédé Trolet ! Oups Drôlet… Oups…

    Un arriviste de première, primaire, d’une importance secondaire, au comportement collégial punissable avec la « strap en rubber ». Un érudit, en somme… Des bras…, de la gueule…, et ça suffit !

  5. Me tromperais-je si j’affirme maintenant que MacLean’s avait somme toute raison?l

  6. @Me Pouloutine

    Peut-être Maclean’s avait raison, quoiqu’il faudrait fouiller les poubelles de toutes les autres provinces pour s’en assurer… 😉

  7. @ Papitibi

    «Fier détenteur d’un certificat d’études primaires, d’un diplôme d’études secondaires et même du Cours de vente Roger St-Hilaire en 1988, c’est un vendeur de bière.»

    Vous connaissez des PhD qui vous ne respectez pas plus ! Le problème est l’individu, pas sa scolarité (ou son manque de)…

  8. @Poulou 19h19

    Me tromperais-je si j’affirme que personne, au Québec, sinon peut-être les corrompus et les corrupteurs eux-mêmes, n’a nié que le Québec soit
    a) très corrompu?
    b) trop corrompu?

    La question n’a jamais été de savoir si la corruption sévit au Québec. La question est de savoir si le Québec est « the most corrupt province ». C’est ce que Maclean’s a affirmé, et tel que libellé (un vieux réflexe de juriste, cette formulation), l’allégué est mal fondé.

    Les questions suivantes mériteraient également d’être posées, mais Maclean’s n’a pas osé la poser, d’autant plus que c’était moins vendeur que le bashing de ce que l’anglo-canadien moyen aime « basher« , à des degrés divers: Toronto et son multiculturalisme, et le Québec:

    a) la gangrène de la corruption s’est-elle installée ailleurs au Canada à des degrés au moins égaux?
    b) est-il possible que la corruption soit plus visible au Québec en raison de la longue histoire de lutte à la corruption (qu’elle soit efficace ou non) au Québec?

    Il y a eu la Commission d’enquête sur le crime organisé (CECO), le tandem Pax Plante / Jean Drapeau, etc. Si j’étais « libéral », vous pourriez me mettre Taschereau sous le nez mais je ne suis pas libéral. Puisque vous vous décrivez comme néo-duplessiste, je vais pouvoir (encore une fois) vous mettre le nez dans les magouilles de Maurice… Moi, j’étais Rhinocéros; forcément, puisque le Parti s’accommode bien du village abitibien de Lacorne (!); on cherche encore des traces de corruption chez les Rhino. Aujourd’hui, je suis plus près des Verts que du NPD, plus près du NPD que des Libéraux, et plus près des libéraux que du Reform. Ma gang est (encore) clean. La vôtre, c’est moins certain. Et plus près de QS que du PQ, plus près du PQ que du PLQ et des reliques de l’ADQ. Or QS (comme l’ADQ) est encore clean…

    À titre d’élu, car j’ai fait de la politique, moi, mossieu, j’étais pas achetable. Mais j’ai reçu aussi bien des offres d’enveloppes que des allusions subtiles à des malheurs éventuels si par hypothèse je néglige de… Rien à faire.

    La corruption, c’est pour les autres, mais les autres ne sont pas nécessairement québécois. Voilà.

  9. @darwin 21h02

    Bien sûr que je connais des PhD que j’ai du mal à respecter, non pas cependant en raison de leur savoir mais en raison de leur arrogance. L’un est groucho-marxiste et s’appelle Paul « Ysengrimus » Laurendeau. L’autre, il enseigne à McGill et j’en ai fait une tête de turc. Mais de façon générale, le genre de menaces qu’a proférées l’ancien représentant O’Keefe et député libérule Drolet, on entend ça plus facilement de la part d’un inculte. Laughrea n’aurai jamais dit pareille ânerie. Il en aurait dit d’autres, mais pas celle-là!

  10. papitibi dit :

    18 novembre 2010 à 21:30

    « …Il y a eu la Commission d’enquête sur le crime organisé (CECO), le tandem Pax Plante / Jean Drapeau, etc… »

    Et, cinq ans avant cela, il y a l’enquête sur les incendies criminels. Vous vous souvenez de cela ? http://www.spvm.qc.ca/fr/sur-le-terrain/lutte-criminalite-incendies-criminels-arson.asp

    Un oncle, enquêteur, a reçu des menaces de mort dans cet épisode…

    Incendies criminels

    Équipe des incendies criminelsLa Section des incendies criminels (SIC) a été créée en 1967, à la suite d’une vague d’incendies criminels qui avait sévi dans la métropole. Le responsable de ces actes criminels, un prêteur sur gages relié au crime organisé, obligeait ses clients à incendier leur résidence et leur commerce dans le but de frauder les compagnies d’assurances.

    Depuis ces débuts mouvementés, le mandat de la SIC s’est beaucoup élargi. Aujourd’hui, la Section chapeaute les enquêtes sur les incendies criminels, les incendies avec décès, les explosions, les engins explosifs, les colis suspects (fondés) et les substances CBRN (chimiques, biologiques, radiologiques et nucléaires).

    Pour accomplir sa mission hautement spécialisée, la SIC, supervisée par un lieutenant-détective, compte sur une équipe de dix sergents-détectives, d’une analyste et d’une préposée au secrétariat. De plus, pour résoudre les crimes difficiles, l’équipe dispose de deux camions de scène, dotés d’une multitude d’outils nécessaires à la recherche des causes et circonstances des incendies.

    Une enquêteure des incendies criminelsSur une scène de crime, l’enquêteur revêt son uniforme, le « bunker suit », une combinaison qui ressemble à celle des pompiers et qui lui confère une protection lors de sa fouille des décombres laissés par les flammes ou l’explosion.

    Étant qualifié par l’ENPQ en tant que « technicien en scène d’incendie », l’enquêteur effectue lui-même ses prélèvements et les achemine par la suite au Laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale (LSJML).

    La seule section d’enquêteurs en incendies criminels à temps plein au Québec !

    Bien que certains corps policiers québécois comptent aussi dans leurs rangs des enquêteurs en incendies criminels, la SIC est la seule équipe qui exerce cette spécialité à temps plein. Elle est ainsi souvent sollicitée pour son expertise, tant par des enquêteurs d’autres corps de police que par l’ENPQ, et même par des stagiaires provenant de l’étranger !

    Elle traite environ 900 à 1200 dossiers d’enquête par année, chacun ayant comme point de départ une scène de crime à examiner. Une fois le modus operandi analysé sur la scène, l’enquêteur met toutes ses connaissances à l’épreuve et emploie toutes les techniques d’enquête qui lui permettront d’identifier l’auteur du crime.

    Scène de crime pour les incendies criminelsIl doit aussi découvrir le mobile de ce crime, qui peut être très varié : fraude d’assurances, intimidation, vengeance, vandalisme, pyromanie et même camouflage d’un autre crime, tel que l’homicide…

    L’incendie criminel a souvent des répercussions sérieuses sur le sentiment de sécurité de la population : on n’a qu’à penser aux pertes de vies humaines, à une vague de cocktails Molotov ou à la présence d’un pyromane actif dans leur quartier pour comprendre comment cela peut ébranler les citoyens. C’est pourquoi la SIC a développé et maintient toujours une expertise d’enquête reconnue.

  11. Darwin dit :

    18 novembre 2010 à 21:02

    Ce n’est pas l’instruction de Drolet que je mets en cause non plus, quand je conclus par « Des bras…, de la gueule…, et ça suffit ! »

    C’est son attitude cavalière, frondeuse ou menaçante, selon le cas, et cette attitude est, pour moi, synonyme d’un manque d’éducation et certainement de contrôle comportemental dangereux. Bien que l’Assemblée nationale nous ait donné des exemples de comportements peu édifiants, je ne me souviens pas avoir entendu parler de ce genre de menaces auparavant. Ça fait mafieux, ne trouvez-vous pas ? Surprenant qu’il n’ait pas dit à Khadir : « retourne dans ton pays ». Gageons qu’il y a pensé…

  12. @ mangouste rieuse

    « Ça fait mafieux, ne trouvez-vous pas ?»

    Tout à fait. Tout ce que je disais est que le lien n’est pas évident pour moi avec la scolarité ou le domaine d’expérience de travail d’un individu. C’est ce qu’il a fait que je dénonce, peu importe son origine sociale et sa scolarité.

    «cette attitude est, pour moi, synonyme d’un manque d’éducation»

    Un manque d’éducation n’est pas synonyme de manque de scolarité… Bien des gens très scolarisés ne savent pas vivre et bien des gens peu scolarisés se comportent très bien.

  13. Pu capabbb!

    D’une Lavalloise. établie depuis 1983 qui est écoeurée de Vaillancourt depuis le début du règne de ce dernier.

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