37 commentaires sur “Le bêtisier des 100Papiers: « on achève bien les vieillards » – Olivier Cabanel

  1. Quand c’est rendu qu’on se questionne à savoir si l’âge d’un patient, mérite qu’on le soigne parce que ça coûte de l’argent, ça classe une civilisation comme aurait dit Chartrand!

  2. Ouin.

    Mais $130000 pour 3 semaines de soins à un bonhomme de 102 ans dont le fils se demande pourquoi on l’a soigné…

    Il y a des bouttes qu’on sait pas. Mon père aurait jamais du être ramené à la vie après son arrêt cardiaque quand il avait 73 ans. Opéré pour une jaunisse. Ils l’ont refermé sans toucher au cancer du pancréas – qu’ils découvrent en l’ouvrant. Ça se soigne pas. Mortel dans 100% des occurrences: dernière victime médiatisée, le ministre Claude Béchard.

    En somme, il y a l’argent mais il y a bien d’autres choses à considérer.

    Dans NOTRE système de santé, installer un vieux de 102 ans sur un lit d’hôpital, c’est enlever une place à quelqu’un d’autre. C’est ça, le problème.
    Le bonhomme de 102 ans, tu lui ajoutes i ou 2 ans.

    Mais le père de famille de 38, lui, en le remettant à plus tard, tu lui coupes combien d’années?

    En France, c’est peut-être différent!

  3. Si c’est le cas de notre système, (y placer qqn c’est prendre la place de quelqu’un d’autre), y a quelquechose de pourri dans ce système et comme on dit je débarque…
    Je ne suis pas pour l’acharnement thérapeutique, mais quand l’argument primaire est le fric que ça coûte, effectivement, ça classe une civilisation…

  4. si on joue le jeu…

    Combien me coûte la crapule qui a assassiné la fille du sénateur?? Vous croyez pas qu’avec une tite décharge électrique on pourrait sauver quelques pères de familles???

    Et le logement social??? Combien ça me coûte?? Vous croyez pas qu’avec keck banc de parcs…
    etc. etc.
    Je veux bien des débats, mais quand pour l’argent on remet en cause les bases même d’une société humaine, là je débarque.

  5. C’est sûr que dans le débat sur l’euthanasie pour mourir dignement (et non pour faire sauver l’État) et pour dire non à l’acharnement thérapeutique, c’est autre chose. Ma belle-mère a une tante que a fêté ses 108 ans dans la lucidité la plus complète…

  6. En gérontologie, certains médecins se questionnent sur les soins de fin de vie. Les gavages sont remis en question, les soins des pneumonies et même l’hydratation.

    Nous ne sommes pas rendus à faire les choix déchirants que vous invoquez, ça serait très difficile en plus, il y a des vieux de 102 ans plus en forme que des gens de 75 ans !?!?

    Je suis convaincue cependant que bien des vieux ne sont pas soignés parce que jugés en fin de vie par les docteurs et la famille.

  7. « Je suis convaincue cependant que bien des vieux ne sont pas soignés parce que jugés en fin de vie par les docteurs et la famille. »

    bien triste ça…

  8. Au Québec même, quelqu’un avait soulevé ce débat il y a quelques années. Je ne me souviens plus si c’était un chercheur, un universitaire, un gestionnaire ou un politicien. Tout ce dont je me souviens, c’est qu’il s’était fait blasté…

    Je crois qu’il est sain de débattre de cette question maintenant, à un moment où nous ne sommes pas encore dans l’obligation de prendre une décision, comme cela risque d’être le cas dans 20 ou 30 ans.

    Je partage tout à fait l’indignation de Sombre, mais aussi la nécessité d’en débattre collectivement, comme le dit Papitibi. Qu’on le veuille ou non, nous faisons déjà de tels choix actuellement, mais sans vraiment de débat. Quand le RAMQ (Régime d’assurance-médicaments du Québec) et les cies d’assurance décident de rembourser ou pas un nouveau médicament, c’est ce genre de décision qu’ils prennent, mais sans que les critères utilisés n’aient été débattus collectivement et démocratiquement. Et, je ne les blâme pas nécessairement ! Les sociétés pharmaceutiques dépensent des fortunes pour nous convaincre des bienfaits de médicaments qui, en fait (qui détermine les faits ?), ne sont guère meilleurs que les médicaments existants bien moins cher. Mais, d’autres fois, ces médicaments peuvent prolonger des vies et améliorer considérablement la qualité de vie. Que faire, quand et jusqu’à quel point et quel prix ?

    Il est est de même de l’équipement médical de pointe. Doit-on tout acheter ? Actuellement, l’achat de certains équipements se fait par des campagnes de financement des fondations d’hôpitaux. Un hôpital qui attire plus de dons pourra acheter plus d’équipements (ou augmenter le salaire du directeur, mais c’est un autre débat…), mais pas l’hôpital situé dans une région plus pauvre. Est-ce normal ?

    Actuellement, il n’y a aucun critère démocratique pour ces décisions. Alors, je trouve que c’est mieux d’en parler que de laisser les décisions sans débat à des gens qui prennent déjà de toute façon des décisions sur le sujet, qu’on le veuille ou pas, et sans qu’on le sache vraiment.

    On a beau dire «sky is the limit», le ciel nous tombe déjà sur la tête !

  9. Bien triste ça…Sombre à 0:32

    Je précise:

    Quand il est question de faire une intervention importante à un vieux, les médecins auront tendance à ne pas vouloir agir, ils évaluent les risques et suggèrent souvent de laisser tomber quand ils ont trop peur que le patient âgé reste sur la table d’opération, on peut donc crier à l’âgisme, mais moi, d’un point de vue éthique, je ne pense pas ainsi.

    Il y a par contre, de l’acharnement indu dans d’autres domaines, en néonatalogie par exemple, on essaye de réchapper les poupons peu importe les conditions, profitant bien entendu des parents qui réagissent souvent trop émotivement suite à une naissance, et on le comprend.

    Si on entre dans la logique des coûts/efficacité des interventions, s’acharner à faire vivre un poupon dont le développement intra-utérin n’est pas complété coûte plus cher que d’intervenir chez le vieux de 102 ans, car le poupon passera sa vie avec de lourds handicaps et séquelles, tandis que le vieux, s’il ressort avec des séquelles graves après une opération, survivra moins longtemps.

    Ce qui scandalise Sombre et bien d’autres dans ce genre de questions, c’est que la logique « coûts/efficacité » ne répond pas très bien à ces questionnements, car à la limite, ne soigner personne, ou appliquer un régime nazi ou la solution « Soleil vert » est la façon la plus optimale de réagir. Ça me rappelle la fois où j’ai lu une étude qui disait que le citoyen idéal pour l’État au sens « coût/efficacité » est celui qui crève d’un coup sec au premier jour de sa retraite, brillant! J’étais très impressionnée!!! 😉

    Je crois comme Darwin qu’on devra faire des choix dans la carte des soins. Certains traitements sont donnés sans que la science ne les ait jugés efficaces, il faudra un ménage à ce niveau, quand l’étau se resserrera, et elle se resserrera. En 2010 il y avait 15.4% de la population qui avait en haut de 65 ans, en 2025, ils seront 22.8%. Cela dit, je ne suis pas alarmiste devant le vieillissement de la population, c’est la conséquence logique et normale du développement humain.

    Il y a cependant un gaspillage à prodiguer des soins qui ne valent pas grand-chose. Il y a des études qui disent par exemple que l’examen manuel des seins est aussi préventif que la mammographie pour détecter les cancers du sein, certains experts se demandent si remplacer le bâton de « pop sicle » par des laryngoscopies, pour examiner la gorge, en vaut la peine…Peut-on restreindre l’utilisation de ces machines et les laisser seulement aux cas complexes? Enfin, je ne suis pas médecin, mais ces questions se posent présentement dans les milieux médicaux.

    Pour les soins de fin de vie dont je parlais dans mon commentaire précédent, j’ai eu connaissance des travaux de ce médecin, Dr, Arcand. La brochure « soins de confort » qu’il a rédigée remet en question « l’acharnement » en fin de vie. Ça a été accueilli très bien dans le milieu médical et même à l’international. Les considérations sont humaines. Par exemple, les patients souffrent peut-être plus et plus longtemps en fin de vie si on les gave, les médecins, du moins, ceux d’ici sont assez ouverts face à ces questions.

    http://www.expertise-sante.com/modules/AxialRealisation/img_repository/files/documents/Guide_Arcand_fr_avril2009.pdf

  10. Je pense que dépenser 100 ou 150 dollars sur une personne âgé est un cas rarissime. Ma compagne est infirmière en gériatrie dans la région métropolitaine et je n’ai jamais entendu parler d’une telle chose. Je vais lui poser des question demain.

    Comme ma compagne et mon médecin me dit, quand le patient à 90 ans il à 90 ans partout de la tête au pied. Donc en général tous les organes vieillissent en même temps et ont la même usure. Si un problème survient au coeur et que l’on ménage le coeur, les reins en souffriront etc. Finalement en général chez une personne très âgée à la moindre défaillance c’est le cercle vicieux des organes qui cèdent l’un après l’autres et souvent en quelques heures.

    Le cas du père de papi est complètement différent de celui d’un individu de 100 ans et bien plus difficile à résoudre.

  11. Billet très intéressant, surtout que les situations décrites nous sont (malheureusement ) très familières.

  12. @ koval

    « Quand il est question de faire une intervention importante à un vieux, les médecins auront tendance à ne pas vouloir agir, ils évaluent les risques et suggèrent souvent de laisser tomber quand ils ont trop peur que le patient âgé reste sur la table d’opération, on peut donc crier à l’âgisme, mais moi, d’un point de vue éthique, je ne pense pas ainsi. »

    Saviez-vous qu’on peut coder une personne à son entrée à l’hôpital?

    Ou même se coder soi même?

  13. « Saviez-vous qu’on peut coder une personne à son entrée à l’hôpital?

    Ou même se coder soi même? »

    Youlle pouvez-vous préciser, je ne comprends pas…

  14. On peut s’indigner de voir l’aspect monétaire être au centre de certains choix qui se font en médecine, car on parle de quelque chose de plus précieux: la vie humaine.

    Par contre, il faut absolument regarder la situation froidement, car c’est un fait indéniable et universel: les ressources sont limitées. Et, avec la population qui vieillit, elles le seront de plus en plus. On peut poser la question autrement: imaginez qu’il y aie deux patients qui ont absolument besoin d’une transplantation cardique, un patient de 95 ans et un autre de 40 ans. Qu’est-ce qu’on fait ? On choisit au hasard ? Sûrement pas…

  15. Cjulie

    C’est plus délicat qu’un choix monétaire et de ressources, c’est un choix éthique….

    Si après la greffe du coeur, les deux ne peuvent plus travailler alors monétairement, c’est le mec de 40 ans qui coûtera le plus cher et qui consommera le plus de ressources….

  16. Tu as raison Koval.

    Il reste qu’il ne faut pas se leurrer: l’âge est un facteur de décision dans le choix des soins qui seront prodigués à un patient. Mieux vaut en débattre en société pour baliser ces choix plutôt que se cacher la tête dans le sable sous le couvert de l’indignation…

  17. @ koval

    « Youlle pouvez-vous préciser, je ne comprends pas… »

    Hypothèse: Si vous entrez à l’hôpital pour une intervention risqué pour cause de maladie ou accident et que vous êtes conscient vous pouvez donner l’ordre de ne pas s’acharner sur vous ou de ne pas vous réanimer si de toutes façons vous êtes finis.

    Vous avez le droit de refuser de vous faire soigner.

    Il en est de même dans le cas d’une personne de la famille qui prend soins de dont parent. Si le parent est inconscient ou sénile le fils ou la fille peut demander de ne pas s’acharner.

    C’est ce qu’on appelle coder.

    Je ne sais pas si papitibi en sait plus long que moi, mais je pourrais demander à ma compagne plus de précisions. Elle travaille en gériatrie et dois gérer régulièrement ces situations.

    Mieux encore je pourrais lui demander d’intervenir elle même ici.

  18. @ koval

    Ma réponse est dans les limbes de la page a papi.


    Papi dit: Je sais pas pourquoi mais WordPress l’avait placée dans les indésirables. Y avait pourtant pas de quoi l’indésirer, ce message. WordPress, shame on you!

    En résumé on peut refuser de se faire soigner et vouloir ne pas être réanimé.

    C’est ce qu’on appelle coder une personne.

    Je reviendrai si ma réponse ne monte pas au ciel.

  19. @ cjulie

    « Il reste qu’il ne faut pas se leurrer: l’âge est un facteur de décision dans le choix des soins qui seront prodigués à un patient. »

    Je ne crois pas que l’âge soit un critère. Mais je sais que la santé et l’urgence en sont. Quand on vous code à l’urgence, je ne pense pas que qu’on vous passe après tout le monde parce que vous êtes très vieux.

    J’ai une copine qui a attendu pendant 7 ans pour un rein. Pendant ce temps, je me souviens très bien qu’elle me parlait de critère de santé et d’urgence pour la liste d’attente.

    Aussi korval parle d’une transplantation de cœur où l’on doit choisir entre un père de famille et un vieux de 95 ans.

    Dans un premier temps, il faut que l’organe soit compatible pour les deux, ce qui est déjà un hasard aussi fréquent que la 6/49, et en deuxième lieu, quelles sont les chances qu’un patient de 95 ans passe au travers d’une transplantation cardiaque? Nulle?

    Alors sur ce plan la situation financière le l’état n’est pas en cause vu l’extrême rareté d’un pareil cas.

    Si vous voulez parler de situation de personnes âgées qui coûtent cher à l’état choisissez une personne âgée complètement finie avec un pace maker. Elles ne sont pas tuables.

  20. Cjulie

    Toute autres choses étant égales, oui l’âge est le facteur à considérer si les ressources sont limités, mais c’est pour des raisons de justice ou d’éthique. Le vieux de 90 ans aura eu la chance de vivre 50 ans de plus que le mec de 40 ans. Par soucis d’équité, on choisis naturellement le plus jeune. Ce n’est pas une question de coût car, comme je disais, un tranplanté de 40 ans coûtera possiblement plus cher en soins suite à la greffe qu’un vieux qui est près de mort.

  21. Parlant d’autocodage, au sens où Youlle l’entend, il y a le cas des ados de 14 ans et plus, qui refusent des soins.

    Alors qu’elle appartenait à cette catégorie des 14-17 ans, ma fille a été blessée dans un accident d’auto dont le jeune conducteur avait perdu le contrôle et fait du tonneau. Il était 03h30. Elle avait perdu conscience, et présentait des lacérations multiples. Refus de scanner, et refus de vaccin anti-tétanos. Elle a quitté après avoir signé une renonciation qui comportait une reconnaissance de non-responsabilité.

    Ma fille est retournée en taxi chez sa mère, qui en avait la garde légale et qui avait eu l’excellente (!) idée de partir en vacances avec son conjoint, sans m’avertir de jeter un oeil plus attentif aux allées et venues de la demoiselle. Tu diras à ton pére qu’y s’occupe de toé… Bien sûr, féfille n’a jamais avisé son poupa. Et poupa ne réussissait pas à la rejoindre, puisqu’elle n’était jamais à la maison. Elle était liiiiibre, et profitait de sa liberté, comme d’autres, à 22 ans, profitent de leur libââârté de malbouffer…

    Féfille avait ramené avec elle une autre jeune fille, victime de l’accident. L’une a ainsi veillé sur l’autre, si je puis dire. Vers 15h, elle m’a appelé pour me demander si j’avais entendu parler de l’accident. Non. Bin… j’étais dedans!

    Pas content, le poupa. Ni la police ni l’hôpital n’avaient cherché à contacter les parents. Bin non… Parce que l’article 14 du Code civil prévoit que le consentement des parents n’est pas nécessaire à la prestation de soins de santé, lorsque le patient est âgé de 14 ans et plus. Cet article visait à permettre aux tites filles de se faire avorter sans que papa ou maman ne soient mis au courant.

    La directrice des soins infirmiers m’a reçu avec morgue et condescendance: Monsieur, si vous connaissiez la loi, vous sauriez que les enfants de 14 ans sont libres de recevoir les soins qu’ils veulent. Ah bin tabarnak! Question suivante, de la part du mossieu ignorant: est-ce que les enfants de 14 ans sont libres de refuser lorsque ce refus présente un risque sérieux pour sa santé? Heu…, répondit la dame.

    L’état du droit: il était obligatoire de contacter les parents!

    Si on m’avait appelé, j’aurais renversé la décision prise par ma fille de refuser le vaccin anti-tétanos et de refuser le scan. L’hôpital était d’autant plus fautif que le type de blessures présentait un risque évident de tétanos. Le personnel était informé du risque de commotion cérébrale; tous les passagers avaient perdu connaissance. Dans les circonstances, il aurait mieux valu à tout le moins la garder sous observation, pour s’assurer qu’elle ne devienne comateuse.

    Quand ma fille m’a informée de l’accident, elle est tombée endormie au milieu de sa phrase! Ai-je besoin de dire que 5 minutes plus tard, j’étais rendu chez sa mère, en route pour la salle d’urgence?

    = = =

    Ça a brassé! Le médecin de garde a lui aussi invoqué le refus de ma fille. Crisse, j’avais pas pris la précaution d’apporter mon Code civil. Alors il a déposé au dossier hospitalier de ma fille un rapport dans lequel il écrivait que la patiente s’est présentée à l’urgence, accompagné de son père hystérique.

    Ce qui a donné lieu à une plainte devant le Comité de discipline.

    = = =

    Tout ça pour dire, n’en déplaise aux brillants z auteurs de la meute des papier-cul, qu’il vaut mieux être informé plutôt que désinformé de ses droits.

  22. @ papitibi

    « Papi dit: Je sais pas pourquoi mais WordPress l’avait placée dans les indésirables. Y avait pourtant pas de quoi l’indésirer, ce message. WordPress, shame on you! »

    Je me doutais c’est arrivé avec les gaz de bullchite. Voilà pourquoi j’ai attendu.

  23. Ce qui scandalise Sombre, c’est qu’une logique comptable entre dans la décision de prodiguer des soins ou non, une aberration humaniste selon moi… Minc ne condamne pas un acharnement thérapeutique et ne discute pas des priorités quant aux dons d’organes, il se désole que l’on ait dépensé pour son vieux père qui à 102 ans doit ne plus en avoir pour grand temps encore..
    Ce qui réjouit Sombre c’est que les discours tels ceux de Minc, sont en général condamnés.
    Ce qui déprime Sombre, c’est qu’avec la flambée de libertariens et de zozos qu’il y a sur les blogues, ce genre de conversations sera omniprésente bientôt sua toile…

  24. « Si le parent est inconscient ou sénile le fils ou la fille peut demander de ne pas s’acharner.  »

    Youlle, j’ignore comment cela fonctionne, je ne suis pas certaine de ce que vous avancez, je vais vérifier…il y a cependant le testament biologique qui est une bonne idée…

  25. «Ce qui scandalise Sombre, c’est qu’une logique comptable entre dans la décision de prodiguer des soins ou non»

    C’est d’ailleurs pour éviter que seule la logique comptable prévale qu’il est important de débattre ouvertement de la question.

  26. @Darwin

    Je comprends la réaction d’effroi de Sombre et de Koval, entre autres, mais l’État est confronté à des choix et quoi qu’il fasse, il sera blâmé.
    Et j’ajouterai, quels que soient les choix, il existera d’excellents motifs de les condamner.

    C’t’ivident que – dans un monde idéal – l’État pourrait investir $130000 pour prolonger de quelques mois la vie d’un vieillard de 102 ans.
    Mais dans ce monde qui est le nôtre, les ressources financières manquent. Il faut sabrer. Il faut faire des choix douloureux. Les besoins excèdent les moyens, et avec le vieillissement de la population, l’écart se creusera.

    C’est maintenant qu’il faut débattre des priorités. Avant qu’on ne nous les impose, le couteau planté dans la gorge.

    Bref, il faut poser des gestes rationnels, plutôt que fondés sur l’opportunisme politique. Mais avant de prendre les décisions, il faut en discuter.

  27. Moi aussi je comprends l’effroi de Sombre et Koval, mais a t’on vraiment le choix.

    Tout cela me fait penser au docteur sur un champ de bataille quand il reçoit en même temps plusieurs blessés grave et qu’il doit trier ceux qui ont plus de chance de survie. Faute de temps et de moyen il se trouve à condamner de pauvres individus que mis dans un autre contexte, ils auraient survécu à leurs blessures.

    Mais ici c’est un choix de société. Est-ce qu’on est près à payer plus d’impôts pour être humanitaire à ce point. On peut aller plus loin encore. Si pour sauver le monsieur de 102 ans cela aurait coûté, mettons trois million?

  28. @Yves

    « Tout cela me fait penser au docteur sur un champ de bataille quand il reçoit en même temps plusieurs blessés grave et qu’il doit trier ceux qui ont plus de chance de survie. Faute de temps et de moyen il se trouve à condamner de pauvres individus que mis dans un autre contexte, ils auraient survécu à leurs blessures. »

    C’est un exemple qui nous rentre la tête dans l’ dash!

    L’urgence n’est pas encore aussi urgente (!) que dans cet exemple mais il faudrait pas attendre d’en être rendus là. Mais dans le contexte québécois, où on peut attendre des mois pour une intervention « urgente », serait-il opportun de réserver au centenaire une chambre qu’il occupera 3 semaines, dans la mesure où cela risque de « tuer » quelqu’un d’autre sur la liste d’attente?

    Sur le champs de bataille, le médecin n’a pas beaucoup de temps; il doit essayer de sauver le plus de vies dans un laps de temps minimum. Dans notre système de santé, on en est presque là: étirer le plus de vies, pour la durée la plus longue possible, avec des budgets limités. Ici, ce sont pas des budgets en temps, mais des budgets en dollars.

  29. «C’est un exemple qui nous rentre la tête dans l’ dash!«

    Oui c’est brutal comme exemple, mais ici le choix « pour moi » est moins déchirant. Le trie ne ce fait pas entre personnes du même groupe d’âge.

    «Ici, ce sont pas des budgets en temps, mais des budgets en dollars.«

    C’est ce que je disais.
    »Mais ici c’est un choix de société. Est-ce qu’on est près à payer plus d’impôts pour être humanitaire à ce point«

    C’est bien d’en parler, oui, mais je crois que si nous en parlons d’une manière générale la plupart des personnes ne voudrons pas prendre la responsabilité de sacrifier certain individu au profit d’autre. J’imagine aisément la beurrer que cela va coûter dans vingt ans. Pouvez- vous me dire si la population du Québec sera d’accord pour payer, mettons, 20% de plus en impôts pour ainsi prendre tous les moyens nécessaires pour sauver tout le monde.

    Alors, pour être honnête, je pense qu’il va y avoir discutions dans quelque milieux et que l’ensemble va se taire et laisser la responsabilité et l’odieuse tâche à ceux qui gère le problème.

  30. Voilà un sujet dont mangouste ne rie pas, Papitibi.

    Je sens la vieillesse s’annoncer davantage, année après année, avec des douleurs articulaires soudaines, bien que encore rares, qui disparaissent temporairement, pour venir se rappeler à mon bon souvenir en double parfois. Les deux pouces au lieu du pouce droit. Un genou devenu douloureux, pour la première fois de ma vie…

    Je suis prêt à accompagner ma femme et mes fils dans leurs problèmes de santé tant que je le pourrai physiquement et mentalement, mais je ne désire pas être l’inverse, une responsabilité pour eux.

    Je me dis qu’une seule vie bien remplie vaut mieux qu’une vie bien remplie à laquelle on a rajouté artificiellement des périodes de prolongation avec des tirs de barrage, des plaquages dans la bande, voire le chahut, l’indifférence ou la grogne de la foule, mais surtout des coéquipiers.

    C’est donc ainsi que je vois venir la fin de mes jours, erronément ou pas, mais pas nécessairement pour demain ni pour après-demain…

    En d’autres termes, je ne veux pas être un fardeau inutile à maintenir en vie. Une seule vie me suffit.

  31. Ce que je trouve triste à vous lire est que c’est une victoire partielle de la petite pincée de libertarien et des dretteux sur l’ensemble de la population.

    Je comprends Sombre déréliction.

    =============
    En plus,

    Et voilà que le fondateur de l’assurance santé du Québec devenu un des grand artisan de la privatisation de la santé au bénéfice de l’entreprise privée, vient nous expliquer que vu que nous sommes pauvres et que nous n’avons pas assez d’épargne, il prêche que le gouvernement devrait fonder un un régime d’épargne de REER administré par le privé.

    Ben oui y a que le privé qui sait dans quelle entreprise acheter des actions.

    Imaginez toutes les enveloppes brunes qui vont circuler du privé au privé.

    Mais à quoi sa sert le régime des rentes du Québec?

  32. Je ne suis pas libertarienne, mais nous vivons dans la réalité, pas dans l’utopie.

    Il serait génial que tous les patients puissent avoir un coeur artificiel, des tests de dépistages génétiques du cancer aux 3 mois, etc. Mais les interventions de la médecine sont limitées souvent beaucoup plus par les coûts que par la disponibilité des techniques. Ça n’a rien à voir avec public vs. privé. Dans un espace où les ressources sont limitées, l’allocation de ces ressources doit prendre en compte certains critères. Est-ce que l’âge doit en faire partie ? C’est une question à débattre. Mais se draper dans l’indignation en faisant semblant que l’argent ne limite pas les soins (ou la qualité de l’éducation, ou celle des routes), ça ne mène nulle part à mon avis.

Et... vous en pensez quoi?

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