12 commentaires sur “Le flop des flics, ou la déveine de la dégaine

  1. @papi

    Je changerais le mot psychopathe pour psychotique. On a besoin d’autre chose pour contrer les psychopathes (i.e. Mom Boucher).

    MODÉRATEUR: Merci, Lizzie. C’est fait!

    Je vais limiter mon commentaire au domaine de la psychiatrie légale. Ces derniers temps, des rapports ont été déposés quant aux difficultés d’application de la Loi sur la protection des personnes dont l’état mental présente un danger pour elles-mêmes ou pour autrui et quant à l’organisation des services en psychiatrie légale.

    https://www.protecteurducitoyen.qc.ca/fileadmin/medias/pdf/rapports_speciaux/2011-02_P-38.pdf

    http://publications.msss.gouv.qc.ca/acrobat/f/documentation/2010/10-914-08.pdf

    http://publications.msss.gouv.qc.ca/acrobat/f/documentation/2010/10-914-09.pdf

    http://www.protecteurducitoyen.qc.ca/fileadmin/medias/pdf/rapports_speciaux/6-05-11_Rapport_sante_mentale_FINAL_fr_avec_lettre_au_president.pdf

    Je comprends que la Loi sur la protection des personnes dont l’état mental présente un danger pour elles-mêmes ou pour autrui (Loi P-38) est une loi d’exception qui peut « bafouer » les droits fondamentaux des personnes. Toutefois, les flous dans son application et le manque de ressources font en sorte qu’il est inévitable que ce genre de bavure se produise.

    Tant et aussi longtemps que la formation de tous les intervenants ne sera pas parfaite, que les liens entre le réseau de la santé et des services sociaux et le judiciaire (policiers inclus) seront difficiles et que les soins en psychiatrie légale seront un fouillis, le travail d’intervention de première ligne auprès des gens souffrant de troubles mentaux sera périlleux pour toutes les personnes concernées.

    En outre, il ne faut pas oublier que l’intervention auprès des personnes souffrant de troubles mentaux peut être difficile. Les personnes souffrant de maux physiques recherchent l’aide d’un médecin. Les personnes souffrant de troubles mentaux évitent toute intervention médicale. Ceci fait en sorte qu’elles se retrouvent sans soins et que leur état de dégrade inexorablement. Pour certains, cette dégradation se transforme en dangerosité.

    La situation est complexe et ne risque pas de s’améliorer à court-terme.

  2. Rarissime, mais aujourd’hui je suis 100% d’accord avec tout ce que vous avez écrit. I have no further question.

    Connaissant mieux les armes à feu et la balistique que la plupart des policiers patrouilleurs, s’il y a bien une chose à éviter, c’est de tirer sur Ste-Catherine coin Élisabeth…

    Lizzie, la drogue serait-elle responsable de la dangerosité accrue des personnes qui souffrent des troubles psychotiques?

    Je sais que l’on ne peut ordonner la détention en institution de santé (autrefois l’asile) de personnes présentant des troubles mentaux. On se souvient que cette possibilité qui n’existe plus a souvent servi à de « futurs héritiers à faire déclarer inaptes la maman ou le papa (bien sûr contre leur gré, ces derniers étaient réellement en possession de toutes leurs facultés)pour mettre la main plus rapidement sur leur précieux pécule par le biais des tutelles et curatelles.

    Mais la situation est différente. Je doute fort que monsieur Hamel ait pu posséder une très enviable fortune. On me dira qu’il y a la Charte qui « protège » monsieur Hamel contre toute forme de traitement qu’il ne désire pas suivre, ce qui inclut l’enfermement en institution. Puisqu’il faut s’attendre à une recudescence de ce genre de cas sur la rue, et que l’on ne peut actuellement forcer quelqu’un à se soumettre à une thérapie quelconque, devra-t-on se résigner à imposer l’enfermement psychiatrique avec une clause nonosbtant plutôt que de s’attendre à la survenance de nouveaux drames?

  3. @poulou

    La drogue n’aide pas, au contraire. Toutefois, la drogue n’est pas nécessairement en cause dans ce genre de situation.

    On peut forcer une personne à demeurer sous garde et à être traitée contre son gré avec une ordonnance d’un juge, ce que vous savez certainement. Cependant, comme je l’ai mentionné, il y a plusieurs difficultés dans l’application de la loi P-38.

  4. @Poulou 8h59

    devra-t-on se résigner à imposer l’enfermement psychiatrique avec une clause nonosbtant plutôt que de s’attendre à la survenance de nouveaux drames?

    Je n’ai pas vérifié si ce point a été abordé dans l’un ou l’autre des rapports spéciaux du bureau du Protecteur du citoyen, mais ça mérite réflexion.

    Vous avez raison de souligner les abus qui se sont multipliés contre ces vieux qu’on faisait interner… pour mieux s’emparer de leur fortune. Aujourd’hui, c’est moi, le vieux, mais la Loi me protège contre de tels abus. 😉

    Reste que pour avoir moi-même travaillé à St-Jean-de-Dieu auprès des psychiatrisés, pendant mes études en des temps fort lointains, et pour avoir traité quelques dossiers ayant trait à la Loi sur la protection du malade mental… l’abus me semble maintenant du côté opposé. J’ai côtoyé à SJDD des malades dont je crains qu’on ne pouvait pas les lâcher lousses sans créer un nouveau problème.

    Un tel recours, visant à forcer les soins, devrait toutefois être bien bien encadré et balisé: autorisation par un juge, bien sûr, mais la liste serait plus longue.

    J’ai abordé il y a quelques jours le cas d’une ancienne cliente, qui éprouvait des problèmes de haute pression, de cholestérol, de diabète, et qui vivait seul; le Curateur public n’a pas réussi à la faire déclarer inapte à prendre soin d’elle-même, malgré une preuve bien étayée. La pauvre dame mettait tous ses médicaments dans un grand bol et quand elle en « sentait » le besoin, elle prenait une poignée de pilules, au hasard! Elle tombait souvent dans le coma; suffisait de prendre dans la même poignée 3 pilules pour combattre l’hypertension! Pour elle, c’était des smarties!

    Elle est décédée quelques mois plus tard. Ça lui en a fait une belle jambe!

  5. Papitibi,

    Ce matin, Lagacé a publié l’article suivant.

    Vous l’avez probablement lu. J’y fais quand même référence, pour les participants qui l’auraient pas lu. Une histoire de fatalité, d’humanité, de panique, de stupidité ou d’un mélange aléatoire des quatre. Cela me rappelle qu’ils étaient quatre.

    Un trio chez McDo

    C’est l’histoire d’un flic qui connaît bien son quartier et «son» monde. Ils ne sont pas tous comme ça, bien sûr. Certains préfèrent se promener vitres montées, coupés du quartier et du monde. Pas tous les policiers, bien sûr. Pas lui, en tout cas.

    La suite à :

    http://www.cyberpresse.ca/chroniqueurs/patrick-lagace/201106/13/01-4408611-un-trio-chez-mcdo.php

  6. À mangouste rieuse

    Justement, le policier connaissait bien son client. S’il en avait eu le pouvoir li aurait pu l’obliger à être médicamenté par intermédiaire d’un juge d’un tribunal administratif.
    =============
    Je suis allé lire sur les sept. Crisse de maudite gagne d’enfoirés qui ne connaissent absolument rien. Ils jouent aux expert en toute ignorance de cause. Des trous du cul avec du rouge à lèvre.

    Par très grande expérience personnelle, je vous dis qu’ici les témoignages de lizzie et de papitibi sont des avis d’experts parmi les meilleurs du Québec.

    PAPI: Ou bien je dois répondre que je suis (très) flatté, ou bien je confirme que mon chèque est dans la malle, pour le montant dont nous avions convenu. Ha! Ha!

    Quant à Lizzie, il y a un boutte que je connais ses compétences. Elle, c’est une vraie experte!

  7. Un commentateur au pseudo un peu gonflé se demandait à 21h 22 pourquoi le niveau intellectuel des participants à ce blogue est si supérieur à la moyenne des blogues.

    Je risque une réponse: contrairement à ce qu’on observe chez le tatagoniste, les billets qui sont publiés ici font appel à l’intelligence, à l’esprit critique et à la capacité de discernement des lecteurs de ce blogue.

    Voilà!

  8. Parlant des victimes de maladie mentales et des victimes qui s’en occupent, en voici une qui à été victime de l’ancien système qui n’était guerre pire que celui d’aujoird’hui.

    Que voulez-vous la maladie mentale de répand pas de sang.

  9. « PAPI: Ou bien je dois répondre que je suis (très) flatté, ou bien je confirme que mon chèque est dans la malle, pour le montant dont nous avions convenu. Ha! Ha! »

    Ben crisse t’auras pas de chèque, ce qui ne change rien à mon avis.

    PS. Scusez la familiarité.

  10. « contrairement à ce qu’on observe chez le tatagoniste, les billets qui sont publiés ici font appel à l’intelligence, à l’esprit critique et à la capacité de discernement des lecteurs de ce blogue. »

    Les tatagonistes comprendront pas.

    @ Youlle, de Papi: J’ai voulu ajouter un grain de sel et j’ai effacé le message original. D’après mes souvenirs, c’est pas mal ça qui était le commentaire. Désolé…

  11. À youlle,

    « Phrase qu’il est impossible à comprendre pour les tatagoune. »

    Pour faire simple, comme le disait mon ami P.-A., du Lac, j’ajouterai qu’il ne s’agit pas de tatas, mais majoritairement de totos, et je ne fais surtout pas référence au groupe rock.

    http://www.bing.com/videos/search?q=toto+rock+band&docid=1014746776083&mid=EC2111C7B340AF99A487EC2111C7B340AF99A487&FORM=VIRE7#

    J’ai déjà parlé du bouquin de Jean-Charles Pagé, « Les fous crient au secours », un livre très troublant, en 1961, dont la postface a été signée par Camille Laurin, alors professeur agrégé et directeur du département de psychiatrie à l’Université de Montréal.

    Une majorité des contributions dans le présent blogue est faite par des participants avertis, dont la ou les spécialités sont pertinentes. Par exemple, j’en connais très peu sur la jurisprudence et je me contenterai de poser des questions au besoin plutôt que de commenter en pseudo juriste. D’ailleurs, il est beaucoup plus intéressant et plaisant de lire les commentaires avisés que d’essayer d’épater la galerie avec ce qui se révélera un illogisme.

    Voici des hyperliens pertinents :

    http://www.alliancesadreqressaqcsd.qc.ca/historique//petite-histoire-de-la-desinstitutionnalisation-au-quebec

    http://orphelin.users2.50megs.com/histoire2.html

    Quelques extraits tirés de l’hyperlien précédent :

    « Quant aux sommes distribuées par l’Etat, elle deviennent la propriété de l’administration qui en dispose à sa guise. Le surintendant médical n’a pas le droit de regard sur le budget. On peut ne pas le consulter sur la détermination des crédit affectés à l’organisation des soins…. (…) Mais la logique du système veut que ce soit l’optique de l’officière qui l’emporte. »

    Camille Laurin, posface, Les fous crient au secours! Les Editions du Jour, 1959, pp.152-153.

    « Tant que les bonnes dames à mantilles distribuaient la charité de leurs mains gantées de dentelle noire, tant que les bonnes soeurs vivaient de la charité et de l’absence d’impôt sur les successions, il était inélégant de poser des questions précises. »

    Alice Poznanska (Parizeau), « La protection de l’enfance: un sujet interdit », Cité libre, mai 64, p.21.

    « Ce qu’il y a de plus horrible au monde, c’est la charité séparée de la justice. Justement parce que notre charité n’est trop souvent, rien d’autre qu’une manière bondieusarde de camoufler nos injustices. » (…) Notre charité a pour but de maintenir notre sacro-saint régime d’entreprise privée. »

    Jean-Claude Paquet, « La charité… mystification capitaliste », Cité libre, mars 1964, no 65, p.9

    « La guérison, commente Françoise Boudreau, était un luxe que les soeurs ne pouvaient se payer. »

    Françoise Boudreau, De l’asile à la santé mentale, Editions Saint-Martin, 1984, p.52

    « Elle contrôle leurs économies, elle leur vend même des vêtements au prix du gros. A sa majorité, soit à vingt et un ans, quand l’orphelin veut retirer le fruit de ces années de pénible labeur, il ne lui reste rien. Tout a été supposément dépensé en vêtements. »

    Reine Landry, Le cri de l’adopté, Stanké, 1985, p.57.

  12. « @ Youlle, de Papi: J’ai voulu ajouter un grain de sel et j’ai effacé le message original. D’après mes souvenirs, c’est pas mal ça qui était le commentaire. Désolé… »

    Vrai!

    Boff!

    Vous savez certainement ce que vous faites et sa vous appartient.

Et... vous en pensez quoi?

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