23 commentaires sur “Eska griffe les Premières Nations

  1. Au delà du sujet du billet, pourquoi boire de l’eau en bouteille quand l’eau du robinet est potable? Le plastique des bouteilles est nocif pour l’environnement.

  2. @ Lizzie

    100 % d’accord. L’eau en bouteille est un exemple type de la marchandisation de tout et de rien, et de la sur-consommation. Lorsque je sors à un endroit où je sais que j’aurai besoin d’eau, je prends une bouteille réutilisable et la rempli d’eau du robinet. Qu’on ait réussi à convaincre la population qu’une eau souvent moins pure que celle du robinet et mise dans un contenant polluant puisse justifier son achat, est assez renversant.

    Cela dit, je suis aussi d’accord avec Papitibi. Là, on en ajoute une couche. Quand j’ai lu l’article du Devoir dont Papitibi parle dans son billet, je suis resté estomaqué devant le manque de jugement de cette entreprise et de l’agence de pub. Il n’y a plus rien à leur épreuve.

  3. Ne sombrez-vous pas dans le même argumentaire qui sous-tend la demande de censure de Tintin au Congo, les propos que vous rapportez étant de même nature?

  4. @Poulou

    Tintin au Congo? Mauvais exemple…

    Hergé a écrit Tintin au Congo en 1930 et l’album a paru en 1946. Entre l’abolition de l’esclavage aux USA et l’écriture de Tintin au Congo, il s’est écoulé 65 ans. Entre la publication de l’album Congo et la diffusion des pubs d’Eska, il s’est écoulé le même nombre d’années.

    En 1930, et encore en 1946, le Congo était colonie Belge, alors que Hergé était Belge. Qu’il ait véhiculé les mêmes préjugés sur les Noirs et les « sauvages » que les gens de son époque, je puis comprendre.

    Que Eska puisse véhiculer les mêmes « valeurs » aujourd’hui, les cheveux m’en dressent sur la tête.

  5. Donc dois-je comprendre qu’Il y eut un discours acceptable en 1930 ou 1946 que le même genre de discours est porteur d’excommunication en 2011?

    Il s’agit là sans nul doute de l’actuelle industrie de l’offense publique, partie intégrante de la rectitude poltique, que je ne peux en aucun cas soutenir et que je me permets d’en réprouver les effets délétères. Les cas Mark Steyn et Ezra Levant face à l’immonde Jennifer Lynch, QC, sont révélateurs des possibles perversions dudit phénomène.

  6. @Poulou

    « Donc dois-je comprendre qu’Il y eut un discours acceptable en 1930 ou 1946 que le même genre de discours est porteur d’excommunication en 2011? »

    Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit.
    Je n’ai pas l’intention d’amorcer une politique sur ce qui pouvait, en 1930 ou en 1946, être politiquement correct ou moralement acceptable.

    Je n’ai jamais dit, non plus, que j’approuve ou que je désapprouve les moeurs de mes ancêtres, qui sont aussi les vôtres, du moins, pour partie. Que puis-je y faire, moi, si mes ancêtres (et les vôtres) comptent des fillettes de 12 ans engrossées en toute légalité et avec la bénédiction de l’Église? Douze ans! Alors que ma bru a une fille de 11 ans, qui m’appellent Papy! Alors que l’ainée de mes petites filles en a 10. Shit! Je les perçois l’une et l’autre comme des enfants, moi.

    Je ne dénigrerai pas davantage mes parents, qui trouvaient normal de fumer dans une chambre d’hôpital, à une époque où les cigarettiers nous disaient que la cigarette, c’est la santé! Pourtant, en 2011, j’aurais envie de foutre mon pied au cul de quiconque viendrait me voir à l’hosto, cigare au bec!

    Tout ce que je dis, c’est qu’il faut relativiser.

    Vous me faites rire avec « votre » industrie de l’offense publique, à laquelle vous associez quiconque estime devoir se plaindre.

    Si votre propre soeur avait été à la place de Sophie Chiasson, vous auriez considéré acceptable que ce pervers affirme en onde que si elle a obtenu son emploi, c’est parce qu’elle a de gros nichons et… fume la pipe (!) ? J’en doute. Tant que vous n’êtes pas victime, c’est facile de railler les victimes qui refusent de tendre l’autre joue.

    Relativisez, que diable, avant d’affirmer (ou d’en avoir l’air) que l’état de victime, c’est devenu un job payant… Déformation professionnelle?

  7. Je ne peut pas croire que cette annonce s’adresse au Québécois. J’espère que cette campagne est un échec. Sa prend des sauvages incultes pour faire une pareille photo et la promouvoir. Cette photo n’a rien à voir avec le Québec et elle est insultante pour tous les Québécois et non pas seulement pour les Algonquins parce qu’on nous prends pour des caves. Le djembé sur lequel la bouteille est posée est africain, et la peau chaulée des personnages fait plutôt Français ou Anglais à la cour au XVII siècle. Sa fait pas mal Américain.

    « …l’entreprise dit analyser actuellement la plainte et promet d’y répondre de manière plus complète «prochainement». »

    Bien oui quand la campagne sera terminée.

    ============

    « L’eau en bouteille est un exemple type de la marchandisation de tout et de rien… » (Darwin)

    Ici il y a 30 ans je crois un embouteilleur de Coke à commencé à embouteiller de l’eau de l’aqueduc et la distribuer porte à porte. Pour l’écoeurer on lui disait « tu vas faire de l’argent comme de l’eau ». Pourtant c’est exactement ce qui est arrivé. Il a agrandit l’usine en foutant Coke dâwor.

    Cette usine existe encore aujourd’hui. Pourtant à deux pas de cette dernière qui embouteille de l’eau de source locale Labrador et autres marques et de l’eau de l’aqueduc, il y a deux grandes épiceries qui vendent de l’eau d’aqueduc de New York ou de Toronto.

    1/2 LITRE DE PÉTROLE POUR PRODUIRE UN LITRE D’EAU en bouteille. Suivez le prix du pétrole pour savoir ce que sera le prix de l’eau.

    Imaginez, faire venir de l’eau de New York sous prétexte que les bouteilles produite en usine ici ne sont pas à notre goût.

    Le plus idiot le plus stupide et le plus cave est qu’ici l’eau du robinet est excellente et la même pour une partie de la production des voisins.

  8. Hôte, il y a une différence entre l’attaque contre un individu et un commentaire de nature humoristique qui vise un groupe qui se VEUT identifiable et, au surplus, trop souvent victimaire. Dois-je le répéter, l’industrie de l’offense, telle que je la conçois, ne réfère pas à une personne comme Sophie Chiasson (qui a le droit inaliénable de poursuivre quiconque se complaît dans la libelle à son égard), ce qui ne devrait jamais être le cas d’une collectivité quelconque. À ce titre, tout Canadien pourrait, au nom de tous ses concitoyens, se croire permis de poursuivre les Américains devant un Tribunal des Droits de la personne en raison de leurs farces « déplacées » sur la Police Montée.

    Je suis conscient que certaines dispositions de Chartes sont interprétées dans un sens disons… collectif, mais ce n’est pas parce que c’est devenu « mainstream » que je l’accepte. Au contraire, ceci mène à un totalitarisme du discours pire que ce qui existait il y a 60 ans.

  9. Étant un « fan fini’ de Frank Zappa, je me souviens de « l’altercation » qui est survenue lors de la sortie d’une chanson de son cru intitulée « Jewish Princess ». La B’nai Brith lui est aussitôt tombé dessus mais ne s’attaque pas à oncle Frank qui veut et ce B’nai Brith est reparti assez vite la queue entre les jambes. C’est pour moi une illustration de l’industrie de l’offense publique.

  10. @Poulou

    « industrie de l’offense publique » et « strategic lawsuit against public participation », ce sont deux concepts différents.

    Des réclamations abusives pour dommages (ex: les Autochtones contre Eska, if ever) – ce que vous appelez l’industrie de l’offense publique, c’est le lot des petits contre les gros, et destiné à leur faire cracher le motton.

    Les SLAPPs, au contraire, sont le fait des gros contre les petits, pour leur faire fermer la gueule. C’est ce que visait le B’nai Brith: faire fermer la gueule à Zappa…

  11. Le cas de Sophie Chiasson relève des tribunaux de droit commun tandis que le moteur de l’industrie de l’offense publique, ce sont actuellement les commissions canadiennes des droits de la personne, lesquelles jugent et condamnent fréquemment in abstentia. Divers groupes de pression se servent de ces commissions pour baillonner ceux et celles qui osent lever le voile sur les aspects moins reluisants de leurs activités sous prétexte d’un supposé affront à la communauté à laquelle ils appartiennent. Qui plus est, ces mêmes braillards osent affirmer qu’ils représentent l’ensemble de leur communauté, ce qui est évidement faux.

    À l’origine, lesdites commissions se devaient que de protéger les membres de la société contre l’arbitraire de certaines situations, notamment les cas de discrimination lors de transactions civiles. Mais elles se sont ensuite recyclées dans l’encadrement politique du discours public, encadrement rigoureusement suivi par les journalistes de gauche.

    C’est l’Inquisition soft. On ne fait plus bien sûr dans le « hanged, drawn and quartered », mais c’est tout à fait dans le genre.

    La rectitude politique qui en découle est un véritable cancer sociétal, profitant malheureusement à nombre de juristes qui refusent de voir le dommage qu’ils provoquent.

  12. Ahh, la droite et leur obsession avec les minorités qui OSENT combatre la dscrimination, et la croisade de la droite contre ‘l’injustice des dsicriminations positives’.

    La droite est pour la discrimination positive. Envers la majorité WASP aux States, par example.

  13. @Poulou 4 juillet, 18h58

    Je ne réponds pas vite! Depuis le soir du 3, panne informatique majeure. J’ai dù emprunter ce soir la petite bombe Fujitsu de mon fils. Ce serait un problême mixte: routeur wi-fi dysfonctionnel et mon laptop qui ne réussit pas à se connecter, alors que le Fujitsu y parvient…

    Pour revenir au sujet de ce billet, les Eaux Eska ne sont pas menacées de poursuites; faut pas dramatiser!
    Mais la compagnie a commis un impair. Period.

    Elle en semble d’ailleurs consciente, car elle a mandaté une firme de « damage control », dont on attend toujours les premières réponses.
    Entre-temps, ce refus de parler aux journalistes fait plus de tort à Eska que la grogne des Algonquins; à tort ou à raison, les Témiscabitibiens réagissent mal à cette entreprise new-yorkaise milliardaire qui vient puiser l’eau sans retombées économiques en région, et sans payer à la société québécoise pour cette eau, réputée la meilleure au monde.

  14. Du point de vue marketing, il s’agit en effet d’une très grande maladresse. Moi-même, esthétiquement parlant, je trouve leur bidule atroce.

  15. @Poulou

    Voilà que le Globe and Mail s’en mêle:

    In a video posted on YouTube, Mohawk activist Clifton Nicholas asks, “How acceptable would it be on YouTube or in a newspaper if somebody was in blackface, or if somebody was dressed up as an Hasidic Jew, selling this water?”

    La SRC diffusait à son bulletin télévisé régionale, hier, que l’entreprise avait reçu tellement de commentaires négatifs qu’elle a fermé le mur de sa page Facebook…

    Et pour la pub incriminée, versions anglaise et française: http://www.theglobeandmail.com/report-on-business/industry-news/marketing/watch-the-eska-commerical/article2089101/?from=2089081

  16. Pas juste cà.. dans le genre ‘ne trustez pas les indiens’..

    Avez vous vus les interventions de Deltell et ADQ sur les cheques de l’Hydro aux Innus? franchement, ca frole le racisme ou paternalisme… comme si les indiens allaient tout flamber dans la boisson…

Et... vous en pensez quoi?

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