309 commentaires sur “L’affaire Guy Turcotte: Alien Nation, prise DEUX et demie

  1. En passant, si il passe finallement à un institut psychiatrique pour un temps…

    Ce n’est PAS plus facile que la prison. OH NON. C’est PIRE.

  2. « Guy Turcotte, malgré qu’il soit instruit et tenu pour intelligent et cartésien, était, temporairement du moins, incapable de juger de la nature et de la qualité de ses gestes, et incapable de distinguer le bien du mal. »

    J’ai de la difficulté à admettre une telle chose, même si je ne l’exclue pas.

    Si on me disait qu’un individu a été incapable de juger de la nature de ses gestes et de distinguer le bien du mal après qu’il ait mis le feu dans le cabanon du voisin à la suite d’une dispute, je pourrais comprendre. Mais pour le meurtre de ses enfants?!

    Est-ce possible qu’un personne équilibrée et rationnelle, autant que Turcotte pouvait l’être, en vienne à ne pas réaliser l’horreur et la monstruosité d’un pareil geste?

    En tout cas ce type a besoin de suivre une sacré thérapie pour que la prochaine fois qu’il aura à faire face à un stress perturbateur dans sa vie, il soit en mesure d’y répondre d’une façon non-destructrice.

  3. La maladie mentalle, c’est des vrais maladies aussi, en passant. On a tendance à les sous-estimer.

    Oui, la maladie mentalle n’agit pas juste chez ceux avec des handicaps. Tu peut être brillant et dépressif our schizo.

  4. @Geek 20h27

    Ce n’est PAS plus facile que la prison. OH NON. C’est PIRE.

    La « reconstruction », ou « reprogrammation » d’un être humain, du moins je le suppose, doit exiger de sa part des efforts d’un tout autre niveau que ce qui se passe en milieu carcéral. Il est toujours plus facile de regarder le voisin que de tourner ses yeux à l’intérieur de soi.

    Alors que j’occupais un emploi d’été à Louis-H. Lafontaine (alors St-Jean-de-Dieu), on m’a demandé d’aller prendre livraison d’un collis qui arrivait de Pinel. Le gars était menotté et portait des chaines au pied. J’en ai conclu que c’était pas un enfant de coeur. Ils m’ont laissé seul avec lui; l’ai dû détourner les yeux, en a profité pour s’emparer d’une tasse, l’a fracassée contre le comptoir et s’est entaillé le poignet. J’ai alors fait un vol plané dans sa direction et je l’ai renversé, ce qui lui a fait lâcher prise. L’instant d’après, les gardiens nous ont relevés. Heureusement, car j’ai su que le gars avait les dents agiles!

    Mais ils sont pas tous comme ça!

    M’est avis que le gars va sortir rapidement et qu’il va aller pratiquer la médecine loin d’ici. J’ai l’impression que la seule crainte qui subsiste dans son cas c’est si, confrontéà l’adversité, il va ENCORE sauter les plombs. Si un aéropage de psys devait conclure que le risque est près du niveau ZÉRO, il va sortir. Et s’il sort, il pourrait bien avoir envie de sauver des vies.

  5. Je me désole de toute cette colère populaire contre le système judiciaire. Si je ne trompe pas, pour être reconnu coupable, il ne doit pas y avoir de doutes raisonnables dans l’esprit de l’ensemble des jurys. Cela peut parfois permettre à quelques individus coupable d’être acquitté, mais je préfère de loin quelque coupable en liberté que des innocents injustement condamnés.

    J’espère que Guy Turcotte ne vas pas devenir le OJ Simpson du Québec dans l’opinion publique.

  6. La folie, même passagère, est indifférente à l’intelligence. C’est, par définition, une perte de raison. On peut donner toutes les apparences de succès et d’équilibre mais être brisé de l’intérieur. C’est même une des caractéristiques de la dépression : le malade dépense des trésors d’énergie pour paraître normal auprès des autres, alors qu’il dépérit. Sans traitement, Il peut sombrer dans la catatonie ou s’enlever la vie. Ou commettre des gestes insensés. Le reproche que je pourrais faire à Turcotte est de ne pas avoir cherché de l’aide psychiatrique alors qu’il se savait malade. Il est tout de même médecin.

    Je recommence à commenter sous mon vrai nom, une première depuis 2009. Alors bonjour à tous.

  7. @Spritz
    « Est-ce possible qu’un personne équilibrée et rationnelle, autant que Turcotte pouvait l’être, en vienne à ne pas réaliser l’horreur et la monstruosité d’un pareil geste? »

    Ma réponse est OUI. Les fils qui se touchent, ça n’a rien à voir avec les capacités intellectuelles ou avec le caractère rationnel ou irrationnel: ça se passe en dehors de ça. Mais il est plus difficile, j’en conviens, de croire en la folie passagère d’un être supérieurement intelligent….

  8. @Mizentropie 21h48

    « Si je ne trompe pas, pour être reconnu coupable, il ne doit pas y avoir de doutes raisonnables dans l’esprit de l’ensemble des jurys. Cela peut parfois permettre à quelques individus coupable d’être acquitté »

    Quand l’accusé soulève une défense de trouble mental temporaire, c’est lui qui a le fardeau de renverser la présomption qu’il était sain d’esprit.

    Cette démonstration, il doit la faire par une preuve prépondérante. Si c’est 50-50, il n’a pas réussi à renverser la présomption; l’accusé doit donc convaincre.otte n’a pas été

    Raison de plus pour respecter la décision des jurés. Turcotte n’a pas été « sauvé » par la règle de la présomption d’innocence; au contraire, c’est lui qui devait renverser la présomption. Et c’est d’autant plus difficile que dans son plan de match, la Couronne a cherché à démontrer qu’il agissait LA VEILLE de manière rationnelle. Et voilà pourquoi la Couronne a voulu démontrer qu’il avait toute sa tête quand il négociait le partage du patrimoine, 5 mois après le carnage.

    quand la Couronne jouit à la fois de la présomption de « sanité d’esprit » et d’une preuve positive pour la veille et le lendemain, la tâche de l’avocat de la défense est vraiment difficile.

    D’où mon commentaire au sujet de Me Pierre Poupart. .

  9. Comming out; je suis cliniquement dépressif. Alors, je sais la vérité sur la santé mentale.

  10. La colère populaire montre en effet que les maladies mentales représentent vraiment un des principaux tabous dans cette société. Les textes de Mathieu Bock-Côté m’indisposent fréquemment. Son texte d’aujourd’hui dans La Presse m’a pratiquement fait vomir.

    Comme le disais Mizentrope chez Jeanne hier «Les certitudes absolues sont souvent faites d’ignorances.». Il en est un exemple patent.

    Non, je ne mets pas de lien…

  11. @Papi

    J’aurais dû écrire: Est-ce possible qu’une personne équilibrée et rationnelle, EN autant que Turcotte pouvait l’être…

    parce qu’il est évident que sur certains aspects de sa vie, l’équilibre et la rationalité n’étaient pas au rendez-vous. Et ça n’a rien à voir avec son intelligence, les exemples sont trop nombreux dans la société pour qu’on soit encore surpris par la chute de ce qu’on appelle nos élites.

    Vous pensez Papi, et je le crois aussi, que Turcotte sortira plutôt rapidement et qu’il ira probablement pratiquer la médecine ailleurs.

    Mais imaginons qu’il se remet en couple, a à nouveau des enfants et que sa future conjointe le trompe elle aussi. Turcotte perd les pédales et le drame se répète. S’il peut se permettre encore d’avoir un excellent avocat qui plaide, pourquoi pas, la même défense avec succès, ça pourrait devenir problématique… 😉

  12. Bon, d’accord, je le mets… [modérateur: il s’agit du texte de Mathieu Bock-Côté, déjà annoncé par Darwin]

    http://www.cyberpresse.ca/opinions/201107/06/01-4415631-loubli-du-mal.php

    «Quoi qu’on en dise, justice n’a pas été rendue»

    Pas, je pense que, elle n’a pas été rendue…

    « jury qui a manifestement erré»
    «Le problème est connu: il relève de la psychologisation abusive des rapports sociaux dans notre société.»
    «C’est la possibilité du bien comme du mal qui donne sa grandeur à la liberté humaine.»

    Quel con… Non, je ne le pense pas, il l’est !

  13. @theUbbergeek

    C’est courageux de votre part de le dire, et en même temps des gens équilibrés et rationnels je n’en connais pas des tas.

    Je crois que nous sommes tous plus ou moins déséquilibrés. 😉

  14. @Darwin 22h45

    Faut être fichtrement imbu de sa propre personne pour affirmer « comme si le jury était seul capable de peser chaque élément de cette terrible affaire »

    Bock-Côté n’a pas entendu les témoins. Il n’a pas eu accès aux évaluatons par les psychiatres. Il nest pas psychiatre. Il n’a pas entendu les plaidoiries. Il ne connaît ni le droit applicable, ni les argumens, ni le poids des arguments, ni la crédibilité relative des témoins, incluant les témoins experts.

    Nonobstant, du haut de ses 30 ans, il possède du dossier une connaissance que tous les membres réunis du jury n’ont pas.Dit-il…

    Bel exemple de tête enflée.
    Bel exemple, par ailleurs, de nationaliste de la trempe de ceux qui me font vomir.

  15. Bock-Coté est un gosse de bourgeois gâté, à mes yeux, un clown imbu de sa personne. Je pourrais être plus grossier.

    La dépression, croyez-moi, c’est pas un cadeau… Je suis réfractaire à la médication, comme.. résistant.

  16. J’ai été courte un peu, bon, je me demande ce qui fait la différence entre un Turcotte et un Cantat.

    Tout comme Turcotte, Cantat n’avait pas planifié son meurtre, un a fait pleuvoir ses coups de poings, l’autre son couteau, dans une crise ou la pleine conscience avait , je vous l’accorde, un peu sacré le camp!

    Je n’aurais pas aimé que Cantat ne soit pas interné, je n’aime pas beaucoup plus l’idée de ne pas interner Turcotte….

    Ne peut-on pas penser que les personnes qui commettent des meurtres aussi abjects que Turcotte soient dans le même état d’esprit?

    C’est très questionnant je trouve.

  17. «C’est très questionnant je trouve.»

    Tout à fait. Je n’ai pas d’opinion finale sur ce verdict. Je n’ai pas suivi en détail ce procès. Et même si je l’avais fait…

    J’en ai contre les certitudes et la récupération des faits par des démagogues comme Bock-Côté, qui réussit, encore une fois, à coller un événement à ses dogmes, comme ici, celui de la responsabilisation. Bref, j’en ai contre les certitudes.

    Contrairement à Cantat, (de ce que j’en sais) Turcotte n’était pas un récidiviste. La thèse de la non-responsabilité criminelle pour cause de troubles mentaux me semble beaucoup moins probable de son côté. Cela dit, j’ai aussi un malaise avec le verdict de Turcotte, mais je ne le trouve pas à sa face même non plausible.

  18. Darwin, on n’a jamais pu démontrer que Cantat était un récidiviste..on a conclu au meurtre involontaire mais il a eu une peine quand même. Vrai que la justice varie d’un pays à l’autre cependant.

    Voilà une criminologue qui se pose des questions,…plein de gens s’en posent…

    Bon, il y a bien une vulgarité à taper sur les jurys qui n’ont pas demandé à être là, il y a bien aussi une forme d’agressivité dans les hauts cris indignés de la population.

    Mais je répète, c’est hautement questionnant, je ne voudrais pas être l’ex femme de ce gars!

    http://www.cyberpresse.ca/place-publique/commentaires-du-jour/201107/07/01-4415904-guy-turcotte-a-t-il-vraiment-perdu-le-controle.php

  19. @Koval (5h26)

    Moi non plus, je ne suis pas à l’aise avec le verdict, et j’ai la conviction morale que la plupart, sinon tous les membres du jury ont éprouvé le même malaise. J’ai 3 enfants, et 6 petits-enfants, après tout, et ça fait 35 ans que je cauchemarde; il me serait très pénible de leur survivre.

    Mais le droit ne doit PAS être affaire de sentiments, pas plus que la Justice, d’ailleurs.

    Ne sommes-nous pas les premiers à condamner le crime d’honneur? Et ce que nous qualifions ici de crime d’honneur, c’est quoi, sinon une forme de maillage entre la « justice » et les sentiments?

    = = =

    Bien rares sont les individus qui n’éprouvent pas un sentiment d’horreur à la pensée d’un enfant assassiné froidement; un enfant, c’est pur, et sans défense.

    Mais j’éprouve également un sentiment d’horreur à la pensée que l’on puisse lyncher un individu sur la base des seules apparences.
    Or Guy Turcotte ayant reconnu qu’il avait poignardé ses deux enfants, il y avait apparence de responsabilité criminelle.
    APPARENCE de…

    Et après avoir analysé une preuve aussi diversifiée que complexe – et à certains égards, contradictoire (les experts) -, les onze jurés ont mûrement réfléchi, ils ont sûrement dû torturer leur conscience, et ils ont rendu un verdict.

    Il leur a fallu beaucoup de courage.

  20. La population est undisposée par ce verdict. Or, les 11 jurés proviennent de cette même population. Le crois donc que si les 11 en sont venus à ce verdict, c’est que la preuve les y a amenés.

    Quant à Bock-Côté, il est l’idole de JLP. C’est tout dire.

  21. Je suis d’accord avec l’idée d’un Tucotte inconscient de ses actes au moment du crime.

    Ne serait-il pas possible d’assortir ce verdict de non responsabilité d’une peine de prison? Il me semble que cela se fait dans d’autres pays non?

    Je pensais que la non responsabilité d’un meurtre aussi abject n’annulait pas la peine de prison, je croyais qu’elle commutait la peine de prison à vie en peine moins lourde. J’aurais pu comprendre que la peine soit diminuée pour circonstances atténuantes, mais là, non, ça me reste en travers de la gorge.

    Ce n’est pas affaire de sentiment la justice, oui et non, les stratégies des l’avocats y sont pour quelque chose et ses stratégies influencent les sentiments des jurys.

    « Il leur a fallu beaucoup de courage. »

    Je ne veux pas lyncher le jury.

    Il pourrait y avoir appel?

  22. @Koval 6h34

    Tout comme Turcotte, Cantat n’avait pas planifié son meurtre, un a fait pleuvoir ses coups de poings, l’autre son couteau, dans une crise ou la pleine conscience avait , je vous l’accorde, un peu sacré le camp!

    La réponse est double`

    a) la réponse la plus simple, c’est que laes règles diffèrent d’un pays à l’autre. Mais, bon…
    b) la réponse est toutefois bien plus complexe…

    Guy Turcotte n’a pas agi sous l’effet d’une intox qu’il aurait provoquée lui-même. Le liquide qu’il avait bu n’avait pas cet effet de le déconnecter de la réalité, et je ne me souviens pas s’il l’avait ingurgité AVANT ou APRÈS. En d’autres termes, il a lui-même été agressé par des sentiments ou des angoisses qu’il n’a pas invités dans son cerveau.

    Bertrand Cantat, lui, s’était saoulé au point où il avait perdu le contact avec la réalité. Cette intoxication ne lui a pas été imposée, il y a librement consenti.

    La différence? L’un est déconnecté sans l’avoir voulu, et l’autre s’est déconnecté volontairement. Au Canada, et dans bien d’autres juridictions, l’intoxication volontaire n’est PAS une défense à une accusation, quelle qu’elle soit. Je pense notamment aux accusations de négligence ayant causé la mort…

  23. Les faits sont tellement différents entre ces deux cas. Le premier (Cantat) a frappé dans une chicane pour faire taire l’autre. Le deuxième (Turcotte) ne semble pas avoir eu de telles intentions.

    L’idée ici n’est pas d’établir une hiérarchie de l’horreur, mais plutôt d’illustrer que les faits sont bien différents.

    «les stratégies des l’avocats y sont pour quelque chose»

    Oui, mais ces stratégies sont établies en fonction des faits et, bien sûr, de la législation. Les faits étant différents (pour les législations, je n’en sais rien, mais probablement aussi), les stratégies le furent.

  24. moi je pense que quelqu’un qui prevoit se suicider,sait à peu près ce qui l’attent après son acte,donc c’est premedité,mais parcontre,si en plus la personne,est assez saine pour calculer à la cenne près,ses avoirs et veux continuer à emmerder son ex-conjointe,c’est qu’il n’est pas trop affecté par son geste et est encore rempli de haine,donc…
    pour moi c’est comme une personne qui sait que lorsqu’elle boit elle perd la tête et devient violente,alors elle prend un coup,puis veut aller regler ses compte,pour ensuite dire qu’elle n’est pas responsable de ses actes….foutaises!

  25. Non, l’intoxication de Cantat n’était pas dans le portrait, dans le pays où il a été jugé, cela pouvait lui nuire alors ça n’a pas été retenu dans la preuve…

    Anyway, je peux comprendre le syndrome de la femme battue, ou même d’un enfant qui, battue mainte fois tourne sa violence contre son prédateur, mais Turcotte, ça fait nan!

  26. En fait, je suis d’accord avec le jury, si la question était

    « Est-ce que Turcotte était conscient de ses gestes? »

    Je suis prête à dire non.

    Mais à la question suivante:

    « Est-ce que Turcotte peu reprendre sa vie comme si rien ne s’était passé? Sans aucune peine? »

    Ma réponse est non, sans équivoque.

  27. @Koval 7h38

    La Couronne n’ira pas en appel.
    À moins qu’elle ne trouve une erreur de droit dans l’adresse aux jurés, faite par le juge.

    L’adresse aux jurés, c’est l’ensemble des directives, du genre: « il y a 4 verdicts possibles. Si vous trouvez que, alors le verdict devrait être celui-ci. Par contre, si vous trouvez plutôt que, alors ce serait plutôt tel autre verdict… « 

    Il pourrait également y avoir appel si la Couronne faisait un lien entre l’exclusion d’une preuve (incluant l’interdiction aux jurés d’en prendre connaissance) et le verdict rendu. Encore que, dans cette hypothèse, la Couronne devra démontrer devant la Cour d’appel que:
    a) le juge a commis une erreur en excluant cette preuve de l’attention des jurés
    b) si le jury avait eu accès à cette preuve-là, le verdict aurait été différent

    Les tribunaux d’appel refusent de renverser les conclusions sur les faits. Cela, la Couronne le sait.

  28. @Koval 7h38

    « Je pensais que la non responsabilité d’un meurtre aussi abject n’annulait pas la peine de prison, je croyais qu’elle commutait la peine de prison à vie en peine moins lourde. J’aurais pu comprendre que la peine soit diminuée pour circonstances atténuantes, mais là, non, ça me reste en travers de la gorge. »

    = = =

    Pour avoir une peine de prison, il faut être trouvé coupable…

  29. Bon ben, je ne suis pas assez calée pour en parler, j’ignorais que « non responsable » équivalait à « non coupable ».

  30. @Koval 9h28

    « Non, l’intoxication de Cantat n’était pas dans le portrait, dans le pays où il a été jugé, cela pouvait lui nuire alors ça n’a pas été retenu dans la preuve… »

    Je dirais plutôt: intox mise en preuve, mais non retenue comme élément disculpatoire…

  31. @ D

    « mais parcontre,si en plus la personne,est assez saine pour calculer à la cenne près,ses avoirs et veux continuer à emmerder son ex-conjointe,c’est qu’il n’est pas trop affecté par son geste et est encore rempli de haine,donc… » (8h46)

    = = =

    J’ai du mal à saisir… et c’est surtout pas par ignorance!

    J’ai divorcé des centaines de couples, et calculer à la cenne près, comme vous dites, c’est pas une preuve de froideur ou de détachement; c’est tout simplement une exigence de la Loi, lorsque l’un des époux demande la séparation ou le divorce. Il y a des formulaires détaillés, standardisés, dont le dépot au dossier de la Cour est obligatoire pour quiconque demande le divorce ou la séparation.

    Tous les détails doivent y être fournis sur les comptes de banque, fonds de pension, REER, valeur des meubles et des véhicules, évaluation des immeubles et dettes de toutes sortes (hypothèque, impôts, marges de crédit, cartes de crédit, etc).

    Si vous étiez le mondrement au courant de ces exigences, le comportement de Turcotte vous apparaîtrait moins… suspect.
    Mais quand on veut noyer son chien, ne dit-on pas qu’il a la rage?
    Manifestement, vous cherchez des arguments pour alimenter vos préjugés, qui reposent eux-mêmes sur une ignorance de ces choses-là.

    Je ne vous en fais pas reproche; l’opinion que vous exprimez est largement répandue… sauf que ceux qui sont plus familiers avec ça (les juristes, les psys, les criminologues…) sont plus enclins à partager mon opinion.

    Et mon opinion est celle d’un juriste dont la formation a débuté dans les années 60 et d’ont l’expérience sur le terrain s’est poursuivie jusqu’aux années 2000
    D’ailleurs, son minding de juillet 2009, on s’en crisse! Ce qui compte, c’est ce qui se passait dans sa tête en février 2009, au moment où il a poignardé ses enfants.

  32. Mouais, de ce que j’en ai lu, au début Cantat avait invoqué son intox, pensant que ça pouvait aider à sa cause, puis, il a retiré sa déposition après avoir appris que , dans le pays où son procès a eu lieu, l’intox était un facteur aggravant……

  33. @Koval 9h31

    « En fait, je suis d’accord avec le jury, si la question était
    « Est-ce que Turcotte était conscient de ses gestes? »

    Je suis prête à dire non. »

    = = =

    La question était plutôt une directive du juge:

    a) si vous tirez de la preuve la conclusion que GT n’était pas conscient de ses actes, vous DEVEZ rendre un verdict de non-responsabilté criminelle pour cause de trouble mental

    = = =

    « à la question suivante:
    « Est-ce que Turcotte peu reprendre sa vie comme si rien ne s’était passé? Sans aucune peine? »

    Ma réponse est non, sans équivoque. »

    Le renvoi en institution psychiatrique n’est PAS une peine, au sens strict. Mais GT ne va pas pouvoir reprendre sa vie comme si rien ne s’était passé. Il va d’abord devoir convaincre les Commissaires – dont j’ai oublié le titre légal – de sa capacité à le faire sans poser le moindre danger qui diffèrerait de VOTRE capacité ou de la mienne, ou de celle de n’importe qui.

    Ce sera pas nécessairement facile mais il va y parvenir.

  34. Impossible pour moi d’analyser cette horreur froidement. Qu’il soit responsable ou non de ses actes, on s’en tape. Comment un homme qui perd la carte au point de tuer la chair de sa chair peut-il par la suite potentiellement circuler librement ? Je n’ai pas besoin de leçon sur le droit vs. les sentiments et patati et patata. Moralement, toute cette histoire cloche totalement.

    La plupart des gens (pas tous des ti-counes) sont outrés du peu de conséquences des gestes de GT. Un échantillon de cette population, à l’intérieur des balises du système de justice, n’a pu faire autremement qu’en venir à un jugement qui va à l’encontre du sentiment général. De deux choses l’une: ou bien toute la population a tort, ou bien le système de justice est mal foutu.

    Le seul point positif, c’est que l’on va enfin cesser d’en entendre parler – c’est trop dur pour un coeur de mère de se faire rappeler cette histoire à chaque jour.

  35. Pour un coeur de père aussi, je te prie de me croire. Quand je pense à cette histoire et que je ferme les yeux, je voie le gamin qui crie à son père d’arrêter de lui faire mal.

    Insoutenable.

  36. @Nicolas

    Je ne voulais pas insinuer que c’est plus difficile pour une mère. J’aurais dû dire « pour un coeur de parent ». Chaque fois que j’y pense, j’ai un petit moment qui dure une fraction de seconde où je pense que je pourrais les sauver. C’est absurde. C’est vraiment insoutenable, tu l’as dit.

  37. Sur ces sujets, il y a plein de monde qui se transforment en ti juge de la petite cour ne sachant pas de quoi de quoi ils parlent.

    Relisez-donc the Ubbergeek .

    « La dépression, croyez-moi, c’est pas un cadeau… Je suis réfractaire à la médication, comme.. résistant. »

    Et oui, un classique quoi!

    Peut être pas un expert mais un très connaissant de ce sujet.

  38. @ Julie

    Ce n’est pas absurde. C’est le réflexe normal d’un parent. On identifie les enfants de GT aux nôtres. On cherche donc à les protéger d’instinct.

    @ Youlle

    La dépression est une maladie vraiment sournoise. Elle permet de garder un certain contrôle sur soi, de conserver les apparences de la normalité, alors qu’elle ronge l’esprit du malade de l’intérieur. Elle brouille le jugement et pour celui qui en souffre, la mort apparaît comme une solution, une délivrance.

  39. À cjulie

    « Le seul point positif, c’est que l’on va enfin cesser d’en entendre parler – c’est trop dur pour un coeur de mère de se faire rappeler cette histoire à chaque jour. »

    « Chaque fois que j’y pense, j’ai un petit moment qui dure une fraction de seconde où je pense que je pourrais les sauver. C’est absurde. C’est vraiment insoutenable, tu l’as dit. »

    Vos intervention me choquent.

    Et si c’était vous ou votre enfant qui était pris dans une spirale semblable? Ce serait comment soutenable?

    Bien sûr que c’est bien plus facile de se fermer les yeux et de se boucher les oreilles. Si vous saviez à quel point cette réaction foudroyé plusieurs parent et enfants.

    Je suis en réflexion à savoir si je dois écrire mon témoignage dans une cause qui aurait pu finir par ressembler à ce genre ici.

    Si je le fais ce sera dur pour les petits coeurs sensibles.

  40. Je ne sais pas à qui sert positivement cette décision, et si on veut parler de problème de santé mentale, je dois dire que j’ai un peu peur que ce jugement accentue les préjugés…

    Même Guy Turcotte lui-même doit être fort mal à l’aise avec ça….

  41. À Nicolas

    « La dépression est une maladie vraiment sournoise. Elle permet de garder un certain contrôle sur soi, »

    « pour celui qui en souffre, la mort apparaît comme une solution, une délivrance. »

    Non seulement elle apparaît comme une délivrance, mais elle l’est.

    Quand un grand dépressif devient très de bonne humeur du jours au lendemain, attendez-vous à des nouvelles dans les médias.

  42. à koval

    « Je ne sais pas à qui sert positivement cette décision, et si on veut parler de problème de santé mentale, je dois dire que j’ai un peu peur que ce jugement accentue les préjugés…

    Même Guy Turcotte lui-même doit être fort mal à l’aise avec ça…. »

    SVP. Pourriez-vous vous expliquer clair et net?

  43. @youlle

    Vous ne savez rien de moi, de ma vie, de mon petit coeur sensible et de mes propres souffrances, alors vos leçons, vous pouvez les garder.

  44. @CJulie

    « Qu’il soit responsable ou non de ses actes, on s’en tape. Comment un homme qui perd la carte au point de tuer la chair de sa chair peut-il par la suite potentiellement circuler librement ? Je n’ai pas besoin de leçon sur le droit vs. les sentiments et patati et patata. Moralement, toute cette histoire cloche totalement.

    Mettons que tu serais somnambule. Ou mettons que tu serais sous hypnose… Ton cerveau ne t’appartient plus si tu es sous hypnose, et pendant que t’es somnambule, ta perception est complètement faussée.

    Ajoutons maintenant l’hypothèse d’un crime atroce que tu aurais commis sous hypnose ou alors que tu es somnambule et que tu confonds ton enfant avec je ne sais trop d’affrosité.
    Serais-tu criminellement responsable? NON
    Devrait-on te punir? NON.
    Alors pourquoi sévir contre Turcotte s’il est démontré, par une preuve préponsérante, qu’il avait temporairement perdu le contrôle de ses actes?

    C’est pas une leçon de droit, ça. Juste un raisonnement poussé jusqu’au fond…

  45. Le meilleur texte que j’ai lu sur cette question est celui de Mathieu-Bock Côté (LA PRESSE), personnage dont j’admire l’érudition et le jugement.

    Maintenant, je ne critiquerai pas le travail du jury dans cette cause: c’est un verdict tout à fait conforme à la preuve qui lui a été soumise. Point à la ligne.

    Le Droit est sauf, Dieu sauve la Reine!… mais ça ne veut pas dire que c’est « moral ».

    Et la preuve, ce sont les témoignages de psychiatres qui l’ont faite. C’est là où le bât blesse à mon avis: un psychiatre qui témoigne à la demande d’une partie est trop souvent comme la Tour de Pise, c’est-à-dire qu’il penche du même bord. En dépit de sa qualification d’expert, il va prêcher pour sa paroisse. J’en ai personnellement entendus et contre-interrogés un certain nombre. Son opinion va fréquemment tenir à partir de ce qui lui raconte le « bénéficiaire ». Et son empathie naturelle va faire en sorte qu’il aura pitié dudit bénéficiaire. Il aura tendance à déresponsabiliser celui-ci en mettant sur le compte de la maladie des gestes cruels et barbares.

    Le diagnostic de trouble d’adaptation avec humeur dépressive et est diagnostic psychiatrique « léger », équivalent en sévérité à celui de burn out, qui n’affecte pas le psyché d’un individu au point de lui faire perdre contrôle et d’occire autrui. On ne parle pas ici d’un trouble psychotique. C’est même pas une dépression majeure.

    C’est là que je rejoins Bock-Côté lorsqu’il fait mention du phénomène de déresponsabilisation individuelle. Cmme note notre hôtet: « ce qui comptait, c’est ce qui se passait dans sa tête en février 2009, au moment où il a poignardé ses enfants ». Justement, les psys qui tendent ainsi à absoudre un comportement criminel en le mettant sur le compte d’un désordre psychique somme toute mineur, se fiant presqu’aveuglément aux dires de leur client, sont à l’origine de la perte de confiance du public dans le système de justice.

    Je connais d’excellents psychiatres, mais j’en connais aussi plusieurs qui, à l’instar de celui qui a témoigné pour Me Poupart, sont trop enclins à absoudre les auteurs de comportements déviants sous de fallacieux prétextes.

    Avoir été l’auteur de meurtres aussi sordides, j’aurais eu a posteriori l’humilité de ne pas entreprendre un long procès afin de m’exonérer d’un blâme trop sévère et j’aurais accepté que l’on m’impose une sentence adéquate. Mais il semble que pour un être à la fois manipulateur et narcissique, l’humilité n’est pas de mise.

  46. À cjulie

    « Vous ne savez rien de moi, de ma vie, de mon petit coeur sensible et de mes propres souffrances, alors vos leçons, vous pouvez les garder. »

    Vrai!

    Je n’ai absolument pas voulu vous donner de leçons.

    « Si je le fais ce sera dur pour les petits coeurs sensibles. » (youlle)

    Cette phrase ne s’adressait pas vous, mais à ceux qui le savent.

  47. Youlle

    Voilà ce qui se dit dans les chaumières québécoises:

    « Ben calice! C’est rendu que quand tu massacres tes enfants à coups de couteau, t’as juste à dire que t’es dépressif pis t’iras pas en d’dans! »

    C’est ce qui se dit dans les chaumières, ça risque de stigmatiser encore plus qu’avant les gens avec des problèmes en santé mentale, je ne peux pas rendre mon propos plus clair.

    C’est quand même pas du progrès cette histoire…

  48. @papi

    Fort bien, sauf qu’il n’était ni somnambule ni sous hypnose.
    Pourquoi sévir contre lui ? Parce que si quelqu’un est capable de s’en prendre à ses propres enfants (consciemment ou non), j’ai du mal à croire que cette personne ne représente pas un danger pour la société. Et aussi parce que la notion d’absence de responsabilité est sujette à débats et dépend de l’interprétation de professionnels (psys) qui ne pourront jamais émettre un jugement dénué d’incertitude. On en parle pas de preuves matrielles, mais d’interprétations subjectives. Or dans ce cas, la seule certitude qui subsiste, c’est qu’il a tué ses enfants. Que la peine tienne compte de son état mental lors des actes, cela va de soi. Mais qu’il y aie absence de peine ?

  49. @ Youlle

    « Quand un grand dépressif devient très de bonne humeur du jours au lendemain, attendez-vous à des nouvelles dans les médias. »

    Ça m’étonnerait. Les médias rapportent rarement les suicides, sauf ceux commis en public ou ceux commis par des célébrités.

  50. À koval

    « C’est ce qui se dit dans les chaumières, ça risque de stigmatiser encore plus qu’avant les gens avec des problèmes en santé mentale, je ne peux pas rendre mon propos plus clair.

    C’est quand même pas du progrès cette histoire… »

    En effet c’est très clair et ce que vous écrivez est aussi un fait.

  51. @Julie 13h21
    « De deux choses l’une: ou bien toute la population a tort, ou bien le système de justice est mal foutu. »

    La population n’a pas tort; elle n’est tout simplement pas aussi sensible à certaines données scientifiques que les psyschiatres peuvent l’être. Quand aux avocats, leur formation et leur expérience professionnelle les rapprochent de ces connaissances; ils doivent lire des milliers de jugements, dont certains exposent ce genre de connaissances, ou bien, comme c’était mon cas, ils apprennent beaucoup des témoins qu’ils doivent interroger ou contre-interroger.

    Quant au système de justice, il n’est pas mal foutu. Au contraire, il permet de faire des millions de nuances…
    Je ne dis pas qu’il est sans faille; je me suis permis de le critiquer amèrement, quand l’occasion s’est présentée. Mais je n’ai aucune critique à formuler dans le traitement de l’affaire Turcotte.
    Ce qui ne veut pas dire que l’horreur de ces deux meurtres ne m’atteint pas!

  52. À Nicolas

    « Ça m’étonnerait. Les médias rapportent rarement les suicides, sauf ceux commis en public ou ceux commis par des célébrités. »

    Si c’est un commerçant dans une petite ville c’est comme une traînée de poudre. Le prop d’un dépanneur à Montréal c’est une autre affaire, mais ce n’était pas le but de mon propos.

    J’aurais pu dire que vous pourriez vous attendre à des funérailles.

  53. @koval
    « Si j’étais son ex-femme, j’aurais vraiment peur! »

    Elle souffre probablement trop pour avoir peur…

  54. @ Youlle

    Mon propre psychiatre m’a déjà dit que le % de patients songeant au suicide était nettement plus élevé chez les malades mentaux (dépression incluse) que chez les autres types de malades, y compris ceux atteints de maladies chroniques ou dégénératives. L’ostracisation des malades mentaux compte énormément dans cette statistique. Le malade mental n’attire pas la compassion, mais la méfiance…

  55. « La population n’a pas tort; elle n’est tout simplement pas aussi sensible à certaines données scientifiques que les psyschiatres peuvent l’être. »

    Les choses aussi intimes concernant l’humain, sont très peu scientifique papi, les convictions dans ce domaine sont très minces.

  56. @Julie
    « Fort bien, sauf qu’il n’était ni somnambule ni sous hypnose. »

    Fort bien. Mais mon propos était de démontrer que la perte de contrôle causée par le somnambulisme ou l’hypnose, avec lesquelles le citoyen lambda peut avoir été confronté, peut aussi avoir d’autres causes, avec lesquelles le citoyen lambda est peu ou prou familier.

    Poulou souligne avec raison que les experts ont souvent un penchant pour la cause de qui les paye.
    Soit.

    C’est pareil pour les experts mandatés par la Couronne, ou par la Commission de la Santé et Sécurité au Travail (que Poulou connait bien). Jamais la Couronne ou la CSST, qui sont de gros clients pour certains experts, ne vont réembaucher un expert qui leur a fait dans les mains; ils veulent des experts qui épousent autant que possible leur thèse!

    Peut-être le jury aurait-il pu profiter de la présence d’un expert « neutre », mandaté par la Cour. Peut-être.
    Mais là, les jurés, qui ne sont pas des psys, ont dû évaluer des témoignages techniques, dans un domaine qui leur est étranger.
    ils ont rendu un verdict.
    Ont-ils pu – tous les onze – se fourrer complètement? Peut-être, mais leur nombre rend l’hypothèse improbable…

    My two cents: si Turcotte se remet en couple et doit de nouveau élever des enfants, il ne les tuera pas, quoi qu’il arrive!
    L’enfer, il le vit lui aussi, tout autant qu’Isabelle Gaston mais d’une autre manière.
    S’il est vrai qu’il savait ce qu’il faisait, comme certains le soutiennent, alors il sait que cet enfer là, il ne veut pas le revivre.

    Bien sûr, la prochaine fois, si prochaine fois devait survenir, il va se suicider de manière plus efficace…
    Faut pas oublier qu’une partie de l’enfer qu’il vient de vivre, c’était dans les yeux d’isabelle Gaston. Et c’est aussi dans nos yeux, à nous tous.
    Faudrait vraiment être dérangé mentalement pour souhaiter revivre ^ca.

    Et s’il était fou à ce point, bin a lors, le jury aura eu raison de le trouver non criminellement responsable!

  57. À Nicolas

    « Le malade mental n’attire pas la compassion, mais la méfiance… »

    Vous avez bien raison.

    Ma fille à été victime psychose et même de bonnes connaissances se sont éloignés de moi à cause de cette maladie. Pourtant je n’ai pas de maladie mentale.

    Ma fille voulant reprendre contact, ses amies l’ont toutes laissée tomber en l’espace d’un mois. Inutile de vous dire que sa n’a pas arrangé les choses.

  58. À Nicolas 14:56

    Je voudrais aussi ajouter que la maladie mentale ne saigne pas. Alors les gens ou le système de santé auront tendance à vous dire que vous n’avez rien.

  59. @ Me Pouloutine

    Faites-vous comme Sid, jouer au troll ? Cela expliquerait les contradiction dans votre commentaire…

    «Le meilleur texte que j’ai lu sur cette question est celui de Mathieu-Bock Côté»

    Comme je l’ai écrit le 7 juillet 2011 à 22:37, «Son texte d’aujourd’hui dans La Presse m’a pratiquement fait vomir.» Chacun ses goûts !

    «je ne critiquerai pas le travail du jury dans cette cause»

    C’est pourtant ce que fait celui dont vous admirez «l’érudition et le jugement.».

    Il écrit : «Pourtant, ce n’est pas en appeler au lynchage que de remettre en question la décision du jury qui a manifestement erré et risque aujourd’hui de décrédibiliser d’un coup le système de justice.»

    «décrédibiliser d’un coup le système de justice.» ! Ouf, une chance qu’il ne critique pas le jury, lui !

  60. À Me Pouloutine
    8 juillet 2011 à 14:25

    Ëtes-vous bien sûr de bien connaître la psychiatrie?

  61. @Youlle 17h22

    Je ne sais pas pour Pouloutine, mais celui dont il admire l’érudition, lui, n’a de connaissances ni en droit ni dans le domaine de la psyché. Et je doute qu’il ait la moindre idée, ni des té,oignages entendus au procès Turcotte, ni des arguments soulevés lors du procès.

    Voici ce qu’affirme ce Gros-Jos Connaissant de l’étendue de ses propres connaissances: http://qc.novopress.info/5548/bock-cote-net/

    Mes études doctorales, pour lesquelles je dispose d’une bourse du FQRSC, sont consacrées à la genèse du malaise démocratique qui traverse les sociétés contemporaines et qui s’exprime particulièrement dans le sentiment de plus en plus prononcé de leur dissolution. C’est la conversion des sociétés occidentales au multiculturalisme et le pilotage d’une telle opération par l’État thérapeutique qui m’intéresse.
    […] Il m’arrive aussi d’intervenir ici et là dans les médias, pour défendre certaines idées qui me semblent se confondre avec la défense du bon sens.

    = = =

    Je parle d’un Gros-Jos Connaissant, parce que à l’instar du Dr L’affreux, Mphil, PhD, il estime que son doctorat dans UN domaine lui confère le bénéfice de la science infuse en toutes choses. Gros, comme dans Grosse-Tête enflée

    Certaines idées qui lui SEMBLENT se confondre avec le gros bon sens. Évidemment. Qui lui SEMBLENT…
    Mais jamais il ne viendra à l’idée de cet imbécile que le gros bon sens, ce serait de fermer sa gueule quand il sait rien.

  62. Calvaire, les ti-joe connaissants pullulent.

    Les jurés ont entendu de la preuve pendant 10 semaines et ont lu les rapports des experts, ce que personne sauf n’a lu. Ils ont délibéré pendant 6 jours. Ils ont vu les photos de la scène de crime (habituellement, ce n’est pas ragoûtant) et ils sont arrivés à la conclusion que le gars souffrait de troubles mentaux au moment du délit. Oui, ce meutre est horrile, comme tous les meurtres mais le gars a été déclaré non-criminellement responsable pour cause de troubles mentaus et le verdict d’un jury ne peut être porté en appel. Respirez par le nez.

    La

  63. Oh! Je respire par le nez même si je pense autrement que vous, ne vous inquiétez pas, j’hyperventile jamais. 😉

  64. @koval

    Vous avez le droit à votre opinion mais moi je pense aux pauvres jurés qui retournent dans la vraie vie et qui lisent les commentaires les identifiant comme des ignorants (je suis polie) et qui devront probablement subir, en outre, l’opprobe de certains membres de leur famille et de leur collègues, tout ça pour avoir remplit un devoir de ditoyen que plusieurs tenteraient d’éviter.

  65. On peut être contre cette décision sans passer pour des agressifs qui s’en prennent aux jurys….ce que je ne fais pas.

    Il ne s’agit malheureusement pas qu’un jury se penche sur une preuve pour qu’à tout coup, la décision la plus éclairée soit rendue.

  66. @koval

    Ben, c’est la décision la plus éclairée de 11 représentants de citoyens sur 11.

  67. C’est ça, c’est une décision, qui aurait pu être autre avec d’autres avocats ou avec un autre jury, c’est tout.

    Nous dire que seuls le jury est apte à se prononcer ou est le seul à avoir raison, cela ne me satisfait pas comme argumentation,

    On sait pas mal les grandes lignes de cette l’histoire, elle a été tellement médiatisée!

    D’un autre coté, c’est certain qu’il y a des pervers qui réclament la tête des jurys ou de Guy Turcotte, ou qui pleurent à chaudes larmes en disant que notre système de justice n’en est pas un, ceux-là. je les dénonce avec vous.

  68. @Koval

    « ceux-là. je les dénonce avec vous. »
    ______

    Merci, pour le reste, tout le monde a le droit à son opinion.

  69. @ Papitibi

    «Je parle d’un Gros-Jos Connaissant, parce que à l’instar du Dr L’affreux, Mphil, PhD, il estime que son doctorat dans UN domaine lui confère le bénéfice de la science infuse en toutes choses.»

    Si vous permettez, je trouve qu’il a une attitude aussi peu scientifique dans son domaine. Quand il écrit : «la genèse du malaise démocratique qui traverse les sociétés contemporaines et qui s’exprime particulièrement dans le sentiment de plus en plus prononcé de leur dissolution. C’est la conversion des sociétés occidentales au multiculturalisme et le pilotage d’une telle opération par l’État thérapeutique qui m’intéresse.», il ne parle pas du résultat de ses recherches, mais de ce qu’il veut démontrer.

    Dans tous ces textes, on ne trouve guère plus de trois idées-concepts : la responsabilisation (ou son absence), la lutte au multiculturalisme (englobant l’interculturalisme comme s’il n’y avait aucune nuance entre les deux) et le sentiment d’appartenance des sociétés (ou nationalisme, souvent ethnique).

    Bref, il ne cherche que des éléments pour appuyer ce qu’il sait déjà (ou croit savoir, devrais-je dire), et ne s’intéresse nullements à des éléments qui fissureraient ses certitudes ou, à tout le moins, les nuanceraient peut-être un peu. En science, comme dans d’autres domaines, c’est une attitude déplorable.

  70. @Darwin

    L’effet Dunning-Kruger!

    C’est quoi l’idée exprimée dans l’extrait que vous citez? Du bla-bla qui doit le conforter dans sa perception narcissique ou du vent?

  71. @Koval 19h17

    « C’est ça, c’est une décision, qui aurait pu être autre avec d’autres avocats ou avec un autre jury, c’est tout. »

    Avec d’autres avocats? Sans doute, mais pas pour le motif que vous croyez.
    La preuve aurait été un peu différente, les questions auraient été posées différemment et les réponses, forcément, auraient suivi.

    Avec d’autres jurés? Alors là je doute qu’un autre groupe de citoyens choisis suivant les mêmes critères (absence d’idées préconçues), devant la même preuve, aurait réagi différemment. Cela dit, bien sûr que j’ai vu Henry Fonda, dans 12 angry men.C’est l’un de mes films fétiques.

    Nous dire que seuls le jury est apte à se prononcer ou est le seul à avoir raison, cela ne me satisfait pas comme argumentation,
    On sait pas mal les grandes lignes de cette l’histoire, elle a été tellement médiatisée!

    Là, Papi pas d’accord Pantoute!
    Le jury est mieux placé que quiconque pour juger des faits et de la crédibilité des témoins, incluant les psychiatres qui ont témoigné.
    Parce que eux, contrairement à nous tous, ils ont une connaissance intime de la preuve. Ils avaient accès à la transcription des témoignages, contrairement aux journalistes qui ont couvert le procès. Ils ont vu jusqu’à quel point un témoin – incluant les psys – a pu hésiter, ou non, avant de répondre. Leurs « sensors » pouvaient leur dire « lui, il a pas l’air certain de son affaire », ce que les journaux ne relataient pas.

    Si Jos Public avait tout lu ce qui s’est publié sur le procès, et vu et entendu tous les reportages en direct de la Cour, ce Jos Public ne connaîtrait que 1% de la preuve!
    Les jurés, eux, en savent 100%.

    Et contrairement à Jos Public, les jurés ont eu le bénéfice des directives en droit livrées par le juge.

    Alors pour toutes ces raisons, je me dois de conclure que, aussi nombreux soit-il, Jos Public ne fait pas le poids devant les 11 jurés.

  72. D’accord Papi, j’ai poussé un peu trop l’bouchon, je voulais voir si vous dormiez sur votre billet… 😉

    Mais bon, on est d’accord sur les changements d’avocats qui auraient pu donner une toute autre tournure à ce procès….

  73. Pour le gros ti-gars à sa môman, je suis d’accord qu’il ne contribue pas au débat, en plus, il postillonne trop quand il parle, ça me dérange.

  74. @Papi 19h17

    Ce que vous dites est bien vrai à propos des jurés, ils étaient là et ont eu accès à tout, contrairement à nous. Mais ils ont aussi vu Turcotte pleurnicher constamment pendant tout le procès; pour un jury composé en majorité de femmes, est-ce que ça ne pouvait pas avoir une influence?

    Je sais que la question peut paraitre ridicule, mais il me semble avoir lu que certains jurés avaient la larme à l’oeil à l’occasion devant l’état dans lequel Turcotte se trouvait.

  75. @spritzer

    La décision était unanime! Est-ce que les 4 hommes ont pleuré en cachette?

  76. Ah ben oui! Les femmes, faillait y penser! Encore leur faute, Je suis bien su un bloye, y’a pas de doute! :

  77. @Lizzie

    Sûrement, tous des moumounes!

    Non sérieusement je pense m’être trompé en affirmant que des jurés avaient versé des larmes au procès. Du moins je ne trouve rien sur Google qui relate ça. Il y a eu tellement de larmes dans ce procès que j’ai peut-être extrapolé.

    @Koval

    Ce n’était qu’une question, faut pas prendre la mouche! 😉

  78. Bock-Coté est un clown sinistre, un yuppie suffisant.

    Koval, je veus être clair – bien que je peus critiquer la facon que la psychiatrie est appliqué et cie, c’est une science. Une partie de la médecine qui est à la traine, mais le cerveau et l’esprit sont des choses atrocement complexes et subitles.

    spritxer, pas un peu sexiste et machiste de dire que les hommes sont moumones quand ils pleurent? je sais que vous êtes à demi-sérieux, mais ca aide pas.

    Pour moi, c’est correct; si un personnage classique de bandes dessinées ‘badass’ comme Ken ‘Le Survivant' » peut verser des larmes biens masculines sur la tristesse du monde et son horreur… Un gars peu bien pleurer – et ca peut même être macho.

  79. @ Lizzie

    «L’effet Dunning-Kruger!

    C’est quoi l’idée exprimée dans l’extrait que vous citez? Du bla-bla qui doit le conforter dans sa perception narcissique ou du vent?»

    Honnêtement, je ne suis pas certain pour l’effet Dunning-Kruger, quoique, comme le dit Papitibi, ce n’est vraiment pas son domaine de compétences (s’il en a un !). Quant aux deux autres éléments, le premier est probablement la cause du deuxième !

    @ Koval

    «en plus, il postillonne trop quand il parle, ça me dérange.»

    mdr!

    @ the Ubbergeek

    «spritxer, pas un peu sexiste et machiste de dire que les hommes sont moumounes quand ils pleurent?»

    C’était manifestement un mauvais gag. Son sexisme-machisme est plus évident dans son commentaire précédent, comme Koval l’a souligné, quand il a dit «pour un jury composé en majorité de femmes, est-ce que ça ne pouvait pas avoir une influence?». Là, il ne semble malheureusement pas que cela ait été un mauvais gag.

  80. « spritxer, pas un peu sexiste et machiste de dire que les hommes sont moumones quand ils pleurent? je sais que vous êtes à demi-sérieux, mais ca aide pas. »

    Si on se connaissait mieux, vous sauriez que ce n’est pas vraiment mon point de vue de considérer comme une moumoune un homme qui pleure. Encore faut-il qu’il pleure pour les bonnes raisons cependant.

  81. @ spritzer

    «Si on se connaissait mieux, vous sauriez que ce n’est pas vraiment mon point de vue de considérer comme une moumoune un homme qui pleure. »

    Mais ça semble être votre style de dire qu’un jury formé majoritairement de femmes est plus émotif et plus sujet à être irrationnel.

  82. @Darwin

    C’est qu’il me semblait réellement avoir lu que des jurés avaient versé des larmes à un moment donné du témoignage très émotif du Dr. Turcotte.

    Si cela s’était avéré, ma question était de savoir si une certaine sympathie envers l’accusé n’aurait pas pu se développer et influer sur le jugement de celles (car il s’agissait d’une ou de plusieurs femmes dans mon esprit) qui avaient pleurer.

    Ça me semble légitime comme questionnement, mais ma prémisse était fausse.

  83. Oui Darwin, c’est mon « style » de dire qu’un jury formé majoritairement de femmes a de bonnes chances d’être plus émotif.

    Mais pas plus irrationnel cependant.

  84. @Darwin 21h00

    Honnêtement, je ne suis pas certain pour l’effet Dunning-Kruger, quoique…


    Hum, contester le constat d’une psycholoye patentée, est-ce que, ironiquement, ça n’est pas démontrer par a+b que l’on est soi-même affecté dudit effet Dunning-Kruger?
    😉

    = = =

    Quant à Spritzer, je le connais suffisamment pour confirmer qu’il n’est pas swexiste-machiste!

    -= = =

    Pour une démonstration gratisse de sexisme-machisme, c’est par ici: le blogue de Hermil Lebel, un zouf tellement flyé qu’il devrait plutôt s’appeler Air Mile Lebel:

    Au lendemain de cette étonnante décision, la justice devrait maintenant s’intéresser de plus près au rôle exercé par la mère des enfants sacrifiés dans ce drame afin d’en élucider les tenants et aboutissements. Dans une société qui reconnaît en principe la primauté du droit, il devient prioritaire de déterminer la part de responsabilité de cette femme dans cette tragédie, notamment en raison de la frivolité de ses comportements irresponsables et du harcèlement criminel affiché à l’égard du père des enfants

    Il pErle, le mossieu: les tenants et aboutissements? Wouha ha ha! Belle preuve de son ignorance totale du sens de l’expression, qui est plutôt: tenants et aboutissants.

    Un autre exemple de cette belle prose hermilienne:
    Hermil Lebel, 7 juillet 2011, 23h28
    Tant que la justice au Québec sera rendue sous l’influence d’une idéologie déviante, le fémisexisme d’État, les drames tels que celui du Dr. Turcotte seront inévitables. L’histoire de l’Allemagne Nazi nous enseigne qu’un système de justice assujettie à une idéologie perverse pave la voie vers un régime tyrannique.

  85. Moi mon style c’est de dire que l’émotivité n’est pas une valeur plus masculine ou féminine, faudrait arrêter avec ces balivernes.

  86. Pourquoi alors – tant qu’à poursuivre dans la veine du préjugé sexiste – ces sept femmes n’ont pas cherché à punir un tueur d’enfants, pour lesquels elles auraient pu avoir un sentiment maternel et protecteur ?

    Tout ce débat me rappelle les discussions de gérants d’estrade qui commentent chaque décision du coach comme s’ils étaient dans l’équipe…

  87. @ Papitibi

    «ça n’est pas démontrer par a+b que l’on est soi-même affecté dudit effet Dunning-Kruger?»

    Je n’ai rien affirmé, je n’ai fait que montrer un sain scepticisme. Lizzie sera probablement d’accord qu’il ne s’agissait pas d’une évaluation formelle de sa part ! 😉

    Par ailleurs, ce serait bon que vous expliquiez comment est sélectionné un jury. Il faut comprendre que les 11 personnes d’un jury ne forment pas un échantillon probabiliste de la population. Les avocats d’un bord comme de l’autre cherchent des jurés ayant potentiellement des caractéristiques pouvant les aider et rejettent ceux qui ont trop de caractéristiques qui peuvent leur nuire. Je ne connais pas la technique parfaitement, alors j’aimerais bien que vous confirmiez ou infirmiez ma lecture de la chose…

    Finalement, j’ai hâte de voir un sondage sur l’opinion de la population. Cela m’étonnerait que les femmes soient plus d’accord que les hommes avec le verdict. Je pense même le contraire.

    Finalement, je me pose une question depuis quelques jours. Notre position sur ce verdict est-il lié à nos valeurs politiques ? Bref, la position des gens de droite est-elle la même que celle des gens de gauche ? Cela m’étonnerait…

  88. @ Nicolas

    «Pourquoi alors (…) ces sept femmes n’ont pas cherché à punir un tueur d’enfants, pour lesquels elles auraient pu avoir un sentiment maternel et protecteur ?»

    Voilà ! Je voulais soulever la même contradiction dans mon commentaire précédent.

    En plus, il demeure statistiquement avéré que les femmes consacrent encore de nos jours beaucoup plus d’heures à leurs enfants que les hommes. Il ne s’agirait donc pas d’un comportement lié à l’émotivité ou au sentiment maternel plus fort que le sentiment paternel…

  89. Darwin, si tu veux un échantillon de ce que pense les gens de droite sur ce jugement, tu peux aller lire le billet de David Gagnon à ce sujet. Ce n’est pas très loin du talion. S’il y a eu mort, il doit y avoir coupable. Et bien sûr, c’est la faute du système québécois, trop permissif, où personne n’est responsable de rien gnan gnan gnan… j’imagine que ça s’applique aussi aux jurés de la Floride qui viennent d’acquitter Casey Anthony.

    L’art de tout emmêler, voire d’instrumentaliser des causes sensibles, afin de défendre une idéologie. C’est vraiment disgracieux comme comportement.

  90. @Koval
    « l’émotivité n’est pas une valeur plus masculine ou féminine »

    Dans la vie civile, je ne sais pas. Ou du moins, je refuse de me mouiller. Mais dans le petit monde judiciaire, le sexe définit assez bien le modus operandi.

    En Abitibi, la première femme plaideuse, ce fut Nicole, fille de l’ancien vice premier-ministre Lucien Cliche (1962). Style de questions et argumentation bien différents de ses collègues masculins, incluant ses frères Georges et Normand ou son oncle Vital, tous du même bureau. Nicole C est arrivée en 73 ou 74. En 75, sont arrivées Nicole Nreton à La Sarre et Francine Champigny à Rouyn. Champigny plaidait avec ses émotions, comme sa consoeur Cliche. Breton (ce n’est pas celle qui a témoigné devant Bastarache) était un pitbull, plus agressive que la plupart de ses collègues masculins, et dénuée de toute apparence d’émotivité. Mais c’est l’exception. Et ces exceptions sont rares.

    Pareillement, un criminaliste qui s’adresse spécifiquement à un homme juré n’utilisera pas les mêmes techniques de séduction que s’il regardait plutôt une femme juré dans les yeux. On me dira que c’est irrationnel. Peut-être, mais j’ai observé le phénomène pendant quelques décennies.

    Et j’ajoute, au risque de m’attirer des tomates, que dans sa manière d’analyser un dossier, une avocate ou une stagiaire s’y prend différemment de ce que ferait un avocat ou un stagiaire. J’ai travaillé avec des jeunes des deux sexes. Je les ai fait passer à travers les mêmes dossiers, tour à tour.

    Equal, but different!

  91. bla bla bla

    m’intéresse pas! Bye!

    Papi dit: Cé pô gentil, ça, qualifier mes propos de bla bla bla!
    Mais je persiste et je signe: les femmes et les hommes ont beau être égaux dans mon esprit et presque égaux (!) dans les faits (allo équité salariale!), ils sont différents. DIF-FÉ-RENTS.

    Et c’est pas une fumelle qui va me convaincre du contraire! 😉

  92. @Papitibi,

    Merci pour la précision. La coquille qui m’avait échappée est maintenant corrigée. Errare Humanum Est

    Autrement, il s,agit d’une bien tragique histoire. Pour Guy Turcotte, la vrai sentence consistera à vivre avec cette pensée sur la conscience jusqu’à la fin de ses jours.

    La corruption au sein de la société en général n’est possible qu’en raison de la complaisance du système judiciaire qui entretient comme tout le monde le sait une relation incestueuse avec la politique. Or sans un système de justice indépendant, nous sommes confrontés à un régime qui s’apparente davantage à une tyrannie qu’à une démocratie.

    Lorsque les pères de famille passent à travers la « Machine à broyer les hommes » ils en ressortent meurtris et certains en viennent à perdre la raison. Un grand nombre va retourner cette violence institutionnelle contre eux par le suicide, et d’autres sombrer dans une grande déchéance.

    Voilà pourquoi ces drames sont inévitables: un homme qui a tout perdu, sa famille, ses économies, sa maison, sa liberté parfois, qui ne voit plus ses enfants tout en étant réduit en état de servitude par le biais de pension alimentaire indécente, cet homme peut éprouver un sentiment d’injustice et perdre la raison. Car cette réalité qui lui est servie par la machine est déraisonnable. Je m’étonne simplement de la relative rareté de tels drames étant donné la quantité phénoménales de séparations, parfois bien acrimonieuses…

  93. @ Nicolas

    «tu peux aller lire le billet de David Gagnon»

    Je viens de feuilleter celui de Philippe David sué7… pareil !

    Du côté de la gauche, c’est moins homogène. Martin Dufresne (il est féministe, mais est-il de gauche ? Je ne le sais pas, sans aucune ironie) est aussi pour un appel, mais, de ce que j’ai vu, nous sommes plus nuancés ou carrément incertains.

    @ Papitibi

    La seule non émotive aurait été un pitbull ? Ouch ! C’est de la catégorisation, ça ! Un avocat comme elle, c’est quoi ?

    Vous qui défendez régulièrement la rationalité de votre domaine, je vois difficilement comment la loi, la réglementation et la jurisprudence, et même l’analyse de faits peuvent être si différents selon le sexe.

    Oui, nous sommes différents. Mais avouez que de qualifier une femme qui agit de la même façon qu’un homme de pittbull montre à sa face même le sexisme de ce milieu…

  94. Hermil dude, les hommes ont encore un ‘Privilège’ dans le sens des intelectuels américains.

  95. @Darwin: « La seule non émotive aurait été un pitbull ? Ouch ! C’est de la catégorisation, ça ! Un avocat comme elle, c’est quoi ? » (22h33)

    Réponse: un pitbul!

    Un pitbul, fut-il mâle ou femelle, n’en demeure pas moins un pitbul, non?
    Si vous aviez connu mon amie Nicole, « pitbul », c’est le premier mot qui vous serait venu à l’esprit pour la décrire.

    Et je connais aussi bien les avocat(e)s que les pitbuls, ces gentils toutous dont ma fille a possédé un représentant jusqu’à il y a quelques mois. Par contre, il y en a trois qui ont attaqué une jeune Lasarroise et ses sauveteurs il y a quelques mois également; deux des chiens ont été abattus sur place, le 3e a erré pendant des mois avant d’être tué…

    Cela dit, Nicole Breton était la terreur des plaideurs, à Amos (y a pas de Cour supérieure à La Sarre). Très efficace. Mais sa carrière de plaideuse n’a pas été longue; tout le monde lui rendait la monnaie et elle a peut-être trouvé ça agressant… No kidding!

  96. «No kidding!»

    Avec un club des gars comme dans votre profession, je n’ai pas de difficulté à le croire… Une femme qui osait les affronter sur leur terrain et les battre, ouch !

    Par ailleurs, voulez-vous vraiment qu’on débatte sur : «nous sommes confrontés à un régime qui s’apparente davantage à une tyrannie qu’à une démocratie.» ?

    Le troll masciliniste en chef sur votre bloye… gardez-le ! 😉

  97. Il doit être libertarien itou.

    Les pitbulls apparement en passant, je connais des amoureux des chiens et compagnie, si bien élevé, peuvent être de bons toutous, comme le fameux Daddy de Cesar Milan, ironiquement.

  98. @Darwin
    « Le troll masciliniste en chef sur votre bloye… gardez-le ! » (23h01)

    = = =

    Ho? Hé? Hein? Who the hell is he, for God’s sake?

    Je rappelle l’article 1 de ma charte non écrite: les propos dégueu seront poubellisés, et / ou ridiculisés! Thanks, Mizentropie, pour l’avoir si bien formulé…

  99. Moi les pitbulls, j’ai toujours un petit recul face à eux tant qu’on ne m’assure pas qu’il s’agit de bons toutous.

    Malgré une bonne éducation, j’ai déjà lu qui si le père (ou la mère…) ou le grand-père du toutou avait été dressé pour le rendre agressif, le toutou bien éduqué pouvait avoir des moments d’égarement… des gênes d’agressivité transmis pas les liquides corporels… À vérifier.

  100. Bonsoir Hermil

    Vous écrivez à 22h26:

    « La corruption au sein de la société en général n’est possible qu’en raison de la complaisance du système judiciaire qui entretient comme tout le monde le sait une relation incestueuse avec la politique. Or sans un système de justice indépendant, nous sommes confrontés à un régime qui s’apparente davantage à une tyrannie qu’à une démocratie. »

    Je suis PARTIELLEMENT d’accord avec la première phrase; mais bien davantage en désaccord. Avez-vous déjà lu sur l’affaire Roncarelli VS Duplessis? Je ne vous offre pas le texte intégral du jugement, mais un résumé fort décent de l’affaire, dans son intégralité. Lisez ça, et on pourra se parler de la complaisance des tribunaux à l’égard du système politique.

    Vous n’avez jamais eu connaissance de jugements qui plantaient joyeusement le gouvernement? Moi, si.

    Appartenez-vous au même courant que ce minable philosophe, Nicolas Beauin, qui avait publié en janvier un billet sur CentPapiers, où il qualifiait tous les juges et avocats d’ignorants du droit? Et où il affirmait que le Canada et le Québec sont des dictatures?

    Si tel est le cas, vous risquez fort de trouver l’accueil un peu rude, ici.

    = = =

    Lorsque les pères de famille passent à travers la « Machine à broyer les hommes » ils en ressortent meurtris et certains en viennent à perdre la raison. Un grand nombre va retourner cette violence institutionnelle contre eux par le suicide, et d’autres sombrer dans une grande déchéance.

    Que des hommes sortrent meurtris de leur aventure devant les tribunaux, j’en conviens. Mais au cas où on ne vous l’aurait pas dit, un divorce, une séparation, ou l’audition devant le Tribunal d’une requête pour garde d’enfants ou pension alimentaire, ça laisse aussi des femmes meurtries et des enfants meurtris. En réalité, tout procès déchire. Ce qui inclut les réclamations contre un assureur ou contre son voisin.

    La machine à broyer les hommes? Tabarnak!

    Si nous étions en 1980, je pourrais vous donner raison; à l’époque, il n’y avait que deux voies royales pour se voir octroyer la garde des enfants. Être la mère, ou être le père d’une m;ere qui purge une peine d’emprisonnement ou qui est internée pour trouble mental profond. Évidemment, les veufs n’avaient pas trop de problèmes non plus.

    Mais on est en 2011 et il y a des années que la r;egle, c’est la garde partagée; si le père ou la mère veut obtenir un droit de garde exclusif, avec droits de visites aux deux fins de semaine pour l’autre arent, va falloir ramer à contre courant!

    Ah oui, j’oubliais. Ka maudite pension alimentaire! Vous en avez contre les juges et contre ces racailles d’avocats? Pauvre vous, vous n’y êtes pas pantoute, car juges et avocats doivent péremptoirement utiliser le logiciel ALIFORM; vous entrez les chiffres (revenus bruts, nombre d’enfants, nombre dsur une base annuelle, et le logiciel sort le montant de la pension.

    Si vous n’êtes pas d’accord, plaignez-vous à votre député, car c’est le gouvernement qui a imposé Aliform.

    Ah oui, j’ai oublié de vous dire, j’ai moi-même été avocat pendant plus de 30 ans. Alors je connais le topo. Surtout que je suis moi-même père de famille, marié, divorcé et pleumé. Je vous raconte, ça va vous éviter de me répondre que je sais pas de quoi je parle et que je ne comprend rien aux problèmes des pères divorcés. Ah oui, j’avais été fait cocu, aussi, alors la frustration des pauvres maris trompés, j’aime autant vous prévenir, ça ne m’impressionnera pas.

    Bon bin alors, qu’est-ce qui vous reste comme argument?

    À vous de trouver, mais vous aurez deviné qu’il peut être difficile de me faire avaler des couleuvres!

    = = =

    Tiens, je vous donne une piste: vous vouliez parler de la machine à broyer les enfants? Pourquoi ne parleriez-vous pas de la machine à broyer la vérité? Ou encore de cette machine à broyer les enfants que constitue le déséquilibre entre les moyens financiers des deux parents?

  101. Moi oû ça me titine un tit peu, c’est comment on peu parler de partage de biens avec des calculs si précis, dans un état si instable??

    Par le modérateur: Je me permets de corriger les fautes. Et j’ai changé l’heure, de manière à vous assurer une meilleure visibilité.

    Ma réponse? C’est pas parce que vous êtes instable en février que vous êtes obligé de l’être en juillet. Et les calculs « si précis », prenez pour acquis qu’à l’institut Pinel, où il était interné, Turcotte avait accès à son gérant de banque, à son émetteur de REER, à l’évaluation municipale de sa maison, à l’agent d’immeuble , à l’évaluateur privé et à son comptable; une fois qu’il a eu confirmation des chiffres, il est assez intelligent pour les répéter. Vous êtes surpris?

    Apres avoir tué ceux que j’aime, sans faire une petite allusion à ma tristesse ou mon regret….
    Comment je peux faire comme si mes enfant n’avaient jamais existé? Ça me fait quand même froid dans le dos.
    Quelque chose ne colle pas dans ce portrait..

    Par le modérateur:
    Ma réponse:
    a) son avocat lui avait TRÈS PROBABLEMENT conseillé très fortement de ne PAS parler des enfants dans sa correspondance avec Isabelle. Que les journalistes de Péladeau soient trop imbéciles pour le deviner, ça me dépasse!
    b) quand vous parlez à votre garagistes de votre problème de freins, est-ce que vous lui parlez en même temps de vos problèmes érectiles? Non? Bon bin alors quand vous négociez avec votre ex le partage du patrimoine familial, vous pas besoin de lui parler des puces de votre chat. Et surtout pas des enfants… quand c’est vous qui les avez tués. Un étudiant en première année de droit saurait ça mais apparemment, Péladeau n’avait pas assez de budget pour demander à son gnochon de journaleux de s’informer jusse un tit peu avant d’écrire ses torchons.

    Robert Latimer a euthanasié sa fille lourdement handicapée par amour & compassion et prison a vie….
    je comprend pas ou on s’en va, pardonnons nous trop facilement?

    Par le modérateur:
    Ma réponse:
    a) dans le cas Latimer, le juge n’avait pas le choix de prononcer un verdict de meurtre.La défense de compassion n’existe pas en droit canadien, c’est aussi simple que ça.
    b) contrairement à Turcotte, Latimer n’a pas offert une défense de trouble mental. Il est démontré qu’il savait ce qu’il faisait: son but, mûrement réfléchi, était de mettre fin aux souffrances de sa fille. En droit, cela le rend criminellement responsable et donc coupable d’un meurtre prémédité.
    c) Pardonne-t-on trop facilement? Ma réponse, c’est oui et non. NON, sûrement, dans le cas de Latimer. OUI, sûrement, dans le cas des récidivistes de l’alcool au volant. Et dans le dossier Turcotte, la question du pardon ne se pose même pas puisqu’il n’a pas été trouvé coupable. Vous saisissez la nuance?

  102. Pôv Mimile Lebel, il a oublié d’écouter le supplément du reportage « la machine à broyer les hommes ».

    Les spécialistes contredisent ses thèses de méchantes fémisexistes….triste d’être un homme flushé….vraiment!

  103. «il a oublié d’écouter le supplément du reportage « la machine à broyer les hommes ».

    Ben voyons, ça ne cadre pas avec son discours de victimisation, alors, c’est sans intérêt pour lui !

  104. Il me semble, hôte, que la preuve du contenu des lettres que se sont échangées Turcotte et Gaston à propos de problèmes de partage de patrimoine a été écartée par le juge David (je ne suis pas du tout d’accord avec cette décision).

    Leur pertinence est fondée du fait qu’il a été plaidé que le diagnostic de trouble d’adaptation (dont j’ai déjà parlé antérieurement et qui constitue un diagnostic psychiatrique « léger », dans le sens qu’il n’en découle pas de délire ou de perturbation dans le temps et l’espace au point de poser des gestes de façon inconsciente) qui aurait affecté Turcotte aurait entraîné chez lui un état second dont il ne pouvait avoir le contrôle.

    Ces lettres, justement, sont révélatrices de l’absence chez lui d’absence d’idées délirantes, la consolidation médicale pure et simple de son trouble d’adaptation n’ayant pas été diagnostiquée lors de leur rédaction.

    Ramenons çà simple: un trouble d’adaptation avec humeur dépressive n’entraîne pas d’état second et de perte de raison.

    Bien sûr que Poupart avait intérêt à retirer çà de la preuve. La Couronne aurait dû quand même en appeler de la décision du juge David. Je ne sais pas s’il le voir-dire a été épique pour sa demande d’introduction, mais ça ne transparaît pas de ce qui a été rapporté dans les journaux.

    C’était pourtant une preuve essentielle et je suis content que le JdeM l’ait dévoilée car autrement je n’aurais jamais été au courant de son existence.

    N’est-ce pas le devoir d’une presse libre et éclairée de nous montrer toutes les facettes d’une problématique?

    Vous plaidez bien dans vos interventions la non pertinence présumée d’une telle preuve. C’est de bon aloi. Ça se vaut comme argumentation. Mais il y en a une autre à l’effet contraire qui est plus crédible en droit, et qui aurait pu être plaidée n’eût été de la très mauvaise décision interlocutoire du juge David.

    Par ailleurs, je ne crois pas approprié que vous assimiliez le journal responsable de son dévoilement de torchon et ses journalistes d’imbéciles.

  105. « N’est-ce pas le devoir d’une presse libre et éclairée de nous montrer toutes les facettes d’une problématique? »

    La presse doit respecter aussi la vie privée et le secret professionel. Une chose qu’elle a de GROS problèmes à faire.

  106. @poulou

    Quebecor media est comme News Corp, en moins gros. Mêmes tactiques pour vendre leurs journaux.

  107. It’s too late anyway. Je ne crois pas que la Couronne va aller plus loin dans ce dossier (surtout que le contentieux entre les procureurs et le Conseil du Trésor est loin d’être réglé… disons que ça n’aide pas).

  108. @ Lizzie

    «Bon, on en est rendu au cherry-picking!»

    C’est la façon habituelle qu’on les idéologues de présenter des faits!

  109. @Geek 7h54
    « La presse doit respecter aussi la vie privée et le secret professionel.  »

    À mon avis, le choix de publier ou non relève ici davabtage de l’éthique que du droit au repect de la vie privée.
    Quant au secret professionnel, il ne s’applique aux Dr Turcotte et Gaston que quand leurs écrits concernent la santé de leurs patients…

    Et si j’ai qualifié ce choix de unethical, c’est parce que. en publiant, Quebecor ne réussit qu’à susciter la haine, ce qu’elle aurait pu et dû prévoir.

  110. Il aurait été intéressant de connaître ce qu’ont indiqué les psys de Me Poupart à l’axe 2 du diagnostic multiaxial (DSM-1V) afin de savoir s’ils avaient identifié chez Turcotte des traits OU des troubles de personnalité (2 choses différentes) et si ceux-ci étaient susceptibles de le rendre « momentanément inconscient » lors de l’assassinat de ses enfants, considérant que le diagnostic de trouble d’adaptation avec humeur dépressive n’est vraiment pas susceptible d’entraîner une symptomatologie délirante ou des pertes de réalité.

  111. Et pas besoin d’un diplôme en psy pour démolir le témoignage d’un psy.

  112. Pouloutine, oui mais entre un psy et un type de n’importe où sur un truc en psychologie, je prendrai le psy.

    N’entrer pas comme ca dans les plates-bandes professionelles et vous attifer en docte savant à sa place.

    Et sa me semble plausible actuelllemnt, en tend que vrai dépressif.

  113. @ lizzie

    «Tiens poulou a reçu un diplôme en psy.»

    C’est ce que je m’étais dit, mais je ne considérais pas avoir les compétences nécessaires pour soulever ce point!

  114. @Poulou 10h29

    Affirmation excessive. Démolir le témoignage d’un psy, c’est pas à la portée du premier non-psy venu.
    Ce qui est à sa portée, par contre, c’est de remettre en question son témoignage, au moyen d’un questionnement bien structuré.

    Dans le cadre de VOTRE pratique comme autrefois de la mienne, vous avez vraisemblablement été confronté au témoignage de psychiatres dont vous deviez amoindrir la crédibilité… avec l’aide du psychiatre-expert mandaté par votre employeur pour démolir la thèse du bénéficiaire. Mais de là à dire qu’un ingénieur, un journaliste ou un avocat peut démolir le diagnostic d’un psy… hum!

  115. @poulou

    Je suis tannée de lire les Ti-Joe Connaissant qui répandent leurs « connaissances » sur Guy Turcotte.

    Quant à démolir le témoignage d’un psy, ça vous prend un autre psy pour le faire, n’est-ce pas?

  116. @Poulou 7h49

    Ces lettres, justement, sont révélatrices de l’absence chez lui d’absence d’idées délirantes, la consolidation médicale pure et simple de son trouble d’adaptation n’ayant pas été diagnostiquée lors de leur rédaction.

    À cela je réitère la réponse adressée à Ron Riott à 01h20. J’avais alors intercalé le commentaire suivant:

    a) son avocat lui avait TRÈS PROBABLEMENT conseillé très fortement de ne PAS parler des enfants dans sa correspondance avec Isabelle.
    b) quand vous parlez à votre garagistes de votre problème de freins, est-ce que vous lui parlez en même temps de vos problèmes érectiles? Non? Bon bin alors quand vous négociez avec votre ex le partage du patrimoine familial, vous pas besoin de lui parler des puces de votre chat. Et surtout pas des enfants… quand c’est vous qui les avez tués.

    Évidemment, et bien que je vous sache l’heureux proprio d’un chat Scottishfold répondant au nom de Poulou, je n’oserais affirmer que vous êtes affligé de problèmes érectiles!

    Ce commentaire, d’ailleurs, ne s’adressait pas à vous. 😉

    = = =

    Ce n’est pas vous faire injure que d’affirmer ici que votre profil professionnel ne correspond pas à celui d’un avocat qui utilise régulièrement les formulaires dont l’usage est rendu obligatoire en droit matrimonial, tels formulaires étant générés à l’aide du logiciel Aliform, de CCH.

    Le recours obligé à ce logiciel, dont j’ai longtemps été abonné aux coûteuses mises à jour, exigeait des parties (ou des avocats qui les conseillaient dans leurs négos), qu’ils produisent des chiffres très précis sur la valeur du patrimoine.

    Si j’avais été l’avocat contacté par Turcotte pour le représenter au criminel, je lui aurais recommandé d’éviter soigneusement de parler des enfants dans sa correspondance avec Isabelle Gaston. Même si votre pratique quotidienne est fort éloignée du droit criminel, vous n’ignorez pas que tout propos empreint de pathos à l’égard des enfants occis étai susceptible d’être retenu contre lui. À preuve, cette tentative de la couronne de porter cette correspondance de nature strictement COMPTABLE à la connaissance du jury.

    Par ailleurs, cher ami, et je réitère encore une fois des propos que j’ai déjà émis, ça n’est pas parce qu’il était détenu à Pinel que Turcotte n’avait pas le droit de communiquer avec son gérant de banque, l’évaluateur de la résidence familiale, l’émetteur de ses REER ou son comptable; il est facile de deviner que ces chiffres, qu’il fournit À LA CENNE PRÈS (comme le soulignait tendancieusement le journaleux), lui ont été communiqués par des tiers.

    Et j’imagine que vous aurez compris que certains renseignements devaient être communiqués aux deux parties par ceux qui les détiennent (la valeur de la résidence, si en co-propriété), alors que dans d’autres cas, le détenteur des renseignements n’était autorisé à les communiquer qu’à Turcotte lui-même. La valeur de ses REER appartient à cette catégorie.

    Puisqu’un retour à la vie commune était exclu, et compte tenu des événements qui les séparaient à tout jamais, Isabelle Gaston avait très certainement formulé l’intention dedivorcer ou d’obtenir un jugement en séparation. Or – et peut-être l’ignoriez=vous, on ne peut obtenir un tel jugement sans fournir au juge, au préalable, un état détaillé du patrimoine. Le juge a besoin de savoir si le partage est équitable.

    C’est avec tout ça en tête que je maintiens que les documents révélés par Quebecor n’étaient pas pertinents au débat sur la mort des enfants.

  117. Il y a une sacrée différence entre exprimer son désaccord avec une absence de toute peine pour un tel geste (tout en tenant compte de l’état psychologique de l’accusé etc, etc), et le fait d’être un Ti-Joe Connaissant.

  118. @cjulie

    Oui, mais il y en a qui ne font pas la différence.

    Je suis tannée de voir les gens crier vengeance. Ce n’est pas le rôle de la justice, à mon avis. Le rôle de la justice est de protéger la société.

  119. @Lizzie 11h34

    Ça, c’est la conception dite « libérale » (dans le sens de progressiste) de la justice.
    La conception conservatrice de la Justice, c’est la loi du talion – oeil pour oeil. PUNIR.

    En réalité, la Justice criminelle DEVRAIT s’attarder à

    a) protéger la société de ses éléments irrécupérables, ce qui peut comporter un élément de punition
    b) réhabiliter, ou reprogrammer – si possible – les éléments perturbateurs qui apparaissent « recyclables ».

    Dr Turcotte me semble, à première vue, récupérable. À première vue et bon, je suis pas psychiatre. Mais sa formation a coûté cher à la société; ne serait-ce que pour ce seul motif mais il y en a d’autres, l’entreprise de démolition, par Quebecor, m’apparaîtrait déjà inappropriée.

    Cela dit, même sans l’intervention irresponsable et démagogique de Quebecor, Turcotte était déjà grillé dans l’opinion publique. À mon sens. Aurait-il NÉANMOINS pu refaire surface au Québec?

    À ceux qui en doutent, je dis: Michel Dunn, un avocat qui avait assassiné son associé. Il est aujourd’hui conplètement réhabilité, et il est devenu un actif pour la société.

  120. lizzie

    ET, si possible, réintégrer les post-criminels.Parce que la plupart seront libres un jour, on peut pas les isoler ou punir pour toujours. Pour leur bien ET le peuple, ils doivent être réintégrer.

    cjulie, la santé mentale, c’est du sérieux. Faus que le peuple admette que oui, on peu ne pas être responsable de soi.

  121. La réadaptation fait partie de la protection de la société puisque sans réadaptation, l’individu va terminer sa peine et recommencer.

    C’est certain qu’il y a des irrécupérables (plus particulièrement les psychopathes). C’est la raison pour laquelle la loi prévoit les délinquants dangereux.

  122. « À première vue et bon, je suis pas psychiatre. Mais sa formation a coûté cher à la société; ne serait-ce que pour ce seul motif mais il y en a d’autres, l’entreprise de démolition, par Quebecor, m’apparaîtrait déjà inappropriée. »

    Papi, parfois, je vous trouve un peu trop élitiste….

  123. Koval, ca serait plutôt de l’utilitariste, et je suis d’accord.

    C’est comme les médecins radiés. Je peus comprendre par incompétence et cie. Mais… ca reste du savoir.. gaché…

    Si il y avait un moyen des les ‘utiliser’, sans brimer de droits…

  124. Tiens tiens, un blogue de gauche ou certains pensent qu’il faut tendre à réhabilité les gens en fonction du QI, ou de leur valeur sur le marché du travail, ahem ahem…..belle justice…

    Évidemment, je suis férocement contre! De toute façon, je ne crois pas que le système fonctionne ainsi.

  125. @lizzie

    Je respecte votre formation, et je ne doute nullement des compétences des psys qui ont évalué cet individu. Mon point est qu’il est indéniable que GT a tué ses enfants, mais qu’il restera toujours un doute quant à son état au moment des faits (je ne crois pas aux certitudes à 100%, dans mon domaine scientifique comme dans le vôtre). Ainsi, à mon avis, une peine minimale devrait dans ces cas être prévue. Une peine qui mettrait l’individu à l’écart de la société (le temps de se faire oublier ?) et qui permettrait à des spécialistes tels que vous de pouvoir continuer à l’évaluer dans un environnement contrôlé. Si cette opinion fait de moi une adepte de la loi du talion, une méchante drettiste ou une ti-jos connaissante, j’assume totalement.

  126. Hôte, je tiens d’abord à vous rassurer sur ma santé érectile. Sur la question de la correspondance de Turcotte et Gaston eu égard à un partage du patrimoine familial, leur mise en preuve aurait apporté un éclairage différent quant à la personnalité de l’accusé.

    Sa valeur probante, çà c’est autre chose et c’est cet aspect que vous dénoncez dans votre post de 11h25. Ça se plaide d’un côté comme de l’autre. Chaque partie doit plaider la valeur probante d’une preuve, it’s part of the game. C’eut été intéressant que le psy Talbot puisse être confronté à ces lettres et défendre en conséquence son diagnostic qui, je le rappelle, n’a rien d’un diagnostic qui est caractéristque d’une quelconque invalidité mentale, même passagère.

    Le fait pour la défense d’avoir demandé que l’on écarte cette preuve est la confirmation qu’elle aurait pu jouer contre les intérêts de l’accusé. C’est normal que Poupart en ait demandé le rejet. C’est sa job de procureur de la défense de s’objecter à ce qu’elle soit déposée. Agir autrement aurait été un manquement à son devoir de procureur.

    Quel le juge l’ait rejetée, c’est autre chose et ça méritait aussitôt un appel. Ça m’est arrivé d’en faire autant et ce geste m’a ultérieurement donné raison.

    Quant à la démolition d’un (ou d’une) psy, la chose est possible lorsque son expertise est prima facie hyper complaisante et fait volontairement abstraction de nombre d’éléments pourtant clairs au dossier. Pas besoin dans ce cas d’une contre-expertise. La contre-expertise s’avère seulement nécessaire dans des cas plus borderline.

  127. «on peut ne pas être responsable» the Ubbergeek

    Cette nuance est importante. On nous sert à droite (et même à gauche) plein de discours sur la société qui déresponsabilise les citoyens. Cela me choque profondément. Ce n’est pas parce qu’on reconnaît qu’il est possible qu’il existe des situations où on n’est pas responsable qu’on pense que personne ne doit être tenu responsable de rien.

    «Une peine qui mettrait l’individu à l’écart de la société (le temps de se faire oublier ?) et qui permettrait à des spécialistes tels que vous de pouvoir continuer à l’évaluer dans un environnement contrôlé.» cjulie

    Si je ne m’abuse, c’est exactement ce qui se passe actuellement dans le cas de Turcotte, sauf que cela ne s’appelle pas une peine. En plus, encore là, si je ne m’abuse, il n’y a pas de limite supérieure de temps (comme dans une peine, sauf pour les délinquants dangereux) à cette «prescription».

  128. Je trouve aussi qu’il y a beaucoup trop de certitudes du coté de ceux qui acceptent ce verdict.

    Ainsi, Gascon, l’objet de la colère qui a amené Turcotte à commettre un des crimes les plus abject est parfaitement en sécurité si Tucotte est libéré dans 3 mois?

    Cette crise de folie passagère ne pourrait pas se reproduire? C’est une certitude?

    Permettez-moi d’en douter.

  129. @cjulie

    Guy Turcotte est maintenant sous la juridiction de la Commission d’examen des troubles mentaux. Ceci signifie que la commission doit statuer sur son cas dans 45 jours, après une évaluation psychiatrique. Je douterais fort qu’il soit libéré après 45 jours. Il passera donc une autre année avant d’être revu par la Commission. Si la dangerosité n’est pas contrôlée, ce sera encore une autre année, etc.

  130. En passant poulou, Talbot a témoigné à titre de médecin traitant et non d’expert.

  131. @Kovy

    Se préoccuper de ce qu’on fait de l’argent de nos impôts, à toi et à moi, ça n’est pas être élitiste.

    Je sais très bien que parquer 350 étudiants en droit ou en sciences sociales dans un amphithéâtre, avec un seul prof (ou mieux, un chargé de cours, c’est moins cher!), ça coûte pas mal moins cher que de former un étudiant en médecine. Et je sais également que l’État verse aux universités un montant fixe, per capita, peu importe le domaine d’études et le coût de la formation.

    Moi, j’ai pas coûté cher. Par contre, j’ai rapporté gros, par mes impôts (j’étais dans une bracket d’imposition élitiste 😉 ).

    Si l’État investit $100000 dans la formation d’un médecin et qu’il produit pendant 5 ans, c’est pas un très bon retour sur l’investissement.
    Or Quebecor aura contribué, par ses articles d’une puanteur infinie, à priver à tout jamais la société québécoise des services d’un élément qui aurait pu être recyclé et produire.

    Et dans un Québec qui est déséspérément en manque de médecins, ça me fait doublement chier.

    Je n’affirme pas que Turcotte aurait – à coup sûr – pu redevenir médecin. Mais plus Quebecor va varger dessus, et moins il sera recyclable.

    = = =

    La cerise sur le sundae de Quebecor, c’est que Sun Media, c’est non seulement le Hournalle de Mourialle, mais c’est aussi SUN TV NEws Network, qui s’adonne au Québec Bashing dans le Rest of Canada. Disons que tout ça, mis ensemble, ça me paraît indécent.

    Surtout que Pédalo a têté 400 millions à Québec (ville et gouvernement), ce qui n’aidera pas à résorber le déficit que le même kâlisse de Pédalo va aller dénoncer chez Sun TV News.
    Tout comme il va aller dénoncer sur Sun TV News que le Québec est trop cave pour se doter d’un bon système de santé, avec suffisamment de ressources pour soigner le monde…

    Ça fait bin des oeufs dans le panier de Quebecor.

  132. @Darwin

    En effet, il n’y a pas de limite de temps. Tant que la dangerosité n’est pas contrôlée, la personne demeure dans un hôpital.

  133. La désins étant ce qu’elle est, nous savons tous que Turcotte ne moisiras pas longtemps à l’hôpital, il pourrait très bien sortir dans 45 jours.

  134. @koval

    C’est la Commission d’examen qui décide quand Turcotte obtiendra son congé de l’hôpital et, croyez-moi, il ne l’aura pas au bout de 45 jours.

  135. @Poulou 12h41

    Hôte, je tiens d’abord à vous rassurer sur ma santé érectile. Sur la question de la correspondance de Turcotte et Gaston eu égard à un partage du patrimoine familial, leur mise en preuve aurait apporté un éclairage différent quant à la personnalité de l’accusé.

    Sur votre santé érectile, je dois confesser, à ma grande honte, que les détails m’indiffèrent! 😉

    Pour le reste, je diffère totalement ‘opinion: la divulgation de ses états financiers par Turcotte, dans le cadre d’une procédure matrimoniale dont il n’était pas l’initiateur, ne révèle en rien le moindre pan de la personnalité de Guy Turcotte. Bien dressé, un perroquet aurait pu répéter tous ces chiffres.

    Cette divulgation est une obligation. S’il ne divulgue pas volontairement, il est dans la marde, et c’est sans doute ce que son avocat lui a dit.

    Par ailleurs, pourquoi refusez-vous de prendre en considération que c’est son avocat qui lui a (certitude à 95%) donné instruction de ne PAS parler des deux enfants, et de s’en tenir froidement aux chiffres? Je le répète, si Turcotte avait évoqué avec Isabelle Gaston le souvenir douloureux des enfants, il aurait risqué de s’auto-incriminer et de donner de l’eau au moulin de la poursuite.

    J’imagine que, alors qu’ils discutaient de l’opportunité de déposer en preuve cet échange de lettres, il a été révélé que c’est sur les conseils de son avocat que Turcotte a fourni les chiffres sans rien révéler de ses émotions. C’est le conseil que MOI je lui aurais donné.

    Le problème, c’est que ces discussions entre avocats, en présence du juge et en l’absence des jurés, Québécor n’en parle pas et ne peut PAS en parler, car il ne subsiste aucune preuve de leur contenu… à moins de demander ET D’OBTENIR une copie de la transcription de ce débat.

    Bien sûr, j’étais pas là, mais joualvert, j’ai suffisamment d’expérience pour deviner, avec une certitude presque absolue, que c’est ça qui s’est passé.

    Si vous me revenez encore avec cet argument qui n’en est pas un, je vais devoir conclure que vous ne comprenez rien, ni à la dynamique du droit criminel, ni à la dynamique du droit matrimonial, ni, surtout, à la dynamique des relations entre un avocat et son client qui ne connait ni le droit, ni les écueuils qu’il comporte. Vous, vous n’avez qu’un seul client, et vos collègues et vous, vous l’avez bien renseigné. Depuis des lunes…

    Pire, je vais devoir conclure que ça n’est pas la raison qui vous guide…

  136. @Koval 13h11

    Merci pour le lien.
    J’en conclus que quand ils veulent bien s’en donner la peine, les Hournaleux de Quebecor peuvent se comporter en journalistes capables de livrer une information objective et digne de foi.

  137. Curieusement, c’est aujourd’hui que Radio-Canada programmait «Aurore».

    Il y a des coïncidences comme ça…

  138. Hôte, vos insinuations à saveur personnelle sont de trop. Calmez-vous. Nous parlons ici des LETTRES qu’a expédiées Turcotte à son ex. On ne parle pas de la production de ses états financiers tels que décrits dans un formulaire Aliform. Dans une de ces lettres, rédigées postérieurement à son crime, il insiste notamment sur son droit de conserver un des tomes de Harry Potter… ce n’est pas là un item que ledit formulaire prévoit explicitement.

    Donc, à ce que je sache, on ne parle pas de chiffres, d’hypothèque, de REER et je ne sais quoi. On parle de livres de Harry Potter! Et je ne crois pas que cette insistance pour conserver des exemplaires des livres de Harry Potter fait entre autres suite aux « judicieux » conseils de Poupart.

    Si la procureure de la Couronne a tenté de mettre en preuve cette correspondance, je ne crois pas qu’en raison de son geste elle doit être considérée comme quelqu’un qui « ne comprend rien, ni à la dynamique du droit criminel, ni à la dynamique du droit matrimonial, ni, surtout, à la dynamique des relations entre un avocat et son client qui ne connait ni le droit, ni les écueuils qu’il comporte ».

    Que Turcotte se soit intéressé à des détails aussi triviaux après avoir commis un crime aussi terrible me laisse songeur. Et vous vous demandez après pourquoi les gens perdent confiance dans le système de justice qu Québec?

    Le juge David a erré et son attitude des répercussions négatives sur la crédibilité du système.

  139. Koval, quand tu est en psychiatrie, rien n’est jamais sur. Sa condition mentale, avec toute la HAINE que le Québec lui porte, va empirer, et pourrais développer de ‘vrai’ problèmes de ca.

    Ou une crise soudaine de X.

    Ou les psys dirons, il aura besoin de plus de temps.

    Etc.

    Dans les Vorys, l’effroyable Mafia Russe, on dit que la liberté est ‘un état d’esprit temporaire’…

    Poul, tu ne connais pas la justice de la loi et tu veus le taillon. Tu fais déshonneur au minou qui est ton avatar.

  140. @Poulou (21h55)

    Je veux bien vous laisser argumenter, à la condition toutefois que vous le fassiez de bonne foi et dans le respect de la vérité.

    Vous écrivez:

    Nous parlons ici des LETTRES qu’a expédiées Turcotte à son ex. On ne parle pas de la production de ses états financiers tels que décrits dans un formulaire Aliform. Dans une de ces lettres, rédigées postérieurement à son crime, il insiste notamment sur son droit de conserver un des tomes de Harry Potter… ce n’est pas là un item que ledit formulaire prévoit explicitement.
    Donc, à ce que je sache, on ne parle pas de chiffres, d’hypothèque, de REER et je ne sais quoi. On parle de livres de Harry Potter!

    Désolé, vieux, mais j’avais raison: vous êtes ignorant de la dynamique du droit matrimonial.

    Les formulaires Aliform sont dispoinibles au greffe – du moins le sont-ils en Abitibi – dans une version qui peut être complétée à la main. Mais les professionnels du droit matrimonial, ce qui inclut les médiateurs agréés, peuvent compléter et imprimer le formulaire directement à l’écran, et le logiciel effectue tous les calculs et reproduit les mêmes données nominatives partout où il est nécessaire de le faire. Ca, je puis comprendre que vous l’ignoriez; ces formulaires n’entrent pas dans votre champ de pratique et au prix où coûte le logiciel, seuls ceux qui peuvent en rentabiliser l’acquisition vont l’acheter.

    Vous vous moquez des volumes Harry Potter? Le formulaire Aliform ne comporte pas une ligne 416, collection Harry Potter? Fort bien.
    Ce qui n’empeche pas que vous soyez dans le champ, pis pas à peu près!

    Dans les formulaires Aliform, il n’y a pas de ligne 417 pour la cage à hamster, ou de ligne 418 pour la bibitte elle-même. Les parties se divisent le plus souvent à l’amiable les meubles (incluant le hamster, la collection d’allumettes et les livres Harry Potter. Chacun fait la liste des trucs qu’il veut conserver, et quand les deux veulent conserver le même item, ils réussissent généralement à s’entendre, moyennant des concessions et des accommodements. À défaut, le litige est soumis au juge et celui-ci désigne un notaire qui effectuera le partage. Mais cela, bien sûr, vous l’ignorez, vous qui pratiquez exclusivement en santé/sécurité au travail…

    Les gens qui divorcent ou se séparent sans avocat sont le plus souvent incapables d’assumer les honoraires, tout en étant pas admissibles à l’aide juridique. Mais Isabelle Gaston avait les moyens…

    Quand un seul des deux conjoints est représenté par avocat, c’est (99% du temps) cet avocat qui produit les formulaires, à même les renseignements que les deux conjoints obtiennent chacun de leur côté. Il les imprime, les conjoins signent (devant un commissaire à l’assermentation), et vlan! Mais je puis comprendre que vous soyez dans l’ignorance de ces petits détails, dont l’eensemble constitue ce que j’ai qualifié de « la dynamique du droit matrimonial« .

    Dynamique dont il est évident qu’elle vous échappe. Désolé de devoir le répéter, mais vous avez couru après, en cherchant à atteindre ma propre crédibilité.

    = = =

    Si la procureure de la Couronne a tenté de mettre en preuve cette correspondance, je ne crois pas qu’en raison de son geste elle doit être considérée comme quelqu’un qui « ne comprend rien, ni à la dynamique du droit criminel, ni à la dynamique du droit matrimonial, ni, surtout, à la dynamique des relations entre un avocat et son client qui ne connait ni le droit, ni les écueuils qu’il comporte ».

    Je ne parle pas des procureurs de la Couronne, mais de vous. Cette dynamique, c’est vous qui ne la comprenez pas; le droit matrimonial vous est étranger. Cela dit, ça n’est pas une tare, dans la mesure où 99.9% des citoyens et même une partie des avocats l’ignorent. Vous savez, moi, le droit des sûretés, les connaissements ou le droit paroissial, je n’y connais rien, et je ne crois pas devoir en éprouver la moindre honte!

    = = =
    Ce que je considère comme inacceptable de votre part, ce n’est pas votre ignorance de certains domaines du droit, mais la négation des faits.

    Vous affirmez que la correspondance échangée entre Turcotte et Gaston ne portait pas sur les états financiers mais sur des choses aussi triviales que 3 insignifiants volumes Harry Potter. Sacraman!
    Informez-vous, avant d’écrire pareille sottise!

    voici un extrait dela lettre pdu 4 août 2009 adressée par Guy Turcotte, telle que publiée dans le Journal de Québec; j’avais pourtant fourni le lien… Je le fournis une deuxième fois: http://lejournaldequebec.canoe.ca/journaldequebec/actualites/faitsdiversetjudiciaires/archives/2011/07/20110706-230812.html

    « Je vais aussi avoir besoin du relevé de tes REER de (mars) 2009. Le mien représentait 102  754,58 $ à cette date. (…) Le solde de mon compte de banque le 26-1-2009, date officielle de la séparation, le jour où j’ai déménagé, était de 15 598,67 $ et je n’avais rien dans la marge de crédit. »

    « Pour le coût des funérailles, je suis prêt à en payer la moitié et je suis même prêt à tout assumer. Je n’ai jamais refusé de payer quoi que ce soit pour mes enfants. Et c’est encore le cas. » (NDLR : Isabelle Gaston n’a pas reçu un sou de son ex-conjoint pour les obsèques des victimes, selon la Couronne.)

    « J’ai additionné les factures de tous les meubles, les accessoires de décoration et autres biens dans la maison, la cuisine, le cabanon, électroménagers… Ça fait un total de 40 à 50 milles. »

    « Pour le partage, je suis prêt à te laisser la majorité des biens moyennant une compensation financière. Il faut se baser sur une estimation de la valeur actuelle, soit environ 45%. (…) La moitié de cette valeur correspondrait à ma part, si tu es d’accord. Je n’ai évidemment pas inclus les choses des enfants (…). »

    « Je suis tout à fait d’accord pour qu’on s’arrange le plus possible ensemble pour éviter les frais d’avocats exorbitants. »

    «Je te ferai aussi éventuellement parvenir une liste détaillée des choses que j’aimerais récupérer. Entre autres mon vieux vélo et le rack à vélo Subaru. J’aimerais aussi récupérer tous les livres de Harry Potter si tu n’y vois pas d’inconvénient (j’ai seulement les 3 derniers, j’aurais aimé avoir aussi les 4 premiers). »

    Et vous osez nier que ces trucs, que j’ai mis en caractères gras,n’ont rien à voir avec la préparation des documents de séparation / évaluation du patrimoine.

    Ou c’est de l’ignorance, ou c’est de la mauvaise foi.

  141. Ni ignorance ni mauvaise foi, monsieur. Calmez-vous encore une fois. Ces lettres réfèrent bien sûr à une demande de partage patrimonial, mais elles démontrent à mon avis une logique indéniable dans les idées de Turcotte, une clarté dans les idées, ce qui contredit la symptomatogie délirante que veut bien lui attribuer son psy. Ce dernier n’a pu être contre-interrogé en regard d’une telle preuve.

    Encore une fois (et j’espère que vous daignerez me laisser argumenter là-dessus), ceci confirme que le diagnostic psychiatrique dont il a fait l’objet n’entraîne pas d’effets comparables comme un délire psychotique. C’est là-dessus qu’il aurait fallu confronter son psy.

    Conséquence: la mens rea pour meurtre était présente.

    En passant, je ne cherche pas à « atteindre votre crédibilité ». Mais ne cherchez surtout pas à viser la mienne.

  142. Ils en sont donc venus à la conclusion qu’il était plus probable qu’improbable, principe que l’on appelle la prépondérance des probabilités, que Guy Turcotte se trouvait dans un état d’esprit tel qu’il lui était impossible de juger de la nature et la qualité de ses actes au moment où il les a posés

    http://lacriminologue.com/?p=2788

    Ha ha ha! Voilà qui m’a fait bien rire, c’est par le principe de « prépondérance des probabilité » qu’on a tranché….

    Quasiment de la science pure ça là!

  143. @Poulou 5h44

    Ni ignorance ni mauvaise foi?

    Vous affirmez à 21h55: « Donc, à ce que je sache, on ne parle pas de chiffres, d’hypothèque, de REER »
    Je démontre noir sur blanc, à 23h59 – hyperlien à l’appui, que dans sa lettre du 4 août 2009, Turcotte fournit à sa conjointe le montant précis de ses REER et compte bancaire.

    Il était question de REER. Vous le niez péremptoirement. Vous aviez tort. Period. Ou bien vous ignoriez qu’il avait été question de REER, ou bien vous le saviez et vous avez alors cherché à induire en erreur. Je pose une dernière fois la question: ignorance de votre part, ou mauvaise foi? Il n’y a que deux réponses possibles. Pas trois. Ne vous en déplaise, vous êtes à cet égard Échec et Mat…

    Je ne cherche pas à porter atteinte à votre crédibilté; mais plus vous chercherez à éluder cette question, pourtant fort simple, et plus vous l’écorcherez vous-même…
    Vous faites une affirmation dont il s’avère qu’elle était fausse. Assumez.

    = = =

    Vous affirmez encore: « Conséquence: la mens rea pour meurtre était présente. ». Je traduis pour les non juristes: Conséquence: l’intention criminelle était présente.
    En guise de réponse, cette réflexion de Me Véronique Robert, avocate criminaliste:

    Être en désaccord? Bah… Quand on n’a pas assisté au procès, ça ne vaut pas grand-chose.

    = = =

    Vous ajoutez: « ceci confirme que le diagnostic psychiatrique dont il a fait l’objet n’entraîne pas d’effets comparables comme un délire psychotique. C’est là-dessus qu’il aurait fallu confronter son psy. »

    Mais qui vous dit que le psy n’a pas été confronté sur ce point?
    Vous tenez les procureurs de la Couronne pour des imbéciles, ou quoi?

    Ce n’est pas parce que le juge a exclu de a preuve une correspondance de juillet/août 2009 que le psychiatre examinateur (et témoin au procès) ignore de quelles prouesses intellectuelles Turcotte était capable, 5 mois après les deux meurtres. L’échange de lettres pouvait être un moyen de le constater, mais de longues conversations avec l’accusé permettaient de le faire tout autant, sinon mieux.
    Et que je sache, les psys ont tous été interrogés et contre-interrogés jusqu’à plus-soif. . Il est donc aisé d’en conclure que le psy Talbot a été contre-interrogé sur ce que vous considérez être des incohérences entre le désordre mental invoqué et le comportement ultérieur de l’accusé.

    Autre chose. Vous semblez prendre pour acquis que les désordres mentaux sont tous étanches l’un à l’autre. Ça n’est pas le cas. Une maladie mentale, c’est pas une tite boite aux contours bien définis. Des tas de désordres secondaires, ou d’événements extérieurs au désordre mental qui fait l’objet du diagnostic primaire, peuvent interagir.

    Et à cet égard, excusez-moi d’insister, mais je préfère me fier à un psychiatre qu’à une avocat, aussi brillant soit-il.

  144. Koval,

    bien sûr que les jurys ne pouvaient qu’en venir à cette conclusion compte tenu de la preuve qui leur avait été soumise, le juge David ayant obtempéré à l’objection de Poupart sur l’admissibilité de la correspondance Turcotte-Gaston.

    Hôte, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit: jamais je n’ai allégué que « ces trucs, que j’ai mis en caractères gras,n’ont rien à voir avec la préparation des documents de séparation / évaluation du patrimoine ».

    C’est fort possible que ce soit le cas. Mais le dépôt en preuve de ces lettres était nécessaire eu égard aux conclusions du psy Talbot dont le diagnostic est sans commune mesure avec le fait que Turcotte « se trouvait dans un état d’esprit tel qu’il lui était impossible de juger de la nature et la qualité de ses actes au moment où il les a posés ».

    Heureusement que Raymond Gravel, notre bon curé pro-flotille, admoneste sévèrement depuis hier ses ouailles québécoises qui osent mettre en doute ce simulacre de justice.

  145. @poulou

    Je me répète, Talbot a témoigné à titre de médecn traitant et non d’expert. Il a témoigné sur le séjour de Turcotte à Pinel.

  146. @Koval 8h46

    Ha ha ha! Voilà qui m’a fait bien rire, c’est par le principe de « prépondérance des probabilité » qu’on a tranché….
    Quasiment de la science pure ça là!


    Koval, il ne faut pas confondre droit et justice.

    Le droit est une science, en ce sens qu’il est la somme de millions de sources de connaissances.
    Mais certaines des sources du droit se contredisent entre elles – par exemple, l’interprétation que donnent d’un article du Code criminel la Cour d’appel de l’Alberta et celle de l’Ontario peut être différente.

    Le juriste est donc confronté à des difficultés qu’ignorent sans doute les mathématiciens (2+2 = 4, même en Chinois!) mais que peuvent connaître les médecins chargés de poser un diagnostic sur la base de symptômes qui pourraient donner lieu à des diagnostics différents.

    La Justice, elle, c’est le choc du droit – lui-même parfois imprécis (voir ci-dessus) – et des faits.
    Or d’un témoin à l’autre, les mêmes faits sont généralement racontés de manière différente.

    Entre alors en ligne de compte la question de la crédibilité des témoins. Le juge, ou le jury, le cas échéant, DOIT trancher entre des versions contradictoires, selon des critères assez souples, mais relativement constants.

    PS: je sais que les maths, c’est un peu plus complexe que 2+2=4. Pas besoin d’insister là-dessus, toi qui es de loin ma mathématicienne préférée!

  147. @Poulou 10h23

    Vous cherchez encore à éluder la question. Vous avez affirmé, noir sur blanc, qu’il n’était pas question des REER dans l’échange de lettres. Mais à 10h23 vous niez l’avoir écrit.

    Je rappelle que votre crédibilité, c’est vous qui la tricotez. Et jà, pour la troisième fois, je vous dit que vous avez sauté une maille.
    Mensonge, ou mauvaise foi?
    La prochaine fois, devrai-je introduire la lâcheté dans l’équation?
    Je répète. Sur ce point là, vous êtes Échec et mat.

    Et sur ce point là, je commence à perdre patience.

  148. @Lizzie 10h28
    « Je me répète, Talbot a témoigné à titre de médecn traitant et non d’expert. Il a témoigné sur le séjour de Turcotte à Pinel. »

    = = =

    Je vais donc apporter ici un point de droit, essentiel à la compréhension ddu débat entre Poulou et moi:

    Un témoin expert fournit une opinion, basée sur les faits mis en preuve.
    Un témoin dit ordinaire, aussi savant soit-il, n’est pas autorisé à fournir une opinion sur les faits mis en preuve par le dépôt de documents ou par les autres témoins.

    Bref, si on avait demandé au Dr Talbot la moindre opinion sur l’échange de lettres Turcotte-Gaston, il y aurait eu objection et la question n’aurait pas été autorisée.

    Merci de me donner l’occasion de le préciser.

  149. Avez-vous la preuve que ces lettres font suite à une consultation préalable avec Poupart (ou un autre) sur le patrimoine familial ou que Turcotte a complété un formulaire Aliform? ou le supposez-vous? vous le déduisez, mais c’est pas en preuve à ce que je sache. Quant à me juger de mauvaise foi… je vais me retenir par charité chrétienne.

  150. « Un témoin expert fournit une opinion, basée sur les faits mis en preuve. Un témoin dit ordinaire, aussi savant soit-il, n’est pas autorisé à fournir une opinion sur les faits mis en preuve par le dépôt de documents ou par les autres témoins ».

    Vrai, mais la Couronne avait son expert qui aurait pu commenter lesdits documents et les commenter à la lumière du diagnostic posé par Talbot.

  151. @Poulou 10h51

    Avez-vous la preuve que ces lettres font suite à une consultation préalable avec Poupart (ou un autre) sur le patrimoine familial ou que Turcotte a complété un formulaire Aliform? ou le supposez-vous? vous le déduisez, mais c’est pas en preuve…

    Plus vous écrivez sur ce sujet que ne maîtrisez pas, et plusvous vous enfoncez.
    C’est pas en preuve? Tabarnak,depuis quand le contenu des communications entre un avocat et son client est-il mis en preuve?

    Turcotte a complété un formulaire Aliform? Kâlisse! J’ai plutôt dit que le formulaire, c’est l’avocat d’Isabelle Gaston qui a dû le remplir à l’écran pour ensuite l’imprimer, renseignements nominatifs inclus.

    = = =

    « Quant à me juger de mauvaise foi… je vais me retenir par charité chrétienne. » Sacraman!

    Je ne vous ai pas jugé de mauvaise foi, j’ai dit que ou bien vous avez affirmé par ignorance une chose qui est fausse (preuves à l’appui), ou bien c’est par mauvaise foi que vous avez sciemment présenté pour vrai un fait que vous saviez faux.

    Ça fait 4 fois que je vous demande de reconnaître que vous avez péché par ignorance des faits, mais vous refusez de le faire.
    Et ça, C’EST de la mauvaise foi.

  152. @ Poulou 10h53

    Vous êtes désespérant…

    « Vrai, mais la Couronne avait son expert qui aurait pu commenter lesdits documents et les commenter à la lumière du diagnostic posé par Talbot. »

    Vous croyez que l’expert de la Couronne n’a pas eu accès à Turcotte AVANT le procès? Sur quelle planète vivez-vous?
    Êtes-vous en train de me dire que quand la CSST conteste un diagnostic, elle ne fait pas examiner le réclamant par ses propres experts? Experts qu’elle choisit d’ailleurs en fonction de leur « docilité » ou « malléabilité »?

    Vous croyez vraiment que la lecture de cet échange de lettres aurait « allumé » l’expert de la Couronne? Vous le prenez pour un idiot, ou quoi? La Couronne, comme la CSST, a sa banque de témoins experts, dont je dirai poliment qu’elle les choisit en fonction de leurs capacité d’analyse et de leur facilité à convaincre un jury.

    Vous en doutez?

  153. La Droite et le Droit sont des mots qui se ressemblent mais pas identiques!

  154. Ma position est simplement celle-ci: ces lettres auraient dû être mises en preuve. Period. Le fait que Poupart s’y soit opposé est révélateur du danger qu’elles auraient représenté pour son client. Est-ce clair?

    Si vous croyez qu’elles n’auraient eu aucune influence sur l’issue du procès, libre à vous d’adhérer à cette idée. Pourquoi alors vous acharner de façon aussi véhémente sur le JdeM? Me Poupart, à ce que je sache, n’a pas pris de procédures contre ce quotidien.

  155. @Poulou 13h22

    Je constate, avec une certaine tristesse, que vous refusez encore dépondre à cette question que je vous ai posée 4 fois: quand vous affirmiez faussement que l’échange de lettres ne portait pas sur la valeur des REER, était-ce une erreur de bonne foi, nourrie par votre ignorance de la vérité, ou était-ce de la mauvaise foi?

    Tristesse, parce votre refus de reconnaître humblement une erreur de bonne foi pourrait inciter les lecteurs de ce blogue à conclure que chez vous le dogme importe davantage que la vérité… Peut-être seront-ils désormais convaincus hors de tout doute que ce qui alimente vos commentaires, ça n’est pas la connaissance des faits, mais vos propres idées préconçues de ce qu’est la Vérité.

    Et ça, je trouve ça triste, parce que j’aimais vous croire articulé et capable de défendre intelligemment vos opinions de droite sur un blogue qui penche vers la gauche.
    En somme, voilà que vous remettez en question ma perception de votre capacité à informer et à argumenter dans le respect de la Vérité.

    Le fait que Poupart s’y soit opposé est révélateur du danger qu’elles auraient représenté pour son client. Est-ce clair?

    Le fait que le juge s’y soit opposé est tout aussi révélateur de ce danger. Mais bien sûr que c’est clair, mais ça n’est pas parce que ce danger existe qu’il était pertinent et approprié d’autoriser la production.
    Vous faites une équation entre DANGER et PERTINENCE.
    Pire. Vous assimilez « Pertinence à la cause de la Couronne », et « Pertinence à la cause de la Justice« .

    Si vous croyez qu’elles n’auraient eu aucune influence sur l’issue du procès, libre à vous d’adhérer à cette idée


    Ici, vous faites insulte à mon intelligence.
    Au contraire, j’estime – et c’était aussi l’opinion du juge, ce qui a motivé sa décision – que cette preuve était susceptible d’influencer le verdict.

    Je m’étonne que vous compreniez si mal le sens du terme PERTINENCE, dans le cadre d’un procès.

    Si vous étiez accusé de parjure, la preuve de 65 mensonges dont vous seriez l’auteur serait à la fois pertinente au verdict et pertinente aux accusations portées contre vous.
    Mais si vous étiez accusé – devant jurés- d’avoir agressé sexuellement une adolescente arabe, êtes-vous d’opinion qu’il serait pertinent porter à la connaissance des jurés que vous auriez commis une fraude de 5M$ dans le cadre d’un système pyramidal?

    Après votre acquittement, le Hournalle de Mourialle se ferait, bien sûr, un plaisir de partir une campagne contre cet imbécile de juge qui aura refusé au jury le plaisir de prendre connaissance du témoignage des victimes de cette fraude.

    Et moi, je prendrais encore la défense du juge et de son refus de donner accès aux jurés à cette preuve d’une fraude antérieure…
    Ce qui n’empêcherait pas l’Empire du Pédalo de claironner, dans ses hournalles et aux nouvelles TiViAss, que si cette preuve avait été soumise aux jurés, ils vous auraient trouvé coupable de cette agression sexuelle.

    Me Pouloutine serait-il d’opinion que toute preuve susceptible d’influencer le verdict doit être qualifiée, pour ce seul motif, de PERTINENTE?
    J’en doute…

    = = =

    « Me Poupart, à ce que je sache, n’a pas pris de procédures contre ce quotidien. »

    Que je sache, il ne s’est pas encore écoulé une semaine…
    Et que je sache, le dommage – si dommage il y a – n’a pas encore commencé à se manifester, Turcotte n’étant pas encore lâché lousse dans la société.
    Et sauf erreur de ma part, il reste 2 ans, 51 semaines et des poussières avant que le droit d’action ne soit éteint.

    Réalisez-vous pleinement la qualité de ce raisonnement?
    C’est comme si, une semaine après que André Arthur eut parlé de cette grosse aux dents sales qui l’a battue aux dernières élections, il affirmait : J’avais raison de le dire, la preuve, c’est qu’elle m’a pas poursuivi, la crisse de vache!

    Poulou, j’ose espérer que, quand vous plaidez devant les instances de la CSST, vos arguments sont de meilleure qualité…

  156. Où ai-je donc parlé de pertinence? C’est le juge qui juge de la pertinence de la preuve. Quant à moi, oui je la juge éminemment pertinente et elle devait être ainsi soumise. Ne me prenez pas pour un cave. Vous pouvez tenter argumenter sur sa valeur probante, mais elle demeure plus que pertinente pour établir la crédibilité de Turcotte que Poupart a transformé en victime possédée du démon..

    Et vous voulez que je me confesse d’avoir omis de dire que la question des REER était aussi soulevée dans les lettres de Turcotte à Gaston? ça change quoi?… rien du tout. C’est un des éléments contenu dans les lettres.

    Si du point de vue moral vous trouvez tout à fait approprié que cet homme, après avoir taillé en pièces ses 2 enfants, se mette à brailler pour son tome 3 ou 4 de Harry Potter, c’est que ça ne va pas dans votre tête.

    Et que vient faire votre tirade sur l’interdiction de la mise en preuve des communications entre un avocat et son client ?

    Et vous ne pouviez vous empêcher de lâcher une cheap shot dans votre dernière phrase. C’est là votre seul avantage en ce qui me concerne, c’est-à-dire pouvoir ainsi être aussi condescendant de façon incognito. Vous devriez apprendre à éviter ce genre de dérapage.

    Sur ce, j’estime désormais inutile de continuer à écrire dans votre blogue. Ça ne m’empêchera de vous lire, mais ça risque d’être drôlement plus tranquille.

  157. Cé bin d’adon, Poulou.
    J’allais justement vous mettre sous liste grise, pour cause de mauvaise foi répétée.

    D’ailleurs, c’est fait.

    Un dernier petit exemple de cette mauvaise foi: « Et que vient faire votre tirade sur l’interdiction de la mise en preuve des communications entre un avocat et son client ? »

    Qu’est-ce que ca vient faire? C’était la réponse à votre insinuation à l’effet que les communications entre Poupart et Turcotte n’avaient pas été mises en preuve…

  158. « Good riddance to bad rubbish! » – Robin des Bois, Héros en Collants (original english)

  159. J’va être chiant mais …c’est quoi j’avais dit quand vous avez ouvert ce blogue Papi?

    Je trouve ca plate car Poulou pourrais apporter beaucoup dans des discussions du genre malheureusement il laisse toujours passer son idéologie avant les faits

  160. @Stéphane et Geek

    Qu’on ne se méprenne pas, ce départ de Poulou – en même temps que ma décision de le mettre sous liste grise – me chagrine.
    Et je suis tout à fait sincère.

    Peu importent nos divergences d’opinion, je demeure heureux d’avoir découvert en lui un grand ami des arts, ce que je n’avais pas soupçonné. Et un commentateut très articulé, ce que j’avais deviné même au moment où il se ctait de faire le pitre sur Cyberpresse.

    Dommage qu’il ait fait preuve d’autant de mauvaise foi aujourd’hui. Après des mois de comportement exemplaire sur ce blogue, je dois dire que je ne m’attendais pas à un tel revirement.

    Poulou a choisi sa voie; je lui souhaite de trouver ailleurs des commentateurs de gauche intéressés à le challenger.

    Sur Cyberpresse, il jouait au troll. Chez le tatagoniste, il ne trouvait personne avec qui discuter intelligemment. Chez l’Ambidextre, il n’a pas eu le temps de se faire valoir. À vrai dire, c’est sur mon blogue qu’il se sera révélé.

    À moins, bien sûr, qu’il ait commenté sous d’autres noms que le sien ou celui de Poulou / Pouloutine…
    Je lui connais un autre pseudo, que je ne révèlerai pas; ceux qui veulent savoir n’ont qu’à promener leur souris sur son avatar. 😉

  161. Je connais trop le Web et sa culture, Papi. Je préfère des fois agir et prévenir…

    Il a toujours été au moins.. rigide.

  162. Les gens du net des fois m’accusent d’être un gauchiste lâche, mais je vais le dire, c’est la vérité.

    La droite est en montée en occident, et il y a une Kulturkempf de sa part pour éliminer la gauche. Ca ne joue pas franc-jeu du tout. Pas égal.

  163. «Je lui connais un autre pseudo, que je ne révèlerai pas; ceux qui veulent savoir n’ont qu’à promener leur souris sur son avatar»

    Tsss… «Je ne veux pas le dire, mais je vais vous le montrer.»

    Personnellement, j’en avais un peu marre de ces arguties de droit…

    Et, il ne me répond jamais quand je m’adresse à lui, alors…

  164. À the Ubbergeek

    Oui il y a une montée de la droite. Mais à mon avis d’ici quelques années tous les mensonges et les dogmes de cette deroite va leur retomber sur le nez. Le peuple comme le jury y verra clair tôt ou tard.

    Quant à votre lâcheté, je n’y crois pas.

  165. À Darwin

    « Et, il ne me répond jamais quand je m’adresse à lui, alors… »

    Ne soyez pas surpris.

    Chez plusieurs dretteux et libertariens il y a une consigne: ne pas répondre à ceux qui sont capable de répliquer.

    Je l’ai lu par hasard il y a 2 ou 3 ans alors qu’ils parlaient de moi et de quelques autres dont papitibi si je me rappelle bien et ils avaient émis cette consigne.

    Vu que vos interventions sont toujours rationnelles et fondées, vous faites certainement parti de la liste de ceux à qui ne pas répondre.

    Je crois que la décision de ce dernier de droite dogmatique ici à un certain rapport avec ce que je viens d’écrire. Se faire planter ce n’est pas bon pour la propagande.

    On a beau être instruit et cultivé, mais le dogme et la religion l’emporte toujours chez l’individu.

  166. Wow, pouloutine n’est peut-être pas un faux naïf, finalement!!! Dans le fond, papi, tu le bloques, parce qu’il t’a saigné à blanc!!! Il a raison, quand il dit que les lettres auraient dû faire partie de la preuve!!! Pourquoi être contre ça, hein??? Qu’est ce que les gens qui sont contre que ces lettres fassent partie de la preuve ont tant à cacher???

    Modérateur: Kâlisse de gros lèche-cul. Tu changerais peut-être d’idée au sujet de Poulou si tu savaisquelle haute opinion il a de toi! Mais je ne vais pas révéler ici nos échanges de courriels.

    Apparemment, il y a ici une crimininaliste qui est d’accord avec mon énoncé de l’état du droit. Mais évidemment, tu en sais bien plus qu’elle en droit criminel, hein, ma grosse tête enflée?

    Mais, ça ne change rien à mon opinion que Turcotte est un fou qui mérite d’être enfermé dans un asile et non pas dans une prison!!!

    @ poulou.

    C’est sûr que, si je dois, un jour, consulter un avocat de la CSST, je vous embauche!!! 😉

    Modérateur: Ostie que t’es nul! Poulou n’a qu’un seul client, et c’est la CSST. Tu vas devoir chercher ailleurs…

    Anyways, comment pourrais-tu subir un accident de travail en ensachant des carottes?

  167. « Wow, pouloutine n’est peut-être pas un faux naïf, finalement!!! Dans le fond, papi, tu le bloques, parce qu’il t’a saigné à blanc!!! »

    Aille, lui y connaît sa la Labatt 50!!!!!!

    « C’est sûr que, si je dois, un jour, consulter un avocat de la CSST, je vous embauche!!! »

    Le même avocat pour les deux parties. Oups sa mérite un gros tas de !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

    Y a hâte de se faire écraser le naïf. Y a beau être gros mais la CSST est bien plus grosse que lui.
    =================================

    Sniff sniff!

    C’est vrai que sa sent ici tout d’un coup.

    Y devrait aller péter en dessous de ses couvertes.

    Bonne nuit!

  168. « À the Ubbergeek

    Oui il y a une montée de la droite. Mais à mon avis d’ici quelques années tous les mensonges et les dogmes de cette deroite va leur retomber sur le nez. Le peuple comme le jury y verra clair tôt ou tard.

    Quant à votre lâcheté, je n’y crois pas. »

    Les États-Unis sont une contre-preuve, mais il y a toujours une résurgence cyclique de la ‘Peur Rouge’, faut admettre..

    Le problème est que c’est différent. Ils viennet pour coloniser les esprits durablement.

  169. Pour ce qui est de Pouloutine, à part ses opinions sur l’Islam et les Palestiniens, je m’en accommodait très bien.

  170. @ papitibi.

    Ah, tu parles dans le dos des autres par courriel, même avec tes ennemis d’hier??? Que c’est attendrissant!!! Honnêtement, je n’ai presque jamais parlé, moi, à ce pouloutine, bien que nous partageons, sensiblement, les mêmes idées politiques, à quelques différences près!!! Tout ce que j’ai fais, c’est de lire ses multiples commentaires, là où je pouvais les lire et c’est tout!!!

    Si tu me dis (si c’est vrai, car je connais tes talents de menteur compulsif) qu’il m’a craché dessus dans mon dos, je crois savoir de quoi il s’agit, soit d’une conversation que j’ai eu avec lui, l’année dernière, chez l’Antagoniste, concernant les soins palliatifs!!! Mais, on s’était, pourtant, entendu, à la fin, lui et moi (enfin, il me semble)!!!

    D’ailleurs, je vais lancer un défi, à pouloutine: si il a un problème à régler avec moi, il les règle avec moi, au lieu de pactiser, dans mon dos, avec mes ennemis virtuels!!! Est-ce que c’est bien clair, ça???

    Ensuite, pour ce qui est de mon mot, à pouloutine, n’as-tu point remarquer le clin d’oeil??? Je le sais très bien que, plus tard, si j’ai affaire à un avocat de la CSST (que ce soit pouloutine ou un autre), dans le cadre de mon futur travail, en GRH, ça risque d’être contre moi!!! Ce que j’ai voulu faire passer, c’est qu’il vaut mieux avoir un pouloutine de son côté que contre soi, car, en droit, il torche même les p’tits juristes de l’arrière-pays qui ont fait leur fortune, avec la DPJ, en couvrant les crimes de cette dernière!!! 😉

    Oui, ton aveu que tu as fait, sur les 7, je n’oublierai jamais ça, ducon!!!

    P.S.: Mon emploi actuel, qui, d’ailleurs, n’a aucun lien, avec le sujet du billet, est emballeur d’épicerie et non pas ensacheur de carottes!!!

  171. JLP, arrêtes avec tes concepts d’ennemis virtuels. La vie est assez compliquée comme ça – T’as pas besoin de t’inventer de ridicules psychodrames pour enjoliver ton existance. Ton plus gros problème, c’est que t’écoutes pas mes conseils.

  172. @Proulx

    Poulou et moi n’avons jamais parlé dans TON dos; c’est plutôt toi qui es venu te pavaner sur MON blogue, pour te plaindre de ne pas être publié.
    Tu ajoutais alors que tu es le seul dretteux qui publie sur mon blogue; je t’avais répondu que Poulou y publiait, et c’est toi qui lui a chié dessus parce qu’il frayait avec l’ennemi. L’ennemi, bien sûr, c’est mon armée des ombres, gauchistes et satanistes kaverneux réunis.
    Je lui ai fait part de tes commentaires; en guise de réponse, il a mentionné que tes propos ne l’intéressent paset qu’il n’a pas de temps à perdre avec ton blogue.
    l n’a pas craché sur toi; il te considère tout simplement comme une quantité négligeable, qu’il ne vaut pas la peine de lire.

    Mon aveu chez les 7? Je ne vois pas ce qu’il y a de reprégensible à représenter des enfants devant la Chambre de la jeunesse et à me battre contre des parents abuseurs ou toxicomanes, tout comme le fait la DPJ par ailleurs. Mais aux yeux d’une ordure comme toi, suffit d’appuyer les conclusions de la DPJ une fois pour être complice de tous ses abus, lorsque abus il y a.

    Ton futur travail en gestion des ressources humaines? Je plains le pauvre employeur qui va t’embaucher, toi qui raisonne comme un enfant de 3 ans… et qui, surtout, n’est pas foutu de comprendre ce qu’il lit.

    Et tu n’es pas ensacheur de kôrottes? Je voulais que tu confirmes que t’es wrapper chez Métro, au salaire minimum.
    C’est un job qui convient parfaitement à tes ressources intellectuelles limitées.

    L’arrière-pays, tu dis? Rappelle-moi donc où ta naissance a été enregistrée, glouton…

  173. On peut être d’accord ou pas avec les propos de Pouloutine, il reste qu’il fait (faisait) toujours preuve de politesse et je n’ai jamais lu d’attaques personnelles venant de sa part.

    Franchement, les bloyes me désespèrent. Pourquoi tant de haine, tout le temps, tout ça pour des divergences d’opinions qui, en bout de ligne, ne riment pas à grand chose « in the big scheme of things » comme on dit. Moi y’en a marre.

  174. Comme il l’a avoué lui-même, papitibi gouverne son blogue en dictateur éclairé. Et ce faisant, il a raison : cela lui évite de subir le sort de blogues ayant volé en éclats par la faute d’hurluberlus et autres énergumènes peu scrupuleux et souvent dérangés du ciboulot.
    Quand il prononce un oukase, en général, ce n’est pas à la légère et c’est toujours fondé sur de sérieux arguments et de solides preuves.
    Je fais le pari que s’agissant du dernier qu’il a envoyé au bagne, aprés lui avoir accordé un sursis et cru en sa réhabilitation, il a de quoi mettre sur la table un volumineux dossier qui repose dans sa cave bien au frais …..
    N’est-ce pas papi ? 😉

    L’habit ne fait pas le moine et …..
    chasser le naturel, il revient au galop.

  175. Il était pas directement impoli, mais…

    Le net demande un moddage musclé des fois. Vous N’avez jamais vu des horreurs comme les ‘shock images’ trolls…

  176. @Gaïa

    J’ai écouté le 2e lien… à partir de 28 minutes, tel que recommandé.
    L’ex Doc Mailloux a raison d’affirmer que Guy Turcotte a possiblement sauté les plombs quand la femme de l’amant d’Isabelle Gaston lui a transmis copie des courriels échangés entre Isabelle et son amant.

    J’ai déjà fait ici la distinction entre « cause éloignée » et « cause immédiate ». Anyway, je ne sais pas quel laps de temps s’est écoulé entre la lecture de ces courriels et le passage à l’acte, et par conséquent, qu’est-ce qui a pu se produire entre les deux.

    Pour le reste, je suis en total désaccord avec Mailloux: les avocates de la couronne n’ont pas exagéré en faisant décrire par un pathologiste la taille et la profondeur des coups de couteau, puisque ça peut aider à déterminer l’état mental au moment où les coups ont été portés. Je ne vois pas non plus de « juré en mission », thèse que développe Pierre JC Allard. Formation d’avocat, le mossieu, mais il commence à déraper. Je ne vois pas non plus de complot féministe dans l’agressivité des procureures de la Couronne, ni de complot masculiniste en faveur de Turcotte, au niveau des jurés.

    C’est plus simple: les jurés ont eu accès à une preuve à laquelle aucun des commentateurs de la blogosphère ou sur Facebook (les pages d’appui à Isabelle Gascon) n’ont eu accès. Alors ils ont tiré des conclusions…

  177. Le Gaïagénaire, c’est tu Picotte?

    C’est rendu qu’à chaque fois que je vois un commentaire un peu borderline d’un nouveau, je l’imagine avec une nouvelle cagoule…

    Je pense qu’il a commenté aujourd’hui chez Hétu dans une billet sur Israël sous le pseudo needle. Mais je deviens peut-être parano. Quoique avec lui… 😉

  178. Qui se préocuppe de Mailloux maintenant? ce clown a perdu sa crédibilité depuis des lustres.

  179.  » J’ai écouté le 2e lien… à partir de 28 minutes, tel que recommandé. »

    Et les autres ???

    Modérateur: Je ne me sens pas investi d’un rôle de précepteur, ce pourquoi je ne vais pas mâchouiller chacun des hyperliens que vous proposez, avant d’en faire un résumé ou une critique, c’est selon…

    Bref, si vous souhaitez attirer l’attention sur le contenu de vos hyperliens, c’est à vous qu’il appartient de le faire. Pas à moi.

  180.  » Pour le reste, je suis en total désaccord avec Mailloux: les avocates de la couronne n’ont pas exagéré en faisant décrire par un pathologiste la taille et la profondeur des coups de couteau, puisque ça peut aider à déterminer l’état mental au moment où les coups ont été portés.  »

    Cette stratégie préparait la table pour le succès de la thèse de la défense !

    Il m’apparaît évident que les parties se sont abouchées pour obtenir un verdict favorisant : 9 juillet, 12:55 :  » Si l’État investit $100000 dans la formation d’un médecin et qu’il produit pendant 5 ans, c’est pas un très bon retour sur l’investissement.
    Or Quebecor aura contribué, par ses articles d’une puanteur infinie, à priver à tout jamais la société québécoise des services d’un élément qui aurait pu être recyclé et produire.  »

    C’est ce que Mailloux tente de faire ressortir implicitement.

    Mailloux rive définitivement le clou des « Poulou » en  » démontrant  » le motif inconscient, déclencheur de la rage de Turcotte et sa folie temporaire : jalousie homosexuelle visant à éliminer les rivaux, ses enfants, pour l’amour de Martin. GT étant une « bitte molle, petit gars à sa moman, mangeuse de ballustre. »

    Il ressort aussi que ces quatre acteurs ( Guy, Gascon, Martin et sa conjointe) financièrement à l’aise, aimaient partager la même chambre d’hôtel, ce qui éclaire sur leur promiscuité. J’ajoute que GT a soustrait ses enfants à cette corruption juvénile.

    Si Mailloux avait témoigné comme expert, ses propos auraient pu bénéficierà la compréhention par le jury et la population et enlever une chance à « Québécor » d’invalider la réhabilitation de GT.

    Voilà ce que mettent en évidence mes liens.

    Les psychiatres, dans cette cause, dont Talbot, semblent être des maudites mitaines. Et ils auront en main le destin de GT…

    Au plaisir de vous lire.

  181. Ca ne fais pas de sens. Comme dirait mes amis brésiliens, ‘Que porra essa aqui?’.

  182. @Gaïa

    « Si Mailloux avait témoigné comme expert, ses propos auraient pu bénéficierà la compréhention par le jury et la population et enlever une chance à « Québécor » d’invalider la réhabilitation de GT.
    Voilà ce que mettent en évidence mes liens.
    Les psychiatres, dans cette cause, dont Talbot, semblent être des maudites mitaines. Et ils auront en main le destin de GT… »


    Je ne veux pas discuter ici des compétences professionnelles du « Doc » Mailloux, ni encore moins des opinions flamboyantes qu’il a été habitué à livrer, non pas pour éclairer, mais pour alimenter sa carrière de courriériste à la radio de l’ancien réseau Télémédia (CKAC, à Montréal).

    Aujourd’hui, quoi qu’il puisse affirmer à la radio, ça demeure avant tout pour démontrer un point de vue alternatif. Je ne dis pas qu’il a tort ou raison; je dis qu’il est ce qu’il est, un PhD en mal de micros. Or, de cela, du moins devant les tribunaux, il faut se méfier comme de la peste. Un témoin expert ne témoigne pas pour SE mettre en valeur; il témoigne dans le but de fournir une évaluation, et si cette évaluation est drabe, bin, drabe elle sera.

    Mon but, à moi, n’était pas de démolir l’opinion de Pouloutine; mon but, c’était de décrire la pratique des avocats en droit matrimonial, dans le contexte d’un recours en séparation ou divorce intenté par Isabelle Gascon. Mon but, c’était de décrire la pratique des avocats criminalistes, dans le contexte d’un dossier fortement médiatisé, dans le contexte du meurtre de deux enfants et des relations qui continuent, au niveau matrimonial, entre le père qui a tué deux enfants et la mère à qui la vie de ses enfants a été prise. Tout ça ne les empêche pas de devoir négocier le partage de leurs biens et l’éclatement de leur régime matrimonial. Ce qui est affaire de chiffres.

    = = =

    Quebecor est entré la danse, non pas pour éclairer la population, mais pour vendre de la copie et ainsi augmenter ses profits; plus on en parle, et plus les lecteurs veulent en entendre parler. Susciter la haine, c’est payant.

    Pierre-Karl Pédalo a flairé le vent: le peuple est contre le verdict, alors on va alimenter sa haine à l’égard de Turcotte.

    = = =

    Que savez-vous du Dr Talbot, le médecin traitant de GT, vous qui le qualifiez de « mitaine »? Que savez-vous des deux experts qui ont témoigné? Avez-vous lu la transcription de leur témoignage? Que savez-vous de la « science » qu’est la psychiatrie? « Science », dans le sens de « somme des connaissances »? Que savez-vous des possibilités réelles de réadaptation d’un oiseau comme Guy Turcotte?

    C’est ça, le problème: les deux psys qui ont témoigné en savent davantage sur la psychiatrie que 99.9999% des Québécois, dont je fais moi-même partie.
    De même que le juge, qui a exclu un juré pour cause de partialité et qui a soustrait de la preuve montrable aux 11 jurés restants un échange de lettres, connaît le droit applicable mieux que 99.99% de la population.

    Ça n’aura pas empêché la populace de brailler et de crier à l’injustice.

    Je réponds: Basta! Mais pas nécessairement pour les mêmes motifs que Pierre Mailloux…

  183. La justice doit être froide, logique et impartialle.

    On vois ici ce que certains veut – pas la justice, ou pas juste la justice, mais une punition, vengeance étatique, loi du taillon.

    Québecor = Fox. Ou comme bien des américains le disent, Faux (News).

  184. Point 1- Mailloux est pédagogique, n’est pas PhD, décrie de toutes les manières possibles la formation dispensée à l’ U de M lui qui est fils de McGill, d’où tous ses problèmes avec la tribu ;

    Point 2- Je vous accorde qu’il faut se méfier comme de la peste des plaideurs flambloyants (avouez qu’elle est trop facile);

    Point 3- J’ai compris que « Poulou » contestait la thèse de non responsabilité criminelle pour troubles mentaux ??? Quand au reste, j’abonde dans votre sens. Caveat pour l’adjectif « SES » enfants que je remplacerais par « LEURS » enfants ;

    Point 4- Québécor n’est pas pédagogique, mais très Ayn Rand ;

    Point 5- Il ne reste à GT qu’à résoudre son conflit d’identité sexuelle, et je crois que son intérêt pour la cardiologie s’éteindra ;

    Point 6- Quand les « mitaines » « parlent » ou « témoignent » ou « enseignent » ou « plaident » ou « jugent » et que la populace, la plèbe, la lie ne comprend pas, c’est la mitaine qui est à blamer ;

    Point 7- Si la Justice doit être administrée en public, c’est pour la pédagogie et elle aurait avantage à utiliser des Mailloux plus souvent, il y aurait sûrement moins d’Appels à tous les niveaux ;

    Point 8- Vous êtes un hote fréquentable.

  185. @Gaïa 14h26

    « Point 1- Mailloux est pédagogique, n’est pas PhD, décrie de toutes les manières possibles la formation dispensée à l’ U de M lui qui est fils de McGill, d’où tous ses problèmes avec la tribu ; »


    Mailloux EST PhD; s’il ne l’était pas, il n’aurait jamais pu appartenir au collège des médecins (les psychiatres appartiennent au Collège des Médecins) et en être radié par la suite…

    = = =

    « Point 4- Québécor n’est pas pédagogique, mais très Ayn Rand ; »


    … et puisque je ne suis pas moi-même un aficionado de la madame, ni d’ailleurs de quelque extrémiste que ce soit, je comprends mon aversion pour le style Quebecor 😉

    = = =

    « Point 5- Il ne reste à GT qu’à résoudre son conflit d’identité sexuelle, et je crois que son intérêt pour la cardiologie s’éteindra ; »


    Si conflit d’identité il y a, le cas échéant, je m’en remettrais au témoignage des psys pour savoir si cela a pu avoir une incidence; que Turcotte ait été amoureux de l’amant de sa femme ou de sa femme, c’est pas ce qui va le rendre plus jaloux ou moins jaloux, et partant, plus violent ou moins violent. La seule chose qui m’intéresse, moi, c’est la question du degré. Pas de l’identité de l’autre.

    Cela dit, et à ce stade-ci de sa vie,Turcotte n’a probablement d’intérêt ni pour la poursuite de sa carrière, ni pour la vie. Period. Et tant que son intérêt demeurera aussi bas, il constituera un danger, ne serait-ce que pour lui-même. D’oû le besoin de le reprogrammer, si je puis dire. De le reconstruire. Et à la réadaptation (réhabilitation, si vous préférez), je crois. Et si j’y crois, c’est parce que j’ai assisté à la renaissance d’ados pourris jusqu’à la moelle, qui sont devenus des actifs pour la société.

    En prison, Turcotte serait demeuré un déchet. En institution et entre les mains de professionnels compétents, il peut renaître. Enfin… peut-être. Vaut la peine d’essayer.

    = = =

    « Point 6- Quand les « mitaines » « parlent » ou « témoignent » ou « enseignent » ou « plaident » ou « jugent » et que la populace, la plèbe, la lie ne comprend pas, c’est la mitaine qui est à blamer ; »


    Pas d’accord!
    Un enseignant efficace DOIT se faire comprendre de ses étudiants. Un plaideur efficace doit se faire comprendre, ou bien du juge, ou bien des jurés; le bon peuple, il s’en crisse! Et quand il plaide devant un juge seul, ou devant une Cour d’appel (où il n’y a ni clients ni public profane), il plaide pour le juge, ou pour la Cour, avec des mots et expressions susceptibles de raccrocher ses arguments à des principes de droit déjà reconnus en jurisprudence. Que ces mots-là ne parviennent pas à satisfaire le bon euple, on s’en fout!

    Un témoin expert efficace, lui, se doit de traduire en langue de tous les jours le jargon technique qu’il a appris à l’université, dans les séminaires auxquels il a participé, et dans sa pratique professionnelle. Il doit rendre compréhensible à un juriste qui n’est ni ingénieur, ni médecin, des notions et une terminologie qui appartiennent au génie civil ou à la gynécologie, par exemple. Mais le bon peuple, qui est absent de l’enceinte du tribunal, ignore, lui, ces notions et les explications qui en sont données par les témoins à l’intention des avocats qui posent les questions et des juges qui devront tirer des conclusions de leurs réponses.

    Un juge efficace – j’ai rendu pendant quelques années des décisions judiciaires en droit dit administratif – doit savoir interpréter les faits à la lumière du droit. Il doit connaître le droit applicable (les avocats se chargent de lui rappeler au besoin les plus récentes décisions de la Cour suprême, des cours d’appel… et même des tribunaux de première instance). Et il doit être capable de rendre une décision éclairée, et juste. Autant que possible dans un langage compréhensible des profanes.

    Cela dit, les décisions que j’ai rendues s’adressaient aussi bien au justiciable qu’à son avocat, qui lui, n’est pas un profane. Et ces décisions, que je rendais en appel de décisions administratives, s’adressaient tout autant à l’administration dont je devais traiter de la décision, qu’au juge chargé, le cas échéant, d’approuver ou de renverser mon jugement.

    Aussi bien dire que MES décisions comportaient une analyse des faits, dans une langue vernaculaire, et une analyse du droit, dans une langue plus spécialisée.

    C’est comme ça que ça marche!

    = = =

    Et sur ce blogue, j’essaie, autant que faire se peut, de traduire le droit en langue de tous les jours.

  186. @papitibi

    Point 1- Mailloux n’est pas radié, n’est pas PhD, le MD est un 1er cycle (bac) de 5 ans, la spécialisation (maîtrise) est un 2ième cycle de 4 ans, le PhD est un 3ième cycle de 5 ans ;

    Point 5- Il y a toute une différence de degré de jalousie entre un OBJET conscient ou inconscient, dans le deuxième cas s’ajoute le problème de l’Identité. Dans les deux cas, cela passe par la capacité de « TUER » les parents internalisés, suit la guérison.
    Je doit ajouter que Dunn a été « conscientisé » au pénitentier fédéral, pas à Pinel, vrai ? J’accepte la résilience des ados. Et j’ajoute que le « criminal mind » est très démocratique ;

    Point 6- C’est comme cela que cela fonctionne, avec toutes les nuances d’andragogue que vous apportez. J’insiste pour dire que les jurés sont issus du bon peuple. J’ai eu le bonheur de lire des plaidoyers de PET alors qu’il était procureur géneral du Canada et j’affirme que ce n’était pas la « mitaine » à Malouf…

    Comme je le disais, vous êtes fréquentable. Êtes-vous toujours en Abitibi ? Avez-vous subit déjà une défaite aux mains de Me Cinq-Mars ?

  187. @Gaìa 21h35

    Je n’ai pas eu l’occasion de croiser le fer avec Me Marcel Cinq-Mars, qui à ma connaissance travaille encore chez Fasken Martineau, mais il doit bien avoir entre 88 et 90 ans! Après tout, il a ouvert son bureau à Rouyn en 1948 et il avait obtenu son B.A. en 1941; pour l’obtenir, en principe il devait avoir complété son cours classique – durée 8 ans. Il serait donc entré à l’école primaire vers 1926-28 (il a peut-être sauté un ou deux ans du primaire?). http://www.fasken.com/fr/lawyers/detail.aspx?professional=5780

    Il est parti de Rouyn en 70, pour devenir Bâtonnier du Québec; moi, je suis arrivé un peu plus tard. Je sais qu’il a plaidé l’affaire de la mine Balmoral, à Val d’Or, dans les années 80. Mais je n’étais pas impliqué dans ce dossier.

    Durée des études pour devenir psychiatre? Vous êtes dans le champ!

    « Les études médicales au Canada durent généralement en moyenne 10 à 12 ans. Les deux à trois premières années sont consacrées à l’enseignement théorique et les deux suivantes à des stages (période appelée externat au Québec). Après ces quatre ou cinq années d’université, le candidat doit compléter une résidence en milieu hospitalier, soit en médecine générale (2 à 4 ans), soit en médecine spécialisée (4 ans ou plus). Le candidat doit avoir complété sa résidence avant de pouvoir pratiquer la médecine. »:

    source: http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89tudes_de_m%C3%A9decine#.C3.89tudes_de_m.C3.A9decine_au_Canada

    Un psychiatre EST un médecin sppécialiste. Pour être médecin, il faut un doctorat. Pour être médecin spécialiste, il faut compléter des études post-doctorales dans la spécialité choisie.
    Source: Université de Montréal

    « Le programme de résidence en psychiatrie de l’Université de Montréal offre une formation médicale post-graduée de cinq (5) ans requise pour devenir un médecin spécialiste en psychiatrie au Québec et au Canada. »

    Bref, un doctorat en médecine, + 5 ans.

  188. «Pour être médecin, il faut un doctorat.»

    Ce diplôme a ce nom, mais demeure un diplôme de premier cycle et le doctorat habituel est un diplôme de troisième cycle. Statistique Canada a même un catégorie séparée des bacc, maîtises et doctorats pour comptabiliser les «doctorats» en médecine.

    Mais, il est vrai que la psychiatrie est une spécialité et exige environ 5 ans d’études supplémentaires au doctorat de promier cycle…

    Modérateur: merci pour la précision

  189. @ Darwin,
    Salutations

    @papitibi,
    Tout est bien qui fini bien, très savant disciple de Thémis.
    A+

  190. Vous croyez que… OUPS, le reste a été coupé!

    MODÉRATEUR: Puisque Radio-Canada interdit désormais les commentaires anonymes, vous ne croyez quand même pas que je vais vous laisser commenter visière baissée depuis une adresse IP associée à Radio-Can?

  191. @Darwin 16h18

    Je lis ceci chez Radio-Can:

    « Le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) du Québec interjette appel dans l’affaire Guy Turcotte […] Le DPCP dit qu’après avoir analysé les directives du juge Marc David, il estime que ce dernier « a erré en droit sur des points susceptibles d’avoir influencé le jury dans ses conclusions ».
    Le Directeur précise qu’il ne fera aucune autre déclaration publique.
     »

    Interjeter appel sur l’interprétation des faits, impossible.

    Le communiqué ne précise pas vraiment si le DPCP reproche au juge le texte des directives au jury, ou le fait qu’une partie de la preuve ait pu être soustraite à l’attention des jurés. Le texte de l’inscription en appel sera disponible sous peu, j’imagine.

    En appel, la Couronne devra démontrer

    a) qu’il y a eu erreur de la part du juge
    b) que cette erreur du juge est d’une importance telle que si elle n’avait pas été commise, la décision des jurés aurait pu raisonnablement en être changée

    En ce qui concerne l’adresse du juge aux jurés, je dois dire que les juges reçoivent de la formation permanente, et on les instruit régulièrement de ce qu’ils doivent dire ou faire dans telle ou telle situation, à la lumière de ce qu’a pu en dire la Cour d’appel récemment. Ça rend le risque d’erreur à ce niveau assez peu probable.

    Ce qui ne veut pas dire qu’il ne peut pas y avoir d’erreur. Je dis simplement que la probabilité est très faible. En somme, on apprend aux juges de la Cour supérieure – ceux qui président des procès par jury – à s’en tenir à des recettes éprouvées devant la Cour d’appel et ne présentant pas de risque.

    Le Procureur Général sait ça, lui aussi. Mais peut-être a-t-il conclu des sondages et de la lecture des blogues que le bon peuple exige que le verdict soit porté en appel.

    Cela dit, j’imagine que le DPCP a est au courant de ce qui suit: source, Dr Anne Crocker, Hôpital Douglas, institut universitaire en santé mentale

    Il est faux de croire que les personnes reconnues non criminellement responsables pour cause de troubles mentaux «s’en sauvent»! Les résultats préliminaires d’une étude que nous menons actuellement auprès de personnes jugées non responsables pour cause de troubles mentaux au Québec semblent confirmer les observations de plusieurs intervenants des milieux de la santé mentale et de la justice: ces personnes sont détenues plus longtemps en milieu hospitalier que si elles avaient été trouvées coupables et avaient été condamnés à la prison pour le même délit. Elles sont toutefois orientées vers des centres de soins en santé mentale plus adaptés à leurs besoins et à leur rétablissement.


    Excès de populisme?
    Investissement aux frais de l’État de sommes qui ne serviront qu’à empêcher le bon peuple de varger sur le gouvernement libéral?

  192. Bon, ca reccomence!

    Et je le répète! Les instituts prsychiatriques SONT PIRES que la prison! AU moins en prison, on te prend pour un homme responsable de tes actes, il y a ême un coté glamour… Mais quand tu a un dossier psychiatriques, surtout ‘dangerosité’….

  193. @ Papitibi

    «Interjeter appel sur l’interprétation des faits, impossible.»

    Quand je défendais des causes d’assurance-chômage (ça s’appelait comme ça à l’époque…), il y avait trois motifs possibles :

    – erreur de droit;
    – justice naturelle (par exemple, refus d’entendre la défense, ce qui m’est déjà arrivé…)
    – erreur de faits.

    L’erreur de faits devait toutefois être manifeste, sans possibilité de déposer de nouveaux éléments, à moins d’invoquer les faits nouveaux (ce que j’ai déjà fait avec succès… une fois, j’en ai déjà parlé ici), qui sont soumis à des critères très stricts (genre un témoin déclare avoir menti…).

    Ce n’est pas la même chose?

  194. «Interjeter appel sur l’interprétation des faits, impossible.»

    Cela dit, c’est vrai, avec l’admission des faits par Turcotte, il n’y a pas grand chose à faire du côté des faits…

  195. @Darwin
    « Cela dit, c’est vrai, avec l’admission des faits par Turcotte, il n’y a pas grand chose à faire du côté des faits… »

    Les faits, ça ne s’arrête pas aux coups portés aux enfants – que Turcotte a admis.
    Son état d’esprit à ce moment précis, l’influence qu’a pu avoir tel événement (le cocufiage, par exemple) sur tel autre, ça fait aussi partie des faits.
    De même que, finalement, tous les éléments de preuve dont les jurés ont pu prendre connaissance, incluant les témoignages du médecin traitant et des deux experts.

    La Cour d’appel ne pourrait pas conclure que les jurés ont eu tort de préférer le témoignage te l’expert X à l’expert Y.

  196. Turcotte … OUPS! Le reste du message a sauté. Mon logiciel n’aime pas les Nathalie. Désolé.

    « Est-tu en train de me dire que mes petites soeurettes sauf Nathalie, sauf plus crédible que le Docteur Michael » – Peste Rectale, commentaire décembre 2010, non publié.

  197. La droite exulte; une faille a peut-être été trouvée, et on pourra finallement le lyncher médiatiquement une seconde fois, et la veangeance finale…. ils espèrent.

  198. «La droite exulte»

    Je connais aussi bien des gens de gauche qui n’ont pas accepté le verdict… Bon, ils sont en général plus nuancés, mais la position sur ce sujet dépend de bien d’autres facteurs que son alignement gauche-droite.

    Celea dit, il est bien vrai que bien des droitistes ont profité de l’occasion pour relancer leur discours sur le manque de responsabilisation de notre société.

  199. Exact Darwin, j’ai expliqué pourquoi j’étais contre, si ça fait de moi une personne de droite qui exulte, ben tant pis, à un moment donné, c’est de l’intolérance de la gauche de voir des monstre dans la majorité des Québécois qui n’aime pas ce verdict.

  200. «c’est de l’intolérance de la gauche de voir des monstre dans la majorité des Québécois qui n’aime pas ce verdict.»

    Dans mon cas, je le répète, je n’appuie pas et ne conteste pas ce verdict. Je n’ai tout simplement pas l’information et les compétences nécessaires pour me prononcer. Certains diront peut-être que c’est la solution de la facilité, moi, je trouve que ce n’est pas facile du tout!

  201. Darwin

    « Je n’ai tout simplement pas l’information et les compétences nécessaires pour me prononcer »

    Darwin, pour moi, c’est une question de moral, c’est tout. Comme je disais, un autre juge, un autre avocat, une autre province et le verdict pourrait changer…

    The Ubbergeek, vous en savez quoi de ma mécompréhension de la psychiatrie!?!

  202. »Comme je disais, un autre juge, un autre avocat, une autre province et le verdict pourrait changer…»

    Bien sûr. Moi même, je penche plus d’un bord que de l’autre selon les jours… maia je n’ai toujours pas l’information et les compétances pour me prononcer.

    Cela dit, les arguments des deux psy dans le Devoir me rebutent à leur face même. L’ensemble de leur texte ne repose que sur du vent, et constitue un exemple éloquent du sophisme de la pente glissante.
    Pire, elles prétendent qu’on est déjà en bas de la pente glissante, mais ne peuvent citer un seul cas concret pour appuyer leurs dires… La grande réprobation de ce verdict montre exactement le contraire de ce qu’elles disent.

    Je ne me sens peut-être pas capable de me prononcer sur le fond de cette cause, mais suis capable de reconnaître les discours dogmatiques et les sophismes à des kilomètres…

  203. « mais je n’ai toujours pas l’information et les compétences pour me prononcer. »

    Je ne vois pas vraiment de quelles compétences tu parles….je ne fais que me poser la question suivante:

    « Est-ce qu’il est juste qu’un homme qui perpétue un massacre sur ses 2 enfants soit acquitté et remis en liberté sans condition? »

    Dans ma tête, ça dit non! Sans aucune hésitation.

  204. Je lisais ceci dans un article de Canoë…

    Peut-être que le Québec va trop loin,….et tu avais raison de dire que les femmes sont un peu plus sévères avec ce verdict…

    Le Québec est la province où on a enregistré le plus de verdicts de non-responsabilité criminelle pour troubles mentaux entre 1992 et 2004. Même si on n’y retrouve que le quart de la population canadienne, 43,5 % de tous les verdicts de non-responsabilité y ont été prononcés.

    Ce sont surtout les femmes qui s’inscrivent contre la thèse retenue par les jurés. 69 % d’entre elles sont en désaccord avec le verdict, contre 59 % pour les hommes.

    http://fr.canoe.ca/infos/societe/archives/2011/07/20110713-061916.html

  205. «Peut-être que le Québec va trop loin»

    Peut-être sont-ce les autres provinces qui refusent de considérer à leur juste valeur ces questions. Ils sont peut-être plus enclins à adopter une justice punitive. Cela serait en phase avec leur appui à l’augmentation des peines proposée par Harper, entre autres chez les jeunes.

    Cela dit, je ressens une petite gêne à aller aussi loin, dans un sens comme dans l’autre, dans l’interprétation de ces données.

  206. Koval, ce n’est pas parce que tu a été déclaré ‘malade mental’ à un moment X que tu ne l’étais pas avant. Ca ne fais que confirmer et affirmer officiellement une situation quie st là, et qui pourrait avoir été là avant.

    J’en suis peut être une preuve.

  207. Ce que je veux dire, c’est que dans les autres procès que je connais où les tueurs ont bénéficié du même verdict, il y avait un lourd historique de psychose….ce n’est pas le cas pour Turcotte…

    On nous le présente en plus comme un être plutôt performant et excellent père de famille….c’est très rassurant…;)

    Moi les histoires de Dr Jeckill et Ms Hyde, j’ai passé l’âge, désolée…

    Vous croyez qu’un diagnostic psychiatrique c’est facile à établir hors de tout doute après coup? Eh bien pas moi.

    Ce gars était animé par la rage, une rage précise qu’il n’a pas pu contenir. Une violence comme on voit trop souvent malheureusement.

    Ce n’était pas une violence aléatoire et gratuite comme il en arrive à certains psychotiques, je regrette….

  208. Et je vais être honnête avec vous, j’ai beaucoup d’empathie envers les gens vivant avec des problématique de santé mentale. Trop justement pour penser qu’un simple dépressifs sans antécédents jusqu’à 39 ans puisse se transformer en fusils chargé du jour au lendemain.

  209. En fait, il est vrai de dire qu’il avait une problématique de santé mentale, mais elle a été provoqué par sa frustration extrême.

    Une grande violence l’a emmené là….ignorer cela, ça me dérange beaucoup, ce gars a perdu sa chose et il a cultivé sa rage!

  210. Je crois qu’il suffit de peu pour déclencher la chute d’un esprit fragile, juste un truc précis…

  211. Comment je peus le blaster, alors que dans des conditions bien précises – face au mur, sous stres ÉNORME, etc – je peut être sauvage au moins verbalement? Une bombe de quelques secondes…

  212. @ tous et à Koval,

    Premier de 3 textes traitant de l’amont de ce qui fait une Société humaine.

    L’INÉGALITÉ ORIGINELLE

    La commission d’enquête fédérale appelée  » Comité canadien sur la violence faite aux femmes  » est composée en majorité de femmes. Cette entreprise féminine a accouchée en juillet 1993, après deux années d’une dispendieuse gestation, d’une créature parfaitement stérile.

    Ce monstre à cinq cent têtes crache à la face de la population canadienne que des enfants de la majorité des mères canadiennes deviennent des brutes sadiques qu’elles ne peuvent plus contrôler et demande au Père symbolique, l’État canadien, de jouer au préfet de discipline.

    Il s’agit d’un aveu d’impuissance et d’un constat d’échec qui s’exprime comme suit :  » Le matériel de guerre est certes fabriqué par des hommes, mais la confusion dans leur tête est le produit final de pratiques éducatives et de traitements dont se sont rendus coupables des hommes et des femmes des générations passées. Le pouvoir absolu d’une mère sur son petit enfant ne connaît aucune limite. On n’exige d’elle aucune qualification. Il est donc on ne peut plus urgent d’examiner de plus près l’effet d’un tel pouvoir exercé sans contrôle, et d’en prendre conscience, de manière à réduire à l’avenir les risques qu’il comporte.  » (Miller, Alice, La souffrance muette de l’enfant, p. 154, Aubier)

    Quelle est la valeur des cinq cent recommandations de ce monstre mort-né lorsqu’elles sont considérées à la lumière de la plus importante source, réelle et susceptible d’une amélioration et même d’une prévention tangible, de ce qui est perçu comme des manifestations d’agressivité contre les femmes ?

    Quelle est cette source ?  » Les deux côtés de l’homme sont transmis par l’éducation. Le bon côté par la socialisation, les normes communiquées consciemment par les parents. Le mauvais côté par les plus anciennes perceptions du comportement parental qui ne se montre à nu que devant son propre enfant utilisé comme exutoire. »( Miller, Alice, L’enfant sous terreur, p.84)

    Comment s’exprime le mauvais côté ? « Les hommes se vengent sur les femmes et les petites filles de ne pas avoir été respectés par leur mère. »( Ibid., p.84)

    Ce rapport fait l’autruche, il s’adresse à la socialisation au lieu de contempler la source du mauvais côté.  » Et dire que ce dont souffrent les femmes, ce sont elles qui l’ont engendré en revendiquant pour elles seules l’éducation du jeune enfant, dire que les futurs misogynes dont souffriront leurs filles, ce sont les mères qui les préparent. « ( Olivier, Christiane, Les enfants de Jocaste, p.72,Paris, Denoël/Gonthier)

    Ce mort-né est certainement aussi un appel au secours lancé par ces femmes inconscientes que la solution est dans leur sein. Pourtant le problème n’est pas récent :  » Mes actes, je les ai subis et non commis, s’il m’est permis d’évoquer ceux de mes père et mère… J’ai subi des épreuves qui ne s’oublient pas. Œdipe par Sophocle.  » (cité dans Ibid., p.73)

    Ce rapport mort-né, comme la psychanalyse « … spécialisée dans les conflits pulsionnels du patient, s’occupe exclusivement du dernier acte d’un drame dont la découverte entière serait inconciliable avec le 4ième commandement. L’enfance de Laïos, autrement dit le prélude à l’histoire de l’enfance d’Œdipe, lui est restée cachée et n’a pas éveillé sont intérêt. »( Miller, Alice, L’enfant sous terreur, p.159, Aubier)

    Des religions ont tenté d’apporter un remède à la prière d’Œdipe, mais l’ont rendu aveugle :  » L’accès aux traumatismes narcissiques de la petite enfance lui est interdit par la loi qui dit qu’on ménage les parents en culpabilisant l’enfant. « ( Ibid., p.27) Ce rapport culpabilise aussi les fils des mères canadiennes.

    Le Père fédéral, avec ce rapport stérile, est-il invité à mettre en place un programme d’éducation universel destiné à monter la maternité au rang des spécialités professionnelles, investissant ainsi les ressources collectives dans une mission génératrice de richesse humaine à court et à long terme ? N’est-il pas plutôt manipulé habilement à augmenter l’agressivité du système et donc l’entropie au sens d’Henri Laborit dans son Éloge de la fuite, p.27 ?

     » Il y a ici confusion très révélatrice de la cause avec son effet, et l’on combat comme source du mal quelque chose que l’on a soi-même fait naître. Ce type de phénomène ne se produit pas uniquement en pédagogie mais aussi dans les domaines de la psychiatrie et de la criminologie. Une fois que l’on a suscité le  » mal  » par la répression du vivant, tous les moyens sont bons pour le combattre chez la victime. « ( Miller, Alice, C’est pour ton bien, p.45, Aubier)

    La conclusion s’impose d’elle même. Il est évident que la dernière hypothèse sera retenue car elle est la plus  » naturelle « , la plus susceptible d’assurer la pérennité des structures parasitaires actuelles. C’est même cette optique polluante qui est la plus génératrice d’emplois, de débouchés pour les futurs diplômés d’une société de plus en plus répressive. http://www.psychohistory.com/htm/06a_25year.html

    Jean-François Belliard
    Publié : Le Devoir, 18 août 1993

  213. Pour moi, c’est un spam. Il change d’heure tout le temps et prend toujours la position du commentaire le plus récent.

  214. @ Darwin

    Pourriez-vous m’expliquer votre commentaire, dont je ne viens que de prendre connaissance.

    Merci.

  215. Rien, on ne comprenait pas les changements d’heures, c’est tout. Avez-vous une explication, vous? C’est votre commm après tout qui a changé d’heures. C’est assez étrange que ce soit vous qui me posiez la question.

    Par ailleurs, peut-être que si vous n’attendiez pas un mois et demi avant de réagir, ce serait plus facile d’interagir.

    En y repensant, je constate que seul l’administrateur de ce site a pu faire ça. À moins que ce ne soit Bush et Cheney… 😉

  216. @Darwin, vos 22:43 et 22:35

     » Pour moi, c’est un spam. Il change d’heure tout le temps et prend toujours la position du commentaire le plus récent. »

     » Rien, on ne comprenait pas les changements d’heures, c’est tout. »

     » Pour Moi » ce n’est pas « on » qui exclu la personne qui parle.

    C’est quoi un  » spam  » ?

     » Il change d’heure tout le temps  » ce qui implique des vérifications. Pourquoi vérifier ou enquêter sur mes messages, vous n’êtes pas l’admin ?

  217. @Darwin et Gaìa / changement d’heure

    Possible que ce soit un bogue. Possible que ce soit moi. Difficile à dire, avec le recul. Mais on a vu ça sur Cyberpresse à plusieurs reprises, des commentaires qui apparaissaient avoir été publiés à une heure qui n’était pas encore arrivée!

    Mais ce pourrait être moi; Gaîa a longtemps été placé en modération et pour permettre à ses commentaires d’être plus visibles quand ils apparaissaient la première fois, je modifiais souvent l’horodateur. Sauf que parfois, il m’arrivait d’approuver le commentaire AVANT d’en modifier l’heure…

    Anyway… ça n’est sûrement pas ce qu’il y a de plus important à écrire au sujet de Guy Turcotte!

  218. Et un « spam », sur un blogue WP, c’est un commentaire que le logiciel de filtration considère comme indésirable et dont il bloque la publication.
    J’ai l’impression que Darwin voulait plutôt dire BOGUE.

  219. Papitibi, vos 9:49 et 9:46,

    Le 22:43 de Darwin n’a rien à voir avec le contenu de mon commentaire.

    https://papitibi.wordpress.com/2011/09/15/un-choix-de-societe-lourd-le-cout-des-enquetes-policieres/

    Vous trouverez là ce qu’il y a d’important à dire au sujet de Turcotte dans mon commentaire à 20:54

    J’ai lu encore la phrase :  » qui aime bien châtie bien  » de la part d’une psychologue apparemment PhD ? Y a-t-il eu analyse didactique ? Fail.

  220. Je ne peux que vous remercier de signaler mes fautes d’orthographe, mes erreurs de syntaxe, de trouver mes textes trop longs, d’appuyer sur mon manque de connaissance des subtilités du droit, ce qui me permettra de me corriger, je l’espère.

    Toutefois, je sens beaucoup d’amertume dans votre réponse. Ce qui vous blesse, c’est que j’aie été butiner dans un jardin que vous semblez, non sans fierté, considérer comme exclusivement vôtre. Comment devrais-je m’abstenir de commenter le droit? Ce n’est pas une question de «plaisir», comme vous dites, mais une question de morale. Pour vous, le Res judicata pro veritate habelu est une formule géniale dont je n’aurais rien compris. Puis, vous me citez un dictionnaire de Droit qui ne répond pas à la question: pourquoi le fait de prononcer un jugement rendrait-il une chose jugée vraie? L’essentiel est là et l’appuyer sur les mécanismes du rouage ne change rien à l’énoncé. La journaliste qui couvre les manchettes criminelles à RDI le dit elle-même. Dès qu’un jugement est prononcé, la chose jugée est traitée comme une réalité objective. Il n’y a aucun rapport de causalité structurelle entre le fait et le verdict.

    Depuis plus d’un siècle, à travers la lutte contre la peine de mort, ce ne sont pas des tribunaux mais des luttes contre des jugements douteux qu’est née la criminologie contemporaine. On s’est mis à faire appel aux témoignages des experts, aux causes circonstancielles, on a multiplié les procédures en cours d’appel et on en est rendu aux conseils au jury donnés par le juge avant délibération. Oui, je n’aurais pas voulu être parmi ces onze personnes honnêtes qui ont jugé l’affaire Turcotte, non pas parce qu’elles étaient confrontées à des données contradictoires, mais parce que leur verdict était déjà téléguidé avant même qu’elles entrent dans la salle des délibérations. Elles n’étaient là que pour le spectacle que le milieu juridique se donne à lui-même et aux «spectateurs» que nous sommes.

    Comme l’ensemble des ordres professionnels (chirurgiens, ingénieurs – on l’a vu avec les crises qui suivent ordinairement les chutes de structures de la voirie -, membres du barreau), les sophismes sont là pour décharger des responsabilités (individuelles et collectives) tout en protégeant le fonctionnement de l’ordre et de sa «machinerie». Combinat de sophismes et d’animisme superstitieux, à cette vieille machine qu’est le droit romain avec son «intelligence» surfaite et la façon surtout dont elle protège le droit de propriété et le patriarcat (ou matriarcat peu importe), légalisant tant de comportements retors qui plongent la société dans l’état de crise de confiance actuel, non, c’est le devoir de tout individu de commenter et de critiquer le droit.

    Que ces commentaires ne vous plaisent pas, grâce au droit constitutionnel vous pouvez l’exprimer. Je reconnais ainsi que tout n’est pas mauvais dans le droit, mais, encore là, il a fallu l’audace des critiques extérieures au monde juridique: des philosophes, des écrivains comme Tolstoï qui, dans Résurrection, ose se permettre de faire le procès des tribunaux et du droit russe de l’autocratie, et même des dramaturges qui, dans le film de Lumet Douze hommes en colère, confrontent la vérité à la «chose jugée». Vous vivez trop de l’esprit de la machine par rapport aux subtilités qui travaillent le monde des vivants. Ici la logique est multiple, ce qui échappe à l’esprit du Dura lex sed lex. La voix sociale, c’est autre chose que Martineau et Poirier. Et elle mérite qu’on s’y intéresse pour ce qu’elle est plutôt que pour les exercices de styles juridiques qui sont pratiquées à ses dépens. Les critiques qui vous plaisent sont celles de ces «incultes» dont vous prenez la défense d’une manière démagogique, car elles vous confortent dans votre maîtrise du droit. Malheureusement, je ne suis qu’un Ph D manquant totalement de rigueur et qui donne, encore là, des réponses trop longues. Jean-Paul Coupal.

  221. @Jean-Paul Coupal

    Ce qui vous blesse, c’est que j’aie été butiner dans un jardin que vous semblez, non sans fierté, considérer comme exclusivement vôtre. Comment devrais-je m’abstenir de commenter le droit? Ce n’est pas une question de «plaisir», comme vous dites, mais une question de morale. Pour vous, le Res judicata pro veritate habelu est une formule géniale dont je n’aurais rien compris. Puis, vous me citez un dictionnaire de Droit qui ne répond pas à la question: pourquoi le fait de prononcer un jugement rendrait-il une chose jugée vraie?

    D’entrée de jeu, je signale que vous détenez un Ph.D. en histoire. Et je précise que votre commentaire fait référence à celui que j’ai laissé sur votre blogue, dans le cadre d’un billet consacré à l’affaire Guy Turcotte.

    Je précise également que votre billet s’étire (ou s’étiole?) sur 5268 mots. En format « Times New Roman 12″, ça fait 15 pages de texte, sans le moindre séparateur (ou point de repère, rôle que pourraient jouer quelques titres en caractère gras. Ainsi présenté, votre texte paraît n’avoir été mis en ligne que pour flatter votre seul nombril; on n’attire pas les mouches avec du vinaigre… Ni les incultes, envers lesquels vous semblez afficher un mépris certain.

    Passons maintenant aux choses sérieuses.

    Que vous vous permettiez de butiner dans MON jardin – le droit -, je ne saurais vous en faire reproche. Ce qui pose problème, c’est quand vous vous permettez de présenter pour VRAIES des affirmations ex cathedra qui sont FAUSSES. C’est de la désinformation. Et c’est indigne d’un Ph.D…

    Que diriez-vous d’un ancien plaideur qui irait jusqu’à nier la Shoah, ou qui affirmerait péremptoirement que la déportation de mes ancêtres acadiens, ça n’est que de la fabulation? J’ose espérer que vous seriez le premier à dénoncer ce désinformateur patenté. Et vous auriez raison de le faire…

    = = =

    Puis, vous me citez un dictionnaire de Droit qui ne répond pas à la question: pourquoi le fait de prononcer un jugement rendrait-il une chose jugée vraie? L’essentiel est là […] La journaliste qui couvre les manchettes criminelles à RDI le dit elle-même. Dès qu’un jugement est prononcé, la chose jugée est traitée comme une réalité objective. Il n’y a aucun rapport de causalité structurelle entre le fait et le verdict.

    De grâce, soyez plus respectueux de l’intelligence des lecteurs de ce blogue! Par ce commentaire, vous démontrez encore une fois que votre compréhension du concept de la res judicata est nulle. C’est d’Isabelle Richer que vous parlez? Manifestement, elle a fait des études universitaires en droit, ce qui rend bien improbables les commentaires que vous lui attribuez.

    Tout d’abord, on ne parle pas de causalité structurelle, mais de causalité STRUCTURALE. Cela dit, la notion de causalité structurale appartient au domaine des historiens et des philosophes; elle n’a pas sa place en droit. En droit, il y a lien de causalité entre l’élément A et l’élément B lorsque A est le résultat de B, ou inversement…

    La théorie de la causalité structurale vise plutôt à imbriquer la cause et le résultat dans un même ensemble, sans égard à l’antériorité de la cause sur le résultat.
    C’est sur la foi de cette prémisse que vous analysez l’affaire Turcotte? Ayoye!

  222. @Jean-Paul Coupal

    « Depuis plus d’un siècle, à travers la lutte contre la peine de mort, ce ne sont pas des tribunaux mais des luttes contre des jugements douteux qu’est née la criminologie contemporaine. On s’est mis à faire appel aux témoignages des experts, aux causes circonstancielles […] je n’aurais pas voulu être parmi ces onze personnes honnêtes qui ont jugé l’affaire Turcotte, non pas parce qu’elles étaient confrontées à des données contradictoires, mais parce que leur verdict était déjà téléguidé avant même qu’elles entrent dans la salle des délibérations. Elles n’étaient là que pour le spectacle que le milieu juridique se donne à lui-même et aux «spectateurs» que nous sommes. »

    Manifestement, vous ignorez tout du procès devant jurés. Vous irez raconter à l’avocat Stéphane Painchaud, de Val d’Or, que le verdict des jurés était parachuté dans le procès d’une certaine Sandra S, accusée du meurtre de son mari. Meurtre que, pour faire bonne mesure, elle avait avoué. Personne ne s’attendait à un verdict d’acquittement. Et pourtant, Sandra S avait bel et bien été acquittée, en raison de la défense de « syndrôme de la femme battue », brillamment plaidée par mon ami Painchaud. Sauf erreur, c’était la première fois que cette défense était accueillie au Québec, et l’une des toutes premières fois au Canada.

    Et vous ignorez tout de la preuve par experts. Croyez-moi, pour un avocat qui n’a pas fait d’études en médecine, c’est tout un thrill que de déculotter un neurochirurgien (une sommité mondiale, en plus!) après deux ou trois jours d’un contre-interrogatoire serré. Même niveau de jouissance intellectuelle quand l’avocat parvient à confondre, sinon même à ridiculiser un ingénieur expert en causes d’incendies. Dans mon cas, il s’agissait de procès civils, sans jury. Ce que je peux vous en dire, c’est que ni le juge, ni les avocats, ni les témoins, ni les parties au procès n’auraient accepté – avant le début du procès – de miser leur maison sur le résultat de ce procès. Et vous osez affirmé que les verdicts sont téléguidés? Quel ignorant vous faites!

    = = =

    « Je reconnais ainsi que tout n’est pas mauvais dans le droit, mais, encore là, il a fallu l’audace des critiques extérieures au monde juridique: des philosophes, des écrivains… »

    Désolé de péter votre balloune, mais au Québec et au Canada, ce sont les juristes qui ont assuré l’évolution du droit. Ce sont les avocats qui vont chercher les arguments susceptibles de renverser la jurisprudence, et ce sont les juges qui acceptent de ramer à contre courant, en se basant sur ces arguments inédits. Quant au législateur, il fait appel à des armées d’écrivains et d’historiens, vous croyez? Moi, je dis qu’ils font plutôt appel à des armées de jurisconsultes; mais vous avez droit à votre opinion; après tout, vous êtes Ph.D…

    = = =

    c’est le devoir de tout individu de commenter et de critiquer le droit.

    C’est votre droit le plus strict de critiquer le droit ou de commenter un jugement.
    Mais ce n’est pas ce que je vous ai reproché.

    Mes reproches portent sur cette fâcheuse tendance que vous avez à mentir.
    Désolé, mais il faut appeler un chat un chat, et quand vous trompez vos lecteurs, vous leur mentez.

  223. Je vois que vous êtes violemment en colère et que vous m’attribuez des malhonnêtetés que vous commettez vous-même.
    Vous sortez des causes exemplaires qui contrediraient le fait que la machine judiciaire ne fait pas évoluer la justice. Tant mieux. Je ne peux que féliciter les juristes qui ont obtenu ces modifications de rouages qui permettent à l’appareil judiciaire d’être moins arbitraire ou manquer de nuance. Mais les vrais réformes ne peuvent être que sociales.L’abolition de la peine de mort, au Canada comme en France, ne provient-elle pas précisément des erreurs de la pratique du droit qui ont envoyé des innocents à la mort? Autant qu’une action humanitaire, c’était là le triomphe de la justice sur la vengeance. La réflexion de Beccaria sur le rapport des délits et des peines, l’Affaire Calas, ici l’affaire Coffin, malheureusement, on ne peut pas dire que ce furent des avocats ou des juristes qui ont été les facteurs de pression populaire les plus empressés pour faire modifier les procédures inquisitoriales. Certes, je ne nie pas que les juges comme les avocats, comme tous les membres de la cité, peuvent améliorer la «machine» et ses «rouages». Mais celle-ci ne reste qu’une machine. Encore aujourd’hui, des victimes réclament des millions de dollars aux Gouvernements pour des procès bâclés, des jugements erronés, mal interprétés, qui les ont envoyés en «tôle» pour des décennies. Est-ce là que je mens? Un peu de modestie et d’introspection éthique de votre part ne vous ferait pas de tort. Ce qui vous manque, c’est précisément l’esprit historien: Les causes profondes, les causes sociales et psychologiques qui motivent et intéressent les partis dans l’affaire Turcotte et qui ont vite supplanté le fait que les seules victimes totalement innocentes étaient les deux enfants. J’ai cité les livres de Mme Cliche, vous pourriez peut-être y jeter un coup d’œil.

    De plus, vous savez très bien que les «incultes» dont je parlais étaient les députés de l’Assemblée nationale devant qui Bouchard faisait son p’tit numéro d’«indigné». Par l’un de ces sophismes dont vous avez l’art, vous projetez mon intention sur les lecteurs de votre blogue. Ça c’est de la malhonnêteté intellectuelle, et c’est vous qui abusez votre lectorat. Comme les jeunes diraient, vous êtes «fru». D’autre part, je ne suis pas rendu assez sourd pour ne pas entendre ce que dit Mme Richer lorsqu’elle parle. Sa diction est parfaite. Et elle sait ce qu’elle dit. Et puis, comment a-t-on pu faire subir pendant des semaines à douze puis onze personnes les témoignages éprouvants d’un crime si horrible, sachant très bien que même avec l’aveu du coupable, il suffisait de mettre en doute sa santé mentale au moment de la commission des actes pour obtenir d’eux le jugement qu’ils ne pouvaient que donner? C’est de la mauvaise mise-en-scène. Turcotte ne devait pas ignorer le verdict précédent de l’affaire Marchessault, ce chef d’escouade des stupéfiants qui, sous des «moments d’égarement inconscients» pigeait de la drogue dans la voûte, aussi a-t-il été condamné non pour vol mais pour trafic de stupéfiants. Le temps du crime était divisé en deux: le temps «inconscient» où «se» décidait la volonté de commettre l’acte; le temps de la commission de l’acte que l’accusé se reconnaissait coupable, conscient post-facto. Comme pour le péché dans le catholicisme: il y a la connaissance de l’état de péché et ses conséquences; la décision de commettre quand même le péché, enfin la commission du péché. N’est-ce pas ces distinctions qu’aux États-Unis on appelle «murder one» et «murder two»?

    De plus, n’avez-vous rien de mieux à faire que compter les caractères écrits sur mon message? C’est de la compulsion ou quoi? Personne, et surtout pas moi, n’oblige qui que ce soit à lire ce que j’écris. Si c’est trop long pour vous, passez à autre chose. Vous ne cessez de m’agresser avec l’argumentum ad hominem, croyant me prendre au piège avec mes propres arguments, or que vous passez complètement à côté du sujet. C’est exactement ça la façon dont se déroulent les procès au Québec. Ce qui compte, ce n’est pas de savoir la vérité des faits, des choses (res), c’est s’amuser à des négociations (de finances ou de pénalités, ça s’entremêlent si bien) pour faire rouler une machine sous-équipée et sur-investie. Voilà pourquoi j’ai écrit que ça puait la mort de l’esprit dans les corridors des palais de justice et que vous y seriez très bien comme «câleux» de gigues.

  224. @ Coupal

    Je vois que vous êtes violemment en colère et que vous m’attribuez des malhonnêtetés que vous commettez vous-même.

    FAUX. Ce n’est pas tant de la colère que de l’étonnement. Pour ne pas dire la déception de devoir tout expliquer à un Ph.D qui raisonne comme un éleve de Secondaire II.

    = = =

    Je ne peux que féliciter les juristes qui ont obtenu ces modifications de rouages qui permettent à l’appareil judiciaire d’être moins arbitraire ou manquer de nuance. Mais les vrais réformes ne peuvent être que sociales.L’abolition de la peine de mort, au Canada comme en France, ne provient-elle pas précisément des erreurs de la pratique du droit qui ont envoyé des innocents à la mort? Autant qu’une action humanitaire, c’était là le triomphe de la justice sur la vengeance. La réflexion de Beccaria sur le rapport des délits et des peines, l’Affaire Calas, ici l’affaire Coffin, malheureusement, on ne peut pas dire que ce furent des avocats ou des juristes qui ont été les facteurs de pression populaire les plus empressés pour faire modifier les procédures inquisitoriales.

    Les vraies réformes ne peuvent être que sociales? FAUX.

    Vous ne semblez considérer que le seul droit criminel, sans égard à tout ce qui peut avoir été plaidé en droit civil, en droit de la jeunesse, en droit social ou en droit administratif; je vais mettre ça sur le dos de votre ignorance. À part le droit criminel, le public – la masse des incultes, comme vous les appelez -, n’est pas très bien informé de l’actualité judiciaire.

    Un bref rappel: l’affaire Lola (commentée ICI), et notamment par Me Anne-France Goldwater elle-même, est un bel exemple d’une réforme du droit qui, si elle devait se concrétiser à la suite d’une décision favorable de la Cour Suprême, aura été le menée à bout de bras par Me Goldwater et soutenue par le courage des juges qui, à date, lui ont donné raison et n’ont pas hésité à prononcer l’inconstitutionnalité d’un article du Code civil.

    Mais ça, ça vous passe 100 pieds par dessus la tête, obtus (et ignorant) que vous êtes.

    Un deuxième rappel: la charte canadienne des droits et libertés, si souvent invoquée par les accusés au Canada, vous la croyez inspirée par des fizoloffes et par la confrérie des raconteurs d’historiettes à laquelle vous appartenez? Pierre E. Trudeau, un ancien prof de droit, avait lui-même été inspiré par son mentor, le doyen et juriste émérite Frank Scott. Ça remonte à l’affaire Roncarelli c. Duplessis, une affaire dont je m’attend à ce qu’elle soit connue d’un Ph.D. en histoire; elle est connue, à tout le moins, des étudiants de première année en droit.

    Les erreurs de la pratique du droit qui ont envoyé des innocents à la mort???

    Vous blaguez, j’espère. Ou alors vous êtes vraiment de mauvaise foi. Ou ignorant. La présomption d’innocence, la non contraignabilité de l’accusé (et son droit de ne pas s’auto-incriminer), la nécessité d’une preuve au delà du doute raisonnable, vous croyez vraiment que ce sont les fizoloffes et raconteux d’historiettes à la Djay-Pee Coupal qui en sont à l’origine? Moé, j’mettrais plutôt deux pièces de un shilling sur le Privy Council de la Chambre des Lords, à Londres. Et je m’attendais à ce qu’un Ph.D en histouère en ait été informé. M’enfin…

    Autre chose: si on a pendu autant de Noirs innocents, dans les États du Sud, cette fois, je gagerais bien two quarters and a dime que le régime politique en est la cause: demander à une population raciste d’élire les juges et les state prosecutors, c’est jouer avec le feu… Mais ça a dû vous échapper… comme tout le reste!

    Et en terminant, que pensez-vous de l’évolution des forensic sciences? D’abord les empreintes digitales… puis la généralisation des tests ADN? Vous pensez pas que ça a pu jouer un petit rôle dans la détermination de la culpabilité d’un accusé? Aaaah, la science, c’est pas les juristes maudits, n’est-ce pas? Mais qui, croyez-vous, a forcé la main du législateur dans l’acceptation du test ADN? Des fizoloffes? Non. À mon humble avis, ce sont encore une fois des plaideurs qui ont soumis l’argument et les juges qui l’ont accepté au mépris d’une jurisprudence pourtant bien établie…

    Pityful!

  225. @Coupal

    « D’autre part, je ne suis pas rendu assez sourd pour ne pas entendre ce que dit Mme Richer lorsqu’elle parle. Sa diction est parfaite. Et elle sait ce qu’elle dit.

    Je n’ai pas dit que vous êtes sourd. Je n’ai pas dit qu’Isabelle Richer était dans les patates. Je n’ai pas dit que sa diction était mauvaise. Ce que je dis, c’est que ce que vous en relatez ne correspond pas à ce qu’elle a dit. Vous maîtrisez mal le sujet, vous n’en connaissez pas le vocabulaire et quand vous me citez des maximes latines, vous vous méprenez complètement sur leur sens.

    Moi aussi, je les ai entendus, les compte-rendus. Et mes oreilles à moi, c’est des oreilles de juriste, habitué à ces mots là.

    = = =

    Encore aujourd’hui, des victimes réclament des millions de dollars aux Gouvernements pour des procès bâclés, des jugements erronés, mal interprétés, qui les ont envoyés en «tôle» pour des décennies. Est-ce là que je mens? Un peu de modestie et d’introspection éthique de votre part ne vous ferait pas de tort. Ce qui vous manque, c’est précisément l’esprit historien

    L’esprit historien? Ne vous en déplaise, je m’y connais autant – sinon plus – que vous en histoire judiciaire; je n’ai pas de mérite, on nous l’enfonce dans la gorge pendant notre bacc et par la suite, il nous faut (je parle des juges et plaideurs) nous tenir informés de tous les récents développements.

    Des procès bâclés? C’est le plus souvent l’enquête policière qui est bâclée. Vous l’ignorez sans doute, mais « la couronne » DOIT fournir à l’avocat de la défense,, avant même le début du procès, une copie de la preuve dont elle dispose. Mais si les policiers refusent de rencontrer certains témoins qui dont le témoignage risquerait de provoquer un acquittement, c’est la faute de qui? Des avocats? Du juge?

    Maher Arar a réclamé et obtenu plus de $10M dans le cadre d’un règlement négocié. C’est la faute des juges? Des avocats? Ou de ce kâlisse de gouvernement conservateur élu à mon corps défendant? Les droits fondamentaux des jeunes contrevenants vont bientôt être bafoués; faut-il en blâmer les juges? Les avocats? Ou une évolution de la société vers des valeurs de droite? Sacraman, le droit évolue dans la mesure où la société évolue. La société est puritaine? Alors forcément les lois vont refléter ce puritanisme et réprimer l’obcénité – à géométrie variable. Ce qui est obcène à Calgary ou à Lethbridge ne le sera pas nécessairement à Montréal. Le problème est politique: les antennes de Stephen sont à Calgary, et sa garde rapprochée est constituée en bonne partie de fondamentalistes.

    Est-ce la faute des juges? Des avocats? Au contraire, la vaste majorité des juristes condamne les réformes initiées par ce gouvernement de merde. Oh, bien sûr. il y a la réforme des libérations au 1/6e de la peine, qui font l’unanimité, mais dans l’ensemble, les critiques les plus virulentes viennent du milieu juridique.

    Qui c’est qui a fait plier Charest dans l’affaire de la Commission d’enquête? Des juriss, kâliss! La veille de la sortie publique du Barreau, c’est Papitibi qui, de son repaire de l’arrière-pays abitibien, plaidait pour une Commission avec pouvoir de contrainte. Malgré l’avis du PM, de son ministre des transports, de son ministre de la justice et de madame la vice PM (non juriste, elle). Vous avez entendu des fizoloffes plaider dans le même sens? Non. Pourquoi? Tout simplement parce qu’ils n’ont pas les connaissances nécessaires. Désolé.

    = = =

    Je pourrais continuer mais vous êtes obtus comme c’est pas possible et j’ai déjà prêché suffisamment dans le désert avec le futur maire de Québec; lui, au moins, il est amusant.

  226. Je n’y comprends rien ou je mens. Si je n’y comprends rien, je ne peux mentir, puisque pour mentir il faut comprendre de quoi il s’agit. Si je mens, c’est donc que je comprends, et peut-être mieux que vous le voudriez. Ici, la logique est implacable, mais ce non-sens passerait sans problème auprès d’un tribunal, pourvu qu’un avocat bien payé sache bien les précédents pour faire tourner le rouage de la machine. Vos critiques, non dénuées de jalousie, sont dignes de ces radios-poubelles que vous prétendez mépriser, Vous accumulez les faits judiciaires qui mettent en présence des querelles d’argent pour essuyer les bavures policières et les compromissions politiques ou légales qui sont les produits même de ce que je dénonce.

    Derrière l’affaire Arar qui y trouve-t-on sinon le code criminel mis au service de fins politiques et militaires du gouvernement Chrétien/Martin? L’affaire Lola? Ce n’est pas Me Goldwater, c’est le duo Éric et Lola qui se tiraillent autour de millions de dollars en s’appuyant sur le droit civil qu’il fallait réformer. Je doute qu’un avocat aurait été aussi persistant pour des petites pensions alimentaires de gens ordinaires… Tout se serait réglé dans l’anonymat, en une petite pièce close d’un palais de justice, vite fait mal fait, et le droit serait resté ce qu’il est. Surtout que depuis, Me Goldwater est devenue une vedette médiatique divertissante, traînant son androphobie sur toutes les chaînes de télé, se déhanchant à côté de petits jeunes qu’elle aimerait voir castrés avant qu’ils soient trop vieux, au cas où ils deviendraient batteurs de femmes. Ça prend finalement beaucoup de «graisse» pour faire fonctionner votre si belle machine! Ça coûte cher modifier un droit qui méprisait les femmes depuis le temps où Cambacérès l’avait formulé pour son maître Napoléon et que nous avons récupéré au XIXe siècle parce que l’Acte de 1794 nous concédait le droit civil français d’Ancien Régime! (Oh! je retire ce que j’ai dit puisque j’appartiens à cette méchante «confrérie des raconteurs d’historiettes», c’est quelque chose que je ne peux pas savoir). Éric et Lola sont des perles pour le système judiciaire! Il est bien normal qu’ils paient la réforme que vous attribuez à Me Goldwater. Et dire que vous pensez que vous connaissez l’histoire du droit et de ses rapports avec la société? Le droit, comme tout, se réforme lorsque la société s’aperçoit, précisément, qu’il est relatif, mais dans sa relativité, il opère comme un absolu. Sans les policiers qui bavent, vos chaînes de papiers ne tiendraient à rien sinon qu’à la nudité brutale de l’argent et de la puissance politique, ce que le sage Solon comprenait déjà fort bien bien au VIe siècle avant J.-C, et que vous ne comprenez pas, vous, en 2011 après J.-C.

    Mais je serai moins méprisant que vous à mon égard. Je ne m’amuserai pas à déformer votre nom ni à dire que votre maîtrise en droit a fait de vous «un obtu et un ignorant». Ceci dit, votre défense du droit ne semble pas reposer sur un amour particulier de la discipline, ainsi, lorsque vous écrivez, parlant de l’histoire judiciaire: «je n’ai pas de mérite, on nous l’enfonce dans la gorge pendant notre bacc». Ça ne ressemble guère à de beaux souvenirs! Moi, voyez-vous, on ne m’a pas «enfoncé» l’histoire dans la gorge, ni à l’université ni ailleurs. J’en ai bu depuis mon plus jeune âge et l’«histouère» comme vous l’appelez de façon si méprisante, n’a pas besoin de ma vanité, comme la vôtre a besoin de celle du droit.

    L’insulte est votre argument facile de départ (je ne dis même pas votre argument ultime). Votre ressentiment est nauséeux et à votre place, je ne me rabattrais pas sur votre fierté d’Abitibien. Vous n’avez pas la distinction que les leçons de bienséance exigeaient de nous, et qui devait faire la fierté de nos parents et de notre petite patrie. Je vous renvoie donc à vos ressassements et à votre grossièreté, et puissiez enfin trouver la paix et la sérénité qui ne vous habitent pas.

  227. @Coupal

    « Je n’y comprends rien ou je mens. Si je n’y comprends rien, je ne peux mentir, puisque pour mentir il faut comprendre de quoi il s’agit. Si je mens, c’est donc que je comprends, et peut-être mieux que vous le voudriez. Ici, la logique est implacable, mais ce non-sens passerait sans problème auprès d’un tribunal, pourvu qu’un avocat bien payé sache bien les précédents pour faire tourner le rouage de la machine. Vos critiques, non dénuées de jalousie, sont dignes de ces radios-poubelles que vous prétendez mépriser, Vous accumulez les faits judiciaires qui mettent en présence des querelles d’argent pour essuyer les bavures policières et les compromissions politiques ou légales qui sont les produits même de ce que je dénonce. »

    Pourtant simple à comprendre… et d’une logique bien plus implacable que celle que vous croyez me servir: ou bien vous ignorez, ou bien vous mentez sciemment.

    Je vous donnerai donc le bénéfice du doute et conclurai que vous n’avez pas menti: tout PhD que vous soyez (en historiettes) vous êtes ignorant de tout ce qui touche ce domaine qui est mien. Ça vous va?

    Ma critique à votre égard ne serait pas dénuée de jalousie? Allez, l’historieux histrionique narcissique, un p’tit effort! En quoi devrais-je me montrer jaloux de votre ignorance crasse, dites-moi?

    = = =

    « Derrière l’affaire Arar qui y trouve-t-on sinon le code criminel mis au service de fins politiques et militaires du gouvernement Chrétien/Martin? L’affaire Lola? Ce n’est pas Me Goldwater, c’est le duo Éric et Lola qui se tiraillent autour de millions de dollars en s’appuyant sur le droit civil qu’il fallait réformer. Je doute qu’un avocat aurait été aussi persistant pour des petites pensions alimentaires de gens ordinaires… »

    Derrière l’affaire Arar qui y trouve-t-on sinon le code criminel?

    Tabarnak! Le gars se prétend Ph.D. en histoire et malgré qu’il puisse googler à loisir aux fins de masquer son ignorance du cas Arar, il affirme péremptoirement que le Code criminel y a été utilisé à des fins politico-militaires par le gouvernement Chrétien/Martin

    Décidément, ce prétendu Ph.D. en historiettes ne sait plus quoi inventer pour démontrer à quel point il est ignorant de l’Histoire – avec un grand H. Maher Arar a été arrêté à l’aéroport de New-York et déporté en Syrie malgré qu’il fut porteur d’un passeport canadien. Le gouvernement canadien a accepté de lui verser une indemnité, reconnaissant par là qu’il avait failli à ses propres obligations à l’égard d’un ressortissant CANADIEN. Et puisque Arar a été torturé en Syrie, comme le gouvernement canadien aurait dû le prévoir, son inaction est – en droit – source de responsabilité civile.

    Le Code criminel? Rien à voir dans tout cela. Comment un Ph.D. en histoire peut-il être aussi ignorant de l’histoire récente du Canada et de cette tache indélébile au dossier des gouvernements Chrétien, Martin et Harper?

    Et c’est de cette ignorance crasse que moi je serais jaloux? Va donc chier, crisse d’imposteur! Un Cégépien en connaît davantage sur Maher Arar que l’historieux raté qui signe Jean-Paul Coupal. Ton Ph.D, tu l’as obtenu au Potato State University en même temps que Sarah Palin y décrochait son bacc en journalisme?

    = = =

    Pour ce qui est de Me Goldwater – que manifestement tu méprises, bien sûr qu’elle n’aurait pas fourni la même somme de travail dans le dossier Lola si Lola n’avait pas été Lola. Ce qui ne change rien au fait que sans l’acharnement, sans l’audace et sans l’intelligence de Me Goldwater, Lola n’aurait rien reçu. Tu l’ignores, évidemment, mais Me Goldwater est une théoricienne reconnue par ses pairs. Tout comme l’était, il y a 20 ans, Jean-Pierre Sénécal, grand théoricien du droit matrimonial et l’un de ceux qui l’ont fait progresser. Et non, il n’est pas fizoloffe, mais juge (depuis des années)

    = = =

    Surtout que depuis, Me Goldwater est devenue une vedette médiatique divertissante, traînant son androphobie sur toutes les chaînes de télé, se déhanchant à côté de petits jeunes qu’elle aimerait voir castrés avant qu’ils soient trop vieux, au cas où ils deviendraient batteurs de femmes. Ça prend finalement beaucoup de «graisse» pour faire fonctionner votre si belle machine! Ça coûte cher modifier un droit qui méprisait les femmes depuis le temps où Cambacérès l’avait formulé pour son maître Napoléon et que nous avons récupéré au XIXe siècle…

    Que ton Robaxacet-Machin ait inspiré le Code Napoléon, on s’en torche. Est-ce que tu sais où sont aujourd’hui les sources du droit matrimonial tel que pratiqué au Québec? L’historieux l’ignore; le juriste, lui, sait que ce droit est aujourd’hui d’inspiration américaine… australienne… avec, tout au plus, un milligramme d’inspiration française.

    Quant à tes propos sur Me Goldwater, tu peux te les fourrer dans le cul, gros porc!

    Décrisse. Ton droit de diffamer est suspendu.

  228. @Geek 16:08

    Who is Guile? A Street Fighter character?
    Well, dude, I’m no more a gamer! But I was… back in the early 80’s.

    Ce Jean-Paul Coupal n’a vraiment rien dun juriste. Tout au plus un soit-disant Ph.D. en histoire qui ne sait pas grand chose de l’histoire judiciaire récente.

    Que lui, drapé de son Ph.D. en histoire, puisse affirmer que Maher Arar a fait face à des accusations en vertu du Code criminel au Canada, c’est un peu comme si moi je m’étais présenté à la Cour, vêtu d’une toge, en demandant: « Hein? C’est quoi, ça, le Code civil? »

    Mais, c’est pas le premier Ph.D. ignorant que je croise sur la blogosphère! J’en connais un autre qui a fièrement décroché à Yééééééle un Ph.D. en biophysique moléculaire et qui est tellement viré su’l top que dans le cadre d’une discussion portant sur l’architecture de l’hôtel de ville de Thetford Mines – his birth place -, il va trouver le moyen d’affirmer que la sécurité d’Israël exige que bla bla bla…

    = = =

  229. @Papitobi

    Oui, référence aussi à un ‘meme’ du net dans lequel ‘tout peut ‘fitter’ avec le thème de Guile’, et aussi par ce que ca ressemble tout cà à une bataille verbale. 😉

    Words Fighters XD

  230. A reblogué ceci sur la page à papi and commented:

    Guy Turcotte est libre. Presque flambant libre, comme on dirait « presque flambant nue » d’une danseuse-avec-jusse-un-string-transparent pour l’habiller.

    Ça va japper dans les chaumières! Guy Turcotte devra, entre autres, revenir devant la Commission d’examen des troubles mentaux à tous les ans, poursuivre sa psychothérapie, éviter tout contact avec son ex-conjointe et «garder la paix».- http://www.ledevoir.com/societe/justice/366216/guy-turcotte-a-obtenu-une-remise-en-liberte-conditionnelle

    Mais rien ne semble l’empêcher de garder des enfants!

  231. Et c’est reparti!

    On va ENCORE entendre parler de Guy Turcotte.

    Et ENCORE une crisse de fois, l’osti de tabarnak de fou à Boisvenu va ENCORE venir nous siller les oreilles avec son discours merdique de véritable défenseur de la vraie justice vraie, lui pis toute sa bande de Reformists… Souffle dans cassette Pierre, y’a d’la poussiere en sacrament…

    Moi dans ma tete à moé, Guy, y récidivera pas. POINT.

    Y’a plus de chance qu’un récidiviste de la balloune là pète encorre une fois, ou qu’un voleur se refasse un dépanneur parce que notre formidable société lui permet pas de se réinserrer convenablement, que Guy se replonge une nouvelle fois dans une histoire abracadabrante.

    On devrais plus apprendre à poursuivre nos vies plutot que de chialer apres le systeme judiciaire.

    What’s done is done, and all your whining won’t help it…

  232. Harper pourrait nommer Isabelle Gaston au Sénat!!! C’est comme ça qu’on change les choses!!! L’exemple de Pierre-Hugues Boisvenu en est la preuve, le combat de sa vie étant presque mené à terme!!!

  233. Boisvenu, un autre petit facho liberticide.

    Dans sa peine, il a tombé dans la haine.

    Les sots pensent que le système psychiatrique est plus nice que la prison, le système judiciaire.. AHHAHHAHA. Turcotte peut retourner en asyle aisément, si il y a des soupcons de non guérison.

  234. On a vraiment une justice de marde!!! J’étais d’accord avec le verdict (ou, du moins, je le comprenais, mais j’acceptais qu’on le critique), mais je ne suis pas du tout d’accord de risquer de croiser ce malade à l’épicerie!!!

    Sa place est dans un asile avec une belle camisole de force sur le dos!!! Comme par hasard, on retrouve parmi la brochette de «spécialistes en santé mentale» (moi, ça me fait rire quand on me dit ça, car je sais que ce sont en bonne majorité des charlatans) qui poussaient pour la libération de Turcotte celui qui s’était parjuré au procès de Francis Proulx (pour le protéger???)!!!

    En tout cas, si jamais on voit Turcotte avec le gros sourire sur la page couverture du «7 jours» dans quelques mois, là, je serai très fâché!!!

  235. @@ Proulx 2:05

    Isabelle Gaston au Sénat? C’est quand même pas là qu’elle va pouvoir réussir à influencer le Barreau et le Collège des médecins – qui sont de compétence PRO-VIN-CIA-LE… PRO-VIN-CIA-LE… PRO-VIN-CIA-LE…

    Gaston a la sympathie du public. Elle a toute ma sympathie. Je comprends sa colère. Je comprends son ressentiment. Je comprends ses doutes.

    Mais crisse que chu tanné de l’entendre répéter ad nauseam les mêmes insignifiances à chaque fois qu’un enfant est assassiné au Québec par son père ou sa mère!
    Pire: en se laissant continuellement appeler pas ses émotions et en mettant de côté LA RAISON et la science de ceux qui la détiennent, elle se discrédite en tant que médecin et femme de science.

  236. JE suis un *malade mental*. Je connais le feeling.

    Ce faire juger, ;a méprise que certains ont avec les ‘handicaps mentaux’, la condescendance, etc… ET à la fin, ne plus avoir le contrôle total de sa vie.

    L’institut psychiatrique, c’est PIRE que la prison dessus – au moins, le criminel c’est SES actes, il est responsable, etc, et on peut pas le remettre en prison pour des crimes jugés.

    Mais le fou comme moi… À la moindre suspicion que ca reviens… Imaginer un psychiatre zelé, incompétent, ripou, etc…

    Open your fucking eyes.

    Le seul truc fucké avec Proulx est qu’il néglige sa part là dedans. C’est tout.

  237. « Sa place est dans un asile avec une belle camisole de force sur le dos!!! Comme par hasard, on retrouve parmi la brochette de «spécialistes en santé mentale» (moi, ça me fait rire quand on me dit ça, car je sais que ce sont en bonne majorité des charlatans) qui poussaient pour la libération de Turcotte celui qui s’était parjuré au procès de Francis Proulx (pour le protéger???)!!! » – Proulx 2h38

    = = =

    Le médecin traitant (un psychiatre est un médecin) de Turcotte était contre sa libération. Il a passé avec lui deux ou trois heures depuis les derniers 6 mois, tu crois? Bon, son examen clinique lui fait dire que Turcotte n’a plus besoin de camisole de force. Opinion corroborée par Morrissette.

    T’es qui, toi, pour affirmer le contraire?

    Morrissette, moi j’ai eu l’occasion de l’interroger et de le contre-interroger. Et toi?

  238. Puisqu’on y est, est-ce qu’il des règles et lois qui encadrent les possibles ‘urgences’ psychiatriques, Papi? Un ‘poulet’ qui voit un type en possible ‘délire’, il est en droit et devoir de le ‘prendre’? Si un psychiatre déclare qu’un individu peut avoir besoin d’internement, il y a des balises?

  239. @ geek et Proulx

    L’institut Pinel est un HOPITAL. Un hôpital à sécurité maximum, qui traite des patients; dans un pénitencier, au contraire, on ne soigne paS. On passe le temps, c’est tout.

    Au tournant des années ’70, j’ai travaillé trois été à St-Jean-de-Dieu – aujourd’hui Louis-Hippolyte-Lafontaine. C’était big. Un jour, on nous a amené un type hébergé à Pinel et c’est moi qui suis allé en prendre « livraison ». Le gars avait des chaînes aux pieds et des menottes à son arrivée, pour son transfert mais à SJdD, on ne gardait pas cet « équipement-là ». Ils m’ont laissé seul avec le dividu patibulaire, assis près d’un comptoir où il y avait une tasse de café. Il a pris la tasse, il l’a cassée et en a pris un morceau pour s’entailler les veines.

    Ça se passe à 3 pieds de moi, plus ou moins. Je me suis précipité sur le gars, la chaise a renversé, je lui arraché son morceau de porcelaine et le reste a été l’affaire des gens de Pinel qui l’avaient accompagné jusqu’à SJdD.

    Le reste est flou. Je ne l’ai pas ramené vers la salle de confinement où il devait être gardé: certains départements de SJdD – les « salles du fond », avaient des espèces de cellules avec des murs latéraux en béton, un mur arrière grillagé pleine largeur et de haut en bas, et à l’avant, une porte de 3 pouces d’épaisseur avec un judas. La surveillance s’effectuait par des tournées régulières (même la nuit) dans le corridor arrière, d’où on avait une vue imprenable sur toutes les cellules et sur ce que nos zoizeaux pouvaient faire avec leurs mains au fond de leurs bobettes.

    Quand Denis Lazure (un psychiatre, plus tard ministre du PQ) a pris charge de l’institution, il a ordonné d’ouvrir les portes des « cellules »… Crisse, la nuit, il y avait gros max 2 préposés pour surveiller 40 patients dont quelques enragés tenus dans leur « cage ». J’étais pas là pour voir les résultats mais j’en ai entendu parler!

    Ces patients-là étaient capables de tuer – des collègues préposés ont été poignardés, et je me souviens d’un soir où ils m’ont envoyé dans une salle du fond où, la veille, un patient avait blessé gravement un préposé qui s’était approché de la fontaine (abreuvoir) de la salle commune sans se faire accompagner par des patients « fiables ». Pendant que le préposé était penché pour boire à la fontaine, un zozo s’est approché de lui par derrière, a joint ses deux mains et les a descendues violemment derrière la nuque du préposé.

    Ce genre de patients-là, aujourd’hui, est lâché lousse dans la nature, j’imagine. St-Jean de Dieu a été vidé de ses patients, il y a plein de schizos et de paranoïdes qui devraient être hospitalisés mais qui vivent dans la rue, où ils ont accès à des substances qui les rendent parfois plutôt weird.

    Et il y a Guy Turcotte, dont Han-Luc estime qu’il devrait être gardé sous camisole de force…

    Peut-être que Han-Luc devrait se tenir un peu mieux informé; moi, j’aurais pas peur de me faire soigner par Turcotte (s’il retrouvait son droit de pratique) mais Isabelle Gaston, pas sûr! Trop centrée sur ses propres émotions et préjugés pour exercer sa profession dans des conditions optimales.

    C’est platte pour elle, mais peut-être faudrait-il l’obliger à faire soigner cette partie de son cerveau où elle nourrit sa colère…

  240. « C’est platte pour elle, mais peut-être faudrait-il l’obliger à faire soigner cette partie de son cerveau où elle nourrit sa colère… »

    VOILA!

    J’suis pas le seul qui pense sa desormais…

    C’en est presque RIDICULE! On dirais que la masse (breast feeded by the media) ENCOURAGE les gens de la sorte ( Isabelle Gaston, P-H Boisvenu, ect…) à CONSERVER leur rage, à s’aggriper à leurs disparus, heck même de pas faire leur deuil un coup parti!

    Tout ça dans l’interret de la véritable vraie justice vraie, hardamment défendue par notre messie, P-H Boisvenu… LUI, on dirais presque qu’il l’a pas fait son deuil… Pathéthique…

    Et les médias dans tout ça?

    Ah pis fuck, j’en parle même pas!

  241. « JE suis un *malade mental*. Je connais le feeling. »
    Félicitations, mais Turcotte n’en est pas un, lui c’est juste un criminel endurci qui a faké la maladie temporaire et opportune, avec l’aide d’un psy qui l’a diagnostiqué rétroactivement.
    « On va ENCORE entendre parler de Guy Turcotte »
    Life without parole pis on en reparlerait pu!! HARPER do something DAMN-IT!!! 😡

  242. « BadAss aime provoquer. Dans ses propos, il y a une bonne dose de sarcasme… »

    Ouf! Tu me rassure!

    J’allais devenir hostile à son égard…

  243. Je m’en occupe… BadAss, la violence ne fait qu’engendrer la violence! Si t’es pas d’accord. ATTEND MOI DANS LA COUR D’ÉCOLE À 3H00! 🙂

    Tu va ouère de kossé que cé une GAUCHE! 😆

  244. Ekran a dit :
    Moi dans ma tete à moé, Guy, y récidivera pas. POINT.
    ————————————————–

    Ça dépend si son degré de vengeance envers son ex a été assouvi avec le meurtre de ses deux petits enfants.

    Toute la population en général n’a pas a avoir peur de lui mais son ex par exemple…

  245. C’est au psychiatre à déterminer, pas au petit peuple qui peut être manipulé ou ne comprend pas. Je connais trop bien ce dit peuple sur le sujet.

    Langlois, il est malade, pas un meutrier, possiblement.

  246. J’suis pret a mettre ma main au feu que Radio-Dompe de Keubek va faire appel à la violence aujourd’hui.

    Et ils vont remettre en question le systeme judiciaire, les magistrats, et se demander encore une calisse de fois si on a des VRAIS VÉRITABLE PRISONNIERS au Keubek…

    Coudonc c’est quoi au juste un VRAI prisonnier au Québec?

    Est-ce A: Un homme ou une femme qui entre dans le systeme carcéral pour purger la peine définie par le magistrat, sans sortir, à l’écart du peuple pour X nombre de mois, et finalement en ressortir avec une réinsertion.

    Ou B: Un homme ou une femme qui entre dans le systeme carcéral pour se faire battre à tour de bras, se faire bafouer ses droits les plus élémentaires et se faire enculer d’un bord pis de l’autre, purger la peine définie par le magistrat, sans sortir, à l’écart du peuple pour X nombre de mois, et finalement en ressortir avec une réinsertion.

    Est-ce que B est la version prédéfinie de la peine à purger? OH QUE OUI moi je dis, OH QUE OUI que c’est de ça que le peuple s’attend d’une vraie peine à purger.

    Moi je réponds à cela: BULLSHIT!

    Car au fond Guy Turcotte, y’étais à l’écart du peuple pendant 18 mois.

    Mais le probleme, ENCORE, c’est que Guy a pas passé ces 18 mois la à subir B…

    Au fond, c’est pour ça que la masse fulmine aujourd’hui…

    Guy est LIBRE. Moi, je l’encourage à se retousser les manches, et se réinserrer pour refaire sa vie du mieux possible.

    Tenez peuple vengeur! Mettez ça dans votre pipe pis étouffez-vous avec bande de couillons!

  247. Au fond, c’est pour ça que la masse fulmine aujourd’hui…
    ———————————————-

    Non monsieur. Si la masse fulmine c’est parce qu’elle sait très bien que ce tueur est un fabulateur et qu’il a réussi à berner le système, point final.

    Sa véritable place est en prison pour 25 ans.

  248. preuve première de sa fabulation, s’il voulait vraiment mourir, c’est pas avec quelques gorgées de lave-glace qu’il aurait procédé, ho que non. Le gars est médecin, cardiologue de surcroit, il avait accès à beaucoup de médicament pour se faire péter le cœur et il les connaissait sur le bout de ses doigts.

  249. « Non monsieur. Si la masse fulmine c’est parce qu’elle sait très bien que ce tueur est un fabulateur et qu’il a réussi à berner le système, point final. »
    Tout à fait d’accord! Et faut pas oublier la cruauté dont il a fait preuve dans son geste (et même après, d’ailleurs)…
    De plus, omettre de le laisser en dedans le livre en pâture à la justice du peuple qui, elle est bien pire que celle de Boisvenu…

  250. Puis la femme enceinte de Drummondville qui a noyé trois enfants et a tenté de s’avorter seule, c’est quoi le problème. C’est quoi le point commun de ces deux affaires ?

  251. papitibi!

    Un peu de respect pour notre honorable député Gourde, son analyse d’une éloquence exemplaire hier à Radio Cadenas m’a convaincu à ce sujet! Il faut changer la « loua » en agissant au PC.

    Un épisode de « La guerre des Gourde » avec ça? 8;-)

  252. Bon ben de toute évidence WordPress ne permet pas de le faire. L’extrait est à 11:26…

  253. Ça c’est l’effet, c’est quoi la CAUSE ?
    ——————————————————

    il n’y a que quelqu’un qui aurait rencontré plusieurs fois ces deux personnes qui pourrait sortir une réponse à ça.

  254. @ Christian Langlois

    Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué?

    Le point commun, la cause, c’est la violence perçue en provenance des robots qui parasitent les institutions. C’est cette violence indicible qui s’exprime.

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