47 commentaires sur “« Lucide » Bouchard et les gaz de schiste: His Master’s Voice

  1. Bouchard fait bien pire figure que Caillé faisait, que d’hypocrisie venant de cet ancien PM, et pendant ce temps des simili journaliste de TVA font le jeu de Jean Charest en protégeant des choses pas catholique par une comédie grotesque.

  2. Il ne faut pas oublier que Bouchard est un ancien con-servateur, tout comme Charest.

  3. Suave Papi le lien avec le rapport des Lucides, encore un chapitre des dretteux affairistes intitulé

     » Pompons l’État pour enrichir nos grosse poches en affichant dans les apparences, une lucidité cohérente »

    Vous dites:

    « L’industrie sait que la majorité des puits d’exploration forés à ce jour présentent des fuites et ces fuites, qu’elle ne parvient pas à colmater, risquent de lui coûter cher. »

    La semaine passée, j’écoutais à l’émission « Découverte » un reportage qui disait que ces fuites survenaient souvent plusieurs années après la fermetures des puits. Le problème, c’est qu’après la fermeture des puits, les sites deviennent la propriété de l’État. C’est donc nous qui devrons payer les dégâts.

    Vous n’en parlez pas dans votre billet mais il faut souligner la venue du ptit dernier dans le dossier des gaz pour les chiches, André Boisclair!

  4. @Koval 9h45

    « Vous n’en parlez pas dans votre billet mais il faut souligner la venue du ptit dernier dans le dossier des gaz pour les chiches, André Boisclair! »

    C’est parce que Lucide Bouchard, lui, est ze bigue bosse de l’association gazeuse et pétroleuse – son porte-parole officiel, à tout le moins, alors que André Boisclair n’est qu’un sous-fifre.
    Faut vraiment prononcer le R dans sous-fifre; sinon, je risque de passer aux yeux du mé-maire pour un sale homophobe qui, ose, soulever la question, de l’orientation, sexuelle, de la virgule du gars… :mrgreen: !!! !!! !!!

  5. Je me suis tout de suite demandé si les entreprises ne cherchaient pas à socialiser les pertes…

    La réaction d’Amir Khadir est du même tonneau :

    «Le député de Québec solidaire a estimé que les propos de M. Bouchard démontre que l’industrie souhaite que le gouvernement investisse dans les entreprises, après leur avoir déjà données le sous-sol québécois «pour rien».»

    Ressources naturelles: Amir Khadir fustige Lucien Bouchard
    http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/actualites/politique/201110/01/01-4453339-ressources-naturelles-amir-khadir-fustige-lucien-bouchard.php

  6. Les fuites de gaz sont un élément important, un peu comme les « pets et rots de vache » et des autres ruminants, mais ce sont les contaminants chimiques injectés sous très haute pression (fracturation hydraulique) dans le schiste et tout le sous-sol environnant qui sont davantage inquiétants, et, comme l’a mentionné notre chère koval, ce sont les Québécois seuls qui auront le grand ménage à faire une fois les gazières parties, comme les minières l’ont fait durant des décennies sans que les gouvernements successifs semblent broncher pour les attraper et leur faire payer la note de décontamination. Sauf que, il semble plus facile de décontaminer des sites miniers que des sites gaziers, justement à cause de cette très haute pression d’injection de contaminants LIQUIDES, qui, comme tous le savent, peuvent continuer à migrer très profondément sous terre par simple gravité une fois la pression de fracturation supprimée. En outre, on doit reprendre la fracturation hydraulique aux trois, quatre ou cinq ans pour maintenir le rendement de chaque puits, injectant ainsi d’autres contaminants liquides dans des dizaines kilomètres cubes de sous-sol additionnels et très possiblement dans la nappe phréatique, rendant l’eau trop polluée pour la consommation, l’irrigation et, à toutes fins pratiques, toute autre forme d’utilisation.

    Il y a plus d’un an, le 25 août 2010 en fait, le Devoir écrivait l’article suivant. Lucid Boutttchard essaierait-il de prendre tout le Québec de court, à la vitesse Grand V, alors que les difficultés et les saloperies environnementales et légales s’étendent dans de nombreux États au sud du 45e parallèle. J’espère bien que Lucid et son p’tit copain Lightwoodie font se faire planter en ta.

    Plus récemment, d’autres articles ont paru aux États-Unis, et les cas décrits n’étaient rien de moins qu’alarmants. En voici un, très long :

    http://www.vanityfair.com/business/features/2010/06/fracking-in-pennsylvania-201006

    June 21, 2010
    A Colossal Fracking Mess
    The dirty truth behind the new natural gas. Related: A V.F. video look at a town transformed by fracking.

    LE DEVOIR :

    http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-sur-l-environnement/294953/dossier-noir-sur-le-gaz-de-schiste

    Dossier noir sur le gaz de schiste

    1435 infractions relevées par la Pennsylvanie en deux ans et demi

    Louis-Gilles Francoeur 25 août 2010 Actualités sur l’environnement

    (PHOTO : Agence France-Presse Robert Nickelsberg)
    Un ouvrier surveille la purge d’un puits de gaz de schiste dans l’État du Nouveau-Mexique, une scène typique qui pourrait se multiplier au Québec, en particulier sur la rive sud du fleuve, où se concentre l’essentiel des projets d’exploration et d’exploitation.

    En plus de revoir en profondeur les règles fédérales qui encadrent la prospection et l’exploitation des gaz de schiste aux États-Unis, la société civile se mobilise dans ce dossier. Un groupe vient de fournir un portrait inquiétant des pratiques de cette industrie en Pennsylvanie.

    En deux ans et demi, les minières qui prospectent ou exploitent les gaz de schiste de la formation Marcellus, en Pennsylvanie, ont contrevenu à 1435 reprises aux lois et règlements administrés par le département de Protection environnementale (DPE) de cet État, dont 952 infractions ayant des impacts environnementaux.

    C’est ce qui ressort du bilan d’une demande d’accès à l’information déposée auprès du DPE de Pennsylvanie par la Pennsylvania Land Trust Association, un groupe d’intérêt qui surveille l’intégrité environnementale du territoire de cet État.

    Les infractions relevées et publiées par ce groupe au début d’août ont été commises par les exploitants entre le 1er janvier 2008 et le 25 juillet dernier.

    En plus des bilans de mauvaises pratiques dressés au niveau fédéral des États-Unis par des commissions sénatoriales et l’Environmental Protection Agency (EPA), ce bilan pennsylvanien est le premier à offrir un relevé exhaustif des infractions constatées par un État sur l’ensemble de son territoire pendant plus de deux ans.

    Aux 1435 infractions compilées par les inspecteurs — dont l’État a fait passer le nombre de 26 à 126 pour ce seul secteur en 18 mois — s’ajoutent 669 avis d’infraction et 818 avertissements signifiés par les contrôleurs routiers en trois jours seulement aux conducteurs des poids lourds qui transportent les eaux contaminées, les boues de forage, les produits dangereux, etc.

    La filiale étasunienne de Talisman Energy, la société qui détient des titres d’exploration sur la rive sud du Québec, de la rivière Richelieu au pont de Québec approximativement, arrive au cinquième rang pour le nombre d’infractions relevées par le département de Protection environnementale de Pennsylvanie sur les 43 compagnies en activité dans cet État. Selon le bilan de la Pennsylvania Land Trust Association, on a constaté 65 infractions dans les 121 puits appartenant à Talisman. Cet exploitant et la société Questerre vont être les premiers au Québec à avoir un site en exploitation dès le milieu de 2011 à Saint-Édouard-de-Lotbinière. Le site devrait être relié par pipelines au réseau de Gaz Métro, révélait récemment Le Devoir.

    Plusieurs types d’infractions

    Le plus important bloc d’infractions à incidences environnementales, soit 277 infractions, avait trait aux impacts de l’érosion et des apports de sédiments dans les cours d’eau, attribuables aux travaux de construction des routes, des sites de forage et au creusage des tranchées destinées aux pipelines. Plusieurs des minières en cause n’avaient tout simplement pas de plan de gestion de l’érosion et des apports en sédiments, un volet peu réglementé au Québec.

    En deuxième lieu venaient les impacts sur les cours d’eau des rejets des eaux et boues provenant des sites de forage. Selon le bilan publié par le groupe citoyen de Pennsylvanie, environ 20 % des fluides injectés en profondeur pour fracturer les formations de schistes sont ramenés à la surface pour dégager la voie au gaz convoité. Ces eaux contiennent des produits chimiques utilisés pour mieux fracturer les schistes. En principe on confine ces eaux, souvent très salines, dans des bassins ou des réservoirs avant de les acheminer vers des lieux d’élimination sécuritaire. Les infractions portaient essentiellement ici sur l’efficacité souvent douteuse des bassins de rétention et de structures de confinement plus ou moins appropriées.

    Au Québec, certains exploitants veulent confier aux usines d’épuration municipales le traitement de ces eaux contaminées avec des toxiques même si les procédés de ces usines n’ont pas été conçus à cette fin.

    Les eaux extraites de la croûte terrestre ainsi que les boues produites par les puissantes mèches qui forent les puits ont abouti à 154 reprises dans les cours d’eau, selon ce dossier noir. Ces eaux, d’après une revue scientifique publiée en février 2009 aux États-Unis, contenaient des perturbateurs endocriniens susceptibles de causer des maladies de la peau, des problèmes respiratoires et des dérèglements gastro-intestinaux, en plus d’avoir des impacts sur les systèmes nerveux et immunitaire. Un produit sur cinq utilisé pour fracturer les schistes est considéré aux États-Unis comme un perturbateur endocrinien.

    Des puits mal isolés

    Enfin, le bétonnage des puits, censé les isoler des nappes souterraines, s’est avéré fautif dans 10 cas, et dans 16 autres cas, les valves de fermeture, censées protéger contre les explosions et les fuites majeures, n’étaient pas conformes aux normes. Le mauvais fonctionnement d’une de ces valves a provoqué le 3 juin dernier dans le comté de Clearfield le rejet d’un million de gallons de gaz et d’eau contaminée à une hauteur de 75 pieds dans les airs pendant 16 heures avant qu’on puisse colmater le puits en question.

    Le secrétaire d’État responsable du département de Protection environnementale de la Pennsylvanie, John Hanger, a réagi à la publication de ce rapport auprès du Pittsburgh Post-Gazette, le 3 août, en disant que toutes ces infractions démontrent en réalité que l’État maîtrise la situation. Mais il a reconnu que si l’État n’exigeait pas la perfection, il y avait encore «trop de fuites, trop de déversements et de trop nombreuses migrations des gaz vers les nappes souterraines» malgré toutes les assurances et les campagnes médiatiques des industriels.

  7. Bon, puisque Lucien Bouchard (celui qui a passé bien près d’être le père de l’indépendance du Québec, en 1995, soit dit en passant) ne suffit pas à convaincre, alors, peut-être qu’un écologiste (un vrai, celui-là) peut le faire!!!

  8. Mais qu’est-ce que tu jacte comme pure conneries, mec!

    Institut Fraser? Ca discrédite pas mal.

  9. @ the Ubbergeek.

    L’Institut Fraser n’a fait qu’inviter Patrick Moore (un scientifique écologiste canadien) à parler de ses recherches, dans le cadre d’une tournée qu’il faisait, au Canada!!! Moore est indépendant et il parle pour lui, en se basant sur la science et sur la logique, chose que la grande majorité des écolos ne sont plus capables de faire, de nos jours!!!

    Va donc lire ce vieux billet que j’avais écrit, sur lui (on était, alors, en plein Climategate): http://%5Blien volontairement brisé par le modérateur] 2009/12/patrick-moore-de-pere-de.html

  10. @Proooo

    TON Dr Patrick Moore dit essentiellement ceci:

    a) l’hydro-électricité est ce qu’il y a de plus propre.

    Ça, je le savais. Mais c’est pas parce que c’est « propre » que les barrages, réservoirs et détournements de rivières ne scrappent pas les territoires sur lesquels nos cousins Cris, Innus ou Naskabis comptent pour leur survie.
    Pour ton info, je m’étais fait ramasser il y a un peu plus de deux ans (par RogerOThornton) pour avoir affirmé que le fils de John (ou de Bobby?) Kennedy avait tort d’attaquer le Québec sur son hydro-électricité. .

    b) Faudrait autoriser les OGM

    Perso, on ne me fera jamais devenir l’apôtre de Monsanto. Par ailleurs, au Téléjournal, il y a quelques minutes, on parlait justement des citadins Chinois qui n’ont plus confiance dans les produits d’épicerie qu’on leur vend et qui préfèrent les faire pousser sur leur toît. Après tout, de la laitue phosphorescente, moi non plus, j’ai pas confiance 😉

    c) l’énergie nucléaire est nécessaire

    Perso, je n’en disconviens pas; le problème, c’est que nous disposons de la technologie pour la créer, mais nous ne savons pas comment nous débarrasser des déchets nucléaires. Alors ces déchets que l’on stocke, c’est une grosse hypothèque sur l’avenir de nos enfants. Toi, tu t’en krisses, t’as pas de descendance. Moi, si.

    Autre chose: le tremblement de terre, le tsunami et maintenant les typhons – tout cela au Japon – montrent qu’on n’est pas encore assez intelligents pour interdire les installations nucléaires en zone à risque. Je précise: les libertariens et autres adeptes des états minimalistes n,acceptent pas que l’on doive réglementer le nucléaire pour le rendre moins risqué…

    d) le gaz de schiste produit une énergie plus propre que le charbon.

    Sacraman, au Québec, on s’en crisse du charbon. On ne l’utilise pas. Period. Alors si ton Dr veut comparer, qu’il compare avec l’hydro-électricité. Ou encore avec l’énergie éolienne qui proviendrait du grand Nord (parle moi pas de la vallée du St-Laurent, chu contre!)

  11. Autre chose, Proooooo

    Vas-tu oser te prononcer sur la proposition de Lucioil Bouchard, à savoir que L’État québécois devrait investir dans ces canards boiteux que sont les exploitants de gaz de schiste au Québec?..

    Cé-tu une bonne affaire pour le Québec?
    Cé-tu une bonne chose que l’État soutienne financièrement le privé?

    Fais-moi une belle réponse de libertarien, là, là, et dis-moi que Lucide a perdu sa lucidité!!! !!! !!! !!! !!!

  12. JLP, face the truth. Come git yo ass here and tell us what’s what, punk.

  13. « Faut vraiment prononcer le R dans sous-fifre; sinon, je risque de passer aux yeux du mé-maire pour un sale homophobe qui, ose, soulever la question, de l’orientation, sexuelle, de la virgule du gars… »

    « Lucioil Bouchard » 😆

    C’est particulier qu’un ancien premier ministre agisse de la sorte, contre les intérêts du Québec. Ça me fait dire qu’en 95, une des raisons qui le poussait à l’époque devait être le désir d’être « président », un désir égoïste.

    « Chaque individu, chaque groupe, chaque leader doit abandonner le premier réflexe qui est celui de tous, en particulier dans le Québec d’aujourd’hui : protéger ses intérêts et faire appel à l’intervention du Gouvernement » ???

    Jusqu’à quel point il veut qu’on cesse de protéger nos intérêts et qu’on fasse appel au gvt, contre les sociétés qu’il représente?!

    « C’est une fonction très importante de l’État de prévoir l’avenir, et c’est beaucoup plus rentable d’investir tout de suite que d’investir une fois que c’est parti. »

    On dirait un vendeur de rue. Le projet est plein de trous, plein d’inconnu, plein de danger et il veut qu’on investisse tout de suite! parce qu’après ça va être moins rentable…

    J’imagine pas René Lévesque ou Bourassa agir de la sorte.

    En passant, du temps qu’il faisait de la politique il était reconnu comme un bon orateur. Moi je ne l’ai jamais trouvé si bon, il était trop grandiloquent à mon goût..

  14. @ spritzer

    «Moi je ne l’ai jamais trouvé si bon, il était trop grandiloquent à mon goût..»

    Idem. Je me demandais carrément ce que les autres lui trouvaient.

  15. @ papitibi.

    Si on ne développe pas nos ressources naturelles (comme c’est le cas, présentement, car tout est au neutre, dans ce Québec qui est endetté, comme les Grecs, et qui est corrompu, comme les Italiens), comme, par exemple, nos gaz de schiste, notre amiante, notre expertise en nucléaire et notre hydro-électricité, ce sont les autres qui viendront le faire, à notre place, que ça nous plaise ou non, par l’entremise de compagnies privées étrangères qui ont été choisies, par le gouvernement de John-James Charogne, compagnies dans lesquelles travaillent (ou dans lesquelles ont des intérêts financiers) des anciens ministres libéraux!!!

    Mais, qu’est-ce que je dis là??? C’est déjà commencer!!! Charogne n’est pas cave, au point de ne pas s’être rendu compte que les Québécois (les innocents) sont contre le développement économique et qu’ils sont contre l’exploitation de leurs ressources naturelles, parce que Roy Dupuis, Paul Piché, Clémence Desrochers, Fred Pellerin, Emmanuel Bilodeau, Dan Bigras, Daniel Lemire et autres ne veulent pas!!!

    Alors, puisque des ressources naturelles, on ne laisse pas ça dormir sous la terre (à moins d’être, complètement, fou), il donne ça aux autres, sans appel d’offre, et ce sont les autres qui s’enrichiront, à notre place, le tout sur notre dos, mais on va, quand même, avoir la facture, parce que les profits seront privatisés et que les pertes seront socialisées!!!

    Hey, merci, les gauchistes!!! Vos idioties anti-développement économique sont en train de ruiner le Québec et de lui faire perdre ses expertises, ses ressources naturelles et son argent, aux profits de compagnies privées subventionnées qui se voient offrir un pont d’or, pour ce faire, par le gouvernement corrompu de John-James Charogne!!!

    Le seul moyen de régler le problème, c’est de s’y mettre nous-mêmes, avec des appels d’offre, pour que ce soit mutualisé, avec l’aide du privé (car le gouvernement ne crée pas de richesse et qu’il ne crée pas d’emplois), afin de se sortir de la pauvreté chronique et de ne plus recevoir le BS de la péréquation!!! Ce sont nos expertises, nos ressources naturelles et notre argent!!! Alors, oui, Lucien Bouchard a raison!!!

    Commentaire de Papi:
    Tu veux abattre Labeaume pcq il ose investir de l’argent public dans un projet qui devrait être privé.
    Tu appelles Charest CHAROGNE, pour, entre autres, les mêmes raisons.
    Et quand LuciOIL Bouchard vient quêter une contribution financière du gouvernement, tu applaudis.

    Libertarien, tu dis? Kâlisse, t’es plus étatiste que moi!

  16. @Proooo

    Alors, puisque des ressources naturelles, on ne laisse pas ça dormir sous la terre (à moins d’être, complètement, fou), il donne ça aux autres, sans appel d’offre, et ce sont les autres qui s’enrichiront, à notre place, le tout sur notre dos, mais on va, quand même, avoir la facture, parce que les profits seront privatisés et que les pertes seront socialisées!!!

    J’étais en faveur de la nationalisation de l’électricité, le bébé de René Lévesque.
    Mais j’étais contre le rachat d’une mine d’amiante par le gouvernement, et je suis contre la mise de fonds publics dans l’exploitation du gaz de schiste.

    J’étais en faveur du développement du moteur-roue par Hydro-Qc, et j’étais opposé a sa mise au rancart par HQ au profit du privé. Idem pour la vente des claims de pétrole par HQ; j’y étais opposé.
    Et j’ai toujours dénoncé le financement public de l’amphi-théière de Québec.

    Je suis en faveur du développement de l’éolien en zone inhabitée, par Hydro-Québec. En faveur de l’exploitation des gaz de schiste en zone inhabitée, au BC. Mais je suis opposé à ces gratte-ciel de 40 étages, avec hélice, en milieu agricole où là où ils gâtent le paysage. Et je suis opposé à l’exploration des gaz de schiste en milieu agricole… tant qu’on ne trouvera pas un moyen de le faire sans danger pour les nappes phréatiques et puits artésiens.

    Y a-t-il une idée directrice derrière tout ça? OUI.

    = = =

    Je suis d’accord avec des investissements publics dans des domaines où il n’est pas rentable pour le privé de le faire. La salle de l’OSM en est un bel exemple, et j’estime que la salle est nécessaire. Moins nécessaire qu’une salle d’urgence, mais néanmoins nécessaire.

    Je suis d’accord avec des investissements publics dans une énergie propre; l’hydro-électricité, par exemple. Mais j’exprimais hier des réserves, là où le développement hydrolique détruit les territoires des premières nations sans leur offrir une solution de rechange qui leur soit acceptable; je maintiens mon opinion à cet égard.

    Je suis d’accord avec des investissements publics dans une énergie dont l’exploitation est rentable. C’est le cas de l’hydro-électricité, dont l’exploitation enrichit collectivement les Québécois. Par contre, je suis opposé au « don » de l’énergie à des firmes comme Alcan, Alcoa ou Norsk-Hydro. HQ leur vend l’énergie en bas du prix coûtant, ce qui nous appauvrit. Mais je pourrais me rallier SI et SEULEMENT SI ces multinationales profitaient de leur présence au Qc pour participer (no matter how) au développement d’une industrie de la transformation de l’aluminium au Québec. Payer pour exporter des jobs en Chine, no way, Jose! C’est pourtant ça, le marché de dupes auquel nos gouvernements ont adhéré, tous partis confondus.

    J’aurais été d’accord pour une exploitation publique des ressources pétrolières de l’Ile d’Anticosti… à la condition que cette exploitation ne crée aucun risque pour l’environnement. AUCUN. Et si la techno ne le permet pas avant 2025, bin, qu’on attende à 2025; les profits n’en seront que plus grands, anyway.

    L’exploration des gaz de schiste en zone agricole, NO WAY. Pas dans nos meilleures terres agricoles… du moins, tant que la technologie ne permettra pas de le faire sans danger et à cet égard, le fardeau de la preuve repose sur les exploitants.

    L’investissement public dans des firmes comme Gastem (dont mon vieil ami le notaire Raymond Savoie est président), no way. Vieux pote, pcq si la parlure du gars trahit ses origines gaspésiennes / acadiennes, il pratiquait à Val d’Or, où il a AUSSI été député libéral et ministre des mines.

    Pourquoi? Ici, la réponse est sans doute trop complexe pour tes maigres capacités intellectuelles, mais bon…

    Le schiste est là depuis des millions d’années, on sait depuis un bon bout de temps qu’il y a moyen d’en tirer du gaz, mais la technologie du fractionnement n’existe que depuis quelques années.
    Et dès que cette techno fut connue, tout le monde s’est garroché.

    Vois-tu, mon petit bonhomme, du gaz de schiste, il y en a tellement, qui soit soudainement devenu exploitable (pcq rentable de le faire) que les prix se sont effondrés. Eh oui… Et il arrive quoi quand les prix s’effondrent? Bin oui… la rentabilité n’est plus au rendez-vous…

    C’est là qu’on est rendus, tit-gars. Mais toi, tu patines pas assez vite pour t’en être rendu compte. Alors t’es d’accord avec LuciOIL Bouchard, même si ce qu’il propose, c’est un marché de dupes.

    Vois-tu, gros cul, il y a deux ans, les gazières ne voulaient rien savoir de partager l’assiette à beurre avec le gouvernement.
    Depuis, l’industrie se rend compte que l’exploitation est devenue moins rentable. Et de un, effondrement du prix de la ressource. Et de deux, poursuites judiciaires en vue. Et de trois, incapacité des gazières de colmater les puits déjà creusés et de les rendre étanches.
    Alors dans sa grande sagesse, l’industrie, par la bouche de LuciOIL Bouchard, propose généreusement (???) de permettre au gouvernement d’en devenir actionnaire.

    Hin Hin Hin…

    Participer au capital-actions, en de telles circonstances, ça veut PAS dire participation aux profits.
    Ça veut dire, au contraire, participation aux pertes déjà comptabilisées et à venir.

    Et toi, l’idiot du village, tu applaudis.

    Kâlisse…

  17. @Proooo

    By the way, celui que tu présentes comme un expert dans ton billet (je devrais plutôt dire: dans ton copié-collé) du 1 octobre, c’est tout un expert!

    Michael D. Tanner
    Occupation: Activist
    Nationality: United States
    Executive summary: Senior Fellow, Cato Institute
    University: BA English, Norwich University. Source: http://www.nndb.com/people/625/000206007/

    Norwich University, c’est pas une université. C’est une académie militaire. Privée. http://www.norwich.edu/

    Expert auto-proclamé, en somme. Un BA en anglais, tu sais c’est quoi? C’est un « undergraduate », détenteur de l’équivalent d’un DEC…

  18. À Darwin,

    3 octobre 2011 à 04:38
    @ spritzer

    «Moi je ne l’ai jamais trouvé si bon, il était trop grandiloquent à mon goût..»

    Darwin :
    « Idem. Je me demandais carrément ce que les autres lui trouvaient. »

    Messieurs,

    Même opinion de ma part, mais je l’ai réellement détesté quand il nous a imposé ses fusions municipales, sorties miraculeusement de son chapeau de lucide, mais uniquement et de façon inédite après son élection comme premier minus et cheuf du PQ. En passant, les Français appellent pq leur papier hygiénique, papier cul. Cela devrait en faire sauter plusieurs et torcher les autres.

    Bouchard est exactement le même conservateur qu’il était avec son ami John James sous Mulroney, que j’ai récemment décrits comme étant deux larrons qui se renvoyaient les self-congratulaTORY compliments lors de l’ouverture officielle de la Maison symphonique de Montréal. Quant au fédéralisme de Boutttchard, points d’interrogation…

    Les Canadiens l’haïssaient à s’en confesser, un caricaturiste anglophone avait dessiné le castor canadien en train de gruger la « hambe-de-bois » du lucide, et les infirmières et les médecins qui lui ont sauvé le reste du corps ont appris des mois plus tard qu’ils avaient peut-être fait une gaffe magistrale quand lucide a offert une retraite prématurée aux experts d’entre eux et d’entre elles, retraite qui a commencé à nuire au bon fonctionnement de notre système de santé public. Le privé pouvait ainsi compter sur du personnel médical qualifié et chevronné. En a-t-il profité ?

  19. « Si on ne développe pas nos ressources naturelles (comme c’est le cas, présentement, car tout est au neutre, dans ce Québec…comme, par exemple, nos gaz de schiste… ce sont les autres qui viendront le faire, à notre place, que ça nous plaise ou non, par l’entremise de compagnies privées étrangères qui ont été choisies, par le gouvernement de John-James Charogne… »

    « il donne ça aux autres, sans appel d’offre, et ce sont les autres qui s’enrichiront, à notre place, le tout sur notre dos, mais on va, quand même, avoir la facture, parce que les profits seront privatisés et que les pertes seront socialisées!!! »

    Ben oui les gaz de bull shit c’est déjà donné aux étrangers depuis longtemps, et tes grands ennemis gauchistes n’ont rien à y voir. Toute cette manigance a été faite bien avant qu’ils ne le sachent et au moment où tu n’était même pas un ado.

    « Le seul moyen de régler le problème, c’est de s’y mettre nous-mêmes, avec des appels d’offre, pour que ce soit mutualisé, avec l’aide du privé (car le gouvernement ne crée pas de richesse et qu’il ne crée pas d’emplois), afin de se sortir de la pauvreté… »

    Ben comme tu peu pas le voir, les privés, ils l’ont réglé ton problème de pauvreté. Ils ont tout dans leur poche. Imagine maintenant sans gouvernement comme les libertariens comme toi le veulent. Tu n’auras pas besoins de suivre une diète pour être maigre comme un manche de balais.

    Alors continue à lécher entre les orteils ton Lulu qui te fourre gros crisse de cave sans allure.

  20. @ papitibi

    « Le schiste est là depuis des millions d’années, on sait depuis un bon bout de temps qu’il y a moyen d’en tirer du gaz, mais la technologie du fractionnement n’existe que depuis quelques années.
    Et dès que cette techno fut connue, tout le monde s’est garroché. »

    Les premières exploitations de gaz de schale datent d’environ 1989.

    La raison pour laquelle sa date de peu au Québec est que la direction de SOQUIP qui connaissait tout du sous-sol québécois a décidé de tout donner au privé. Il est à remarquer qu’un des premiers exploitant du Québec est le dernier directeur de SOQUIP.

    Évidemment il ne savait rien des hydrocarbures du Québec et il a cherché au hasard.

  21. JLP, ca sert à quoi? le gas de shit ne vaut RIEN right now. À moins qu’on trouve un débouché miracle, les ressources peuvent rester là…

  22. @mangouste

    « Les Canadiens l’haïssaient à s’en confesser, un caricaturiste anglophone avait dessiné le castor canadien en train de gruger la « hambe-de-bois » du lucide »

    Une caricature inoubliable et à l’époque je dois confesser que je l’avais trouvée bien bonne, sans diminuer la souffrance par laquelle était passé Lucioil.

    C’est comme cette autre du McLean avec Bonhomme Canaval. Sans entrer dans les détails de l’affaire, il faut avouer aujourd’hui qu’il y avait du vrai là-dedans.

  23. @ mangouste rieuse

    «mais je l’ai réellement détesté quand il nous a imposé ses fusions municipales»

    Premièrement, cela vient de Louise Harel. Il a fini par se joindre à sa décision, mais cela ne venait pas de lui. Ensuite, c’est probablement le geste politique le plus courageux que j’ai vu de ce gouvernement (et de bien d’autres). La justification fut toutefois très laborieuse. C’était une question d’équité et ils l’ont vendu comme une possibilité d’économie de coût. Moi-même qui était pour, j’ai toujours trouvé que c’était faux…

    Cela dit, je ne suis pas certain que c’était pertinent partout. À Montréal, ce l’était.

  24. @Darwin et Mangouste

    Oui, à Montréal, la fusion était pertinente. Outremont, Anjou, St-Léonard, St-Laurent, Westmount, Verdun, partageaient avec Montréal une même trame urbaine. Trame sociale? Peut-être pas dans certains cas. Le meilleur exemple, c’est celui de la rue Hutchison. Le trottoir du côté ouest était à Outremont, le trottoir du côté Est était à Montréal. Un peu con…

    Avant la fusion des villes de Rouyn et de Noranda, le trottoir en face du Palais de justice était à Noranda mais le Palais, lui, était à Rouyn; si une personne se blessait dans le stationnement souterrain des Promenades du Cuivre ou dans le magasin Hart juste au dessus, on ne savait jamais s’il fallait appeler la police de Rouyn ou celle de Noranda car la frontière passait kek part dans le magasin. Ce qui était ridicule. Rouyn avait investi des millions pour faire de cette trail à vache urbaine qu’était le « Boulevard » Québec (un chemin de campagne sans trottoirs, très sinueux) un « quatre-voies » avec terre-plein, et Noranda avait refusé de faire les 500 pieds qui restaient, sur son territoire, jusqu’à la rue Murdoch, Pendant des années, le 4-voies se terminait donc dans un champs!

    Sitôt la fusion réalisée, le Boul. Québec a été prolongé et c’est aujourd’hui LA voie nord-sud la plus fréquentée, bordée de fast-food (beurk!), d’édifices à bureaux, polyvalente, centre commercial… Euréka.

    Cela dit, la fusion en 2001 des 13 municipalités rurales ceinturant Rouyn-Noranda avec la ville-centre, ça, c’était une aberration. D’une part, il en est résulté une ville de 6633 km carrés (plus grand que le Luxembourg, l’Andorre, le San Marino, le Vatican, Monaco et le Lichstenstein réunis; ou… à peu près la superficie de Prince Edward Island. Appeler du quartier Rollet aux quartiers Cadillav, Cléricy ou Montbrun, c’est un interurbain! Et du quartier Rollet au quartier Cadillac, il y a plus de 100 km… alors que les résidents de ce quartier Cadillac font leurs emplettes à Malartic ou à Val d’or (toutes deux plus rapprochées que le quartier des affaires de Rouyn-Noranda). Leurs enfants vont à la polyvalente de Malartic. Pas à Rouyn-Noranda. Et le quartier Cadillac est dans le district judiciaire d’Abitibi… plutôt que le district de Rouyn-Noranda.

    D’autre part, la culture de l’administration municipale est profondément urbaine, et mal adaptée aux problèmes de la ruralité. Dans le rural, y a pas de trottoirs; c’est des fossés. Mais les fossés, faut les drainer… faut les nettoyer de temps en temps. Sauf que la ville ne le fait pas… malgré les demandes répétées. J’ai vu des ponceaux se soulever en raison de ce drainage inadéquat.

  25. Un peu comme si Joliette, St-Hyacinthe, St-Jean et St-Jérôme étaient annexés à Montréal…

    Cela dit, un jour il faudra bien intégrer le transport en commun.

    Et toujours cette comparaison avec la méga-ville de Rouyn-Noranda et ses 6633 km. presque 14 fois la superficie de l’île de Montréal. Le trajet entre les quartiers centraux et celui de Cadillac, à l’ouest, compte une vingtaine de km en forêt, sans le moindre signe d’activité humaine… Ça fait plutôt artificiel comme territoire urbain… on s’y croirait plutôt au beau milieu de la réserve La Vérendrye (plus ou moins 80 km en forêt entre Le Domaine et Louvicourt (désormais un quartier trrrrrrès périphérique de Val d’Or).

    À Rouyn-Noranda, on a eu Rémy Trudel comme député. Ancien rectum de l’UQAT, ministre des affaires municipales juste avant ou juste après Louise Harel, il a lui aussi été mêlé de près au processus de fusion; à la première occasion, la population du comté l’a sorti à coups de pieds dans le Q.

    Dommage qu’il se soit brûlé les ailes avec ce dossier un peu chaud pour ses électeurs…

  26. La fusion de Montréal étais une bonne chose et ca doit revenir ainsi…j’aime ma ville mais le moron qui nous gouverne étais pour la defusion et a tout fait pour que la ville soit ingérable…calvaire 19 maires d’arrondissement c’est incroyable

  27. Je suis toujours pour les fusions. Pas toujours nécessaire en effet comme vous le ditent, mais des cas comme Montréal et Québec, Hull-Gatineau, sont bon.

  28. Charest, jouant son indifférence et son insignifiance face aux questions des journalistes québécois sur la résignation de son scribe des 10 dernières années ou presque, ainsi que et sur le « refus global » de l’exploration et de l’exploitation du gaz de schiste par les Français, avouera candidement que cela ne l’influencera pas et qu’il « veut continuer de « creuser » la question avant de « prendre notre décision à nous ». »

    Pendant ce temps, lucide est aussi à Paris… Deux gais lurons ou larrons. Il ne manque plus que Dédé Lightwoodie.

    Michel Dolbec
    La Presse Canadienne
    Paris

    « La France vient apparemment de sonner la fin de la partie pour le gaz de schiste sur son territoire, mais cela n’influence pas le premier ministre Charest, qui veut continuer de «creuser» la question avant de «prendre notre décision à nous». »

  29. À spritzer,

    3 octobre 2011 à 17:35
    @mangouste

    « C’est comme cette autre du McLean avec Bonhomme Canaval. Sans entrer dans les détails de l’affaire, il faut avouer aujourd’hui qu’il y avait du vrai là-dedans. »

    C’est justement à l’article du McLean que je pense chaque fois que de nouvelles révélations nous confirment ce que nous, d’une part étions en droit de savoir; et d’autre part savions. L’article précité est d’Andrew Coyne, ancien commentateur de l’émission « At Issue » de la CBC, les jeudis soir, avec Chantal Hébert…

    http://www.cbc.ca/thenational/indepthanalysis/atissue/story/2011/02/10/thenational-atissue-100211.html

    Ce que l’article en question n’a jamais mentionné, ni les autres articles qui en ont fait largement mention, c’est que le gouvernement québécois par le biais du quel tout le Québec passera pour une provinve corrompue encore longtemps, la province la plus corrompue du Canada, est un gouvernement dirigé par un ancien ministre conservateur fédéraliste lâché du haut des airs au-dessus du Québec à la suggestion de Crétin pour venir sauver le Canada, au Québec.

    L’autre larron du self-congratulaTORY party de l’inauguration de la Maison symphonique de Montréal auquel je faisais référence, celui qui est l’objet du présent billet, Lulu Bouchon (dixit Papitibi), eh bien, il semble davantage filou et conservateur pro-privé. Pour preuve, l’article de Jacques B. Gélinas ci-dessous :

    (http://www.pressegauche.org/spip.php?page=imprimer&id_article=6507)

    Lucien Bouchard, fossoyeur de la société québécoise d’initiative pétrolière (SOQUIP)

    8 février 2011

    par Jacques B. Gélinas

    Où est passée la SOQUIP, cette société d’État créée en 1969 dans la foulée du « Maîtres chez nous » ? La mission de la SOQUIP était de prendre le leadership de l’exploration des hydrocarbures cachés dans le sous-sol québécois. Ne devrait-elle pas, aujourd’hui, jouer un rôle déterminant dans les graves décisions concernant l’exploitation de cette ressource, dont le gaz de schiste ? Sûrement, mais ne la cherchez pas, elle a disparu. Cela s’est passé sous le gouvernement Bouchard et voici comment.

    La SOQUIP a été créée par Daniel Johnson père et mise en vigueur par Jean-Jacques Bertrand, son éphémère successeur. Ces deux premiers ministres avaient pris le relais de ce formidable mouvement de réappropriation de nos ressources et de prise en main de notre destin. Un mouvement enclenché par René Lévesque et Jean Lesage avec la nationalisation de l’hydroélectricité, en 1963, puis la création de la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ), en 1965.

    On croyait alors que si notre sous-sol recelait des hydrocarbures, cette ressource énergétique devait servir, tout comme l’hydroélectricité, au progrès de toute la nation, plutôt qu’à l’enrichissement d’une poignée de compagnies privées. C’est ainsi que peu de temps après sa création la SOQUIP rachète les droits d’exploration que détient la multinationale Shell dans les basses terres du Saint-Laurent et le contrefort des Appalaches. Les permis d’exploration que possédait déjà Hydro-Québec sont aussi transférés à la SOQUIP.

    SOQUIP, une entreprise gazière d’envergure nationale

    Dans la première décennie de son existence, la SOQUIP réalise des études géophysiques, constitue une importante banque de données et accumule de l’expertise. En 1980, le premier gouvernement du Parti québécois élargit sa mission initiale pour lui permettre d’investir, non seulement dans l’exploration et la prospection, mais aussi dans la production, la distribution et la commercialisation d’hydrocarbures. En 1981, la SOQUIQ et la CDPQ acquièrent une partie importante des actions des deux principales distributrices de gaz naturel au Québec : Gaz métropolitain – alors filiale de la Northern and Central Gaz Company, une compagnie ontarienne – et Gaz Inter-Cité. La SOQUIP regroupe ces deux compagnies pour faire de Gaz métropolitain une entreprise gazière d’envergure nationale.

    En 1986, la SOQUIP participe à des projets importants sur la scène canadienne, par le truchement d’un consortium, Soligaz, dont elle détient 50% des actions. Ce consortium est composé de Gaz métropolitain, Alberta Natural Gaz et du groupe SNC. La même année, elle crée, en partenariat avec la CDPQ, la société Noverco dans le but de réaliser l’acquisition complète de Gaz Métropolitain. André Caillé est nommé président de Noverco. La SOQUIP devient ainsi, dans les années 1990, l’entreprise qui contrôle la distribution et la commercialisation du gaz naturel au Québec.

    Quand Hydro-Québec vire au gaz naturel avec André Caillé

    Mais voici qu’à partir de 1996, tout change. Cette année-là, André Caillé passe de pdg de Noverco à pdg d’Hydro-Québec. Et Lucien Bouchard, ci-devant ministre conservateur à Ottawa accède au poste de premier ministre du Québec. Selon une nouvelle stratégie concoctée entre André Caillé et les hautes instances gouvernementales, l’avenir énergétique du Québec passe désormais par le gaz naturel plutôt que par l’hydroélectricité et l’éolien. Tout un revirement ! Hydro-Québec se lance donc dans l’exploration et la distribution du gaz naturel. Cela ne peut se faire qu’au détriment de la SOQUIP qui se voit forcée de vendre à Hydro-Québec une partie importante de sa participation dans Noverco, société mère de Gaz métropolitain.

    En 1997, Hydro-Québec s’allie à IPL Energy Alberta pour prendre le contrôle complet à la fois de Noverco et de Gaz Métropolitain. C’est le début de la fin pour la SOQUIP. Pour la neutraliser, Hydro-Québec crée une nouvelle division qui la supplante complètement : « HQ Pétrole et Gaz ».

    De son côté, le gouvernement Bouchard décide, en 1998, de la menotter définitivement en la plaçant sous la tutelle de la Société générale de financement (SGF), dont elle devient une des 12 filiales. La SOQUIP conserve son Conseil d’administration, mais perd son identité et ses moyens d’action. Ce n’est plus qu’une question de temps avant qu’elle ne disparaisse complètement de l’organigramme de la SGF.

    « Il ne reste plus rien de SOQUIP »

    Dans le journal des débats du 9 novembre 2010, on apprend de la bouche de Pierre Shedleur, alors pdg de la SGF, que la SOQUIP a été dissoute… depuis au moins six ans. Shedleur témoignait devant la Commission des Finances publiques qui examinait le projet de Loi 123 portant sur la fusion de la SGF et Investissement Québec. Le député péquiste de Rousseau, Nicolas Marceau, demande à Pierre Shedleur si la SOQUIP, filiale de la SGF, a fait de l’exploration dans le Golfe Saint-Laurent. À cette question, Shedleur répond : « Il ne reste plus rien de SOQUIP à la SGF actuellement. Quand je suis arrivé [en décembre 2004], ça n’existait plus. […] C’est une coquille juridique. On a la coquille juridique, mais SOQUIP, qui avait des fonctions particulières à une certaine époque, moi, quand je suis arrivé ça n’existait plus ».

    La riche banque de données constituée par la SOQUIP a été transférée au ministère des Ressources naturelles et de la Faune qui s’est empressé de mettre ces précieux renseignements à la disposition de l’entreprise privée. Un trésor dans lequel l’État québécois et nos universités ont investi des sommes et des énergies considérables. Tout ce bouleversement s’est fait à l’insu du public et des médias… trop peu vigilants.

    Nouveau virage à 180 degrés d’Hydro-Québec… en sens inverse

    En 2007, André Caillé quitte Hydro-Québec. Et voilà qu’aussitôt après son départ, Hydro-Québec effectue un autre /virage à 180 degrés en sens inverse. Paradoxalement, la société d’État ne veut plus rien savoir de gaz naturel et de pétrole. Son nouveau pdg, Thierry Vandal, ordonne que « HQ Pétrole et Gaz » se départisse des parts qu’elle détient dans Gaz Métropolitain – devenu Gaz Métro – et cède gratuitement, ou presque, tous ses droits d’exploration et d’exploitation à trois sociétés privées : Petrolia, Gastem et Junex. Coïncidence : André Caillé vient justement d’atterrir dans la compagnie Junex. Et un ex-ministre libéral, Raymond Savoie, se trouve à être le pdg de Gastem. À noter que ces trois entreprises en apparence québécoises, sont totalement sous le contrôle de capitaux étrangers.

    Stupéfiant paradoxe, dont voici la clé. En quittant son poste à la société d’État, l’ex-pdg successivement de Noverco et d’Hydro-Québec s’est lancé dans la business du gaz naturel. Il avait préparé sa sortie. André Caillé est maintenant conseiller senior en stratégie chez la susmentionnée Junex et membre de son conseil d’administration. Le premier président de l’Association pétrolière et gazière du Québec (APGQ), fondée en avril 2009, c’est lui. Son nouvel objectif : livrer à l’entreprise privée ce bien collectif. Fort de l’appui du gouvernement Charest, sa compagnie et les autres membres de l’APGQ se sont lancés sans mot dire à la conquête du nouveau pactole de la vallée du Saint-Laurent : le gaz de schiste. Armés de la vieille Loi des mines du Québec, ils sont au-dessus des lois. Quand les gens se sont indignés, André Caillé, à titre de président de l’APGQ, a tenté de s’expliquer. Il s’est butté à une telle résistance qu’il en a été ébranlé. Son médecin et ses compères lui ont prescrit de s’effacer.

    Qui va remplacer André Caillé comme lobbyiste en chef de l’APGQ ? Nul autre que son allié et complice dans la disparition de la SOQUIP : Lucien Bouchard bien payé, paraît-il, par la compagnie albertaine, Talisman Energy.

    Reviens, René, ils veulent nous déposséder !

    D’aucuns pourraient croire qu’un appel à un nouveau « Maîtres chez nous » relève de la nostalgie d’une époque révolue, celle de René Lévesque et de Jean Lesage. Ce n’est pas ce que pense l’éditorialiste en chef de La Presse. Son texte du 27 novembre 2010, s’intitule : « Le Lévesque de Terre-Neuve ». Selon André Pratte, celui qui a repris le flambeau allumé par René Lévesque en 1962, ce n’est pas un homme d’État du Québec, mais Danny Williams, le premier ministre de Terre-Neuve-et-Labrador. Le mot d’ordre de M. Lévesque était « Maîtres chez nous », celui de M. Williams : « Maîtres de notre destiné », explique l’éditorialiste. L’un et l’autre ont compris que pour être maître de sa destinée il faut commencer par être maître chez soi.

    Danny Williams s’est battu contre les compagnies pétrolières en achetant, contre leur gré, 51% de leurs parts dans l’exploitation des hydrocarbures en mer. Il s’est battu contre le gouvernement fédéral en exigeant sa juste part des ressources énergétiques offshore. Quand la papetière AbitibiBowater a voulu fermer ses portes, en mettant cavalièrement à la rue ses travailleurs, après s’être copieusement servi dans les forêts de Terre-Neuve pendant 100 ans, Danny Williams, défiant l’ALÉNA, a exproprié la multinationale. Et quand AbitibiBowater est allé se plaindre, avec succès, auprès de cette instance, il n’a pas bronché ; c’est le fédéral qui a dû payer les 130 millions de dollars en supposés dédommagements exigés par la compagnie prédatrice.

    Pratte écrit : « Danny Williams a été pour les Terre-Neuviens ce que René Lévesque a été pour nous ». Ces deux chefs d’État ont redonné à leur peuple, non seulement un bien collectif, mais « une confiance et une fierté nouvelles ». L’éditorialiste termine en citant la belle expression de dignité du premier ministre terre-neuvien : « Nous pouvons maintenant faire nos choix selon nos propres intérêts ». Et Pratte de conclure : « À quand le jour où un premier ministre du Québec pourra dire la même chose ? »

    Ce que nous voyons ici, c’est plutôt le spectacle navrant d’un ancien premier ministre qui se fait pèdleur pour aller vendre aux gens des campagnes la douteuse idée qu’il est urgent d’abandonner à des compagnies étrangères le gaz enfoui sous nos terres agricoles et nos nappes phréatiques. Une richesse collective, un bien public qu’il est risqué et inutile d’exploiter pour le moment. On voit que pour notre vieille élite politico-économique, le « Maîtres chez nous » de René Lévesque et de Jean Lesage n’a plus aucun sens.

    En conclusion : vivement un mouvement social et un parti politique qui sauront inscrire à leur programme la réappropriation systématique de toutes nos richesses naturelles – mines, forêts, eau, vent, hydrocarbures – et la maîtrise de notre destin.

    Jacques B. Gélinas Le 7 février 2011

  30. À papitibi,

    4 octobre 2011 à 09:46
    @Darwin et Mangouste

    « Oui, à Montréal, la fusion était pertinente. Outremont, Anjou, St-Léonard, St-Laurent, Westmount, Verdun, partageaient avec Montréal une même trame urbaine. Trame sociale? Peut-être pas dans certains cas. Le meilleur exemple, c’est celui de la rue Hutchison. Le trottoir du côté ouest était à Outremont, le trottoir du côté Est était à Montréal. Un peu con… »

    Mon problème quant aux fusions, c’est qu’elles ont été forcées, imposées, par Bouchard, une fois élu premier ministre, alors qu’il n’en n’a nullement fait mention durant sa campagne électorale. Donc, dans ma région, il a pris les citoyens des villes de la Rive-Sud par surprise, sauf Jacques Olivier (celui du groupement actuel pour la reconstruction du pont Champlain), le premier et le seul maire de la de facto agglomération ou mégaville de Longueuil, dont certaines rues et certains quartiers se sont soudainement embellis, alors que les services, dont l’entretien des rues et des infrastructures des villes fusionnées de force, les arrondissements, se dégradaient d’année en année.

    Un article (de Wikipédia, dont les auteurs ne sont pas tous connus…) blâme les défusionnistes pour l’échec de la fusion forcée de la Rive-Sud, mais l’échec a davantage été causé par la fusion FORCÉE. Boucherville a perdu des M$ dans l’aventure alors que ses finances étaient bien gérées et qu’elle était censée profiter d’économies d’échelle, selon les défenseurs des fusions, et Saint-Bruno perdait bien davantage en taxes en provenance des très populaires et lucratives Promenades Saint-Bruno. Jacques Olivier, un « vendeur de chars » et ancien politicien et ministre sous Trudeau, était résident de Saint-Bruno. Il a poussé l’audace et l’erreur de jugement jusqu’à faire construire un imposant et très visible terre-plein fleuri avec mât et drapeau de la nouvelle agglomération de Longueuil devant sa résidence. Il a également eu le culot de faire installer une immense bannière « LONGUEUIL » sur la façade de la nouvelle bibliothèque municipale de Brossard, qui servait également d’Hôtel de ville. Longueuil est devenue pour moi LongOeil-sur-tout-arrondissement :

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Agglom%C3%A9ration_de_Longueuil

    Sur la Rive-Sud, les pires défusionnistes (certains maires et conseillers), se sont vu offrir des postes dans des comités de l’agglomération (des émoluments de participation se chiffrant à 16 000 $ d’après ce que j’ai appris), puis on ne les a plus entendus s’attaquer aux fusions forcées… Ensuite, on se demande pourquoi le cynisme progresse tant à l’endroit des politiciens, fédéraux, provinciaux, régionaux et municipaux.

  31. Je crois que des fois, le gouvernement doit agir. Si ca doit forcer la main des gens pour les bien de tous…

  32. @Mangouste 10h29

    Un gouvernement qui procède à des fusions forcées alors que son programme n’en parlait pas, c’est un gouvernement qui a perdu toute légitimité.

    Depuis ces fusions de 2001, j’ai abandonné le PQ à son triste sort. Quand la commission itinérante sur la réforme électorale était passée par chez nous, javais plaidé en faveur d’une réforme qui INTERDIRAIT la ligne de parti sur les sujets qui n’apparaissent pas au programme du parti. Ça n’aurait pas empêché mon député-ministre et ex rectum de l’UQAT de voter en faveur, mais pas sûr que le projet aurait passé.

    Cela dit, le mode de défusion concocté par les Libéraux est une aberration totale, pour ne pas dire que les territoires défusionnés se ramassent avec tous les inconvénients de la fusion, comme s’ils n’avaient pas défusionné, mais sans avoir vraiment droit au chapitre. Exemple: Labeaume en a passé une p’tite vite à L’Ancienne-Lorette…

    Les arrondissements à Montréal? Quelle poisse, ces mairies d’arrondissements, quant on voit le chassé-croisé de juridiction entre la ville de Mtl et certains arrondissements. Ou quand on voit les orientations divergentes entre elles du Plateau et des arrondissements adjacents. Il peut paraître sensé que le maire Fernandez prenne des mesures pour limiter la vitesse et/ou la circulation sur Christophe-Colomb, mais si en même temps l’arrondissement Rosemont/Petite-Patrie et l’arrondissement Villeray adoptent des mesures pour faire de Christophe-Colomb une artère fluide avec feux synchronisés, là, ça devient ridicule etça peut pas continuer…

  33. Papitibi,

    Je ne sais pas ce qui est pire : une p’tite vite ou une grosse lente ?… 🙂

    Comme le disait un bon ami du Lac (ils en ont de ces expressions philosophiques, ces Bleuets du pays de Mario cé sûr, cé sûr, cé sûr Tremblay), une paille dans le nez chatouille plus qu’un doigt dans le nez…

    Les défusions ont été un fiasco total, et vous avez entièrement raison en ce qui a trait aux complications de la gestion du Grand Montréal. Et cela fait d’ailleurs la manchette depuis trop longtemps.

    À Boubouchèreville, la mairesse et son équipe se sont fait élire pour leur programme de défusion totale et entière. Au mandat suivant, alors qu’il n’y avait aucune opposition à l’administration sortante (qui aurait osé s’en prendre à une administration qui avait l’appui d’une très, très grande majorité de Bouchervillois ?), le mot fusion a littéralement disparu, volatilisé. Et les participations aux comités d’étude et de gestion divers ont été octroyées comme des dragées. La mairesse a même eu droit temporairement à un poste de gestion d’agglomération important généralement attribué uniquement à des membres principaux du parti élu pour administrer l’agglomération, non d’un(e) citoyen(ne) d’une ville s’affichant et luttant contre l’agglomération.

    Il faut comprendre que Boucherville a une histoire dont elle est fière et dont les 350 ans seront célébrés en 2017. Il n’était donc pas question qu’elle accepte de voir ses acquis historiques, culturels et socio-économiques un tant soit peu diminués par la création forcée d’une structure d’agglomération qui viendrait y faire la pluie et ne retournerait chez elle qu’avec le beau temps.

  34. @mangouste 09h40

    Merci pour le texte très intéressant. Des détails que j’ignorais, on peut dire par ma faute évidemment mais tout cela est passé sous le radar à l’époque. Je ne suis pas le seul à m’être fait entuber en douce.

    Plus j’en apprends sur cette histoire et ses protagonistes, plus je me braque devant leurs projets.

  35. @ Mangouste

    « Les défusions ont été un fiasco total »

    « À Boubouchèreville, la mairesse et son équipe se sont fait élire pour leur programme de défusion totale et entière. »

    Et les gens de Boucherville continuent à profiter des infrastructures de Longueuil comme ils l’ont toujours fait. Bien sûr sa coûte moins cher de taxes. Mais quand arrive le temps de payer de se dont ils profitent, ils chiâlent après le gouv.

    Je suis né dans une petite municipalité connexe à une petite ville qui elle était connexe à une autre petite municipalité. Autrement dit 2 petites et une ville au centre.

    Le premier conflit est que la ville entre les deux municipalités a dû fournir l’aqueduc aux deux autres. Les citoyens de la ville payaient plus cher l’eau qu’ils fournissaient aux deux autres.

    Le deuxième à été le service des incendies. La municipalité délinquante s’est acheté un vieux camion plutôt que de participer à un service global. Le tout est sans compter l’entretient de leurs infrastructures avec de la broche à foin.

    Un autre conflit est l’arena. La ville au centre à construit l’arena et payait pour son entretient. Les deux municipalités elles, ne payaient pas un sous et en profitaient plus que les citoyens de la ville. Les deux municipalités ne voulant pas payer pour l’entretient de l’arena le maire de la ville a déclaré que la ville fermerait l’arena. À ce moment les deux petites municipalités ont décidés de payer quelque peu.

    Finalement la chicane pogée il y a eu un référendum sur la fusion des trois. Malheureusement pour les ti mère et conseillers de la municipalité délinquante qui voulaient garder leur prestige, les citoyens ont votés pour la fusion contrairement au reste du Québec. Ce fut un débarras inespéré pour les citoyens.

    Les conditions de fusion ont été que les citoyens de la ville délinquante ont du payer seuls pendant des années pour les négligences de leur conseil de ville.

  36. @ Mangouste rieuse

    «Mon problème quant aux fusions, c’est qu’elles ont été forcées, imposées, »

    On semble oublier qu’avant d’imposer des fusions à Montréal, Harel et Bouchard ne voulaient rien savoir de ce projet qui venait, si on se rappelle bien, de Pierre Bourque, que plein de gens traitaient d’illuminé (pas toujours avec tort). Harel, qui, je le répète, était contre le concept «une île, une ville) de Bourque (et de Drapeau avant ça) a au début proposé une structure métropolitaine avec une forme de péréquation pour la ville centre, Montréal. Les maires des villes environnantes n’ont rien voulu savoir. C’est ce qui a mené aux fusions forcées. Les maires de ces villes ont ni plus ni moins forcé les fusions forcées…

    Pour les autres fusions, je ne m’avance pas, ne connaissant pas suffisamment la situation.

  37. À youlle,

    5 octobre 2011 à 17:37
    @ Mangouste

    « Les défusions ont été un fiasco total »

    Cela a été écrit par Papitibi.

    Moi, j’ai écrit ceci :

    « À Boubouchèreville, la mairesse et son équipe se sont fait élire pour leur programme de défusion totale et entière. »

    Vous, ceci :

    « Et les gens de Boucherville continuent à profiter des infrastructures de Longueuil comme ils l’ont toujours fait. Bien sûr sa coûte moins cher de taxes. Mais quand arrive le temps de payer de se dont ils profitent, ils chiâlent après le gouv. »

    Ce avec quoi je suis en désaccord, youlle. Boucherville n’a pas besoin des infrastructures de Longueuil, car ses infrastructures et ses services d’incendie, de police… sont là depuis longtemps et payés. Boucherville n’avait pas de dettes dignes de ce nom avant les fusions forcées, et nos taxes ont été bien plus haussées après la fusion qu’avant la fusion.

    Étant résident de Boucherville depuis 1979, depuis 32 ans donc, j’en sais un bout là-dessus et j’ai conservé les preuves annuelles blanc sur noir des paiements de taxes municipales depuis tout ce temps. Boucherville a toujours été considérée comme une ville de notables, moi excepté, et l’on sait que les notables bouchervillois ne se privent pas, en général… Saint-Lambert, Saint-Bruno, Brossard, Boucherville, toutes des villes administrées efficacement et dotées du nécessaire et plus avant la fusion forcée, sont passées dans le tordeur longueuillois après la fusion. La défusion a mitigé le traitement quelque peu, mais il faut rester vigilants. En passant, les dépenses de l’agglomération auraient atteint de nouveaux sommets si les « arrondissements » précités ne s’y étaient pas opposés, LÉGALEMENT. Un exemple de dépense insensée et inutile : le fameux terre-plein fleuri avec mât et drapeau du maire de l’agglomération de Longueuil, Jacques Olivier, construit à Saint-Bruno, devant chez lui, que je qualifie de provocation et de conflit d’intérêt, n’a coûté que la bagatelle de 250 000 $. Faut savoir.

  38. spritzer dit :

    5 octobre 2011 à 16:00
    @mangouste 09h40

    « …Je ne suis pas le seul à m’être fait entuber en douce.

    Devrais-je vous souhaiter la bienvenue dans le club ? 🙂

    « Plus j’en apprends sur cette histoire et ses protagonistes, plus je me braque devant leurs projets. »

    Il faut toujours se remémorer sous quelle bannière les politiciens se sont fait élire. Par leurs politiques et leurs décisions de gestionnaires, les conservateurs fédéralistes Charest et Bouchard nous rappellent trop souvent leur crédo socio-économique idéologique depuis qu’ils sont arrivés sur la scène québécoise. Il est plus que temps qu’on les retire de la circulation et qu’on les range, ou bien qu’on les envoie à Ottawa pour aller sauver le Canada. Oups ! Impossible ! Harper y est déjà…

  39. À Darwin,

    5 octobre 2011 à 19:57

    Merci de l’information sur tous ces évènements, que j’ai tout juste suivis de loin, n’étant pas résident de Montréal.

    J’avouerai qu’il m’est infiniment plus facile de disculper Harel que Bouchard… Mais, là encore, je pourrais faire erreur, ne connaissant pas Harel autant que Bouchard.

  40. @youlle, mangouste, darwin

    Au meilleur de ma connaissance, Boucherville n’a jamais été la sangsue de Longueuil; elle s’était dotée de tous les services municipaux requis, ce qui est plus particulièrement onéreux en matière culturelle (biblio, salle d’expo) et récréo-sportive (arénas, parcs). J’imagine qu’il en va de même pour St-Bruno, St-Lambert et Brossard.

    La situation était tout autre à St-Jovite / Mont-Tremblant, où la communauté de richards réunie par Intrawest autour d’un centre de ski bénéficiait de la proximité de St-Jovite, sans partager les taxes récoltées sur les immeubles luxueux avec les « pauvres » de St-Jovite… ni partager les dépenses assumées par St-Jovite. On pouvait parler ici d’équité sociale, et j’imagine que Louise Harel avait cette préoccupation… davantage que Lulu Bouchôrd.

    Un peu comme ce qui avait motivé la fusion de Rouyn la pôvre et de Noranda la bien nantie… il y a 30 ans. Noranda Mines payait de très gros impôts fonciers pour sa fonderie, ce qui lui permettait de maintenir un taux de taxation très bas pour ses commerçants et résidents. Qui plus est, Noranda Mines a construit à ses frais l’aréna (plus tard aréna Dave-Keon, home of the Huskies), qui intègre des palestres intérieures (badmington, curling) et des courts de tennis. Plus tard, elle les a cédés à la ville pour $1. L’hôpital aussi était à Noranda (avec des retombées fiscales pour la ville, les en-lieu de taxes). Faut dire que, au début, Noranda était une ville fermée où tout appartenait à la Mine: les rues, les trottoirs, les habitations…

    Pendant ce temps, Rouyn, 50% plus peuplée, devait se débrouiller pour se doter d’installations équivalentes pour ses propres citoyens. Noranda était de langue anglaise (ce qui n’est plus le cas) et accueillait les demeures les plus cossues. Rouyn abritait davantage les francos et les fro (foreigners, Ukrainiens, Serbes, Polonais, Finlandais…), beaucoup moins nantis; et c’était ces moins nantis qui devaient assumer les charges foncières les plus élevées. D’où une inéquité évidente et une fusion qui a été propice au développement de la communauté.

    Certaines des communautés rurales environnantes s’étaient dotées d’une multitude de services (incendies, égouts et aqueducs, aréna, terrain de balle à Évain; incendies, salle communautaire multi-fonctions à McWatters; complexe sportif à Granada; aréna à Beaudry). et ces communautés rurales ceinturant Rouyn-Noranda s’étaient entendues pour partager leurs installations avec l’ensemble des « ruraux ». Pour les piscines, même Rouyn-Noranda n’en avait pas à elle, si bien que toutes les administrations municipales louaient les piscines du Cegep, de la Commission Scolaire ou du CRSSS. La police? Rouyn-Noranda ne voulait pas partager ses policiers, de sorte que les ruraux étaient desservis par la SQ. Les pompiers? les 3 municipalités rurales dotées d’un service d’incendie les partageaient avec leurs voisins, via des ententes inter-municipales.

    Quand tu habites à 50 km de l’aréna ou de la salle de spectacle, tu n’en profites pas. Fusionné ou non à la ville-centre, tu n’utilises pas ces équipements. À 50 km du centre-ville, on installe des piscines et on fait de la motoneige; fuck les piscines publiques et l’aréna!

    Le problème, maintenant, c’est qu’à 50 km, tu paies pour ces installations que tu n’utilisais pas et que tu n’utilises pas davantage. Tu paies des taxes de ville pour des services de fond de rang.

    Équité fiscale? Mon cul…

  41. À Papitibi,

    Votre cul a raison une fois de plus, votre Honneur.

    Boucherville n’avait absolument pas besoin de Longueuil, sauf pour les hôpitaux, dont le second a été construit à peu de distance des limites ouest de Boucherville pour desservir également les villes de Varennes, Verchères, Saint-Amable, Sainte-Julie, Saint-Bruno, Saint-Basile-le-Grand, voire Beloeil et Saint-Hilaire. Longueuil profite de cette source d’emplois et en récolte les taxes. Pour être juste, Longueuil a également des secteurs moins bien nantis, et d’autres, EXTRÊMEMENT RICHES, construits le long d’un golf, Le Parcours du Cerf (http://www.parcoursducerf.com). Les moins nantis sont parfois rock and roll, passez-moi l’expression, mais il y a pire de l’autre côté du fleuve.

  42. @ mangouste rieuse

    6 octobre 2011 à 09:43

    Bon j’ai manqué de sagesse et ai parlé au travers de mon chapeau.

    Mais le reste de mon texte reste vrai et s’applique à d’autres municipalités.

    Mais au fait les gens de Boucherville viennent-ils jouer au golf? (-;

  43. @ mangouste rieuse

    Bon même plus capable de faire un 😉

    La dyslexie s’en mêle.

  44. À youlle, bis,

    Ce n’est pas grave… Et vous vous en doutiez bien.

    Quant au golf, les gens de Boucherville peuvent le jouer en plein centre de la ville, boulevard de Mortagne (Google Earth vous le montrera), et je vous ferai grâce de la mention du coût exigé pour être membre…

    Je passe outre à ce sport depuis 1977, ayant joué un 18 trous à l’Île Perrot, tiré à quatre épingles dans un ensemble safari pâle et ayant fait bois et gazons longs à la recherche de stupides petites balles blanches, en ayant ressorti sale, avec un handicap qui me vouait directement à une admission chez Louis-H. Lafontaine… 🙂

  45. Lorsque j’ai proposé ce texte à un journal de Trois-Rivières, on m’a fait savoir que l’on ne peut dire n’importe quoi en public pour se défouler, on m’a fait la leçon sur la grossièreté, la familiarité déplacée, etc.. Ce que l’on n’avait pas compris, c’est que ce genre de propos n’est pas que défoulement: c’est le cri d’indignation que les journalistes de tout type de média auront de plus en plus à relayer, le cri d’indignation que de plus en plus de citoyens lésés et dégoûtés exprimeront de toutes les façons, y compris par la désobéissance civile s’il le faut. Voici le texte en question:

    « Ce personnage », n’est-il pas celui qui nous menaçait récemment de représailles financières parce que nous lui refusions le droit de nous forer! « T’écoutes-tu les nouvelles un tit peu? », lui diraient les Têtes à claques! Décidément, notre Lucky Luciano national est de plus en plus déconnecté de la base citoyenne! S’il n’était si pathétique, notre glorieux transfuge en serait comique. Cher Luciano Bouchardo, tu es tellement obnubilé dans ta bulle de carriériste-arriviste-opportuniste que tu ne réalises pas encore que la majorité des citoyens du Québec n’ont plus aucune confiance en ce gouvernement de canailles, pas plus qu’en ta personne et en tes complices gazeux. Depuis vos pseudo-séances d’information, en passant par votre BAPE tronqué et votre ÉES bidonnée, jusqu’à vos ridicules « comités de dialogue » et « laboratoires du schiste », vous tentez par tous les moyens de berner la population pour arriver à vos fins. Plus vous nous prenez pour des imbéciles, plus vous creusez le fossé entre les citoyens et votre gang du schiste. Je vais t’en dire une bonne, Luciano, dès le départ de ta complice, la duchesse au pet de vache, les paris allaient déjà bon train parmi les citoyens pour deviner dans combien de mois et sur quel CA elle effectuerait son retour. Hé bien, je te prédis qu’avant longtemps ce type de paris te concernera…une fois de plus; dès que ton pneumatique aura laissé échappé tellement de gaz qu’il ne pourra plus se maintenir à flots, on te verra aussitôt réintégrer la peau de Lucky Luke, l’homme qui change d’habits plus vite que son ombre, le Luciano Brachetti québécois. À la différence qu’avec le vrai Brachetti, c’est du transformisme de grand art, alors qu’avec toi, ça tourne chaque fois au pipi de chat. Tu nous as tellement déçus, Luciano, tellement déçus, alors maintenant, veux-tu, sois chic, fous-nous la paix une fois pour toutes, tu nous les casses à force d’étaler ton mépris condescendant envers les citoyen-ne-s québécois-e-s. Quant à Jeanno lapin, qui trouve intéressante l’idée de Lucy in the Sky, il devrait d’abord se demander comment il pourrait avoir la légitimité d’un tel investissement alors que les Québécois-e-s exigent de plus en plus fermement un moratoire pour étudier la réelle pertinence de cette exploitation. Quelle bande de jovialistes irresponsables et pathétiques! Et ça nous gouverne, paraît-il! Et ça vient nous faire la leçon! Et ça considère que nous manquons d’éducation! À quand la distribution gratuite et générale de gravol pour contrer l’épidémie de nausées collectives provoquées par ces magouilleux de bas étage? Robert Duchesne, Trois-Rivières.

    Par le modérateur: Bienvenue, et désolé pour le retard à vous publier; WordPress a été programmé ici pour « bloquer » automatiquement tout nouveau commentateur. J’ai dû modifier l’heure à laquelle votre post apparaîtra, de manière à lui assurer une plus grande visibilité.

    Lorsque j’ai proposé ce texte à un journal de Trois-Rivières, on m’a fait savoir que l’on ne peut dire n’importe quoi en public pour se défouler, on m’a fait la leçon sur la grossièreté, la familiarité déplacée, etc..

    Ha! Ha! La grossièreté ne loge pas toujours à l’enseigne de ceux qui hurlent leur indignation. Je dirais plutôt que ce sont ceux qui nourrissent cette colère du juste qui se montrent grossiers…

    La duchesse au pet de vache! Je la ris encore, celle-là!

Et... vous en pensez quoi?

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s