11 commentaires sur “Comment taire: un propriétaire de zoo qui s’éclate…

  1. Scusez d’être hors d’ordre dans le premier commentaire à ce billet, mais je me demandais ce que vous pensiez de cette décisions de la Cour Suprême :

    Un hyperlien n’est pas un acte de diffamation, dit la Cour suprême
    http://blogues.radio-canada.ca/surleweb/2011/10/19/un-hyperlien-nest-pas-un-acte-de-diffamation-dit-la-cour-supreme/

    «Le plus haut tribunal du pays a statué que l’inclusion d’hyperliens menant à des articles prétendument diffamatoires ne constitue pas, en soi, un acte de diffamation.»

    Il me semble que vous aviez déjà parlé de ça ou de quelque chose de semblable… mais pas dans ce sens là. Mais ma mémoire est peut-être fautive.

  2. … c’est encore plus fucké que le pensais, merde.

    Total… même pas égoisme…. ‘J’veus crever, rejoigner moi, bande de cave…’

  3. @Darwin 23h25

    Il me semble que vous aviez déjà parlé de ça ou de quelque chose de semblable… mais pas dans ce sens là. Mais ma mémoire est peut-être fautive.

    J’ai lu le « jugé », une sorte de résumé du jugement, mais je n’ai pas encore lu le texte intégral. Perso, je serais davantage d’accords avec les juges Fish et McLaughlan, qui estiment que si on fournit un hyperlien vers des propos diffamants, le fait d’indiquer qu’on est d’accord avec les propos diffamants suffit à engager notre responsabilité civile.

    La juge Deschamps semble dire un peu la même chose.

    Je cite un extrait du « jugé »: L’hyperlien, en lui‑même, ne devrait jamais être assimilé à la « diffusion » du contenu auquel il renvoie. Lorsqu’une personne se rend, par le biais d’un hyperlien, à une source secondaire qui contient des mots diffamatoires, c’est la personne même qui crée ou affiche les mots diffamatoires dans le contenu secondaire qui se trouve à diffuser le libelle. Ce n’est que lorsque la personne qui crée l’hyperlien présente les propos auxquels ce dernier renvoie d’une façon qui, en fait, répète le contenu diffamatoire, que celui‑ci doit être considéré comme ayant été « diffusé » par elle.

    = = =

    Cela dit, il ne faut pas confondre droit civil et responsabilité pénale; dans le projet de loi omnibus #10, (me semble que c’est ça le numéro), harper veut criminaliser le simple renvoi à un site haineux. C’est ce qui m’avait fait écrire dans le temps que Philippe David (tout comme d’autres sué 7) est criminel au sens des dispositions de l’ancien projet de loi, qui n’avait pas été adopté (Harper était alors minoritaire).

    = = =

    J’ajoute que, et sous réserve d’une lecture plus attentive, à première vue ce jugement ne fera pas nécessairement jurisprudence au québec, car notre droit civil est codifié. Mais je vais devoir vérifier si les articles du Code civil et de la Charte québécoise sont équivalents aux principes de common law en vigueur dans les provinces du RoC…

  4. @Geek 00h12

    C’est à ça que ça ressemble: je veux crever, j’vous haïs, alors je me tue et je vous offre en pâture à mes fauves!

    Pour l’instant, ça reste nébuleux, au niveau des motifs, mais si ce gars là n’avait pas voulu faire un carnage ou susciter la panique, les fauves n’auraient pas été libérés…

  5. J’ajoute aussi que la juge Abella (qui signe l’opinion majoritaire) est l’une des plus grandes spécialistes Canadian du droit relatif aux libertés civiles.

  6. Too bad qu’il habitais pas en ville criss que ca aurais ete drole…messemble de voir le livreur de pizza courrir parce qu’un lion le pourchasse

    hahahahaha

  7. Les libertariens auraient sans doute voulu que l’état ne se mêle pas de ça. Après tout, de quel droit l’état a-t-il empêché le repeuplement de l’Amérique en lions, tigres, léopards et singes?

    Il fallait laisser faire! bout d’ciarge.

  8. Ben voyons Papitibi vous me décevez ! C’est simple, ils vont utiliser des arguments qui font appels à la RAISON pas aux ÉMOTIONS comme les vulgaires gauchistes. Premièrement, ils vont recenser les statistiques reliées aux attaques de fauves depuis l’indépendance des États-Unis en 1776. Avec ces stats de multiples tableaux et graphiques seront produits pour nous démontrer à quel point les blessures et mortalités relié à des attaques de fauves sont négligeable dans la population. Après ça, ils vont conclure que c’est la faute de l’État pour plein de raisons aussi intéressantes les unes que les autres bla bla bla …

    C’est pourtant simple trouver des arguments libertariens ! … 🙂

  9. Les États-Uniens ont fait tout un plat quand deux dauphins sont morts à l’Aquarium de Montréal des suites d’une grève des employés, et pour cause.

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Aquarium_de_Montr%C3%A9al

    En feront-ils autant et décideront-ils que, pour le plus grand bien des animaux « sauvages » de toutes espèces, il sera totalement interdit pour le citoyen, non dûment autorisé à cette fin, de garder ces animaux en captivité ?

    J’ignore si le suicidé était autorisé, mais, s’il l’était, il appert qu’une vérification régulière de ce genre d’entreprise et de son propriétaire deviendra nécessaire, au cas où pareil acte inspirerait d’autres propriétaires de zoo instables, qui aimeraient avoir leur moment de gloire universelle…

  10. @Mangouste 11h34

    « En feront-ils autant et décideront-ils que, pour le plus grand bien des animaux « sauvages » de toutes espèces, il sera totalement interdit pour le citoyen, non dûment autorisé à cette fin, de garder ces animaux en captivité ? »

    Heu…

    Je ne puis m’empêcher d’établir ici un parallèle avec Michel Pageau, à Amos. Le bonhomme, ami de la faune, a pris l’habitude de recueillir et d’accueillir chez lui des animaux blessés, ou orphelins. Il les soigne, il les nourrit, et quand ils sont prêts, il les retourne à leur état sauvage. Avec le temps, le « refuge Pageau » est devenu une attraction, les écoles de la région y organisent des visites, et le refuge est devenu une institution, avec des employés.

    Il y a quelque temps, j’avais fait un billet sur l’arrivée prochaine, au refuge Pageau, des trois derniers pensionnaires du zoo de Charlebourg, 2 grizzlys et un énorme ours kodiac, tous âgés de 27 à 31 ans alors que les ours – en principe – vivent 25 ans. L’aménagement des enclos devait coûter $450000, dont $300000 de la SEPAQ et $150000 d’un mécène (une entreprise minière). Finalement, les 3 ours iront au zoo de St-Félicien.

    Pourquoi ce changement de cap? Parce que – comme la SEPAQ a fini par s’en rendre compte – pour garder des animaux qui n’appartiennent pas à des races indigènes, Pageau aurait eu besoin d’un permis de jardin zoologique et ça ne l’intéressait pas. Bin de la paperasse, j’imagine…

    = = =

    Retour en Ohio. Je ne sais pas s’il fallait un permis annuel pour opérer un « animal farm » hébergeant des animaux exotiques mais ne serait-ce que pour assurer le bien-être des animaux peu habitués à nos frettes saisonniers, il devait y avoir un certain contrôle. Contrôle par l’État? Contrôle par un organisme privé comme la SPCA? Notons que la SPCA – au Qc – tient ses pouvoirs de surveillance des administrations locales, qui lui délèguent leurs compétences…

    J’ose espérer que même le plus obtus des libertariens est conscient du danger que représente, pour les voisins et pour l’ensemble de la collectivité, la présence de fauves qui doivent tuer pour survivre… à moins que quelqu’un en prenne soin. Mais serait-il intelligent d’accepter de courir le risque? Faut dire que ceux qui se préoccupent de la collectivité, ce sont de sales collectivistes. Des communistes. Des bolchéviques. Des marxistes. Alouette! 😉

    Je me souviens avoir vu au Marché aux puces St-Martin, à Laval, il y a bien des années, un type qui se promenait avec un léopard adulte. C’est une aberration. Ici, à Rouyn, je sais qu’un type gardait chez lui une iguane qui devait bien mesurer 7 ou 8 pieds, dont la moitié juste pour la queue; le lézard était gardé dans une pièce aménagée pour lui, avec des troncs d’arbre appuyés au mur… Apparemment, cette bestiole est capable de fracturer un tibia quand elle balance sa queue…

    Le proprio du lézard, si j’en crois un voisin, prenait un coup solide… ou alors s’absentait pour de longues périodes. On peut demander à un voisin de nourrir le chien et de lui faire faire sa petite promenade quotidienne, mais qui accepterait de prendre soin d’un casseur de tibias?

  11. À Papitibi,

    J’ai vu pareille iguane à Cuba, un pays de communisss
    « invertébrés » comme moi…

    Elle a fait faire plus de tapage que de peur par sa seule présence lorsque, poursuivie par des employés de l’hôtel, elle a cru bon faire un petit saut côté piscine, où tou(te)s ces jeunes Britanniques (des communisss elles et eux aussi, soyons francs) se sont mis(e)s à hurler avant de se rendre compte de la non-dangerosité du saurien, du moins de ce saurien, réfugié sous une chaise longue, qui a eu droit ensuite au rire général ainsi qu’au mitraillage photographique.

    Après avoir baillé d’ennui, il prit ses quatres pattes à son cou, embraya en surmultiplication dans les secondes suivantes et nous laissa avec un autre aperçu de la vitesse de fuite de ce superbe spécimen, toujours poursuivi par les employés de l’hôtel. Ils doivent être rendus aux Galapagos à l’heure actuelle.

    Quant aux âmes charitables qui s’occupent de recevoir et de soigner les animaux sauvages blessés, je savais au sujet du Refuge Pageau, mais je n’y ai pas fait référence, ne le qualifiant pas comme dangereux au même titre qu’un zoo ou une miniréserve pour fauves et autres grands animaux sauvages non indigènes, Michel Pageau et le suicidé ne me semblant pas du tout comparables sur le plan des objectifs de carrière…

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