16 commentaires sur “La Commission placebo du Docteur Pat Antagosse

  1. Il est Grec ? Oups… Antagosse, non Antagos.

    Je le nommerais plutôt Pat Inaskiepresto. D’ailleurs il a commencé sa carrière de skieur de slalom géant bien avant son début au mont Orford…

    Alors, John James Pat Antagosse se dit qu’il vaut mieux manquer d’honneur, de principes, de droiture ?, et faire traîner les cas de collusion et de corruption dans la construction tels qu’ils ont déjà été repérés par la police, dans l’espoir de déclencher une autre élection provinciale avant que les preuves, le peu de preuves, fassent officiellement jour à la suite de l’autoaccusation des principaux caïds, sbires, conspirateurs de l’industrie de la construction, qui coûtent au trésor québécois 20 % de plus sur les milliards dépensés annuellement par la province et les grandes villes du Québec en rénovations et constructions routières, institutionnelles, sportives, communautaires…, sans omettre le résidentiel. Il vient de donner un autre coup de pied au Q des Québécois, déjà cyniques face aux politiciens, mais il persiste à croire que l’absence de preuves n’entachera pas le Parti libéral du Québec. C’est ce que nous verrons peut-être sous peu, à l’assemblée générald du parti.

  2. @Darwin

    Pat Antagosse fabrique des patentes à gosse; David, lui, fabrique des concepts économiques complexes (!) 😉

  3. Le sale petit juriste de l’arrière-arrière-arrière-pays bombe dicrètement le torse, après avoir pris connaissance des commentaires du bâtonnier du Québec et du vice-doyen de la faculté de droit de l’Université d’Ottawa, le professeur Charles-Maxime Panaccio

    Le Barreau dit:

    Le Barreau du Québec taille en pièces le principal argument du gouvernement. Il se dit en effet «en désaccord avec l’affirmation qu’une commission d’enquête avec le pouvoir d’obliger les gens à témoigner viendrait nécessairement contaminer les enquêtes policières».

    «Cette affirmation sème la confusion dans le public. Il n’y a aucun cas où une Commission d’enquête ait empêché les policiers de faire leur travail et de porter plainte par la suite», affirme le bâtonnier.

    Yves Boisvert rapporte que certains des juges qu’il a consultés fulminent:

    Deux juges parmi les plus anciens de la Cour ont confié être renversés qu’on constitue une commission d’enquête dépourvue de pouvoirs de contrainte, incapable de donner l’immunité aux témoins.

    « C’est un simulacre de commission d’enquête et jamais, je n’aurais présidé une chose semblable ! », dit l’un.
    Il n’est pas le seul.
    Impossible de faire un sondage scientifique, mais le moins qu’on puisse dire, c’est que le sujet est hautement controversé au sein de cette cour de 160 juges. Un très grand nombre auraient refusé ce mandat et n’en font pas mystère.

    Quant au professeur Panaccio, il confirme les propos du bâtonnier Louis Masson mais il ajoute que le langage de ce dernier lui paraît un peu trop diplomatique: Charest ment carrément à la population quand il affirme qu’un pouvoir de contrainte des témoins, assorti à leur immunité, a pour effet de BLANCHIR les criminels et d’empêcher qu’ils soient condamnés et jetés en prison.

    Propos tenus ce AM, à la radio de la SRC (Maisonneuve à l’écoute)

  4. Papitibi,

    D’après vous, est-ce que la juge Charbonneau pourrait créer de la vague, « to rock the boat » comme le disent les anglos, si elle considère que le manque de mordant de sa Commission, sa non-obligation, est tout à fait contre-productif, et, à toutes fins pratiques, un gaspillage d’argent ?

  5. Je me demande pourquoi Charest agit de façon aussi timide face à ce problème. Est-ce que l’État est gangrené, infiltré par le crime organisé au point d’être incapable de remédier à la situation?

    Ou alors toute cette racaille à une telle main mise sur l’industrie de la construction qu’elle est devenue intouchable. Si on veut la confronter, c’est toute l’industrie qui risque d’être paralysée.

    Le comportement de Charest face à tout cela fait craindre le pire. Un certain niveau de corruption dans une société est inévitable, mais dans le domaine de la construction au Québec ça dépasse les bornes. Et ce gouvernement n’est pas intéressé à y remédier, pour quelque raison que ce soit. Du moins c’est l’impression qui se dégage quand on les regarde aller.

  6. @Mangouste 18h09

    En guise de réponse, ce commentaire de Sarcelle33 publié aujourd’hui sur le blogue de Gilbert Lavoie: La haute crédibilité qu’on accorde à Madame la Juge France Charbonneau serait confirmée si Madame la Juge France Charbonneau se retirerait immédiatement de cette commission qui n’en est pas une.

    Je ne sais pas si la juge Charbonneau savait, au moment où son juge en chef l’a contactée pour lui offrir le poste, qu’elle aurait moins de pouvoirs que le premier coroner venu, mais je suis porté à en douter; cette femme aime trop les vrais défis, il me semble, pour avoir accepté en toute connaissance de cause.

    Mais peut-être est-elle vraiment trrrrrès partisane?

    Entéka, si j’étais à sa place, je m’inquiéterais de garder intacte ma réputation d’excellence et de pugnacité et il me semble que je serais porté à ruer dans les brancards…

  7. spritzer 18:27

    Charest a les pleins pouvoirs trompe toi pas….et c’est pas la racaille ou whatever qui l’inquiète mais une commission ayant les pleins pouvoirs car ce qui risquerais d’arriver c’est d’affaiblir au point de marginaliser le parti Libéral et ainsi donner un mandat fort au PQ qui eux voudrais un référendum

    Chose que Desmarais veut pas

  8. @Stéphane, Spritzer, Mangouste

    Jean Charest au Congrès libéral, vendredi soir: si la juge Charbonneau veut avoir les pouvoirs d’une vraie Commission d’enquête, qu’elle en fasse la demande et ce sera OUI…

    Quand je pense que c’est le billet d’un obscur juriste de l’arrière-arrière-arrière-pays qui a influencé le Barreau du Québec, les profs de droit, une gang de juges, et des chroniqueurs comme Yves Boisvert et Gilbert Lavoie… et quand je pense que tous ceux-là ont réussi à infléchir Charest…

    bin, j’me dis qu’à force de mettre de l’huile dans l’axe d’une girouette, la girouette va finir par pointer vers là où va le vent.

    Allah est grand 😉

  9. @Stephane

    « …c’est pas la racaille ou whatever qui l’inquiète mais une commission ayant les pleins pouvoirs car ce qui risquerais d’arriver c’est d’affaiblir au point de marginaliser le parti Libéral… »

    Comme avec les libéraux fédéraux après la commission Gomery?

  10. Papi, ce matin il y avait une émission au canal SAVOIR sur la CECO de 1973-75. Très intéressante d’ailleurs même si ça ne faisait qu’une demi-heure.

    À un moment donné, un des anciens juges, c’était Jean Dutil je crois, a dit qu’aujourd’hui, avec la jurisprudence et la Charte des droits et libertés, une telle commission serait impensable.

    Pourriez-vous m’expliquer ce qu’on ne pourrait plus faire de nos jours qui se faisait à l’époque? En espérant que je ne vous en demande pas trop. 😉

  11. À Papitibi,

    Hors-objet, mais pas passé inaperçu :

    Intéressant de voir votre « ami » Patrick agacer Pierre Moreau à TLMP hier soir…

    Nous avons eu Moreau comme député quand son boss, John James, nous a imposé une « fausse » défusion. À l’élection suivante, Moreau aurait mieux fait de se présenter ailleurs que sur la Rive-Sud de Montréal, car il a été défait par un jeunot adéquiste, qui est devenu libérule depuis, Pierre Diamond. Faut croire que Diamond a compris les vrais objectifs de JJ.

    Par Papi: commentaire transféré depuis le billet suivant

  12. À Papitibi,

    Nous verrons si c’est de bois ou de houille que se chauffe la Juge Charbonneau.

    Voici ce que Josée Legault écrit dans Voir :

    http://voir.ca/josee-legault/2011/10/24/une-commission-sous-influence/

    Une commission sous influence

    24 octobre 2011 14h14 · Josée Legault

    Après le congrès libéral de la confusion, la leçon ne semble toujours pas apprise.

    La leçon étant que la commission Charbonneau, tant qu’elle ne sera pas assujettie à la Loi sur les commissions d’enquête demeurera à la remorque très politique d’un gouvernement qui semble vouer un véritable culte aux forces policières…

    Bref, elle sera une commission sous influence.

    Sous influence du bureau du premier ministre.

    Sous influence des forces policières.

    Sous influence de l’Unité permanente anticorruption.

    Sous influence du ministre de la Justice.

    À preuve: cette déclaration tout à fait révélatrice de ce dernier.

    Le Devoir rapporte que Jean-Marc Fournier dicte à la juge Charbonneau un véritable collier de conditions. Pour l’indépendance de la commission, on repassera.

    Citons ce passage du Devoir: le ministre Fournier «s’attend à ce que la commissaire Charbonneau commence par accomplir sa tâche dans les limites du décret et du mandat qui lui a été confié. Ce n’est que plus tard, une fois ce travail terminé, qu’elle pourrait faire une demande pour obtenir les vrais pouvoirs d’une commission d’enquête. «Elle a son mandat qui a été accepté mercredi. Vous le connaissez: il est dans le décret. Elle va recueillir des témoignages avec les pouvoirs qui lui sont reconnus», a fait valoir Jean-Marc Fournier dans un point de presse. Lorsqu’elle interrogera à huis clos des témoins volontaires, dans les limites du décret, elle pourra collaborer avec l’Unité permanente anticorruption avec «un agenda un peu unifié», selon l’expression employée par le ministre. Mais quand elle interrogera des témoins sous contrainte, elle devra ériger «un mur coupe-feu» entre la commission et les forces policières afin de ne pas contaminer la preuve, a expliqué Jean-Marc Fournier.
    Source: http://www.ledevoir.com/politique/quebec/334359/vers-une-vraie-enquete-publique

    Quitte à me répéter, le résultat en est une proximité inquiétante entre d’un côté, le pouvoir exécutif (le gouvernement et le PM), et de l’autre, le pouvoir judiciaire.

    Et lorsqu’on ajoute au portrait le pouvoir d’influence démesuré que Jean Charest prête aux dirigeants des forces policières dans le dossier de la collusion, de la corruption et du copinage, il y a lieu de se questionner sur l’affaiblissement de la démocratie québécoise qui ne peut qu’en résulter.

    Bref, tant et aussi longtemps que la Loi sur les commissions d’enquête ne s’appliquera pas dans son entièreté à la commission Charbonneau, cette dernière aura zéro crédibilité.

    Et dans la perception des choses. Et dans la réalité.

    Difficile à croire que la juge Charbonneau acceptera de se faire dicter ses règles de fonctionnement par le ministre Fournier. Et de se retrouver prise ainsi «en sandwich» politique entre le bureau du premier ministre et la police…

    ***********

    Son travail n’est pas fini…

    Lors du même congrès, Jean Charest s’est empressé de dire qu’il serait de la prochaine élection générale.

    «Mon travail n’est pas fini», a-t-il lancé à ces militants…

    Sans commentaire…

    Or, on ne compte plus dans l’histoire, les exemples de chefs de parti et de premiers ministres qui, en fin de régime, à peine quelques mois après avoir juré la main sur le coeur qu’ils se représenteraient, ont tout à coup convoqué la presse pour annoncer leur départ pour raisons «personnelles» et/ou familiales.

    Croyez-vous le premier ministre lorsqu’il dit qu’il tiendra le coup jusqu’à la prochaine élection?

    Le retour de Françoise David

    Après quelques mois de pause et d’écriture pour son nouveau livre «De colère et d’espoir» -, la co-chef de Québec solidaire est en fait déjà revenue sur la scène publique depuis quelques semaines.

    Le populaire Amir Khadir a donc maintenant de la compagnie lors de certains points de presse.

    Dans Le Devoir de ce matin, elle critique le NPD pour avoir avalisé la nomination d’un juge à la Cour suprême incapable de dire un mot de français.

    Elle ouvre aussi la porte à de possibles alliances avec un PQ de plus en plus malmené et possiblement même menacé de disparition.

    On sait que Pauline Marois voit plutôt Québec solidaire comme un adversaire à combattre. Et ce, malgré qu’Amir Khadir soit le seul député souverainiste hors PQ.

    Mais considérant l’état lamentable dans lequel son parti se retrouve à quelques mois d’une possible élection générale, finira-t-elle par changer d’idée?

    D’autant plus que certains de ses députés, et non les moindres, semblent tentés de tendre la main à QS…

    http://www.ledevoir.com/politique/quebec/334358/point-chaud-tres-decue-du-npd

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