25 commentaires sur “Séparés à la naissance, ou… les législatives du 4 décembre en Russie

  1. Pour les pays qui n’ont jamais connu la démocratie, la transition se fait plus souvent qu’autrement dans la douleur. Les forces les plus libérales n’ont pas la cohésion et l’organisation nécessaire pour l’emporter devant les anciens tenants du pouvoir qui se recyclent. On l’a vu en Russie, on le voit au Moyen-Orient.

    Et c’est encore plus facile pour eux de se maintenir au pouvoir d’une façon ou d’une autre quand les pays capitalistes se mêlent de cette transition! Quand le FMI a fortement recommandé la marche à suivre à la Russie pour libéraliser son économie au début des années 90, ce fut le chaos catastrophique!

    Surtout en Russie qui n’a jamais connu autre chose, c’était naturel d’appeler à la rescousse un autocrate pour mettre de l’ordre. Même aujourd’hui, Poutine et son style de gestion sont appréciés par la majorité de la population, qui sait pourtant que la situation comporte beaucoup de lacunes, mais qui garantit une certaine stabilité. On dirait que c’est tout ce qu’ils veulent.

    Le peuple russe est patient, comme les arabes, mais à un moment donné ça explose comme en 1917! Sauf qu’il n’y a plus de juifs en Russie pour agir comme ferment révolutionnaire. 😉

  2. hahaha! On s’est-tu amusé rien qu’un peu avec ce jeu là quand on était toutis pis qu’il pleuvait au camps! Déjà à cette époque, je jetais un coup d’oeil furtif autour avant d’en prendre une rouge. Y avait pas trop de flics et si je me faisais prendre je savais quoi dire: « A l’était pas rouge à l’était jaune asti! » 🙂

  3. «qui interdit à un Président d’être réélu pour un troisième mandat.»

    Consécutif! N’oubliez pas consécutif!

    «225 au suffrage universel direct et 225 au suffrage proportionnel.

    Voilà – tout de même – de quoi inspirer la démocratie québécouèse.»

    C’est en effet déjà mieux que ce qu’on a!

  4. sombredereliction

    J’avoue que je ne me souviens plus trop des règles. On a joué souvent, mais ça fait quand même 30-35 ans de ça…

    Darwin

    Pour 2008, les chiffres sont et seraient (en espérant que ce soit clair)

    exemple: Le PLQ a obtenu 66 sièges bons pour 52,8% des 125 sièges. Ils ont récolté 42,08% des voix, ce qui leur aurait donné, dans une proportionnelle, 53 sièges. Et ainsi de suite. QS avec son 3,78% de voix aurait eu 5 sièges etc.

    PLQ = (66 – 52,8%), (42,08% – 53)

    PQ = (51 – 40,8%), (35,17% – 44)

    ADQ = (7 – 5,6%), (16,37% – 20)

    QS = (1 – 0,8%), (3,78% – 5)

    Parti vert = (0 – 0%), (2,17% – 3)

    Ce serait une toute autre histoire, les gouvernements majoritaires seraient rares.

  5. @spritzer

    Heavy Weapons Guy: Not big surprise!

    (Heavy de Team Forteress 2 est russe!)

  6. @ spritzer

    «Ce serait une toute autre histoire, les gouvernements majoritaires seraient rares.»

    Ce serait un meilleur reflet de ce que pense la population, donc plus démocratique. En plus, comme les gens ne pourraient plus «perdre leur vote», il est probable que la répartition du vote entre les partis serait différente, encore moins concentrée.

  7. @Darwin 12h04

    « En plus, comme les gens ne pourraient plus «perdre leur vote», il est probable que la répartition du vote entre les partis serait différente, encore moins concentrée. »

    C’est là une impression que je partage… mais je crains que ça n’arrive pas de mon vivant.

    Le PQ n’est pas intéressé; il bénéficie du statu quo, notamment aux dépends de Québec Solidaire. Le PLQ n’est pas intéressé; le statu quo lui assure la quasi-totalité des comtés à forte minorité ethnique et anglophone, et la totalité des comtés à prédominance anglophone, et si la moitié des députés devait être élué à la proportionnelle, il perdrait automatiquement la moitié des députés élus par ce bloc ethnique/anglophone.

    Même Sauveur Legault risque de trouver avantage dans le statu quo, si jamais il obtenait 40% des suffrages et plus de 50% des députés… ce qui constitue une hypothèse plausible.

    Bref, TOUS les partis qui se succèdent au pouvoir, incluant celui que les sondages donnent gagnant, n’obtiennent leur majorité parlementaire qu’au prix du statu quo; en quoi donc sont-ils incités à mettre en place une réforme qui risquerait de les obliger à partager leurs bonbons avec des partis dits marginaux auxquels ils seraient tenus de s’allier pour diriger?

    Ou à ajouter une main « ennemie » sur le volant…

  8. Sans compter que Sauveur Legault est vraisemblablement sous l’impression que la stabilité des gouvernements est de loin plus attirante, aux yeux des investisseurs…

  9. Darwin et Papitibi

    Je ne pense pas voir ce mode de scrutin de mon vivant moi non plus. Les grands partis ont trop à perdre.

    Mais si c’était mis en place, je pense qu’on aurait des surprises. Le taux de participation serait sans doute plus élevé, et un parti comme QS aurait je pense un bien meilleur résultat. Sans connaitre les chiffres, j’ai l’impression que ceux qui pourraient voter pour ce parti sont ceux qui s’abstiennent le plus présentement.

  10. Le PQ est avantagé par le scrutin actuel, c’est le PLQ qui a mis le plus de pression pour changer de mode de scrutin, moins cependant depuis qu’il est au pouvoir.

    De Paul Clche

    « Le PQ fera-il encore élire plus de députés que le Parti libéral même s’il reçoit moins de votes?

    Un quatrième renversement de la volonté populaire peut-il se produire le 14 ? À mon avis, c’est possible et même probable pour deux raisons:

    1. À cause de la concentration des votes accordés au Parti libéral dans certaines circonscriptions qui fait subir un lourd handicap à ce parti.

    2. Parce que les libéraux n’arriveront pas en tête dans l’électorat francophone même si l’écart avec les péquistes s’est rétréci depuis 1998.

    Le handicap libéral est dû au fait que les appuis libéraux de loin les plus massifs sont concentrés dans les circonscriptions à forte composante anglophone et allophone de Montréal, ainsi que dans l’Outaouais et certains secteurs des Cantons de l’Est et de l’Ouest de la Montérégie.

    Selon les calculs effectuées par le politicologue Louis Massicotte, de l’Université de Montréal, il aurait fallu, en 1998, quelque 300 000 voix (7,5 % des suffrages globaux) de plus à ce dernier pour se voir attribuer le même nombre de sièges que le Parti québécois. « 

  11. @koval, y’a (ou avait) des anglophones pas mal en Gaspésie, dixit Lévesques. Aussi en Côte-Nord.

  12. The Ubbergeek

    Tout ce que j’ai dis, c’est que dans le passé, le scrutin actuel a défavorisé les libéraux, avec un même pourcentage du suffrage, les péquistes obtenaient plus de sièges que les libéraux..

    Avez-vous des objections?

  13. @Koval 19h29

    « dans le passé, le scrutin actuel a défavorisé les libéraux, avec un même pourcentage du suffrage, les péquistes obtenaient plus de sièges que les libéraux.. »

    De cela je ne disconviens pas. Le statu quo avantage davantage le PQ que le PLQ.
    Mais si 60 des 125 députés de l’Assemblée Nationale étaient élus à la proportionnelle, aussi bien le PQ que le PLQ perdraient des sièges au profit des tiers partis (incluant les partis émergeants). J’exclus ici la CAQ, qui ne semble pas vouloir correspondre à la notion de tiers-parti, si on en croit les sondages

  14. Oui, c’est bien vrai Papi, cela donnerait plus de chance aux ptits partis tout en avantageant les libéraux par rapport aux péquistes.

    D’ailleurs ce sont les Libéraux et QS qui ont le plus gossé pour changer le scrutin, les péquistes sont restés assez muet sur ce sujet, ce n’est pas pour rien.

  15. Update;

    Les russes commencent en avoir crissement marre.. les résultats de ses élections sont entré; le % a droppé pour le parti à Poutine, et des manifs.

    Mais pour être franc, ce qui me rend triste, c’est le peuple biélorusse – la Russie Blanche est plus autocratique et pis que la Grande Russie. :/ J’ai une étrange sympathie pour eux, un peu…

  16. Tiens tiens, le PQ promeut un scrutin non proportionnel…

    « Une d’entre elles (propositions) étonne et laisse perplexe. C’est celle qui propose d’étudier la possibilité de mettre en place un mode de scrutin majoritaire à deux tours pour remplacer l’actuel système électoral majoritaire à un tour. Elle marque une rupture complète avec la position traditionnelle du PQ qui, depuis sa fondation en 1969 jusqu’à son congrès d’avril 2011, a préconisé l’instauration d’un mode de scrutin de type proportionnel.  »

    http://www.ledevoir.com/politique/quebec/338400/la-replique-mode-de-scrutin-la-proposition-du-pq-nie-le-pluralisme-politique

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