20 commentaires sur “« Docteur » Paillé, le mal de Bloc et le syndrome Mourani

  1. @Darwin

    Ce n’est pas sans raison que j’ai repris dans ce billet quelques-unes des injures adressées par nos zamis dretteux à la « grosse Mourani ». Il y a haine et haine; apparemment, ici, c’était la grosse haine sale et puante alimentée par les préjugés les plus primaires.

    Et c’est d’autant plus navrant que les auteurs de ces quelques perles possèdent tous les outils nécessaires à une analyse plus intelligente.

    = = =

    À vrai dire, la course à la chefferie du Bloc ne m’a pas inspiré; quand Paillé s’est jeté à l’eau après avoir refuser d’y tremper l’orteil, à tort ou à raison, j’ai pensé que « les hautes zinstances » ne voulaient pas de Mourani.

    Le Bloc est plus que jamais le bras fédéral du Parti Québécois plutôt que le porte-voix de l’idée d’indépendance.
    Je n’ai rien contre l’individu Paillé; mais Paillé, c’est la force d’inertie. Et c’est plutôt d’un électro-choc dont le Bloc avait besoin.

    D’un électro-choc, et aussi de liens avec l’ensemble du mouvement souverainiste, dont force est de reconnaître qu’il est aujourd’hui assez dispersé.

    J’ai toujours perçu le Bloc comme plus à gauche que le PQ. Avec Paillé, ça ne va pas durer. Et si les militants (parmi eux, des Solidaires, j’imagine) s’y sentent exclus, le Bloc risque des lendemains qui pleurent.

    Mourani était « mon homme ». Bin oui… malgré la Sharia évoquée par les ceusses qui chârissent!

  2. Le Bloc est un peu de tout – il y a des fédéralistes qui l’appuyaient, rapeller vous. Toujours été une coalition, et Darwin a été critique dessus sur le sujet de l’amiante, par example. Le parti, que j’aimais, défendais les intérêts du Québec autant que l’indépendance en tant que tel.

  3. Je vois beaucoup de gens à gauche dire que Mourani était la candidate à gauche alors que c’est mal connaître la dame selon plusieurs amis qui ont travaillé ou milité activement au Bloc. Ce n’est pas qu’elle est de droite, mais elle ne faisait ps réellement parti de l’aile gauche du Bloc. La candidate à reçu l’appui du président des jeunes du Bloc, un proche des idées de la revue l’action nationale. Les gens du RRQ militaient activement pour elle…. Dans ce cadre la gauche aurait dû privilégié Fortin.

    Mais la véritable question que personne ne s’est posé pendant la course à la chefferie et qui est majeure, c’est : Pourquoi avait-elle si peu d’appuis des députés de l’ancien caucus. C’est ce qui m’a frappé et c’est probablement la raison de sa défaite.

  4. Pour être franc, c’est peut-être aussi que pour le grand public, c’était une ‘nobody’ sans vouloir offencer certains. Pas mal le cas des trois candidats, cependant…

  5. Bonsoir, Pragmatisme, et bienvenue.

    Je ne dis pas que Mourani était le choix de la gauche; je dis qu’elle était la plus ouverte à fraterniser avec les souverainistes de la diaspora (QS, ON, indépendants tels Curzi et autres futurs démissionnaires ou exclus du PQ. Plusieurs des exclus, de même que QS, sont plus à gauche que la ligne de parti du PQ.

    Paillé me paraît avoir été planté là pour éviter qu’elle ne devienne chef. Seule contre Fortin, oui, elle aurait pu devenir cheffe. Mais avec Paillé dans le décor, le résultat était relativement prévisible. Pourquoi ce dernier, qui avait dit non, a-t-il accepté de se lancer? Craignait-il une candidature de Paquette? Ou d’une autre tête d’affiche susceptible de le coiffer au fil d’arrivée? Est-il de ceux qui refuseraient de se présenter s’ils étaient susceptibles de perdre?

    Peu importe la réponse à mon questionnement, elle crée chez moi un malaise. Il y a UN parti souverainiste au fédéral, mais sur la scène provinciale, le PQ n’est plus seul.

    Et ça ne va pas assez bien pour que le Bloc se prive de l’appui des gens de Québec-Solidaire et des dissidents du PQ. En ce sens, Mourani me semblait un meilleur choix. Mais je ne suis pas surpris que l’aile parlementaire (ou ses fantômes) se soit méfiée de cette ouverture de Mourani: c’est n secret de polichinelle que le PQ et le Bloc partagent le même personnel sur le terrain, et cela a pu en faire reculer plusieurs.

  6. On donne combien de temps à Paillé pour qu’il devienne le Gilles Taillon du Bloc québécois?

  7. Merci de votre accueil,

    Paquette n’allait pas se présenter et cela était très clair. Si cela avait été le cas j’aurais pris ma carte du Bloc, voté et milité pour lui. Donc je ne crois pas que c’est la motivation de Paillé.

    Après la défaite du Bloc plusieurs sont amers. Décider de retourner se battre en politique pour des gens qui t’ont jeté sans avertissement, quand tu peux te la couler douce chez toi, ne doit pas être un choix simple. Rebâtir un parti quand tu as 61 ans n’est probablement pas ce qui a de plus instinctif non plus. Je comprend son hésitation des premiers instants.

    Je sais qu’il s’est fait pousser par Parizeau. Il ne faut pas oublié que c’est ce dernier qui a recruté Paillé initialement. De plus, le nouveau chef du Bloc est parti rapidement après l’arrivée de Bouchard à la tête du PQ.

    D’ailleurs c’est pourquoi je ne suis pas tout à fait d’accord avec les affirmations qui définissent Paillé comme un télégraphe du PQ. Je le vois comme un indépendantiste pur et dur. Son mentor c’est Parizeau ne l’oublions pas. Pour lui, comme la priorité est l’indépendance, il voit la nécessité d’élire rapidement un gouvernement souverainiste pour faire un référendum. Puis évidemment quand les militants de QS aident le NPD à te battre dans ton comté, j’imagine qu’il devient difficile de tendre l’autre joue.

    Il y a clairement la nécessité actuellement d’unir les souverainistes et ce, peu importe la façon de s’y prendre. Mais je crois que les militants du Bloc ont été très sages dans leur vote. Le mouvement souverainiste est en crise et le Bloc est par terre. Leur vote n’est pas seulement sur une question d’appui au provincial, les bloquistes ont aussi voté pour un retour à l’essentiel avec celui qui parlait le plus l’indépendance.

    Les prochaines élections fédérales ne sont que dans 4 ans et les élections provinciales auront lieu d’ici 2 ans. Bien malin qui peut prédire le paysage politique dans seulement 1 an ! Je trouve que voter pour une certaine stabilité fait beaucoup de sens pour l’instant. Prendre son temps pour voir où tout cela se dirige au provincial n’a rien d’irréfléchi.

  8. @Jeune d’oeuf
    « On donne combien de temps à Paillé pour qu’il devienne le Gilles Taillon du Bloc québécois? »

    Il ne le deviendra pas.
    a) le Bloc, c’est pas l’ADQ
    b) la majorité de Paillé est pas mal plus considérable que celle qu’avait obtenue Taillon (deux, moins le bulletin enregistré au nom de O.B – voir plus bas)
    c) contrairement à ce qui s’était passé avec l’ADQ, les candidats ne se livraient pas une bataille d’égos
    d) et surtout, le fantôme d’Omar Bongo n’a pas voté pour Paillé.

  9. @ papitibi.

    Pour ce qui est du point d), on ne le sait pas. Dufort n’ira quand même pas dire avant le jour du vote qu’il va «tester» le système de votation. Mais si c’est le cas, attendez-vous à une crise au Bloc.

    Mais si Paillé a le même genre de leadership que Taillon (il a quand même imposé 30 jours de nuit à un parti qui n’avait absolument pas besoin de ça), là, le party va commencer chez les bloquistes.

    Papitibi, les temps ont bien changé: le pouvoir bloquiste est aussi fragilisé que l’était le pouvoir adéquiste en octobre 2009, quand Taillon a été élu chef du parti. Et Paillé le sait plus que quiconque…

  10. Ou plutôt, devrais-je dire que Taillon s’est élu lui-même chef du parti? 😉

  11. @ Jeune d’oeuf

    Vous ne semblez aimer ni le Bloc ni l’ADQ – du moins la frange des gens d’affaires que représentait Gilles Taillon.

    J’en conclus que vous êtes possiblement fédéraliste, de gauche ou de centre gauche?

    Cela dit, même si « Omar Bongo », « Vladimir Poutine » ou « Charlemagne » avaient participé au scrutin pour l’élection d’un gestionnaire du mal de Bloc, je ne vois pas en quoi la parallèle entre les deux situations pourrait être valable, surtout que Paillé a obtenu 61% des suffrages au 2e tour. On est loin des « deux voix » (une voix, au mieux, dans les faits!) de majorité obtenues par Gilles Taillon. Et la réaction de Mourani est bien différente du show de boucane d’Éric Caire après sa défaite crève-coeur.

    Faut dire que aussi bien Taillon que Caire étaient en mesure de constater à quel point l’organisation adéquiste était broche à foin. Et surtout, tous les deux avaient de sérieuses raisons de douter de la légitimité du résultat du vote pour l’élection d’un chef. Taillon n’avait donc pas vraiment le choix de démissionner; le Parti était de toutes façons devenu ingouvernable – ce que les défections de députés adéquistes (dont celle de Caire) ont confirmé.

  12. « Il y a clairement la nécessité actuellement d’unir les souverainistes et ce, peu importe la façon de s’y prendre.  »

    AU CONTRAIRE.

    LÀ est TOUT le problème. Quand des gens comme Dumont et Legault disent que le débat souverainisme-fédéralisme est dépassé, ils ont pas tord.

    Le problème est là.

    Le pacte avec le Diable que des souverainistes sont près à faire pour le pays. Le patronat, les capitalistes, la nationalistes radicaux, libertariens…

    Un pays libre fais par Québecor, avec des idées de gens comme Duhaime… c’est tu vraiment un pays libre? c,est-tu ce que le Québec mérite? Indépendant, mais la social-démocracie à terre, pour le capitalisme triomphant, ou pire…

    (Ou même des gens comme le PI. J’ai peur des clash entre un gouvernement PI et les amérindiens, honêtement. J’ai déjà demandé sur le blog du PI, ‘quid des droits de la minorité anglo, et des amérindiens et leurs langues?’ (qui sont en disparition tristement….)

    La réponse fut assez évasive sur les amérindiens. ‘Français seulement au Québec. Un gouvermement PI pourrait paradoxalement les forcer à s’assimiler.. au français, et tout.)

  13. @ Ubbergeek

    D’accord et tu opposes ça à ton Canada de gauche c’est ça ? Il est vrai qu’un Québec indépendant ne sera pas nécessairement à gauche. Cependant tu n’as aucune garantie que le Canada sera à gauche non plus. Donc ton argument ne change rien au débat, non?

    Surtout que présentement le Québec est pas mal plus à gauche que le Canada de Harper. Unir les souverainiste c’est autour de l’indépendance parce que la liberté politique ce n’est pas à gauche ou à droite. Ensuite les québécois décideront ce qu’ils en font, mais je ne suis pas très inquiet. D’ailleurs l’influence de Québécor et des libertariens à la Duhaime est aussi très forte au sein des conservateurs, le parti qui dirige ton pays actuel.

    Le PI, les libertariens, Duhaime sont des marginaux au Québec, ils n’auront jamais que l’influence de leur poids qui est marginale. Le PI score quoi au Québec 0,5 % ? Pour ta peur sur l’influence du patronat et des capitalistes je te conseillerais fortement de passer un peu de temps avec l’actuel gouvernement fédéral, mais je crains si tu risquais d’être victime un choc post-traumatique grave.

  14. *Pour ta peur sur l’influence du patronat et des capitalistes, je te conseillerais fortement de passer un peu de temps avec l’actuel gouvernement fédéral, cependant je crains que tu sois victime d’un choc post-traumatique grave.

  15. Les québecois sont-ils vraiment plus de gauche?

    Il y a en effet un ‘vieux fond bleu’ sur certains points.

    (En passant, je suis centriste. Dans le vent puissant de Droite qui engoufre l’occidnt, je vote à Gauche pour ramener sanité et équilibre.)

    Pose-toi la question.
    Qu’est-il mieux pour le québec; un souverainiste de droite, ou un fédéraliste de gauche?

    Pas sur de l’un ou de l’autre. Dans le climat actual anti-souveraineté, les vrais alliés du Québec sont peut-être les fédéralistes de gauche des fois.

  16. @ Ubbergeek

    « Pose-toi la question.
    Qu’est-il mieux pour le québec; un souverainiste de droite, ou un fédéraliste de gauche? »

    En tant que Québécois j’ai une emprise sur le Québec. Les Québécois ont le pouvoir de changer ce qu’a fait un gouvernement québecois droite en élisant un gouvernement québécois de gauche. Les Québécois n’ont pas la capacité de changer le gouvernement fédéral seuls et la dernière élection fédéral en est la meilleure preuve. Donc le Canada m’impose son gouvernement de droite.

    Ensuite, le débat gauche/droite ne règle pas tout. Le Canada a ses propres intérêts et valeurs. L’exemple de Kyoto est probant. Aucun parti fédéral que ce soit le NPD, le PLC ou les conservateurs n’ont l’intention de respecter les cibles de 2012 et 2020 de Kyoto afin de ne pas nuire au développement des sables bitumineux, parce que c’est important pour l’économie du Canada les sables bitumineux. On peut aussi parler de la Davie, du vérificateur générale unilingue, de l’unilinguisme à la cour suprême, de la garantie de prêt à Terre-neuve.

    L’exemple de la Davie est probant. Quand les conservateurs annonce initialement un contrat de 13 milliards de $ pour 65 F-35 le NPD pousse de hauts cris, (surtout que l’essentiel des retombés vont allées au Québec). Mais lorsque les conservateurs annoncent 35 milliards pour des navires de guerre pour Halifax et Vancouver (et que le Québec est exclus) le NPD applaudit et parle de « great day for Canada ». Évidemment que les syndicats des chantiers maritimes canadiens ont dû peser lourdement.

    Peu après la création du NPD la gauche québécoise a déserté ce parti. Ils ont compris que la gauche canadienne est canadienne avant d’être à gauche. Meech et la loi sur la clarté me l’ont rappelé.

    Essentiellement, je comprends ton dilemme cependant je préférerais ne plus avoir à y faire face.

  17. Et le Québec risque à court terme de ne pas être indépendant.

    Il est vrai, le peuple s’en calisse un peu ces temps ci.

    Il sera pas plus important de s’occuper (aussi!) de l’axe droite-gauche, si négligé?

    Il y a des souverainistes qui sont près à faire des pactes avec le Diable… Et le Diable n’est peut-être pas (ou seulement) les gens comme le NPD. Mais des types plus Péladeau-Labeaume.

  18. @ the Ubbergeek

    « Il sera pas plus important de s’occuper (aussi!) de l’axe droite-gauche, si négligé? »

    Arrêtez de comparer la gauche et la droite d’avec l’état, souverain ou pas.

    C’est la population, les individus qui sont à gauche ou à droite et c’est profondément culturel contrairement à l’idée de se séparer.

    On ne devient pas de gauche ou de droite facilement mais les gens de droite divorcent autant que les autres et assez facilement.

  19. Il y aussi un axe Anti-étatiste-étatiste…

    Le problème pour moi a été posé par un anar anglophone – notre démocracie est aussi une balance de pouvoir, ou pouvoir – Peuple, État, Marché, etc…
    Et le problème, c’est qu’il y a de plus en plus de Marché, l’État est aussi de plus en plus affablis, castré…
    La gauche radicale a pas tors avec sa théorie de la dictature du marché.

    Et les gens des fois passent de l’un à l’autre, youlle.
    Saviez-vous que les premiers penseurs Néoconservateurs étaient des communistes avant, par example?

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