19 commentaires sur “Vic Toews: une image vaut mille « blues »

  1. Some sort of dictatorship would work well – there’s a lot of baggage attached to the word dictator, but nobody’s saying it has to be a bad guy – it’d be great if we could live under a really cool dictator. – du lien de Stephane

    Je me dis la même chose parfois lorsque je vois le spectacle désolant des campagnes électorales et de la politique en général. Un bon dictateur éclairé qui n’a pas besoin de plaire à tel ou tel groupe d’intérêts, ou à telle section de la population pour avoir ses votes. La difficulté serait de trouver la bonne personne, qui ne se laisserait pas corrompre au bout de quelques années. Disons que les exemples historiques d’un tel personnage ne sont pas légions.

    Je ne connais pas suffisamment l’histoire de Nasser pour dire qu’il en fut un, mais c’est le seul qui me vient à l’esprit pour le XXième siècle.

  2. Des fois honnêtement, comme sur Pour que demains soit, je me demande si Hobbes avait raison – l’être humain a besoin d’ordre et cie.

    L’occident a peut-être besoin d’un autre CIncinnatus (?), le gradé romain et ‘dictateur’ qui a redressé Rome – et libéré le trone volontairment.

  3. Je préfère l’image de Gary.

    Et pourquoi pas celle de Whitney ?

    Quant à Toews, je maintiens Toes comme prononciation, car il marche sur les pieds de 60 % de l’électorat canadien, si non plus. Et moi qui pensais que Baird était l’extrémiste en matière de destruction indirecte, et directe, de l’exemplaire réputation internationale du Canada. Ces deux bonzes néo cons ont réellement été triés sur le volet, probablement par l’AIPAC of the NORTH. Ils naviguent sur des eaux politiques canadiennes très dangereuses et dommageables pour 100 % de l’électorat canadien, à l’interne comme à l’externe.

    Pour ce qui est de l’externe, je vous renvoie à Baird, le gros-lard de ministre des affaires étranges. J’imagine que tous les blogueurs chez Papitibi ont eu vent de l’affaire. Je ne pense pas que le travail d’appui inconditionnel à Israël aide l’ensemble de la diaspora juive du Canada :

    « Baird supprime un passage propalestinien d’un discours »

    Mike Blanchfield
    La Presse Canadienne
    Ottawa

    http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/politique-canadienne/201202/19/01-4497571-baird-supprime-un-passage-propalestinien-dun-discours.php

    LE TEXTE INTÉGRAL :

    Une remarque pro-palestinienne a été retirée d’un discours prononcé par le ministre des Affaires étrangères John Baird devant l’Assemblée générale des Nations unies, à l’automne dernier.

    Des documents obtenus par La Presse Canadienne révèlent que M. Baird a rejeté les premiers brouillons produits par le ministère en vue de son allocution à l’ONU, brouillons qui soutiennent que le Canada est «l’un des principaux appuis» du peuple palestinien et qui énumèrent les subventions canadiennes versées à la Palestine prouvant cette affirmation.

    M. Baird a finalement prononcé un discours beaucoup plus dur que prévu par ses rédacteurs, qui vient souligner, sans équivoque, le soutien canadien à Israël, une prise de position pour laquelle le ministre ne s’est jamais excusé et qui a généré beaucoup de critiques envers les conservateurs de Stephen Harper.

    Des copies des ébauches de l’allocution, obtenues en vertu de la Loi sur l’accès à l’information, montrent que le chef de la diplomatie canadienne a utilisé une version profondément remaniée du texte pour son premier passage à l’ONU en tant que représentant du Canada lors de l’Assemblée générale du 26 septembre 2011.

    Dans son discours, John Baird faisait un parallèle avec les partisans de la politique d’apaisement vis-à-vis de l’Allemagne nazie avant l’éclatement du deuxième conflit mondial. «Le Canada ne tolérera pas que l’État hébreu soit attaqué pour avoir défendu son territoire et ses citoyens. La Seconde Guerre mondiale nous a enseigné ce qu’il en coûtait de faire des concessions juste pour éviter l’affrontement.»

    La seule référence directe au peuple palestinien dans l’allocution du ministre servait à mettre l’accent sur l’opposition du Canada au projet de l’Autorité palestinienne de profiter de l’Assemblée générale pour se faire reconnaître comme État par l’ONU.

    Cette question a dominé la séance de l’assemblée de l’automne dernier et le désaccord canadien par rapport au plan palestinien, sentiment partagé par beaucoup de pays dont les États-Unis, était bien connu à l’époque.

    Le premier brouillon du discours de M. Baird disait même que «le Canada a clairement fait savoir qu’il ne soutenait pas la reconnaissance de l’État palestinien». Il encourageait aussi la Palestine à retourner s’asseoir à la table des négociations avec Israël.

    Mais un long paragraphe qui exprimait des sentiments plus positifs au sujet des Palestiniens a finalement été raccourci au cours d’une série de révisions pour finir par être complètement supprimé.

    Il mentionnait notamment que le Canada s’était engagé à donner 300 millions $ sur cinq ans à l’Autorité palestinienne afin de l’appuyer dans le domaine de la justice, de la sécurité et du développement économique durable, en plus de fournir de l’aide humanitaire aux Palestiniens en Cisjordanie et dans la bande de Gaza.

    «Notre appui à la Cisjordanie et à la bande de Gaza démontre notre volonté d’assister les Palestiniens dans la création d’un État palestinien indépendant, démocratique et pacifique cohabitant dans la paix et la sécurité avec Israël», concluait le paragraphe retiré de l’allocution.

    Le mois dernier, John Baird s’était rendu dans l’État hébreu en compagnie d’un rabbin orthodoxe de sa circonscription d’Ottawa et avait répété à plusieurs reprises à ses hôtes que le Canada était le meilleur ami d’Israël.

    En visite dans la bande de Gaza, M. Baird avait conseillé au président palestinien Mahmoud Abbas lors d’une rencontre privée de recommencer à négocier avec les Israéliens sans exiger de conditions préalables afin de trouver une solution pacifique au conflit.

    Le bureau du ministre a refusé de commenter le processus de rédaction du discours de l’ONU. «L’allocution qu’il a prononcée était conforme à la politique étrangère du Canada», s’est contenté de déclarer le porte-parole Joseph Lavoie.

  4. @Geek

    Vous connaissez votre histoire romaine! Moi j’opterais plutôt pour un Louis IX, ou si vous préférez, Saint-Louis à la place de Cincinnati. 😉

    @Mangouste

    Pour notre ami David Ouellette, ce qui le met en maudit est la photo que Radio-Canada a choisie pour illustrer cette histoire sur son site. Il est là le scandale! Jamais vu une pareille obsession envers ce diffuseur.
    http://davidouellette.net/2012/02/19/un-autre-grand-moment-de-journalisme-a-radio-canada-ii/#comments

  5. À Spritzer,

    Désolé, mais je n’ ai jamais lu Ouellette.

    Quant à sa haine contre la SRC, cela laisse sous-entendre la démarche P K P…, S U N News of the North, Harper, Mooron, etc. La droite lobotomisante. Parlons sports et téléréalité, puis tout ira mieux pour notre bon peuple…

  6. @Majestic
    « Lui, il sait illustrer la réalité. C’est pour ça qu’il est, et de très loin, le meilleur caricaturiste du Québec. »

    Pas vraiment. C’est un excellent illustrateur, qui sait traduire ses opinions politiques de droite dans ses planches. Mais un caricaturiste – dont je traduirais le job par editorial cartoonist, c’est plus que de l’illustration. C’est beaucoup plus que de jolies illustrations traduisant des idées.

    Je sens que les noms de Robert Lapalme et de Normand Hudon ne vous sonnent aucune cloche. Ni celui de Jean-Pierre Girerd, dont le petit chien et la fleur – minuscules, dans le coin inférieur) savaient traduire la VRAIE opinion, souvent en porte-à-faux. Et je devine que vous ne fréquentez pas Aislin, de la Montreal Gazette; Serge Laflaque Chapleau et Aislin éprouvent beaucoup d’admiration l’un pour l’autre, et c’est bien mérité.

    Si je parle des anciens, qui ne sont plus là, c’est pour leur style. Chez Lapalme, tout était stylisé; c’était ça, son style: simplicité du dessin, richesse du message…

    J’aurais voulu voir une série de caricatures de Ygreck, en 1960 ou en 1980, sans les moyens techniques dont il dispose aujourd’hui. M’enfin… en 1980, je parie qu’il ne se voyait pas encore parmi les tartisses du « pinceau » électronique.

    = = =

    Ainsi donc, j’ai encore des croûtes à manger pour rejoindre ce Ygreck?

    Peut-être qu’il a fait Beaux-Arts, lui. Pas moi. Par contre, il n’a jamais porté la toge, lui. Alors si nous devions participer lui et moi à une joute multi-disciplinaire comportant quatre épreuves à SON choix, parmi celles-ci: dessin ou caricature, photographie, badminton (!), compréhension de texte, rédaction de texte, test mnémonique, connaissances de l’Histoire, plaidoirie… il serait risqué de miser sur Ygreck.

    En passant, j’ai déjà participé (avec trois autres) à une exposition collective au Centre d’Art du Mont-Royal, alors que j’étais encore étudiant; ce n’est pas parce que je n’ai jamais gagné ma vie dans les zarts zartistiques que je n’en avais pas la capacité. Sauf qu’il y a plus de 20 ans que j’ai remisé mes pinceaux. Je disais ça de même, là, là…

  7. À Spritzer,

    Voici une autre blonde bimbo du Sun Machin of the North Pole, avec la même philosophie intellectuelle que celle qui a essayé de pourfendre la danseuse montréalaise Margie Gillis, honorée partout dans le monde pour l’originalité de son art.

    Vous trouverez bimbo en hyperlien dans l’article de Vincent Marissal, intitulé : « Et l’Oscar de la bêtise va à… »

    http://blogues.cyberpresse.ca/marissal/2012/02/16/et-loscar-de-la-betise-va-a/

    Marissal est outré, à juste titre, et il ne se gêne pas pour renvoyer la grrrrrrr enade désamorcée à TVA FILMS… Certains commentaires ne sont pas piqués des vers.

    L’émission de Sun Machin a pour titre :

    Waste Report: Taxpayers fund Oscar film
    Total budget: $3.7M, Public cash: $2.35M

    http://www.ottawasun.com/2012/02/13/waste-report-taxpayers-fund-oscar-film

    En primeur, juste pour vous, qui avez un faible pour les blondes, en deux parties, l’autre bimbo… 🙂

    À propos, le Kaizer québécois de la câblodistribution s’est fait refuser l’accès par un propriétaire d’immeuble à logements qui ne voulait pas voir les murs intérieurs et extérieurs de sa propriété parcourus de câbles coaxiaux et transpercés à chaque logement sans service Videotron.

    Videotron, propriété de Quebecor, comme « La Seigneurie » et les 18 autres journaux du réseau Hebdos Montérégiens (la concentration de la presse et des autres réseaux d’information est un réel danger pour la démocratie), a « réussi » à faire la une avec son gros titre alarmant. Du grand néo con arnaqueur. Jugez par vous-même…

    « Un propriétaire veut couper les services de Vidéotron à ses locataires »

    http://monteregieweb.com/main+fr+01_300+Un_proprietaire_veut_couper_les_services_de_Videotron_a_ses_locataires.html?ArticleID=732982&JournalID=

    LA TACTIQUE : le journal fait sa UNE avec la photo de l’immeuble VISÉ et le titre, mais ajoute dans l’article : « Vidéotron a indiqué n’avoir aucun commentaire à émettre sur le sujet pour le moment. »

    Si l’on fait une recherche sur l’édition du 30 novembre 2011, on obtiendra 98 articles, le premier listé étant celui de Videotron.

  8. LA FOX NEWS DU NORD! Orwellien.

    Vic Toews prétend imiter l’inimitable Dio Brando sur cette parodie, on dirait… ZA WARUDDDDDDDDDDDDDDOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO

  9. @papitibi

    Mon père connaissait Girerd (mon père est français comme lui) et j’ai eu la chance de le rencontrer le soir où il est venu souper à la maison. Quel sens de l’humour! Déjà tout petit, ses caricatures m’ont aidé à constituer l’une des bases de mon sens de l’humour par rapport à l’actualité. Plus tard, j’ai interviewé Serge Chapleau pour la télé communautaire et mon père a eu la chance de le rencontrer aussi et de me le présenter. Lui aussi a tout un sens de l’humour.

    Pour en revenir à Vic Toews, je suppose que vous avez lu l’article de ce matin dans Le Devoir. Visiblement, Vic Toews, suite à une entrevue à la CBC, ne connait même pas le contenu de son propre projet de loi C-30 qu’il défend bec et ongles. J’ignore si l’avocat ou le juriste à la retraite rit jaune de la situation, ou bien avale de travers tout en riant de bon coeur.

    http://www.ledevoir.com/politique/canada/343153/projet-de-loi-c-30-vic-toews-comprend-il-sa-loi

  10. @Mathieu

    J’avais lu.

    Là où les bras me tombent, c’est quand je lis (wiki) que cet imbécile est avocat de formation et qu’il a été avocat de la Couronne… avant de se mettre au service d’un assureur. Il est possible qu’il n’ait pas porté la toge depuis 25 ans, mais la formation qu’il a reçue devrait lui permettre – en principe – de comprendre toutes les ramifications de la Loi dont il est le parrain.

    Que lui, le ministre responsable, n’ait pas pris la peine de LIRE sa kâlisse de Loi, ça laisse supposer que tous les moutons Conservateurs (sauf quelques braves back-benchers qui ont osé bêêêêler leur mécontentement) ÉTAIENT PRÊTS À VOTER AVEUGLÉMENT. Prafo, Herr Toews!

    Pire, ils semblaient prêts à imposer le baillon! Une démocratie, ça? C’est quoi la différence de fond entre le « Crois ou meurs » des Talibans et des Ayatollahs, et nos Ayatollahs bien à nous, cette gang de fous furieux créationnistes et/ou crétins? C’est vrai, là bas, ils coupent la tête de ceux qui pensent, la main de ceux qui volent et ils lapident les femmes qui se font violer. Ici, ce sera la prison à perpète pour le vol d’un biscuit soda, j’imagine!

    = = =

    Puisque Tip Toews in the Tulips est avocat, je me surprends à espérer que son ordre professionnel trouvera le moyen de le radier pour infraction à son code de déontologie. Au Québec, le fait d’adopter un comportement qui déroge à l’honneur et à la dignité de la profession serait un motif suffisant…

    À mon avis, c’est bien ce qu’on peut lui reprocher!

    Mais je ne retiendrai pas mon souffle en attendant que ça arrive…

  11. Je suppose que notre brave gouvernement conservateur, au même titre que les Ayatollahs qui coupent la main des voleurs et la tête des penseurs, va couper la « ligne » de ceux qui urinent sur les poteaux de téléphone. Au point où ils sont rendus, ça ne me surprendrait pas outre mesure.

    Par Papi: Pas de pitié pour les criminels! 😉
    Sur ce, je vais aller jeter un coup d’oeil sur la chaine « Anonymous » (sur le Tube). Non pas pour me moquer de l’honORIFICEntissimus (Très honorable, en latin) Vic Tus, mais pour vérifier par moi-même jusqu’à quel point il a péché. Et jusqu’à quel point il doit être excommunié, châtié, émasculé, éviscéré et, sanction suprême, condamné à se faire cracher dessus par Jackwood.

  12. Papitibi,

    Voici un commentaire approximatif de la part de Jean-Pierre Charbonneau, au Club des EX, hier. Charbonneau a une assez bonne idée des modi vivendi et operandi ministériels québécois, et la transposition aux modes fédéraux est aisément plausible, selon Lisa Frulla :

    Il y a des ministres vaillants qui font la majeure partie du travail de recherche, de rédaction et de supervision de leurs projets de loi, et d’autres qui ne servent que de porte-parole pour les fonctionnaires qui ont fait pratiquement tout le travail préparatoire à la présentation des projets de loi pour les porte-parole. En général, ceux-ci se tournent vers le fonctionnaire spécialiste lorsque les questions des journalistes sont un peu techniques…

    Toews, prononcé taze (électrifiant, ce Monsieur 1 000 watts), n’est donc qu’un porte-parole, un dangereux de vieux néo con. Si la tendance se maintient, on clamera dans quelques années : Le Canada est mort. Vive le Québec !

  13. @Mangouste

    J’ai entendu ce commentaire de J-P Charbonneau. Celui de Marie Grégoire était amusant: il y a des ministres paresseux, et lui, c’en est un.
    Lisa Frulla a ajouté que dans certains cas, le ministre détient une expertise; elle-même a déjà été présidente du groupe Télémédia à l’époque où le réseau exploitait 7 ou 8 (?) stations au Québec et dominait la plupart des marchés où il était présent: CKAC 73, à Montréal, par exemple. Bref, quand elle était ministre des communications et du patrimoine, elle avait pas besoin de se faire « coacher » par ses fonctionnaires.

    Depuis Kevin Drummond (PLQ) et Jean Garon (PQ) – les deux meilleurs ministres de l’agriculture au Qc – le job n’est plus confié à des cultivateurs. Garon était un avocat fiscaliste et Drummond était dans la finance; devint agriculteur en 81, longtemps après. Eux, c’était pas des spécialistes du domaine de leur ministère, alors fallait les coacher…

    Mais Vic Toews? Avocat. Ancien procureur de la couronne – même si c’est loin derrière (1976-±1980). Si lui a besoin de l’avis de ses fonctionnaires pour savoir de quoi parle C-30, alors c’est un minusse avec pas de cervelle! Ou un fieffé incompétent. Ou les deux…

    Moi, ça m’a pris quelques minutes, tout au plus, pour savoir que ce bill « visant la protection des enfants » ne contenait pas les mots ENFANT, PÉDOPHILE, PÉDOPHILIE, alors que les mots SCRS (Service canadien du Renseignement) et CONCURRENCE revenaient plus de 20 fois. De là à conclure que le titre abrégé de la Loi avait pour seul but de diaboliser les opposants, il n’y avait qu’un pas… que j’ai franchi!

    Quand Toews affirme qu’il savait pas que SA loi autorisait la police à espionner sans mandat, moi, je n’en crois rien. Et si je n’en crois rien, c’est à cause du choix du titre abrégé.

    Jamais un fonctionnaire n’aurait donné ce titre abrégé (protection des enfants) à une Loi qui ne parle des enfants que d’une manière très accessoire; ce titre, c’est un choix PO-LI-TI-QUE, destiné à faire farmer la gueule aux opposants. Ce que confirme d’ailleurs le « si t’appuies pas le gouvernement, c’est que tu est du côté des child pornographers!

    D’un autre côté, puisque la bonne foi se présume (au Québec), je vais donc présumer de la bonne foi de cet imbécile et exiger qu’il présente ses plus plates excuses à tous ceux qu’il a qualifié de crypto-pédophiles pour avoir osé dénoncer ce projet de Loi dont il dit maintenant « si j’aurais su, j’aurais pas présenté ».

    Sauf que dans La guerre des Boutons, Petit Gibus était un enfant, LUI!

  14. Papibiti,

    Merci de l’information supplémentaire.

    C’était visible comme un énorme furoncle violacé sur le nez l’ajout de « (protection des enfants) », comme le prétexte d’« innocenter les chasseurs et les agriculteurs » utilisant des armes d’épaule et dont les renseignements inscrits dans le Registre des armes à feu seraient une « atteinte à la vie privée ». De même que le jeune qui donne un joint à un ami serait possiblement accusé de « trafic de stupéfiants » et engeôlé, selon l’un de vos commentaires…

    Harpon, bien qu’il n’en soit pas à son premier entrechoc, oublie que la Cour suprême ne laissera pas passer les tentatives d’entorse à la Charte. Qu’espère-t-il gagner politiquement ainsi ? Je n’en ai aucune idée, sauf qu’il pourra toujours vanter ses manoeuvres et ses tentatives auprès de son précieux électorat extrémiste, puis blâmer les tribunaux pour ses échecs, et penser ainsi renforcer sa position en tant que crime sinister qui n’a pas froid aux yeux et qui affrontera la justice chaque fois que l’idéologie de son gouvernement, de son parti et de son électorat sera en jeu. Un gouvernement à la Harperland majoritaire à 40% se doit de s’affirmer, contre vents et marées. Je le laisserais dans sa chaloupe entre les 40e rugissants et les 50e hurlants…

  15. @Mangouste
    « De même que le jeune qui donne un joint à un ami serait possiblement accusé de « trafic de stupéfiants » et engeôlé, selon l’un de vos commentaires… »

    Je dois préciser, ici, que lorsque le possesseur adulte d’une provision de 6 joints en partage un avec son voisin, c’est déjà – techniquement – de la possession pour fins de trafic; entre le don, le partage ou la « vente » d’un joint, il n’y a pas de différence.

    Sauf que, avant que Tough on crime Harper ne se mette le nez la-dedans, le juge qui déterminait la peine (« sentence », en anglais) usait de sa discrétion et ne condamnait au maximum que le dealer professionnel qui trafiquait de grosses quantités à la fois. Bref, se faire prendre avec 100 kilos de haschich, ou avec 6 maigres joints, ça ne donnait pas lieu à la même décision, et ce, que l’on soit au paradis des sentences-bonbon ou à Calgary-la-tough.

    La réforme Harper consistait à enlever au juge leur discrétion, dans l’attribution de certaines peines. Dont celle qui concerne la possession d’un minimum de 6 joints… Désormais, c’est la prison!

    Cette réforme aura-t-elle l’effet dissuasif escompté? On me permettra d’en douter… Au lieu de porter plainte dans tous les cas, le procureur de la couronne choisira sans doute de passer l’éponge sur les micro-trafiquants (ceux qui échangent un joint!) et refusera de judiciariser leur dossier. En somme, c’est le Directeur des poursuites criminelles et pénales qui donnera instructions aux substituts du procureur-général (les « couronnes ») à travers la province de laisser tranquilles ces jeunes dont la vie professionnelle risquerait autrement d’être lourdement affectée par la condamnation à une peine (obligatoire) de prison.

    Combien de carrières brisées parmi les joueurs de la LHJMQ ou de ses équivalents en Ontario et dans l’Ouest, si cette réforme était appliquée à la lettre et si nos futurs Sidney Crosby devaient passer 6 mois au frais pour avoir donné une puff à un futur Vincent Lecavalier?

    Une fois remis en liberté, le tit-gars pourrait bien être bloqué à la frontière; les Zamaricains échangent des données avec nous et puisqu’ils ne reconnaissent pas les effets du « pardon » légal, alors terminés les espoirs de carrière professionnelle. Alors ils vont faire quoi, ces jeunes-là? Certains d’entre eux vont sans doute se tourner vers la délinquance.

    Marci, Mossieu Harper, de protéger les Canadiens! Marci beaucoup…

  16. Vic Toews et les Conservateurs devraient être poursuivi en justice pour chantage: « Ou bien vous êtes avec moi ou contre moi!… » « Ou bien vous êtes pour le projet de loi C-30, ou bien vous êtes des pédophiles!… » « Ou bien vous approuvez l’abolition du registre des armes à feu, ou bien vous êtes pour Hitler!… »

    Il y a des gens au Canada qui ne se rendent pas compte qu’ils dérapent lentement mais sûrement vers un appui à une forme hypocrite de totalitarisme pour combler leur besoin égoïste de liberté et de pseudo-moralité.

    Comme le disait Dan Bigras à Bazzo.tv. « Les Conservateurs lisent la Bible où il est écrit: Oeil pour Oeil, Dent pour Dent! Appliquer ça en justice correspond à être aveugle tout en portant des dentiers. »

    « Le Conservateur souhaite conserver les maux existants, à ne pas confondre avec le Libéral qui souhaite les remplacer par d’autres! » (Ambrose Bierce). Sauf que nos Conservateurs actuels ne conservent rien; ils reculent en arrière sur tous les plans, alors que nous sommes censés avancer. Il faudrait une machine à voyager dans le temps pour tous les envoyer au XIXe siècle où ils seraient heureux. Et cela nous laisserait enfin la possibilité de vraiment entrer dans le XXIe.

  17. Papitibi,

    Merci des renseignements complémentaires.

    Quant aux super hockeyeurs « pardonnés », serviront-ils de prétexte pour créer la LCH, la Ligue canadienne de hockey, et, EN REVANCHE, deferont-ils les zamaricains aux JO ?

    Mathieu Lemée,

    « être aveugle tout en portant des dentiers »

    Cré Dan, va !

    Très bonne. Merci de la relater.

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