54 commentaires sur “Cornwall: One country, one flag, one language

  1. Ce que je vous expliquait l’autre jour, l’intolérance est plus forte dans le ROC, mais bon, on a cru bon de me faire la morale….

    En plus, les minorité sont plus sensibles à l’intolérance…

    On aurait beau démontrer par exemple que les Québécois méprisent autant le ROC que le ROC méprise les Québécois, reste qu’en bout de ligne, c’est nous qui allons payer le plus cher car nous sommes minoritaires. Donc pour moi les deux formes de mépris sont inégales car une (celle du ROC) a plus de prise.

  2. C’est drôle parce que cette nuit, à mon travail, je pensais à Harper. Ça m’arrive d’y penser la nuit, mais pas trop souvent… Bref, je pensais à son gouvernement et ses politiques qui nous hérissent le poils à nous, les Québécois. En tout cas, une bonne majorité d’entre nous. Et je me disais que dans le fond, c’est nous qui sommes le plus à blâmer parce qu’on a eu l’occasion, en 95, de sacrer notre camps et on a dit non. On a alors abdiqué une partie du contrôle de notre destinée, et on a aussi perdu le respect du ROC.

    Et aujourd’hui, avec Harper qui donnent l’exemple et qui fait ce qu’il veut sans se préoccuper de nous, on est rendu à l’aboutissement de la décision qu’on a prise en 1995.

  3. Il faut remettre la question souverainiste au centre de la politique québécoise, c’est ben beau d’être à gauche, mais christ que c’est naïf quand on n’a pas de pays,…

    Ben oui, à gauche tant que tu veux. si Harper mène, tu vas être à gauche tant que Harper va te le permettre, ça veut dire un pôv ti persécuté!

    C’est pour ça que je vais surveiller Aussant de près, si ça peut pousser QS à peser un peu plus sur l’accélérateur du véhicule de la souveraineté, ça va nous prendre un bolide….

    Ça sert à rien, qu’on r’vire ça su un bord ou l’autre, la question primaire est celle-là!

  4. @Koval
     » les minorité sont plus sensibles à l’intolérance… »

    … sauf que parfois elles se bitchent entre elles, les minorités.
    Ce « One country, one flag, one language », je l’ai entendu dans le cadre d’un bulletin de nouvelles, le jour de la manif de Cornwall.Le bandeau qui défilait sous les images, pendant que le dividu criait son credo, affichait un nom: Jurgen Vollrath.

    Ça sonne plus teuton qu’anglo-saxon, me semble. Et l’une de celle dont j’ai lu les commentaires les plus virulents (je me souviens pas si elle est infirmière) porte un nom et un prénom qui sonnent plutôt le mandarin. Une mandarine chez les orangistes? Avec un prix citron pour ses propos sur le bilinguisme?

    J’ai toujours pensé que, multiculturalisme aidant, on va trouver de plus en plus de Chinois à Vancouver ou à Mississauga, ou d’Ukrainiens à Winnipeg, pour s’étonner de la place insignifiante qu’occupe le français dans leur environnement alors qu’il a le statut de langue officielle. Si ces gens là ne savent pas (et la plupart l’ignorent) pourquoi le français a cette importance au Canada, c’est peut-être parce qu’ils ont été mal renseignés.

    Pourtant, le James Wolfe de ce billet, lui, il affirme que l’enseignement de l’Histoire a été biaisé en faveur des francos. Si c’est le cas, ça n’a pas eu vraiment d’incidence sur la perception qu’ont des francophones une bonne gang de néo-Canadiens de première, de deuxième ou même de troisième génération…

  5. Serions-nous ENCORE majoritairement, socialement, inconsciemment « nés pour un p’tit pain » ?

    À ce propos, hier soir, je regardais « L’éclosion du génie québécois » à Tout le monde en parlait, sur la glorieuse histoire d’Hydro-Québec et d’ingénieurs québécois francophones qui ont défié une direction d’entreprise hydro-québécoise publique surtout anglophone — repêchée des seules et uniques anciennes sociétés d’électricité privées anglophones du Québec, celles qui nous fournissaient notre électricité avant la venue du messie hydro-québécois… —, vieillotte dans ses idées, ses connaissances techniques, ses vues du développement futur, ses solutions techniques.

    Il a fallu qu’un ingénieur québécois francophone, persévérant, convaincant et techniquement futé, Jean-Jacques Archambault (http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Jacques_Archambault), présente une solution très controversée et risquée pour que s’enclenchent un réveil et une audace techniques incroyables à l’époque : l’utilisation de lignes à haute tension de 735 kilovolts pour amener le courant dans les grandes villes du Sud du Québec à partir de centrales éloignées de centaines de kilomètres. Pourquoi 735 kV ? Pour n’avoir qu’à en construire trois (3) plutôt que 12 de 315 kV. Purement et simplement de l’inédit. Il a ultimement aussi fallu la consultation d’un ingénieur français, un bonze d’EDF, Électricité de France, pour obtenir un avis technique positivement favorable au projet, and the rest is history vous diront les anglos de Cornwall (ce nom me dit quelque chose… ah oui : Prince George, Duke de Cornwall, England)

    http://www.cornwall.ca/fr/webadmin/1784History.asp

    http://www.cornwall.ca/fr/webadmin/MuseumsPlaques.asp

    Tiré de Wikipedia, ce qui en dit long ou peu, selon que le lecteur est avisé ou non, sur les premiers et seconds occupants du lopin de terre devenu Cornwall. Il existe une ville « anglaise » juste à l’Ouest de Cornwall, Long Sault…, mais il y en avait une autre, anglaise, « Pointe Maligne », là où les loyalistes royalistes, les « first serious European » settlers ont établi Cornwall. Comme quoi les colons français de Pointe Maligne, beau nom, n’étaient pas sérieux du tout, ni malins, du moins pas suffisamment malins… (http://en.wikipedia.org/wiki/Cornwall,_Ontario)

    Aboriginal peoples have lived in and around the area of present day Cornwall for millennia.
    The first serious European settlement was established in 1784, by United Empire Loyalists, primarily from New York. Disbanded soldiers and their families began to settle at the site of Cornwall, then called New Johnstown.[1]
    They were led by Lieutenant-Colonel Sir John Johnson and were soldiers from the First Battalion King’s Royal Regiment of New York and a contingent of the 84th Royal Highland Emigrants. Following the success of rebellious colonists in the American Revolution, the United Empire Loyalists (as they were later called) migrated to Canada. The British government helped them settle there in reward for their loyalty and compensation for their losses in the United States.
    They founded a settlement on the site formerly called Pointe Maligne by French colonists and renamed it New Johnstown. Later renamed Cornwall for the Duke of Cornwall, Prince George, in 1834 the town became one of the first incorporated municipalities in the British colony of Upper Canada.[2] The construction of the Cornwall Canal between 1834 and 1842 accelerated the community’s development into an industrial centre.[1]

    Mon seul souhait, c’est que les insultes ignares d’un Tumbler, d’un Wolfe (ce nom me dit quelque chose…, et je n’arrive pas à me rappeler quoi) et de tout pro-anglo de tout poil continuent et que ni les politiciens ni les médias québécois n’arrivent plus à les réduire à pratiquement néant. Il faudra encore quelques bons coups de pied au Q pour que le Q sorte de sa léthargie, que les pédéralistes appellent sciemment et résolument démagogiquement « la perte d’intérêt du Q pour la séparation ».

    http://www.radio-canada.ca/emissions/tout_le_monde_en_parlait/2011/Reportage.asp?idDoc=153088

    EXTRAIT CHOQUANT ET TOUCHANT À LA FOIS, tiré du lien ci-dessus :
    Envoyé par Serge Duval de Secteur Drummondville
    24 mai 2011 à 20 h 19 HAE
    Je viens de regarder votre reportage et cela m’a remémoré des souvenirs difficiles. Je travaillais pour CP Rail, de 1974 à 2004, année où j’ai pris ma retraite. Durant toutes ces années, autant aux défunts ateliers Angus, qu’au triage St-Luc l’anglais était dominant. Pourquoi? Tout simplement parce que les dirigeants étaient anglophones. Un grand nombres provenaient de Montréal et étaient néanmoins unilingues.

    Le plus anglophones des lieux de travail était la gare Windsor, qui fut longtemps le siège social de l’entreprise. Là, pas question de français. J’ai souvent vu des employés francophones discuter entre-eux en anglais, sacres inclus!

    Vers le milieu des années 90, de nombreux francophones ont réussis à obtenir des postes à la gare Windsor par le moyen de l’ancienneté syndicale, mais la plupart d’entre-eux ont pliés sous les pressions et ont travaillés majoritairement en anglais.

    En 1997, je fus muté à la gare Windsor. Je travaillais au département des Services aux employés. J’ai été conduit à 3 reprises en enquête disciplinaire pour avoir écrit en français à un employé francophone qui avait des ennuis avec sa paie. Vous avez bien lu, une enquête disciplinaire pour avoir respecté la langue de l’employé qui me demandait des informations.

    Présentement, CP Rail est presque totalement déménagé à Calgary. Le peu qui reste à la Gare Windsor n’est que parure. Le triage St-Luc est presque fermé, le triage Glen tout comme les usines Angus sont fermés. Presque tout CP Rail est déménagé. Ils n’ont plus de « problème » avec le français.
    http://www.hydroquebec.com/comprendre/transport/grandes-distances.html
    EXTRAIT :
    Le transport à haute tension, une solution perfectionnée par Hydro-Québec
    Pour transporter de grandes quantités d’électricité, il est préférable d’augmenter la tension du courant afin de réduire les pertes électriques et le coût total du transport (on peut éviter la construction de lignes additionnelles, par exemple). Une grande partie de l’électricité produite par Hydro-Québec circule dans des lignes à haute tension à 735 000 volts. Sinon, le territoire serait couvert de pylônes : en effet, une ligne à 735 000 volts équivaut à quatre lignes à 315 000 volts, le palier de tension suivant.

  6. @Mangouste

    « Présentement, CP Rail est presque totalement déménagé à Calgary. Le peu qui reste à la Gare Windsor n’est que parure. Le triage St-Luc est presque fermé, le triage Glen tout comme les usines Angus sont fermés. Presque tout CP Rail est déménagé. Ils n’ont plus de “problème” avec le français. »

    Le CP était dirigé depuis Montréal quand le financement s’organisait à Montréal (avant l’émergence de la Toronto Stock Exchange) et quant les administrateurs logeaient dans le Golden Square Miles – dont ils sortaient rarement, de peur d’attraper des poux ;).

    Le transport ferroviaire n’a pourtant jamais été développé au Québec. Pour venir en Abitibi à partir de Montréal, il fallait faire un grand détour vers l’Est et revenir pas Clova et Parent, en Mauricie. Faut pas s’étonner que cette ligne mal conçue ait été désertée par le public voyageur. Pour ce qui est du transport de marchandises, disons que les terminaux (Senneterre, Taschereau) étaient mal situés.

    Le smelter de la mine Noranda était, et est encore relié aux grands marchés par Ontario Northland Railways, qui appartenait au Gouvernement… de l’ONtario. Les gares de passagers, à Temiscaming et Noranda, sont désaffectées depuis des lustres.

    In the meanwhile, c’est le Chemin de fer qui a développé le BC, le Manitoba et un peu plus tard l’Alberta et la Saskatchewan, qui étaient encore des territoires non organisés (constituées en provinces en 1905); le réseau de voies ferrées y est beaucoup plus développé, ce que démontrent les cartes.

    Au Qc, on a peuplé les rives des rivières, à commencer par le St-Laurent. En Saskatchewan (où mon père s’est rendu 5 ou 6 fois par chemin de fer, pour visiter sa soeur), on a peuplé le long de la track, et le « génie » des Westerners n’y est pour rien. C’est l’Est (lire: Montréal) qui a construit tout ça.

    On se promène dans le BC, sur des routes qui longent les grands fleuves (Fraser, Columbia), et on voit deux tracés de voies ferrées, un de chaque côté de la rivière, au pied de la montagne. L’un des deux tracés, c’est le CN; l’autre, c’est le CP. J’ai pris là bas des photos où on voit deux longs convois, de part et d’autre de la voie d’eau. Et quand la route emprunte un tracé plus « aérien », le train qui passe, on peut le regarder de haut sas avoir l’air snob!

    On a jamais vu ça au QuÉbec, qui s’est développé autrement.

    Dans les circonstances, que le CP déménage son siège social à Calgary, ça à rien à voir avec une quelconque faiblesse économique de Montréal: le marché du chemin de fer, c’est dans l’Ouest qu’il se trouve. Parce que les Easterners du 19e siècle e ont ainsi décidé.

  7. @Mangouste

    « Serions-nous ENCORE majoritairement, socialement, inconsciemment « nés pour un p’tit pain » ?  »

    Il y a de cela encore certainement j’en suis persuadé, malgré toutes les réussites de la société québécoise.

    Sur un autre sujet, j’ai écouté la toute fin de TLMEP hier soir, l’entrevue avec un irano-canadien. Ils parlaient entre autres des menaces d’attaques qui pèsent sur la tête de l’Iran présentement, et comme j’ai pris les dernières minutes de l’entrevue, je me demandais s’ils avaient parlé d’Israël durant la discussion. S’ils avaient OSÉ mentionné le rôle de l’État Hébreux dans l’élaboration et le moussage de tous ces merveilleux plans d’attaques qui font les manchettes, ainsi que du rôle des lobbies juifs comme l’AIPAC aux US. Je devine la réponse, mais je me posais la question.

  8. Spritzer,

    Non. Il n’a pas été fait mention d’Israël, mais encore moins de l’Angleterre et des États-Unis, dont les services secrets (SIS et CIA) et le récurrent grenouillage géopolitique pour la mainmise suprême sur l’or noir, déjà en 1953, ont fait élire de force le Shah d’Iran, afin d’ensuite l’utiliser pour évincer du gouvernement iranien sont président, Mossadeh, qui voulait nationaliser le pétrole iranien.

    Le Shah a été réélu avec l’aide de la CIA, et maintenu sur le trône surtout par sa police dictatoriale, la Savak, formée et équipée par la CIA. La Savak a gardé la population iranienne sous contrôle quasi-militaire durant 20 ans, torturant et tuant les résistants au régime, et ce, jusqu’à ce que la révolution fasse élire les mollahs, que le journaliste irano-canadien accuse d’être une dictature… Il se fait, sciemment ou non, le messager des médias et des intérêts qui lui conservent son emploi. Il ne m’a pas impressionné, celui-là, que Lepage compare à lui-même par le biais d’une déclaration du Canada anglais dont j’oublie l’auteur.

    http://www.avn.info.ve/node/4455

    Cela dit, il semble préférable pour l’intérêt des Québécois que sa plus importante entreprise publique ait pour nom Hydro-Québec au lieu d’Oléo-Québec. Je vois mal le Québec tenter de devenir souverain avec l’intention d’étatiser une ressource aussi vitale que le pétrole, quand son principal voisin est celui qui a déclenché le plus de guerres et d’arnaques depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale (depuis bien avant cela en réalité, tous comptes faits) dans le monde pour monopoliser cet or noir.

  9. @Mangouste
    « jusqu’à ce que la révolution fasse élire les mollahs, que le journaliste irano-canadien accuse d’être une dictature… »

    Humm… si c’est pas une dictature, ce n’en est pas très loin!

    Oui, le Shah était une marionnette de Washington et oui, il tenait sa population dans un étau.
    Mais est-ce vraiment plus agréable de vivre en Iran sous les mollahs?

    Les Iraniens sont-ils vraiment libres, quand on se rappelle les images qu’ont pu retransmettre les opposants à Ahmadinejad il y a quelques années depuis leurs téléphones cellulaires? Après les dernières élections présidentielles, les autorités ont tiré sur la foule des manifestants, aux yeux desquels les résultats avaient été truqués.

    C’est comme pour Vlad, en Russie: je viens de voir à la télé des électeurs aussi honnêtes que leur ancien et nouveau Président. Quand la même personne dépose dans l’urne une dizaine de bulletins de votes, l’un après l’autre… on se dit que la famille Poutine (Vladimir et Pierre) nous en met plein la vue!

    = = =

    Quand un dictateur est renversé, les populations libérées me semblent particulièrement malléables et prêtes à accueillir à bras ouvert le premier trou de cul venu. Après Saddam et après l’interlude US, qui va prendre le pouvoir en Irak? Un démocrate soucieux du bien-être de ses citoyens, qu’ils soient sunnites, chiites ou kurdes? Qui va succéder à Moubarak? L’Armée? Les Frères musulmans? Qui va succéder à Kadhafi?

    Après avoir chassé les Japonais, Mao Zedong a installé la terreur en Chine. Des exemples comme celui-là, on pourrait les répéter…

  10. Papitibi,

    Mais je n’excuse pas les mollahs. J’accuse le journaliste de ne pas avoir accusé le Shah des USA ET LEUR SAVAK. Si l’on veut décrier l’Iran pour son absence de démocratie, on devrait remonter jusqu’au moment où cette démocratie a été bafouée, quand le président iranien Muhammad Mossadeh a été démis de ses fonctions sous les ordres des USA.

    Après 20 ans de traitement de faveur à saveur Savak, on peut comprendre que le peuple se sentira libéré par le premier trouduc venu, et encore davantage s’il s’agit d’un trouduc religieux.

    Vous, particulièrement vous, n’êtes pas sans savoir que les religions et les religieux m’horripilent saintement. Alors, pas question de les défendre. Ils ont probablement tous commis des abus et des meurtres. J’ignore si les boudhistes en ont été accusés, mais les Jésuites, oui, et les mollahs et imams, oui. Évidemment, je ne vis pas en Iran, je ne suis pas témoin des minirévoltes qui s’y ourdent, mais si j’étais dirigeant d’un pays et que des pays étrangers, dont la réputation de cupidité insatiable et hypocrite les devance depuis 1900 et quelques poussières, et veuillent me faire sauter par le biais de révoltes pour prendre contrôle de la plus importante source d’énergie de mon pays, j’aurais peut-être tendance à m’accrocher. Si l’on tient compte des attentats perpétrés en Iran par des pays étrangers depuis 1913, et davantage depuis quelques années, je me demande qui est pire, les mollahs ou les ultrareligieux sionistes et les ultrareligieux des États-Unis qui encouragent Israël. Je refuse de tomber dans le piège des grands médias occidentaux. C’est tout, et ce sera tout.

  11. Papi

    Cet incident des anglos contre les francos en milieu hospitalier m’a fait penser à la fois où David Levine s’était fait hué et traité de tous les nom, chien sale etc parce qu’il dirigeait un centre hospitalier à Ottawa tout en ayant déjà eu des allégeances souverainistes:

    Vincent Marrissal, du journal La Presse, assiste à la scène et la décrit dans ces mots:

    «Environ 500 personnes, dont la grande majorité âgée de plus de 60 ans, ont passé plus de trois heures à dire – hurler serait le verbe plus approprié – aux dirigeants du mégahôpital d’Ottawa qu’ils ne veulent pas d’un séparatiste à la tête de leurs institutions. (…) «Levine à la morgue!», «Levine est un traître!» ou encore «Mulder must go!» ont-ils scandé toute la soirée en référence au président du conseil d’administration du nouvel hôpital, Nick Mulder. L’émotion, la colère, parfois même l’hystérie se sentaient parmi ces gens (…). Enterrant la voix des rares pro-Levine sous les Ô Canada ou les insultes, la majorité des anti-Levine présents dans la salle ont traité les membres du conseil d’administration de tous les noms (…). Au-delà de M. Levine et de ses futurs patrons, le procès d’intention visait aussi le Québec en général et le gouvernement péquiste, qui «brime» les anglophones. «Au Québec, ils n’engageraient pas l’un des nôtres pour un poste important», a affirmé une dame.»

    J’avais vu un bout de cette scène de fous à la télé, ça m’avait marquée!

  12. Ça nous ramène à la première phrase du billet:

    « À la veille du référendum de 1995, le Canada profond s’était exprimé, à coups de Just Say No, Please Don’t Go! et de Mon Canada comprend le Québec. »

    Ou bien ces gens d’Ottawa ne faisait pas parti du Canada profond, ou bien ils nous ont mentis. Restez avec nous! On vous aime! Et par la suite quand ils nous croisent sur le trottoir ils nous crachent au visage.

    Il ne fallait pas dire non, en 95.

  13. @Spritzer 21h46

    “À la veille du référendum de 1995, le Canada profond s’était exprimé, à coups de Just Say No, Please Don’t Go! et de Mon Canada comprend le Québec.”

    La charge émotive demeure très forte, quand je revois les clips de l’époque, quand je lis ces pancartes « Just Say No… » ou quand je revois cette semi-remorque passer devant la caméra avec sa banderole rouge sur fonds blanc: Mon Canada comprend le Québec.

    Je me souviens du déroulement de la soirée. La maman était partie se coucher (elle pis la politique…), la fille aussi. Mais les deux grands ados, eux, suivaient ça RE-LI-GIEU-SE-MENT. Avec moi.

    Ils n’étaient pas vraiment conscients du clivage politique entre l’est et l’ouest de l’île de Montréal, pas plus qu’ils ne se souciaient évidemment du fait que, alors que le OUI trônait à 50,5% et que 95% des boîtes de scrutin avaient été dépouillées, comme par hasard, le West Island accusait u retard important.

    Et puis le West Island a commencé à envoyer ses résultats; le pourcentage d’appuis du OUI fondait à vue d’oeil, les deux jeunes me reprochaient mon pessimisme, et moi, je rageais, pendant qu’ils célébraient encore. Le reste appartient à l’Histoire: les résultats entraient du West Island, 1000 NON pour 15 OUI. Sacraman…

    Aussi longtemps que le OUI semblait voguer vers la victoire, je me foutais bien de ces centaines de milliers de dollars investies par le Fédéral. Pour ceux qui l’auraient oublié, il n’y avait pas que le LOVE-IN du Domiion Square (Place du CAnada), avec tous ces Albertains, Néo-Écossais ou Britanno-Colombiens transporetés gratis à Montréal par Via Rail. Il n’y avait pas que ces appels, précurseurs du robocall: Bell Canada ne facturait plus les appels vers le Québec.

    Il y avait aussi tous les supports « Claude Néon » ou whatever the name, qui avaient été réservés par le Fédéral et qui TOUS, sans exception, portaient un message équivoque, genre « NON aux fraudeurs », NON aux pédophiles », NON aux Ovnis », NON à ci, NON à ça…

    Quand c’était pas des NON à la séparation… Le Fédéral avait beau ne pas être lié (juridiquement) par la Loi référendaire qui autorisait des dépenses égales aux camps du OUI et du NON, reste que ces publicité massives pour le NON, par le Fédéral, c’était UNFAIR.

    Et c’était du Jean Chrétien et du Pierre Trudeau tout chié. John James faisait figure de figurant, à titre de chef du Parti Progressiste-Conservateur. Comme Daniel Johnson fils, qui n’a jamais su épeler le mot « charisme »!

    Je n’ai jamais oublié. Mais les tit-counes comme JLP – alors en 2e année du Primaire – se permettent à leur tour de chier sur le Bloc, comme si leurs aînés avaient pu voter pour autre chose que le Bloc.

  14. @Papitibi

    J’ai toujours eu l’impression, à tort ou à raison, que le referendum avait été perdu principalement à Québec. Les anglophones et les allophones de Montréal, on savait à quoi s’en tenir car ils n’ont jamais appuyé le projet, ni le PQ. Mais alors que les résultats nous parvenaient d’est en ouest avec un plus ou moins 60% pour l’est du Québec, quand est venu le tour de la ville de Québec, c’est là que mes premiers doutes sont apparus.

    Je ne me souviens pas des chiffres précis, mais les francophones dans l’ensemble du Québec ont été assez stable dans leur appui tandis qu’à Québec, les chiffres avaient été plutôt décevants pour une population à 95% et plus francophone. Le résultat tournait autour du 50% si je me rappelle bien. Moi j’avais sentie qu’il y avait de l’eau dans le gaz ce moment-là.

    Je ne sais pas si un vote pour le OUI à 55% à Québec aurait fait la différence, mais le 50% qui est sorti m’est resté en travers de la gorge, autant sinon plus que le vote anglophone de Montréal.

  15. @ tous

    Excellent billet et excellents exemples de xénophobie dont j’ai moi même déjà fait l’objet dans le ROC parce que je suis pas né dans la « bonne province ». Ceux qui osent nous le dire en pleine face sont peu nombreux (les anglos sont plus adeptes de l’hypocrisie), mais ça m’est arrivé dans l’Ouest, dans la famille de ma blonde.

    Par contre, je ne crois pas que la souveraineté soit la solution. Le Québec n’a pas la santé financière pour accéder à l’indépendance. Depuis 40 ans, les politiques de gauche ont affaibli le Québec dans la confédération. Il faut arrêter de diaboliser l’entreprenariat et surimposer les contribuables. La seule chance de survie à long terme du français en Amérique du Nord passe par la prospérité économique. Il faut que le Québec cesse de perdre des travailleurs qualifiés au profit des autres provinces et qu’il attire de la main d’oeuvre de partout dans le monde. Ces nouveaux travailleurs apprendront le français et leurs enfants iront à l’école française. Ainsi, au lieu de représenter 20 % de la population canadienne, les francophones représenteront peut-être 25 % des Canadiens un jour (comme ça a déjà été le cas).

    Je serais prêt à aller m’installer à Cornwall pour travailler, faire chier la centaine de loyalistes à l’esprit étroit et contribuer à faire augmenter le pourcentage de francophones à Cornwall ;-). Vous êtes partants?

  16. Bonjour Hugo, et bienvenue!

    Pas né dans la bonne province? Ça me fait justement penser que parmi les commentaires anti-French que j’ai eu l’occasion de lire pendant que je préparais ce billet, j’ai lu quelque chose comme « le français a déjà scrappé le ew-Brunswick« . C’est sûr qu’avec 40% de la population, les Acadiens du N-B ne méritaient pas que l’administration publique s’adresse à eux dans leur langue!

    J’ai conservé tellement de merveilleux souvenirs du maire Jones, à Moncton!

    One country, one flag, one language! Est-ce que ces anglophones auraient accepté qu’il en fut ainsi dans chacune des provinces et dans chacun des territoires alors que la majorité de leurs habitants était de langue française? Auraient-ils accepté, eux, de se soumettre à la majorité alors francophone?

    Poser la question, c’est y répondre…

    = = =

    Pour ce qui est de la souveraineté, par contre, je m’inscris en faux. Ce n’est peut-être pas compatible avec les intérêts des communautés francophones de l’Alberta ou de la Nouvelle-Écosse (je suis moi-même d’origine néo-écossaise par mon père) mais la perte d’influence du Québec au sein du Canada n’augure rien de bon. Je vis moi-même à proximité des communautés francophones du Nord de l’Ontario, et j’y ai des amis, de Elliot Lake à Kirkland Lake, et de Hearst à North Bay. Tous leurs efforts auront échoué, en ce sens que 95% de leurs petits-enfants se sont intégrés à la majorité anglophone. Les unions mixtes finissent par avoir raison des minorités francophones dans le RoC; en raison de leur masse critique, le phénomène est moins visible dans l’Est de l’Ontario et au N-B.

    Et ce, sans égard aux choix qu’a pu faire et que pourra faire le vaisseau-amiral de la francité, le Québec.

    Pour ce qui est de l’économie, j’ignore jusqu’à quel point vous êtes conscient des effets d’un dollar boosté par le pétrole albertain sur l’économie du Québec. Et de l’Ontario… Je vous recommande la lecture de ces excellents billets de mon ami Darwin, économiste de formation: ICI (2011) et ICI (2010)

    Bref, la séparation du Québec pourrait lui être bénéfique… dans la mesure où il renoncerait à la monnaie canadienne.

  17. La gauche a appauvrit la province!?!?

    Mais de quoi il parle!?!?

    C’est tellement creux et vague comme phrase!!!!

  18. Tiens, eh pourquoi on ne dirait pas que le Québec n’a pas la santé financière pour soutenir les frasques de Harper et son party de gaspillage dans l’armée, les prisons ect..

    C’est ça qu’on a pas les moyens de payer!

    Autre chose qu’on a de moins en moins les moyens de se payer, c’est le luxe de polluer à vitesse grand V, comme ces idiots qui nous gouvernent à Ottawa!

    Ce fou d’Haper est tellement crinqué, que les agences l’ont averti que le pays risque la décote s’il ne se calme pas avec ses coupures!!!!

    Et je vois du monde craindre pour l’économie québécoise….

    Y comprennent pas vire, et qu’ c’est long!

  19. «C’est ça qu’on a pas les moyens de payer!»

    En effet! Même les fédéralistes comme Charest ne sortent plus ces arguments et reconnaissent la viabilité économique d’un Québec indépendant. Je ne sais pas d’où sort ce Hugo, probablement d’un blogue de droite…

  20. @Darwin 06h50
    « Je ne sais pas d’où sort ce Hugo, probablement d’un blogue de droite… »

    Ça, c’est une hypothèse. Pour l’instant. La réalité, par contre, c’est que Hugo écrit depuis une région à forte majorité anglophone du RoC. Et ma perception des francos du RoC, c’est qu’ils sont très majoritairement opposés VIS-CÉ-RA-LE-MENT à la séparation du Québec, pour des motifs que par ailleurs je peux comprendre facilement. Le Québec parti, je doute que le Canada demeure « bilingue » et continue à donner la moindre importance à ses « peuples fondateurs ». One Country, one flag, one language ».

    J’ai des amis francos dans le Nord Ontario, tous fédéralos… et tous en voie d’anglicisation, du moins au niveau de leur descendance. Un LAROCHE ne met pas l’accent tonique sur son patronyme au même endroit, au Québec et à Sudbury. Mes amis Laroche s’appelaient LAroche en 72; en 2012, ils s’appellent LeROCHe (les 2 E sont muets, l’accent est mis sur la 2e syllabe).

    Et aucun de mes amis francos du Nord Ontario ne comprend que je puisse être souverainiste; ils essaient toujours de me convaincre de demeurer, à l’aide des mêmes arguments économiques que fait valoir Hugo. Et mes amis du Nord Ontario sont majoritairement plus progressistes que conservateurs (lire: ils élisent le plus souvent un NPD).

  21. «…Et c’était du Jean Chrétien et du Pierre Trudeau tout chié. John James faisait figure de figurant, à titre de chef du Parti Progressiste-Conservateur…» ?

    La demande de permis à la Ville de Montréal, pour cette manifestation , porte le nom d’un sénateur conservateur.

  22. @Richard55

    Long time no see!
    Merci pour la précision.
    Reste que le grand tribun de 80, c’était Trudeau, et le grand tribun de 95, c’était Chrétien. Et c’est quand même le PLC qui a émis les chèques, si je puis dire…

  23. En effet..

    Salutations Me ! Je participe peu, mais je vous lis toujours.

  24. Rebonjour,

    Merci Papitibi pour votre réplique. Beaucoup plus agréable que le ton hostile des commentaires d’autres personnes.

    Je suis d’accord avec en ce qui concerne les francos hors Québec et leur point de vue sur la séparation. Personnellement, je n’ai aucun problème avec le principe, mais je ne crois pas qu’il s’agisse de la meilleure façon d’aider la cause du français. À l’extérieur du Québec, il est vrai que le taux d’assimilation des francophones est important, mais le taux de bilinguisme des anglophones augmente aussi. Un Québec plus prospère aurait un effet encore plus positif sur le taux de bilinguisme des Canadiens anglais, ainsi que sur la diminution du taux d’assimilation des francos (en plus de l’augmentation de la population du Québec et du nombre de personnes y parlant français).

    Je pense qu’il faudrait arrêter de politiser tout débat et axer nos efforts sur les questions d’ordre économique. La politique partisane ne fait que diviser les gens et nous empêche de nous attaquer aux vrais enjeux.

  25. Hugo, la dernière partie est une tactique récente de la droite – qui sous entend que la *gauche* est responsable.
    Oui, il FAUT politiser le débat., TOUT est politique, l’économie itou.
    Regarder les posts de Darwin sur Jeanemare.

    La droite essaie d’endoctriner le peuple avec des Pravda Capitalistes comme le Journal de Montréal-Québec.

    Il faus au contraire REVENIR à la politique.

  26. « Je pense qu’il faudrait arrêter de politiser tout débat et axer nos efforts sur les questions d’ordre économique. La politique partisane ne fait que diviser les gens et nous empêche de nous attaquer aux vrais enjeux. »

    D’accord, on va s’échanger nos recettes de tartes aux fraises alors!

  27. @Hugo
    « Je pense qu’il faudrait arrêter de politiser tout débat et axer nos efforts sur les questions d’ordre économique. »

    By the way, vous avez lu mes hyperliens qui pointent vers les deux billets de Darwin auxquels je vous ai référés hier… alors que vous donniez l’impression d’écrire depuis Fredericton, NB? Si vous les aviez lus, vous ne me reviendrez pas avec le même argument dénigrant à l’endroit du Québec.

    Et si vous les aviez lus, vous auriez été en mesure de les commenter, non?

    Je sais être courtois… comme vous avez fait mine de m’en remercier. Mais je sais aussi me montrer plus sévère, à l’égard d’un commentateur qui donne l’impression de faire du sur-place.

    Il faisait beau, en Suède, aujourd’hui? Trop beau pour que vous puissiez vous documenter sur la maladie hollandaise?

  28. Et pendant que nos Orangistes parlent de la minorité francophone qui les endoctrinent, le schtroumpf à lunettes de Huntingdon ose dire à qui veut l’entendre que la loi 101 est une loi raciste envers son 40% d’anglos dans sa micro-cité, et qu’il entend bien jouer au voyou en ne respectant pas cette loi, ce qui a fait la joie de Zouf Gagnon dans son royaume de la Tatagounie, qui parle du fait que la loi 101 est une loi stupide car aucun pays n’a ce genre de loi discriminatoire.

    Faudrait rappeler à tout ce beau monde que le Québec, tant qu’il ne sera pas un pays, sa langue française est bien plus en danger de disparaitre que l’anglais, et que le Québec est l’un des rares endroits au monde à accommoder sa minorité ne parlant pas la langue majoritaire sur son territoire.

    Quant à Hugo, je lui pose cette question que j’ai déjà posé au défunt Majestic. Préfères-tu vivre toute ta vie chez tes parents et les laisser décider d’une partie de ton avenir et de tes actions, ou bien préfères-tu vivre dans ton logement, indépendant, sans que personne ne te dise quoi faire et que tu assumes en maturité la responsabilité de tes actes, tes bons coups et de tes erreurs?

  29. @ Hugo

    «Je pense qu’il faudrait arrêter de politiser tout débat et axer nos efforts sur les questions d’ordre économique. »

    À l’origine, on parlait de l’économie politique, terme qui revient de plus en plus en force, car ce sont deux domaines qui sont indissociables. Parler d’un, c’est parler de l’autre.

    Papitibi vous a conseillé deux de mes billets, moi, je vais vous suggérer celui-ci : http://jeanneemard.wordpress.com/2012/02/23/la-droite-et-les-bonnes-nouvelles/ . Vous y apprendriez que le Québec se classerait premier ou deuxième des pays de l’OCDE, s’il en était un, «selon les critères de l’OCDE pour mesurer le bien-être de ses habitants.». Pas mal pour une région que vous ne trouvez pas assez prospère… Tout dépend de ce qu’on entend par prospérité, bien sûr! Disons que le bien-être d’une population me semble un bon départ pour la définir!

  30. @Mathieu
    « la loi 101 est une loi stupide car aucun pays n’a ce genre de loi discriminatoire. » – Tatagoniste

    J’ai eu ce genre de discussion des centaines de fois avec mon ex, une Est-Européenne qui venait de vivre un peu plus de 15 ans à Toronto. Elle est loin d’être folle, la madame (deux fois Ph.D), et elle parle elle-même 6 langues. Cela dit, je ne suis jamais vraiment parvenu à lui faire comprendre pourquoi la majorité linguistique du Qc était plus coercitive que celle de l’Ontario, et en quoi il nous était nécessaire de faire au Qc des choses qu’il était inutile de faire en Ontario.

    Et de un, la langue française, en Amérique du Nord, fait face à un défi assez unique dans le monde occidental: 7M de francophones entourés de 300M d’anglophones. Bien sûr, il existe en Europe quelques idiomes moins répandus, dont les locuteurs peuvent avoir du mal à les conserver vivants. Le Néerlandais, par exemple. Ou le portugais. Ou le slovène… Mais aucune de ces langues ne subit le danger que subit le français au Québec (ou ailleurs au Canada).

    Pour un immigrant installé à Montréal, la force d’attraction de l’anglais – utilisé par 95% des Nord-Américains – est bien différente de la force d’attraction de l’allemand ou du français en Europe. En Europe, aucune langue ne domine; l’anglais n’est qu’un outil de communication, sur le contient. Il ne domine pas. Pas plus que le russe. Alors l’étranger va tout naturellement se tourner vers la langue du pays: le Suédois en Suède, le Néerlandais aux Pays-Bas, le Français en France…

    Au Qc, l’aimant que constitue la domination continentale de l’anglais est beaucoup plus fort que celui que constitue le français, une langue perçue par le nouvel arrivant comme strictement régionale. Sans la coercition que lui impose la législation, il se tournera tout naturellement vers la langue qui lui ouvre non seulement les portes de Monnetriâlle, mais aussi celles de Boston, Toronto ou Chicago.

    En Europe, quand tu t’installes en France, il n’y a pas de raison d’apprendre d’abord l’italien ou le russe. Mais chez nous, c’est pas pareil…

    Si David Gagnon n’a pas encore compris ça, le PhD qu’il dit avoir obtenu, il a dû le trouver dans une boîte de Kracker Jacks!

    Faut dire que quand un libertarien observe les choses, le prisme de la libââârté absolue lui fausse la perception. Voilà pourquoi ils ont protesté contre la fermeture de CHOI-FM à Québec: le droit de diffamer transcende le droit à la réputation!

    Voilà pourquoi David Gagnon considère AUSSI la loi de la protection du consommateur comme étant inutile. Voilà pourquoi cet autre libââârtarien qu’est Jeff Plante (également président du Parti Conservateur du Qc) continue d’afficher FIÈREMENT sur son compte twitter que le capitalisme, c’est le droit des plus intelligents d’exploiter les imbéciles: le droit à l’exploitation des uns par les autres doit primer sur le droit de ne pas être exploité.

    Avec ce raisonnement, pas besoin de loi sur les normes du travail ou sur le salaire minimum. Et encore moins des syndicats: que chacun négocie ses conditions de travail avec son employeur! Vive la libââârté!

  31. @Koval 21h29

    D’entrée de jeu, je précise que « la mairie de Huntingdon » est abonnée à mon blogue; peut être le titulaire du poste a-t-il puisé ici certaines de ses idées iconoclastes?

    Tant qu’à sortir du placard, j’ajoute que deux organismes qui servent la Communauté juive font également partie de mes abonnés. Peut-être pour me surveiller de plus près? 😉

    Cela dit, Stéphane Gendron émet souvent des opinions qui dérangent mais dont le fond mériterait une certaine réflexion.
    Je n’applaudirai pas sa bravade, genre: c’est pas un petit juge de la Cour du Québec qui va venir me dire dans quelle langue je vais m’adresser à « mon peuple ».

    S’il était encore membre du Barreau (il ne l’est plus), il aurait l’obligation de soutenir l’autorité des tribunaux; cette sortie pourrait donc lui valoir une radiation temporaire.

    Mais reconnaissons une chose: l’Office de la langue française laisse passer bien pire, faute d’inspecteurs et faute de volonté politique de la part du gouvernement Charest. De savoir que 26? des commerçants de la rue Ste-Catherine se kâlissent de leur obligation d’afficher leur raison sociale en français, ça me défrise autrement plus que le fait, pour Huntingdon, d’envoyer ses trucs sur un document biligue, alors que ±1000 de ses ±2500 habitants sont anglophones. Sur la Catherine, on peut garder les raisons sociales New Look ou Second Cup Coffee Shop, dès lors qu’on ajoute un descriptif en français: Les cafés Second Cup Coffee shop, Lunetterie New Look, etc.

    Sans compter que d’autres municipalités font pareil, avec une proportion encore plus faible d’anglophones: Châteauguay, par exemple.

    J’ai l’impression que Gendron a été irrité par le fait qu’une plainte ait été portée. Et quand il est irrité, il réagit parfois comme un enfant!

  32. C,est quoi la droite, la gauche, anarchisme etc si non pas AUSSI des conceptions économiques?

    Il y a des pays BIEN plus draconiens envers leur languages.
    Comme par example, un pays balte a récememnt refusé si je me rappelle bien de donner un statut particulier au russe pour la minorité russe.

  33. @UbberGeek

    Qu’un pays balte ait refusé un statut particulier au russe, ça me sonne des cloches. Mais il faut dire, de mémoire, que ce pays balte avait fait l’objet d’une manoeuvre de russification; le russe y est encore parlé par quoi, 30% de la population (?) (résultat de la russification). Mes souvenirs sont lointains…

    À leur place, j’aurais fait pareil…

    D’ailleurs, si mon ex parle aujourd’hui le russe, c’est parce qu’on le lui a enfoncé de force dans la gorge! Quand tu vis à 30 km de la frontière de l’URSS…

  34. Gendron payera ses contraventions! En espérant qu’il ne refilera pas la facture aux contribuables….

    Les autres municipalités se conformeront!

  35. «En espérant qu’il ne refilera pas la facture aux contribuables….»

    C’est la ville qui contrevient à la Loi, pas Gendron dans sa vie privée. Alors, c’est sûrement la ville et par extension ses contribuables qui vont payer… À moins qu’il ne la rembourse ou que la ville ne soit mise en tutelle avant!

  36. Darwin

    C’est la ville qui contrevient mais la ville peut se conformer, les autres villes qui ont été prises ont décidé de se conformer.

    C’est le maire ou la ville qui a décidé de ne pas se conformer ?

  37. En fait, tu as sans doute raison, la ville payera parce que c’est l’infraction de la ville, mais parions que c’est Gendron seul qui a décidé de ne pas se conformer, dans lequel cas, il éviterait les amendes …

  38. Papi

    Gendron ne m’est pas du tout sympathique, je dirais de lui qu’il est plutôt du coté des conservateurs, des adéquistes et des fédéralistes….

    Rien pour que le trouve drôle ou intéressant!

  39. Lu dans le Devoir :

    «Au nom de sa minorité anglophone, le conseil municipal demande une révision de la Charte pour permettre aux villes de communiquer avec les citoyens indistinctement en anglais ou en français.»

    «La Ville de Huntingdon s’expose à des amendes variant entre 1500 $ et 20 000 $.»

    Ce serait donc bien le conseil qui, juridiquement parlant, aurait pris cette décision et la ville qui s’expose à des amendes.

    http://www.ledevoir.com/politique/quebec/344533/huntingdon-quebec-s-attend-au-respect-de-la-loi-101

  40. «La Ville de Huntingdon s’expose à des amendes variant entre 1500 $ et 20 000 $.» – Le Devoir, via Darwin

    = = =

    Si la Ville de Huntingdon était condamnée à de telles amendes – et j’imagine que l’attitude de défi manifestée par son maire pourrait justifier des sanctions plus près du maximum que du minimum prévus par la Loi pour une première infraction (et des récidives subséquentes), alors il suffirait qu’un contribuable s’adresse à la Cour pour demander la mise en tutelle… et une ordonnance de non-éligibilité de chacun des élus qui aura approuvé la décision de contrevenir à la Loi et d’exposer la ville à des amendes.

    Stéphane Gendron n’est plus avocat mais les connaissances acquises lui restent: quand il dit qu’il ne terminera pas son présent mandat à la mairie, c’est peut-être parce qu’il voit venir cette condamnation à des amendes répétées et la demande judiciaire qui pourrait suivre.

    Je n’ai pas vérifié, mais même s’il n’était plus membre du Conseil à ce moment là, il pourrait lui-même être déclaré inéligible à tout poste électif. Il lui resterait la possibilité d’être élu… au fédéral, mais comme il ne veut pas servir un chef autre que lui-même, il lui reste la possibilité de se présenter indépendant.

    C’est assez fermé, comme perspectives, surtout que je ne le vois pas être réadmis au Barreau après avoir bafoué l’autorité des tribunaux.
    Restent donc LES médias.

    Si on veut encore de lui après ça!

    Ne restent donc plus que deux possibilités: ou bien il devient commissaire industriel (à Huntingdon? à Cornwall 😉 ), ou bien il est nommé au Sénat, où il pourrait devenir le Boisvenu des langues officielles et jouer au cowboy from coast to coast.

  41. Le Maire d’Huntington est pas celui qui a fais un mini-scandale parce qu’il a dit q’il a dit qu’il était un Sataniste affirmé (variété théiste ou non-théiste – il a un pendantif de Lui, me semble),et qui est idéologiquement une sorte de libertarien light (minarchiste?)-conservateur avec des idées comme ‘les gens toxiques’, ‘le bon égoisme’ et tout?

    Rien de surprenant, si c,est vrai.

  42. Latvians Resoundingly Reject Attempt to Add Russian as a National Language

    RIGA, Latvia (AP) — Latvian voters resoundingly rejected a proposal to give official status to Russian, the mother tongue of their former Soviet occupiers, though the defeated referendum Saturday is expected to leave scars on an already divided society.

    Russian is the first language for about one-third of the Baltic country’s 2.1 million people, and many of them would like to accord official status to the language to reverse what they claim has been 20 years of discrimination.

    But for ethnic Latvians, the referendum was a brazen attempt to encroach on Latvia’s independence, which was restored two decades ago after a half-century of occupation by the Soviet Union following World War II.

    Many Latvians still consider Russian — the lingua franca of the Soviet Union — as the language of the former occupiers. They also harbor deep mistrust toward Russia and worry that Moscow attempts to wield influence in Latvia through the ethnic Russian minority.

    « Latvia is the only place throughout the world where Latvian is spoken, so we have to protect it, » said Martins Dzerve, 37, in Riga, Latvia’s capital. « But Russian is everywhere. »

    With over 93 percent of ballots counted, 75 percent of voters said they were against Russian as a national language, according to the Central Election Commission results.

    However, in the eastern region of Latgale, which straddles the border with Russia, a majority of voters approved changing the constitution to make Russian a national language. The region is Latvia’s poorest and has a high percentage of ethnic Russians and other minorities.

    « Society is divided into two classes — one half has full rights, and the other half’s rights are violated, » said Aleksejs Yevdokimovs, 36. « The Latvian half always employs a presumption of guilt toward the Russian half, so that we have to prove things that shouldn’t need to be proven, » he said.

    The referendum sparked high voter participation, with more than 70 percent of registered voters casting ballots — considerably higher more than in previous elections and referendums. Long lines were seen at many precincts both in Latvia and abroad, with voters in London reportedly braving a three-hour wait.

    In Chicago, Mara Varpa, 57, said she voted against the proposal since Latvian is an integral part of the national identity and should therefore remain the sole official language.

    « I don’t think there should have been a referendum to begin with because it’s already in the constitution, but since there was I had to vote, » Varpa said.

    http://news.yahoo.com/latvians-reject-russian-national-language-214739164.html

  43. Dutrizac a raison de dénoncer ce gars, mais il se fait ramasser par Louise Marchand et elle a bien raison.

    Il dérape à partir d’un cas, et il sombre dans la démagogie. Il semble que ça l’enrage pas mal plus parce que le gars est immigrant, et à ce titre, il tombe dans le racisme lui avec…

  44. @Koval et Mathieu

    J’ai eu envie d’appeler au Dep De l’Église. Juste pour jaser, là, là…
    (514) 903-4490
    779 rue de l’Église

    Je sais que le Dep a un nouvel exploitant depuis le 18 mai 2009.
    Je sais aussi que le chum États-Unien de la fille de mon ex habitait à deux pas de là, en 2005. C’est là qu’il achetait ses cigarettes; j’ai cru reconnaître la bâtisse sur Google Street View! Me semble bien que je suis entré là avec le chum.

    = = =

    Vrai que Dutrizac beurre épais mais pour avoir entendu les injures racistes proférées par ce trou de cul d’Asiatique (I am Canadian and I pay my rent), je dirais que le plus abject des deux, c’est pas Dutrizac. C’est plutôt cet enfoiré qui affirme sans avoir été provoqué que les Québécois do not contribute (par leurs impôts) and only buy beer and cigarettes.

    Dommage que la Loi ne permette pas à la Régie des alcools de retirer leur permis de vente d’alcool à ce genre de proprios de dep, « self-employed » et aussi méprisants à l’égard de la société d’accueil, aussi longtemps qu’il refusera de servir la clientèle en français.

    Je suis convaincu qu’il apprendrait vite, le tabouère!

  45. J’ai bien du mal moi aussi avec le racisme de ce proprio de dépanneur, mais j’ai bien du mal avec le racisme à la ptite semaine de Dutrizac…

    La séquence suivante m’énerve:

    « Nous on offre une terre d’accueil paisible, un système d’éducation gratuit ou presque, un système de santé gratuit… »

    Il sous entend qu’un immigrant, ça a été mis au monde par nous et ça doit être poli plus qu’un de Souche parce que ça jouit de NOTRE système….grrrrrrr!

    C’est quoi ces propos de marde? Il est animateur radio en plus! Ça cré des dommages!

    Le jour où un immigrant au radio se mettra à avoir des propos méprisant envers tous les de Souche parce qu’il s’est fait mal traité par un raciste, ça ne passera jamais.

    L’égalité entre citoyen, on en est loin!

  46. Papitibi,

    Suite à votre 7 mars 2012 à 23:26, je vous soumets ce qui suit. J’en déduit que la langue officielle du Canada est le Français, na!

    http://www.lautjournal.info/default.aspx?page=3&NewsId=5202

    LA CAUSE CARON-BOUTET EN ALBERTA
    12 mars 2014
    Christian Néron

    L’auteur est membre du Barreau du Québec, constitutionnaliste, historien du droit et des institutions

    « La Loi constitutionnelle de 1867 a-t-elle amélioré la légalité de la langue anglaise au Canada ? Pas tant que ça ! Il y a quelques dispositions qui mettent le français et l’anglais sur un pied d’égalité sur les plans législatif et judiciaire, mais il n’y a aucune disposition explicite affirmant que l’anglais serait devenu la langue officielle du Canada, au même titre que le français l’avait été sans interruption depuis 1663, et ce, en vertu d’une loi écrite et explicite à cet effet. Quelle est la règle de droit écrite qui aurait fait expressément de l’anglais la langue officielle du Canada ? Avant la Loi sur les langues officielles de 1969, il n’y en a pas. Tout baigne dans un flou colonial – judiciairement entretenu – en ce qui a trait au statut légal de l’anglais. Le mieux que les juristes ont pu dire à ce sujet, c’est que la conquête aurait tout viré à l’envers, d’un trait ! Argument qui en dit long sur leur étonnante timidité à s’intéresser aux sources de notre droit qui, d’ailleurs, ne sont pas si difficiles que ça à comprendre.

    « Dans le jugement rendu dans l’affaire Caron-Boutet par la Cour d’appel de l’Alberta, les trois juges ont beaucoup insisté sur la nécessité de légiférer « expressément » en matière de langue au Canada. Alors, quelle est la loi qui a expressément introduit, qui a expressément légalisé l’usage de l’anglais au Canada ? Quelle est la loi qui a expressément légalisé l’usage de l’anglais dans les provinces de l’Acadie après leur cession à l’Angleterre ? Quelle est la loi qui a expressément légalisé l’usage de l’anglais en Ontario, au Manitoba, en Saskatchewan et en Alberta ? Si des lois « explicites » existent, il faudrait nous les montrer une fois pour toutes ! Ces cachotteries-là ne peuvent pas durer encore pendant des siècles ! Si ces lois existent, qu’on les sorte !!! Et, surtout, qu’on cesse de répéter à gauche et à droite des âneries à propos de la « conquête ».

    « Il n’est pas suffisant de se parer et de se gonfler de la dignité coloniale pour établir ses droits. C’est la loi qui doit prévaloir ! Le procureur-général Thurlow et le juge en chef, lord Mansfield, l’avaient dit expressément, dès 1774, eux qui craignaient déjà des excès de « dignité » de la part des colons britanniques qui se faisaient de bien grandes idées au sujet des lois qui devaient prévaloir dans leur pays d’accueil.  »

    Et vous, qu’en dites-vous ?

  47. @ Gaïa 11:35

    L’auteur, Christian Néron, écrit notamment: « Alors, quelle est la loi qui a expressément introduit, qui a expressément légalisé l’usage de l’anglais au Canada ? Quelle est la loi qui a expressément légalisé l’usage de l’anglais dans les provinces de l’Acadie après leur cession à l’Angleterre ?  »

    Amusant. Pour ce qui est de l’Acadie, de la conquête à 1867, peut-être un flou juridique existait-il. Par contre, le British North America Act – une loi du parlement anglais by the way – a été ratifié en 1867 dans la langue de Shake n’ Bake. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il existe au Canada une coutume constitutionnelle en faveur de l’anglais.

    Or, en droit constitutionnel, la coutume crée le droit.

  48. Papitibi,
    J’ai trouvé ceci :

    http://jugements.qc.ca/php/decision.php?liste=75437529&doc=100CED04FF2BE7285E11C3651C405CFC8920CC4A5E64672F630D89787ADAFC59&page=1

    (…)
    « A. Cour suprême de la Colombie-Britannique, 2011 BCSC 1043, 21 B.C.L.R. (5th) 62

    [7] Siégeant en chambre, le juge rejette la requête des appelants. Il s’estime lié par les décisions des tribunaux de la Colombie-Britannique selon lesquelles, dans cette province, les instances civiles se déroulent en anglais (R. c. Keller, [1966] 2 C.C.C. 380 (C.S.C.-B.); R. c.Watts, Ex parte Poulin (1968), 69 D.L.R. (2d) 526 (C.S.C.-B.), conf. par [1969] 3 C.C.C. 118 (C.A. C.-B.); R. c. Lajoie (1970), 2 C.C.C. (2d) 89 (C.S.C.-B.); R. c. Pelletier, 2002 BCSC 561 (CanLII)). D’après cette jurisprudence, l’anglais doit être la langue des tribunaux de la Colombie-Britannique en raison de la réception dans la province, par l’application de l’art. 2 de la Law and Equity Act, R.S.B.C. 1996, ch. 253, d’une ancienne loi d’Angleterre intitulée An Act that all Proceedings in Courts of Justice within that Part of Great Britain called England, and in the Court of Exchequer in Scotland, shall be in the English Language, 1731, 4 Geo. II, ch. 26 (ci-après, la « Loi de 1731 »).

    Ce sera ma réponse à la question de Christain Néron.

  49. @ Gaïa 13:11

    L’article 530 du Code criminel garantit à tout accusé, où qu’il soit au Canada, de subir son procès dans la langue officielle de son choix… sous réserve qu’il doit laisser à l’appareil judiciaire le temps de s’organiser en conséquence (juge/jurés/procureur bilingue et service d’interprète). Ici, c’est pas un procès criminel…

    Anglais, langue officielle de plein droit: Alberta, Saskatchewan, Manitoba
    Anglais, langue officielle par l’usage: BC, Ontario, Nouvelle-Écosse, PEI, Newfoundland
    Anglais+français, langues officielles de plein droit: NB, Nunavut, Yukon, TNO
    Procès civils dans l’une ou l’autre langue officielle: Québec, NB, PEI, Manitoba (traduction), Saskathewan (traduction)
    Administration publique: anglais partout, sauf:

    – PEI (certaines municipalités bilingues)
    – Manitoba (Winnipeg bilingue)
    – Ontario (régions désignées bilingues)
    – Québec
    – Nova Scotia (recours ponctuel au français)
    – Iqualuit, Whitehorse et Yellowknife (dans les 3 territoires)

    éducation: dans les deux langues partout mais à l’arraché, après de longues luttes jusqu'en Cour Suprême… et c'est un droit très précaire!

    Pour plus de détails: http://www.axl.cefan.ulaval.ca/amnord/cnd_regimes_lng-prov.htm

  50. Papitibi 13.53

    Merci. Rien n’est facile puisque ladite constitution n’a pas été antérinée par la province de Québec.

  51. Papitibi,
    Après réflexion, si « Or, en droit constitutionnel, la coutume crée le droit. » je comprends bien, cela veut dire que entérinée ou pas la coutume aura force de loi ?

    Je ne comprends pas le Couillard d’avoir réveillé cette affaire là.

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