47 commentaires sur “Juge Delisle: anguille sous roche?

  1. Je pense que le juge Delisle est la personne qui a tiré, mais qu’il s’agit d’un meurtre par compassion ou, à tout le moins, d’un suicide assisté (puisque madame ne pouvait pas tenir l’arme par elle-même, elle aurait demandé à son mari de tirer pour elle et il aurait donc accepté pour libérer son épouse de ses souffrances)!!! Je ne crois pas à la thèse de la Couronne voulant qu’il ait tué sa femme pour aller vivre avec sa maîtresse, sans rien payer à sa femme!!!

    La thèse que tu émets implique une tierce personne!!! Or, l’enquête l’aurait sûrement démontré!!! Les policiers ont bien dû prélever les empreintes digitales qu’il y avait sur l’arme, ils s’en seraient donc rendus compte que quelqu’un autre que le juge Delisle et que madame ait touché à l’arme!!! Surtout que, si la tierce personne avait agi en l’absence du juge, il aurait fait la macabre découverte à son retour, en voyant la porte débarrée (ou forcée)!!! Les policiers auraient pris ça en note dès leur arrivée sur la «scène de crime», si la porte avait été forcée!!!

    Combien de Robert Latimer ça va prendre pour que le droit de mourir dans la dignité puisse être reconnu ici??? Si ce droit avait existé, madame, qui voulait mourir, n’aurait probablement pas été réduite à se faire tirer une balle dans la tête pour en finir!!! Et, le juge Delisle n’aurait pas été réduit à appuyer sur la gâchette pour sa femme et il ne serait pas reconnu comme étant un meurtrier aux yeux de la loi!!!

  2. @Jean-Luc

    La thèse que tu émets implique une tierce personne!!! Or, l’enquête l’aurait sûrement démontré!!! Les policiers ont bien dû prélever les empreintes digitales qu’il y avait sur l’arme

    = = =

    L’hypothèse la plus probable est celle du meurtre par compassion; on s’entend la-dessus.
    Le meurtrier le plus probable, c’est Jacques Delisle.

    Mais ça veut pas dire que c’est lui qui tenait l’arme. Je serais même pas capable de tuer mon chat, même s’il était atteint d’un cancer en phase terminale et même si je le savais souffrant. Il y a 50 ans, mes parents et moi avons assisté impuissant à l’agonie du chat de la famille. Une chatte. Elle faisait partie de la famille depuis ± 7 ans, elle étouffait, couchée sur le côté; ça a duré au moins 6 heures, et aucun d’entre nous n’avons été capable de l’achever, pour abréger ses souffrances et les nôtres. Alors non, je serais pas capable de tirer sur ma conjointe en phase terminale (le cas échéant! Pars pas de rumeurs!).

    Delisle aura-t-il accepté de le faire lui-même? Ou a-t-il demandé à un tiers de le faire, en laissant une arme chargée sur les lieux?

    Pour ce qui est des empreintes digitales, heu… avec des gants, y a pas de traces. Si sur la poignée du tiroir, ni sur l’arme, ni sur le mobilier.

    Pour ce qui est de la droite chrétienne fondamentaliste, nous avons les mêmes motifs de la dénoncer.
    Quand Trudeau avait fait adopter son bill Omnibus qui avait pour but de sortir l’État des chambres à coucher, j’ai applaudi. C’est mon petit côté libertarien. Je l’ai déjà dit, mon « political compass » me situe parmi les opposants aux interventions dans bien plus de domaines que tu ne pourrais l’imaginer. Mais ce ne sont pas toujours les mêmes que toi.

  3. Bullshit. Ils étaient mariés en communauté de biens (ça prend ben un juge stie!). Il avait une maîtresse. Il a admis avoir fait une crise à sa femme le jour même. Mais ça c’est rien.

    Désolée papitibi tu te laisses influencer pcq tu connais le coupable. Il en avait son truck. Pour avoir été invalide pendant plusieurs mois en fauteuil roulant (tu veux une preuve photographique? je n’essaie pas de faire cute) je conçois au contraire TRÈS facilement qu’il l’a flushée. Tu n’as aucune idée c’est quoi s’occuper pendant des mois d’une femme déprimée qui ne peut plus se laver, ni se coucher ni manger seule! Moi oui.

    Il était pu capab. Pas besoin de chercher plus loin. Crois-moi.

    Ce n’est pas le major Mustard avec un chandelier dans le salon! T’as perdu ton rasoir d’Occam quelque part… ou plutôt comme dirait Spock «les hypothèses les plus simples sont les plus vraisemblables».

    C’est pas un juré, c’est un JURY! Un juré tout seul c’est comme une baguette chinoise toute seule!

    À qui le crime profite-t-il?

    Il y a en fiscalité le concept de séparation involontaire qui aurait pu l’aider côté argent. Cordonnier mal chaussé, ne connaissait pas la loi…

    Elle voulait mourir? Bullshit, les sources me semblent éminemment non fiables. Il faut le dire plus qu’une fois ou deux qu’on a envie de mourir pour que ce soit sérieux.

    Je pense que c’était un meurtre impulsif sous le coup de la colère / du découragement. De Delisle. Sinon il aurait pensé à ce que ça donnerait s’il se faisait prendre.

    L’égoïsme, c’est AUSSI ça.

    Qu’il crève en enfer. On n’a pas le droit de prendre une vie SURTOUT quand elle nous nuit.

  4. Pour moi «mourir dans la dignité» c’est me faire discrètement occire par le système de santé parce que je coûte trop cher. Je leur ai coûté DÉJÀ trop cher. Deux fois. Who cares que je paie des impôts depuis l’âge de 18 ans? C’est juste pour Accurso, mes impôts, par pour moi. Avec Harper au pouvoir encore u mandat, l’eugénisme et la «réduction des dépenses», surtout chez les vieux crisses de gauchistes comme moi, serait une hypothèse plaisante… Pour la drette on est pire que des rats. Alors tant qu’ils seront au pouvoir ma vie est plus ou moins sans valeur.

  5. Mais fem, la gauche libertaire, anarchie et cie sont pour le ‘droit de mourrir’ bien souvent. Je le suis honêtement aussi.

    Tengeante, mais bon…

    Même le droit de suicide tout cours, peut-être.

  6. Le billet est tellement hypothétique que je considère que ça ne vaut pas la peine d’y répondre.

    Et pour l’assistance à la mort, j’ai bien des réticences même si je ne suis pas une capotée de la religion.

    Je trouve que résumer le débat sur le suicide assisté à une guéguerre du genre « crack pot fondamentalistes » et « bien pensant » est réducteur.

  7. Fem_progress

    Après les pleureuses de DSK, nous vlà pognées avec les pleureuses du juge Delisle,

    J’ai des ptites larmes…

  8. Très hypothétique en effet le billet, mais s’il dérive en débat sur le « droit de mourir » autant dire que je ferai FRONT COMMUN avec le geek sur ce sujet. Certaines libertés sont sacrées! POING TALALIGNE!

  9. @ Koval (mais la réponse s’adresse aussi à Fem_progress)

    « Le billet est tellement hypothétique que je considère que ça ne vaut pas la peine d’y répondre. »

    Et pourtant, tu y as répondu, non?

    Et si le billait portait sur « mourir dans la dignité »?
    Et si j’avais profité du verdict pour aborder ce sujet?

    Mon prochain billet pourrait bien porter sur Réjean Breton. Sauf qu’en grattant un peu la peinture, peut-être que le sujet véritable apparaîtra.

    Koval, je ne sais pas si tu as vu de près la dégénérescence d’un être cher, mais moi je l’ai vue. Si ce qui s’est produit pour mon beau-père devait m’arriver à moi, non, je ne voudrais continuer à vivre tout en n’étant plus capable de reconnaître mes propres enfants. Et tout en me faisant torcher le cul parce que moi, je ne saurais plus ce que c’est que l’hygiène corporelle.

    Mon père ET ma mère ont fait des AVC à répétition; mon père s’est mis à confondre des mots entre eux, et quand il demandait d’allumer le friZidaire, ma mère et moi savions qu’il voulait écouter les nouvelles à la radio. Mais il est mort d’une insuffisance cardiaque lui résultant de l’affaiblissement causé par le cancer en phase terminale. Il vivait à Montréal et moi, en Abitibi; j’ai passé 7 week-end consécutifs à son chevet, à Montréal, et il est mort le vendredi suivant. Trois autres week-end à Montréal. Dix de suite, au total…

    Après quelques épisodes plus bénins, ma mère a fini par faire un AVC très invasif qui l’a laissée hémiplégique, aphone et couchée sur un lit d’hôpital pendant près de six mois, avant d’être emportée par une pneumonie. Ça n’a rien à voir avec le Club Med, ça.

    Je sais ce que mes deux parents pensaient de la mort et de leur propre état en fin de vie; ma mère avait toujours dit – et tous ses amis l’avaient su avant moi – que jamais elle n’accepterait de vivre une fin comme celle que malheureusement elle a connue. Quand il pesait 165 livres, mon père avait exprimé souvent qu’il préférerait mourir plutôt que de devenir un fardeau. Il est mort à moins de 85 livres, après être devenu un fardeau pour ma mère. Quand il avait été opéré pour une jaunisse et fait un arrêt cardiaque sur la table d’opération, je sais très bien que si l’équipe médicale avait pu lui dire

    « Vous avez un cancer du pancréas, vous allez survivre 2 ou 3 ans et souffrir le martyre. Vous êtes mort d’un arrêt cardiaque; souhaitez-vous être réanimé ou préférez-vous ne jamais vous réveiller? »

    Il aurait répondu: Laissez moi dormir! Ou, plus probablement, « donnez-moi 5 minutes, le temps d’embrasser ma femme et de serrer la main de mon fils. »

    = = =

    Je pourrais ajouter mon ami René, avec qui je jouais encore à la balle molle alors qu’il a commencé à être moins agile sur ses jambes. Le diagnostic est tombé: sclérose en plaques. Au début, il y a eu la canne. Puis le fauteuil roulant. Puis l’assistance au repas. Puis l’incapacité de communiquer, le grabat et finalement, LIGHTS OUT! Ça a duré des années, au cours desquelles ses filles et sa femme ont braillé comme des madeleines à la seule vue de ce corps de plus en plus inutile. Les deux dernières années, j’avais renoncé à voir René. Il ne parlait plus. Il OCCUPAIT un lit. Et j’étais plus capable de voir ça.

    T’appelles ça vivre, toi? Pas moi. Des Sue Rodrigues, il y en a des tas. Vivre ça entouré des siens, c’est déjà difficile. Vivre ça dans la solitude parce que les proches ont décroché, c’est carrément inhumain.

    C’est ça, ciboire, le sujet du billet!
    Le verdict prononcé contre le juge Delisle m’a ouvert une fenêtre pour en parler. Cela dit, je le répète, à moi il a semblé que c’est ou bien un suicide assisté ou bien un meurtre par compassion. Mais ça, c’est une simple opinion.

    BTW, j’ai bloque une heure sur le sujet de la réanimation de mon père. À chaque fois que j’aborde la question, je frappe un iceberg, et plus je vieillis, plus l’iceberg est gros. Plus je vieillis, et plus je me rapproche de ma propre date de péremption; je suis assez lucide pour savoir entre quels écueils je vais devoir naviguer. Sauf que je sais où et quand.

    Je n’ai pas de contrôle sur le OÙ et sur le QUAND, je n’ai plus aucun contrôle sur le POURQUOI mais pour le COMMENT, j’espère pouvoir garder les deux mains sur le volant.

    C’est ça, le sujet du billet, sacraman!

  10. « Et si le billait portait sur “mourir dans la dignité”? »
    Nous sommes maintenant trois à faire front commun… Qui l’eut cru, Papi et le plus terrible libertarien des blogs, main dans la main, pour défendre LA LIBERTÉ!!!

  11. @Fem_Progr

    Merci pour avoir relevé la coquille JURÉ – JURY. J’ai corrigé. Mais tu te doutes bien que je n’ai pas péché par ignorance…

    Pour l’essentiel de tes remarques, ma réponse se trouve dans mon 10h00, et plus particulièrement dans ce que j’ai écrit de cet ami décédé de la sclérose en plaques.

    Qu’il crève en enfer. On n’a pas le droit de prendre une vie SURTOUT quand elle nous nuit.

    Justement, Nicole Rainville ne nuisait en rien au projet de Jacques Delisle. Le couple avait les moyens d’un placement dans une résidence de luxe, où elle aurait reçu tous les soins et toute l’attention que requérait son état. Des soins comme ceux qui étaient dispensés à mon beau-père Alzheimer. Non, c’était pas les Résidences-Soleil.

    Si j’avais eu les moyens de placer mon père dans une telle résidence en 73, je l’aurais fait. Mais en 73 et jusqu’au décès de mon père, mes revenus étaient plutôt modestes; c’est dans les années 80 que j’aurais eu les moyens… Tu écris:

    Pour avoir été invalide pendant plusieurs mois en fauteuil roulant je conçois au contraire TRÈS facilement qu’il l’a flushée. Tu n’as aucune idée c’est quoi s’occuper pendant des mois d’une femme déprimée qui ne peut plus se laver, ni se coucher ni manger seule! Moi oui.

    Oh yess! Mon père n’était PAS en fauteuil roulant. Mais il était couché plus de 20 heures par jour. Le reste du temps, il était dans son lazyboy… en position allongée. Ce qui revient presque au même. Pendant des mois, ma mère (et moi, quand j’étais là) devait l’aider à faire les 8 à dix pas qui séparaient le lit du fauteuil.

    Mon père n’avait plus la force de se laver; c’est ma mère qui le faisait. Elle ne pouvait plus sortir, et mon père ne voulait voir personne. Même pas ses frères et soeurs. Même pas ses amis de longue date. Et j’imagine qu’il n’était pas à l’aise que moi je le voie dans cet état, Ce qui voulait dire, parfois, le cul à l’air.

    Tu as souffert d’un cancer curable, dont mon ex #2 a souffert pendant que nous faisions vie commune, et dont la mère de mes enfants a souffert 15 ans après la fin de notre vie commune. Mon père, lui, souffrait d’un cancer incurable. Le pancréas, ça laisse 3 ans de sursis, tout au plus.

    Ta vie en fauteuil roulant, c’était curable; tu as récupéré, même si la récupération peut ne pas être complète. Mon ami René, lui, savait que quand il quitterait son fauteuil roulant, ce serait pour intégrer le lit à temps plein. Toi, tu marches. Tu conduis. Tu vis. Rien qui puisse être comparé aux derniers mois de ma mère (paralysée) ou à la lente agonie de mon père.

    Rien qui puisse être comparé à Sue Rodrigues.
    Rien qui puisse être comparé à Nicole Rainville, dont je perçois que l’ACV avait atteint l’hémisphère le moins « utile » du cerveau; elle pouvait donc parler, elle. Contrairement à ma mère, dont c’est l’autre hémisphère qui avait été atteint, et plus sévèrement.

    Un AVC ne vient jamais seul. Comme les tremblements de terre. C’est récurrent. Sauf que, contrairement aux tremblements de terre, les AVC à venir sont souvent beaucoup plus invasifs que le premier. Nicole Rainville le savait.

  12. « C’est ça, ciboire, le sujet du billet! »

    Ah bon, j’ai rien pigé d’abord…

    Pour moi, il y a le testament biologique aujourd’hui qui aurait pu épargner la réanimation a votre père, nous pouvons refuser tout les traitement que nous voulons et les médecins ne lésinent pas sur la médoc anti-douleur.

    Débrancher un proche comateux, c’est tout à fait possible.

    Nous n’avons pas voulu nourrir artificiellement mon grand père qui est mort assez rapidement. Alors je trouve qu’il y a tout de même une certaine assistance….

    Le frère d’une amie a refusé de poursuivre ses traitement de dialyse , cela le conduisait à la mort, les médecins l’ont accompagné.

    Perso, les dispositions actuelles me vont.

    Il y a des études en plus qui disent que la qualité (ou non qualité de vie) des malades préoccupent d’avantge les proches que les souffrants….et ça, ça pèse dans mes opinions sur cette question.

  13. Un jour j’ai écrits que la  »LIBERTÉ » DES UNS , FINI , OÙ COMMENCE  »CELLE » des autres. === Peut-être que j’ai emprunté à quelqu’un(e) , si oui , citez-le la moi.

    Suite à tout ce que je viens de lire , je ne peux que dire : << NE RETENEZ PAS UN MORT EN VIE '', surtout si c'est moi qui ai envie de crever. Sinon , je vais revenir encore , comme je l'ai déjà écrit cela fait 3 fois que je rallume et je commence à être trop vieux et mes os ont trop de mal pour que l'on me rallume une autre fois et là c'est clair sur mon Testament. === Vous savez je suis aussi un ti-peu Musulmans , les Vierges de l'autre côté , j'y crois.

    J'ai justement causé de cela(LA MORT) avec ma Notaire semaine dernière , la seule chose ou cela a causé un questionnement c'est , vu que l'on va être 4 dans le même trou(c'est déjà écrit sur la pierre tombale) je ne voulais pas prendre trop de place , je lui dis alors peut-être serait-il mieux que je fasse cuire mon body vu que Bla Bla voilà 10 ans de mon premier testament. === Dans sa grande sagesse , ''ELLE'' m'a dit , tu as tes 3 ceuses qui vont s'occuper de toi et 2 de rechanges , ils décideront.

    Crime retour au foin ,
    Jean-Marie De Serre.

  14. «citez-le la moi»

    Selon wiki, ce serait John Stuart Mill.

    Ailleurs on dit que cela viendrait de la Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen du 26 août 1789 (donc d’avant Mill, qui aurait aussi pu trouver la formule, mais pas nécessairement le concept) :

    « La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi, l’exercice des droits naturels de chaque homme n’a de bornes que celles qui assurent aux autres Membres de la Société la jouissance de ces mêmes droits.  »

    Article IV

    http://www.assemblee-nationale.fr/histoire/dudh/1789.asp

  15. @ papitibi

    Koval, je ne sais pas si tu as vu de près la dégénérescence d’un être cher, mais moi je l’ai vue. Si ce qui s’est produit pour mon beau-père devait m’arriver à moi, non, je ne voudrais continuer à vivre tout en n’étant plus capable de reconnaître mes propres enfants. Et tout en me faisant torcher le cul parce que moi, je ne saurais plus ce que c’est que l’hygiène corporelle. [papitibi]

    J’ai sensiblement vécu les mêmes choses. La différence ma mère est probablement morte subitement d’un AVC (on a pas demandé d’autopsie et comme ce n’est plus mandatoire quand le décès a lieu à la maison je ne saurai jamais si c’était vraiment un AVC). L’Alzheimer de mon père en était rendu au point que ma mère commençait à lancer la serviette et accepter d’avoir de l’aide tellement la fatigue était grande. Par la suite après avoir résisté un bout de temps la descente aux enfers aura été spectaculaire en environ 2 ans.

    J’ai assisté aux derniers jours de la vie de mon père. Moi aussi c’était la peau et les os. Dans le cas de mon père, c’est l’incapacité de manger et de boire qui l’aura emporté. Je vous laisse deviner combien de jours peut résister quelqu’un qui a un cœur en pleine forme pour son âge avancé. Pas agréable à voir. Et quand en plus tu dois te battre avec le personnel traitant sur place pour que l’on débute les interdoses de façon à soulager la douleur ça change définitivement ta vision des « soins de conforts » et de la mort dans la dignité.

    Cher papitibi, dites-vous qu’il y a au moins une personne qui vous aura compris pleinement en lisant ce billet. C’est difficile de comprendre certaines choses sans les avoir vécues. Mon combat tout récent contre le cancer me l’aura rappelé une fois de plus.

  16. @Koval

    « Pour moi, il y a le testament biologique aujourd’hui qui aurait pu épargner la réanimation a votre père, nous pouvons refuser tout les traitement que nous voulons et les médecins ne lésinent pas sur la médoc anti-douleur. Débrancher un proche comateux, c’est tout à fait possible.

    Nous n’avons pas voulu nourrir artificiellement mon grand père qui est mort assez rapidement. Alors je trouve qu’il y a tout de même une certaine assistance….
    Le frère d’une amie a refusé de poursuivre ses traitement de dialyse , cela le conduisait à la mort, les médecins l’ont accompagné. »

    Testament biologique? Le mien est fait depuis longtemps et mes enfants en sont informés. J’ai fait inscrire mes volontés à mon dossier hospitalier (de Rouyn).
    Mais le testament bio, c’est pas suffisant; il y a encore des médecins plus « chrétiens » qui refusent de débrancher, ou qui refusent de prescrire un soluté léthal, ou whatever. C’est que le Code criminel demeure une épée de Damoclès.

    Quand bien même le gouvernement du Qc légiférerait, le meurtre, c’est du domaine criminel et c’est donc au fédéral de légiférer. Sauf qu’avec ce gouvernement H, ça n’arrivera pas. Bien sûr, la direction des plaintes criminelles et pénales peut donner des directives à l’effet que le médecin qui débranche ne sera pas poursuivi pour meurtre, mais il y a des médecins qui ne se contenteront pas de cette garantie.

    Même chose pour le meurtre clairement par compassion (je pense à Latimer, entre autres) ou le suicide assisté; Québec pourrait donner ordre de ne pas porter d’accusation mais c’est pas suffisant, il faudrait qu’une Loi vienne baliser tout ça et impose, par exemple, des « filtres » légaux et médicaux.

    = = =

    « Il y a des études en plus qui disent que la qualité (ou non qualité de vie) des malades préoccupent d’avantge les proches que les souffrants… et ça, ça pèse dans mes opinions sur cette question. »

    Ne va pas penser que ça ne pèse pas dans la mienne. Voilà pourquoi je dis qu’il faudrait une loi pour baliser tout ça et mettre des « filtres ».

  17. Bof, quand je lis ce qui se passe dans les pays bas, je suis à l’aise avec ce qui se fait ici…quand on se compare, on s’encourage.

    Votre vécu semble vous donner le monopole de vérité dans ce débat, alors je vais me taire pour ne pas meurtrir les sensibilités….

    Les situation/solutions idéale devant la mort n’existent pas.

  18. Votre vécu semble vous donner le monopole de vérité dans ce débat, alors je vais me taire pour ne pas meurtrir les sensibilités… [koval]

    Ma position et, je crois, celle de papitibi ne prétendent pas avoir le monopole de la vérité. C’est juste que l’on souhaite peut-être sentir un peu plus d’empathie et de compréhension quand il s’agit de vivre ce genre de chose de « l’intérieur ». Mon expérience et celle de papitibi (et dans mon cas c’est relativement récent) suggère que lorsque vient le temps de livrer la marchandise pour le respect des volontés exprimées dans un testament biologique, pour la livraison des « soins de confort », de s’assurer de soulager la souffrance et de donner des conditions dignes pour la fin de sa vie, ce n’est pas simple de répondre aux attentes et bien loin d’être une certitude qu’on le fera.

    Et « by the way », il y a quelque chose que je trouve très hypocrite dans l’ordre actuel des choses. Malgré que l’on condamne au criminel pour un « meurtre par compassion », j’ai senti une pression énorme assez tôt dans la maladie de mon père pour que je donne mon accord afin d’abaisser le niveau de soins. Et ce n’est pas quelque chose qui est le fruit de mon imagination, car ma sœur a vécu la même pression. Et dans nos deux cas, ce genre de discussion a eu lieu dans une chambre semi-privée. On repassera pour le respect et la discrétion dans ce contexte. Merde j’ai senti plus de compassion, de respect et de compréhension de la part d’une urgentologue à l’urgence alors que le statut de l’urgence était « On est dans la merde! ». N’est-ce pas ironique?

    Et je pense que je suis tout de même objectif sur ce que font les personnes qui travaillent dans le système de la santé, car dans mon cas pour ce que j’ai reçu comme soins pour le cancer je n’ai que des éloges à faire. Et dans cette saga j’ai le sentiment d’avoir fait « un finger » à la mort deux fois.

  19. Quasiment aussi efficace pour diviser ce sujet que les hausses des droits de scolarité. John James va-t-il ajouter ça à sa stratégie électorale? 8;-)

  20. « C’est juste que l’on souhaite peut-être sentir un peu plus d’empathie et de compréhension quand il s’agit de vivre ce genre de chose de “l’intérieur »

    Ben voilà, le monopole du coeur aussi vous semblez le détenir, je me sens comme un ti peu méchante si je ne pense pas comme vous….

    Pas grave, on est divisé sur cette question….

    Je travail avec des médecins en gérontologie et ils militent pour faire changer les choses au sujet des soins de confort. Ils prônent moins d’acharnement mais ce sont les familles, trop souvent qui demandent plein de soins.

    Il faut faire pas mal d’éducation.

  21. @Koval 15h54

    « Votre vécu semble vous donner le monopole de vérité dans ce débat »

    … et moi, je suis déçu, sinon même blessé – pour ne pas dire davantage – que toi, Koval, tu puisses avoir écrit une telle chose.

    C’est pas parce que tes proches ont été relativement épargnés par la souffrance et par la dégénérescence physique que tu peux parler de monopole de la vérité chez ceux qui l’auront vécue de plus près. D’autant plus que dans l’expression « monopole de la vérité », il y a toujours une petite odeur de soufre.

    Ma grand-mère maternelle a vécu 97 ans, ce qui lui aura permis de traverser mon adolescence. Ce n’est qu’au cours des derniers mois qu’elle a de toute évidence voulu « partir ». Deux de mes tantes paternelles ont vécu jusqu’à 91 et 94 ans respectivement. La première s’est éteinte pour raison d’âge, sans avoir évoqué l’hypothèse de sa mort ni rien fait pour l’accélérer. Mais Valéda (!), qui était la soeur aînée ET la marraine de mon père, a choisi de partir: à 94 ans et deux mois, elle a décidé de cesser de s’alimenter. Et non, elle n’était pas malade; mon père, qui était TRÈS près d’elle, s’en était assuré. Mais elle n’avait pas d’enfants, elle était veuve, et par son refus de s’alimenter, elle s’est en quelque sorte suicidée.

    Me semble qu’une p’tite piqure, ça aurait été plus simple, plus propre, et moins souffrant.

    Avant de parler de mon « monopole de la vérité« , as-tu lu le rapport « mourir dans la dignité »? As-tu pris connaissance des balises recommandées dans le rapport? Charest – qui parfois fait de bonnes choses – vient d’annoncer la composition du comité de juristes qui devra traduire ces recommandations dans un projet de législation. Parmi ces juristes, Jean-Pierre Ménard, dont la clientèle se compose de victimes d’erreurs médicales. J’imagine qu’il va pousser fort pour éviter que des erreurs médicales » ne soient commises aux dépens des « suicidés assistés »; en d’autres termes, j’imagine que Ménard va s’assurer que le consentement soit vraiment libre et volontaire.

    L’opinion que j’exprime sur ce sujet est partagée par bon nombre de médecins, d’éthiciens et de juristes préoccupés par la question. Mon opinion est assez près des recommandations du rapport « mourir dans la dignité ».

    Je me sens donc en bonne compagnie.

  22. Ben voilà, le monopole du coeur aussi vous semblez le détenir, je me sens comme un ti peu méchante si je ne pense pas comme vous… [koval]

    Pourquoi le prendre si personnel? 8:-)

    J’essaie d’apporter des nuances. Avec ce que j’ai vécu, il me semble que c’est complexe de porter un jugement.

    Dans mon cas les militants n’étaient pas là quand il s’agissait de mourir dans la dignité. Refuser de donner les interdoses (par souci de se simplifier la vie c.-à-d. moins de démarches à faire) n’est-ce pas faire preuve d’acharnement? Je n’ai pu discuter avec les militants que bien après les funérailles, et pour me faire dire que l’on ne comprenait pas que l’on n’ait pas fait les démarches pour ajouter des interdoses, car ce n’était vraiment pas compliqué à faire (un appel au médecin de garde, répondre à quelques questions et mettre en branle le nouveau protocole).

    Il n’y a pas qu’avec les familles qu’il faut faire de l’éducation. 8;-)

  23. Ce que j’en pense réellement, c’est que les discussions qui s’appuient sur le vécu ne vont nulle part….je ne nie pas que vous ayez vécu des situations extrêmement difficile, mais cela ne suffit pas comme argument pour ce débat extrêment complexe.

    C’est la solution évidente pour vous mais très peu de pays s’engagent dans cette voie et ce n’est pas parce que ce sont des coincés du cul fondamentaliste, il y a pleins de raisons pour être pour et pleins d’autres raison pour être contre….

    Allez, on va s’en remettre tous!

  24. Bonne fin de semaine! 8:-)

    Et je tiens à spécifier que mon opinion sur le sujet n’enlève rien au travail que vous pouvez faire avec des médecins en gérontologie. Car je suis conscient que les conditions de travail sont loin d’être idéale.

    Lors d’un court séjour aux soins intensifs dernièrement si j’avais eu la force de me lever je serais allé botter le derrière de quelqu’un pour la façon de maltraiter une employée. La pauvre qui n’avait que des clients qui n’allaient vraiment pas bien comme moi a tellement eu un quart de travail pénible qu’elle est partie en maladie si j’ai bien compris ce que j’ai entendu.

    J’espère au moins avoir été assez clair sur ce point. 8;-)

  25. @Koval 16:33
    « Je travail avec des médecins en gérontologie et ils militent pour faire changer les choses au sujet des soins de confort. Ils prônent moins d’acharnement mais ce sont les familles, trop souvent qui demandent plein de soins. »

    Quand un diplômé en médecine prête serment et devient médecin, il s’engage à faire en quelque sorte la promotion de la vie. Ceux qui prônent la ligne « moins d’acharnement thérapeutique » vont donc à contre-courant de leur serment d’office.

    C’est dommage.

    Quant aux familles, il est souvent difficile de leur faire comprendre le concept de « mort cérébrale ». Difficile de leur faire comprendre que c’est vraiment terminé. Le médecin, lui, il SAIT. Alors que la famille ESPÈRE. Pensons ici aux prélèvements d’organes auxquels les familles s’opposent malgré le consentement signé par le donneur; ces refus s’expliquent par l’ignorance. Et les médecins hésitent alors à débrancher; ils sont pris entre deux feux.

    En matière de suicide assisté ou de fin de vie assistée, c »est encore le même conflit entre médecins qui savent et famille qui espère.

  26. C’est la solution évidente pour vous[…] [koval]

    Je tiens à préciser que ce n’est pas la solution évidente pour moi, mais la situation actuelle est tout aussi complexe et perfectible pour moi.

    La seule chose qui est évidente pour moi c’est que ce que traverse la famille Delisle n’est pas facile à vivre. Et à en croire la réaction des enfants et petits-enfants je ne crois pas que les choses se sont améliorées avec le jugement. Quel support va-t-on offrir à ceux pour qui la vie doit continuer comme si de rien n’était?

  27. Dans le cas du juge Delisle, Papitibi suppose qu’il pourrait s’agir d’un suicide assisté perpétré par le juge ou un de ses enfants, ce qui pourrait expliquer son refus de témoigner. Et pourtant il vient de recevoir 25 ans fermes! Façon de parler, à son âge…

    Papi, s’il s’agit d’un suicide assisté, comment se fait-il que la cause soit si bien entendu? Est-ce qu’un fort soupçon n’aurait pas pu être soulevé dans ces conditions? Si le jury donne une telle peine, c’est que la preuve a été faite qu’il y a eu meurtre, non?

    Ça devient difficile de croire que le juge garderait le silence pour protéger ce secret. La vérité, peut-être, le suicide assisté commis par un des ses enfants, ferait moins de dommage que ce qu’il vient de recevoir.

    Est-ce qu’il ne reste que la thèse du meurtre, avec toutes les circonstances qui l’entoure?

  28. Il y a longtemps dans un cours de philo, un prof nous avait enseigné que selon Karl Jaspers, le suicide réfléchi est une preuve de la liberté de l’homme. J’ai toujours pensé que c’était pas si bête, et je trouve dommage que nos lois ne permettent pas un humain sain d’esprit de décider de mettre fin à ses jours. On peut être contre, mais c’est une question de conscience et on ne peut décider pour un autre, ce qu’on fait pourtant par l’entremise de nos lois. On dirait donc que je suis d’accord avec vous Papitibi. Et je trouve le questionnement sur le fait que Delisle puisse vouloir protéger quelqu’un mauditement intéressant… Surtout si Delisle et son avocat ont convenu que si l’acquittement était impossible, alors mieux valait que seul l’accusé soit blâmé. Une chose est sûre, les deux connaissaient assez le système judiciaire et la mécanique des procès pour orienter le jury dans cette direction s’ils le voulaient.

  29. Puisqu’il est question de suicide assisté…

    La Cour suprême de la Colombie-Britannique a déclaré vendredi que la loi canadienne interdisant le suicide assisté est inconstitutionnelle. La juge Lynne Smith suspend néanmoins son jugement pendant un an, le temps de laisser à la Chambre des communes le soin de rédiger une nouvelle loi qui prend en compte sa décision.

    Mme Smith accorde dans sa décision de 395 pages une exemption à Gloria Taylor pour permettre à cette malade de 63 ans d’avoir recours à un suicide assisté, si elle le souhaite.

    SRC, 14 juin 2012

    Et puisqu’il est question du juge Delisle…

    On va le trimbaler, chaînes au pied, de son lieu de détention actuel vers un centre à sécurité maximale, avant de réévaluer.

    Constat: Rien, dans la Loi – à ma connaissance – n’oblige les services correctionnels à lui enchaîner les pieds. Les services correctionnels ont l’obligation de veiller à ce qu’il ne s’évade pas.

    Question: En quoi est-il à craindre qu’une grande échalote de 77 ans puisse s’évader? Ça court-tu bin vite, à cet âge-là? Ma réponse de sexagénaire, c’est NON.

    Réflexion: Il s’agit pas ici de demander un traitement de faveur pour ce bonhomme qui a servi la Justice pendant 50 ans. Il s’agit plutôt de réfléchir à la possibilité d’adapter la Justice aux individus, quand c’est possible. Si les Services correctionnels sont capables d’isoler un prédateur sexuel pour lui éviter de se faire tabasser par le milieu, ils devraient bien être capables de réfléchir au fait qu’un trafiquant de 21 ans court plus vite qu’un vieillard de 77 ans.

    Je disais ça de même…

  30. Ils savent probablement que Delisle n’est pas un marathonien. Mais l’image du: «Personne n’est au-dessus de la loi» est tellement importante dans ce cas-ci que c’est probablement ce qui a justifié les chaines aux pieds…

  31. Les chaînes aux pieds… c’est là qu’on constate l »‘intelligence » des policiers.

    Pourquoi il le dit pas, si c’est lui ou un autre qui a tiré? Si ça été fait avec le consentement de sa femme, me semble que les circonstances seraient atténuées.

    Ou alors sa femme a exprimé le désir de mourir, et lui ou eux sont passés à l’acte pour différentes raisons, sa compassion, son exaspération, sa relation avec l’autre femme.

    Tant qu’il ne dira rien, on est réduit à des suppositions.

  32. Je dis ça en supposant que la thèse du suicide n’est pas… convaincante?

  33. @Spritzer 19h16
    « Si ça été fait avec le consentement de sa femme, me semble que les circonstances seraient atténuées. »

    = = =

    Non. La Loi ne reconnaît pas le meurtre par compassion. C’est un meurtre prémédité, period. Pour lequel il y a une peine minimale de 25 ans.
    Et si au contraire Delisle avait évoqué qu’il a « suicidé » sa femme, puisque l’assistance au suicide n’est pas autorisée (sous réserve de ce jugement rendu aujourd’hui au B.C.), il aurait été condamné d’avance.

  34. Merci pour la mise au point. Le jugement de la Colombie-Britannique aurait pu être une porte de sortie cependant, si il y a eu suicide assisté.

  35. @Tous

    Je vous invite à lire la chronique que consacrait Yves Boisvert à cette affaire ce 15 juin. J’en cite cet extrait où il parle de Jean-Louis Baudoin, son ancien collègue à la Cour d’appel.

    Baudoin est probablement le plus grand juriste vivant au Québec, dira Boisvert. Il a raison. Baudoin a « élevé » des générations de juristes avec son Code civil annoté, son traité sur les Obligations, son traité sur la responsabilité civile, les cours qu’il a donnés à l’Université de Montréal, les articles qu’il a publiés. Je puis l’affirmer avec fierté, il m’a enseigné, il a lu mes travaux, il a corrigé mes examens et il leur a attribué d’excellentes notes (jusqu’à 89%).

    « Jean-Louis Baudouin n’est pas connu du grand public. Mais c’est peut-être le plus grand juriste vivant au Québec. Après une carrière de professeur à l’Université de Montréal, après avoir rédigé des traités, après une carrière internationale, il a été nommé à la Cour d’appel. Une chaire porte son nom à l’Université de Montréal. Quand cet homme s’avance à la barre pour la défense, la chose est lourde de signification pour tout le monde dans le milieu juridique. Il ne peut pas dire que son ex-collègue et ami est innocent. Il l’a d’ailleurs décrit sans fard, a parlé de ses défauts. En apparence, il venait simplement dire ce qu’il avait vu, comme d’autres proches: cet homme généralement froid et hautain avait une compassion sans bornes pour sa femme malade. Mais ne vous y trompez pas: s’il est venu, c’est parce qu’il le croit innocent. »

    J’ai lu ici un commentaire de Fem_Progress, plus tôt aujourd’hui, où elle affirmait que les témoins entendus en défense n’étaient pas crédibles. Pour les témoins experts, je le lui accorde, ils ne faisaient pas sérieux. Mais en ce qui concerne les enfants Delisle, et Jean-Louis Baudoin, là, son commentaire m’a atteint.

  36. Remarques, mon commentaire était une tangeante sur le sujet en général, j’ai honêtement pas suivis cette histoire, alors je ‘truste’ Papi et compagnie.

    Mais je trouve que nous sommes dans une culture de vie, pour dire que le Pape avait raison et tord en même… un anarchement malsain à fuir la mort de un, qui est naturelle, et de deux, un jusqu’au-boutisme médical qui a des allures d »être lié aussi au problème capitalisme (produit ou tu est rien)….

    La vie, toujours, même si elle est un enfer.

    Par example, je le dit franchement, je suis ‘psychiatrisé’. Dépression et autres.

    Des fois, je me demande si tout ces trucs que prévention du suicide, c’est pas de la poudre aux yeux et anarchement thérapeutique. On dit que tu ira mieux avec thérapie (mais surtout et souvent JUSTE médications…), que le suicide n’est pas ‘la solution’, même un certain guilt trip du suicidé, présenté comme ‘égoiste’…

    Mais le type ‘sauvé’ du suicide, sous médications qui a des fois certains effets… déplaisants disont, est-il vraiment heureux? est-ce pas un leurre, un bonheur artificiel? SURTOUT si c’est un patch qui ne s’est pas attaqué au problèmes sources de la dépression, comme un avenir bouché…

    Est-ce que le suicide n’est pas au contraire acceptable? Quand la vie t’enc… HARD, qu’il n’y a rien de rose, est-ce mal? La vie NOUS APPARTIENT.

    Et ce n’est PAS un truc contre Dieu même, pour les croyants, je dirait! Dieu nous voudrait-il la souffrancer? Bouddha nous pointait comme les Rishis hinduistes et autres la Moksha – la libération de La Souffrance. Liberté – pas un pêché.

    Bien sur, je dit cà si il n’y a vraiment AUCUNE autre solution.. Mais des fois, y’en pas.

    J’assume ceci.

  37. «j’ai honêtement pas suivis cette histoire»

    Moi non plus, je suis rarement les faits divers. C’est pourquoi je ne commente pas.

  38. @ Darwin, on 15 juin 2012 `qa 13:52 , je vais retourner voir , peut-être que c’était différent dans ce temps là. === Moi quand je parle de  »LIBERTÉ » entre voisin , c’était il y a seulement que récemment , cela se passe que depuis autour de 2009 que j’ai parlé de  »LIBERTÉ » vraiment. === Sûrement qu’en 1789 , les sacraments de D.G. et conseillers verreux , ne se servaient pas de l’argent des pauvres de la Municipalité , pour planter un  »CITOYEN » d’en quelque part. === S’il en était ainsi , rien a changé mais on a le  » Web  » pour le raconter. === Allo Ti-Jean et Zivon…………
    Jean-Marie De Serre.

  39. Avant le retour au travail , vu que j’avais déjà gossé à l’endroit des conseillers(Éminence Grise) tapez Richelieu , pas grand chose sinon une ébauche === Tapez Cardinal Richelieu , et j’en ai déja parlé et je ne retourne pas là car je ne m’y connais pas .

    Je dégage , pas parce que je suis lâche comme Vallière et Charest , mais retour au foin.
    Jean-Marie De Serre.

  40. Votre analyse de la situation me semble tout à fait plausible. Du point de vue juridique, il n’y a certainement pas de preuves de préméditation mais la thèse du suicide «possible» me semble improbable.

    Madame Rainville n’a vraiment pas eu de chance lorsqu’elle a subi un AVC qui a laissé cette dernière avec de lourdes séquelles permanentes.

    Monsieur Delisle a lui aussi été malchanceux d’avoir à vivre cette double vie après tant d’années de travail et de loyaux services à sa famille et à la société.

    On se croirait dans un mauvais roman ou un mauvais film. La réalité dépasse la fiction ! Elle voulait mourir et lui voulait vivre.

    Je compatis à ce malheur pour toute une famille éprouvée et pour la société québécoise.

    Si Jacques Delisle avait plaidé coupable devant un juge seul, il aurait peut-être réussi à expliquer son geste [ou celui d’une tierce personne] en plaidant le meurtre par compassion.

    Nous ne saurons jamais quelle aurait été la sentence à moins qu’un deuxième procès n’ait lieu, qu’il modifie son plaidoyer et qu’il parle lui-même.

    Je prie pour cet homme défait qui a certes été faible, mais qui était plongé dans des circonstances atténuantes à son geste malheureux ou à sa décision de protéger une tierce personne.

    Je choisis de garder de Jacques Delisle le souvenir de ses bons jugements à la Cour d’appel du Québec, car il y en a beaucoup.

Et... vous en pensez quoi?

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s