17 commentaires sur “La frimousse de Moustache…

  1. Je sais ce que peut être l’affection d’un chat, l’intimité que l’on vit en sa compagnie. Veuillez accepter ma compréhension et ma solidarité.

  2. Pour quiconque en a eu, il est évidemment attristant de perdre un animal de compagnie.

    Un deuil n’en serait pas tout à fait un si ce n’était d’une foule de rappels. Chacun d’entre eux porte sa charge de peine. De l’un à l’autre, il y a quelque amoindrissement dans la charge émotionnelle, inévitablement interrompu par un soubresaut.

    La mort subite de Moustache, déjà éprouvante en elle-même, avive un deuil qui, je le devine, reste encore très douloureux. Je compatis avec vous et vous souhaite au moins, serait-elle triste, la sérénité.

    Pour le reste, la vie, pour peu que vous y consentiez, continuera à vous apporter des sourires, d’abord peu perceptibles, puis de plus en plus évidents. Pour le peu que je connais de vous, il me semble que vous avez naturellement la force d’y consentir : Plus précieux que toutes les pierres précieuses en temps d’adversité.

  3. Merci, Pierre et InfoPhile

    Je soupçonne le refus systématique de Moustache et de sa maman de se laisser brosser d’être à l’origine de ce décès. La maman régurgite une bonne partie des poils qu’elle avale – ce qui m’impose un lourd fardeau de nettoyage! – mais je n’ai jamais vu Moustache le faire. Par contre, elle lui avait bien enseigné à mordre, à sortir les griffes et à cracher sa colère dès qu’on approche une brosse de son dos et je crains que les additifs alimentaires n’aient pas suffi.

    Je me suis « battu » deux ou trois fois avec mes chats pour essayer de les brosser de force, sans même passer proche d’y parvenir; de guerre lasse, j’ai dû battre en retraite pour éviter ces coups de griffe qui ne pardonnent pas chez les diabétiques.

  4. Il s’appelait Fantôme, un mâle né d’un moment torride entre sa maman, une chatte sacrée de Birmanie et son papa un fringuant bâtard du Centre-Sud. Nous l’avions ainsi baptisé parce que sa face évoquait le masque du Fantôme de l’Opéra.

    Ce fût un compagnon exceptionnel qui pendant dix-neuf années nous a gâté en ronrons, douceur et gentillesse. Sa présence en elle seule a permis de trouver réconfort au gré des écueils, et des écueils il y en a eu… mais, toujours, il y avait Fantôme qui par son seul regard et son contact arrivait à apaiser bien des maux…

    Fantôme s’est endormi chez lui en mai 2011, l’une des meilleures décisions que nous ayons prise jusqu’ici. Son absence, cruellement ressentie au début fait moins mal aujourd’hui. De ce compagnonnage privilégié nous chérissons encore les souvenirs…

    Il y aura un autre chat bientôt mais plus jamais un autre Fantôme.

    Quiconque est passé où passe par là comprends.

    D’autant que le départ précipité de Moustache n’est pas sans exacerber la cruelle absence de ces personnes aimées qui sont mortes tragiquement en début d’année.

    Je vous offre mes sympathies Papi.

  5. Un chat n’est pas « qu’un chat »… Quand c’est notre chat, il devient un véritable compagnon de vie qui nous comprend et nous comble de bonheur. 😀

  6. J’ai eu une « Puce » qui m’accueillait chaque soir au retour du travail, et ce pendant presque 15 ans. J’avoue que le silence qui régnait dans les semaines suivant son départ ont été pénibles. Mais maintenant, depuis 8 ans, il y a Charlotte qui est la nouvelle héritière de mon amour inconditionnel pour les chats. Je comprend votre peine Papi. Attendez un peu, cicatrisez et recommencez l’expérience.

  7. @ Blink

    « Attendez un peu, cicatrisez et recommencez l’expérience. »

    = = =

    Hum… les miaulements n’ont pas cessé; si Moustache (que son premier compagnon humain avait baptisé Bunny) n’est plus, sa maman – baptisée Chinka à la naissance, est toujours là et semble un peu dépaysée par le départ de Moustache. Faut dire que la mère et la fille n’avaient jamais été séparées.

    Stéphanie m’avait raconté qu’un propriétaire antérieur des deux minous les avait battues – ce que j’ai moi-même pu vérifier par une simple palpation du bassin. Et en les observant. Sauter sur un fauteuil ou sur le lit, passe encore; sauter sur un comptoir, impossible. Dire qu’un chat en santé peut sauter directement sur le dessus du frigo! Cela dit, de les savoir incapables de venir me chiper une pièce de viande ou de fouiller dans mon assiette, ça ne m’a jamais déplu vraiment, je dois dire!

    Si vraiment quelqu’un leur avait fracturé la hanche d’un coup de pied ou d’un coup de bâton, comme ma fille et moi l’avons toujours soupçonné, ça pourrait expliquer pourquoi elles refusaient tout brossage. N’en déplaise à cette ordure faussement Respectable – qui signe « Q » (comme dans trou de?) des commentaires qui témoignent de sa grande classe et que je ne publie jamais…

    = = =

    Depuis que je suis enfant, je cohabite avec des bibittes. Le plus souvent des chats, généralement un à la fois, mais aussi des chiens (malamute, samoyède, golden retriever, boston terrier, une dalmatienne et sa portée, et une multitude de sans nom).

    Et aussi avec une tortue de bonne taille (30-35 cm), trouvée au défunt Jardin des Merveilles du Parc Lafontaine après qu’ils l’eurent oubliée là. Et je passe les aquariums sous silence – anyway, les poissons, c’est silencieux!

    C’était mon deuxième couple de chats. Au milieu des années 90, je vivais chez un gros matou blanc, Jazz qu’il s’appelait. Mais Jazz était une sorte de parasite, qui dormait probablement 23 heures par jour; je m’étais donc inscrit auprès de la SPCA, pour qu’ils m’avertissent dès qu’un mâle adulte, vacciné, opéré et dégriffé serait disponible pour adoption. Et c’est ainsi que Casper s’est amené.

    À la SPCA, ils lui avaient donné ce nom qui leur rappelait ce fantôme élusif des dessins animés. Casper fuyait les gens. Un sosie de Garfield, par ailleurs. Il sautait spontanément dans les bras de ma copine comme dans ceux de ma fille, mais moi, il me fuyait – comme il fuyait TOUS les hommes, et Jazz tout autant. Sauf que lentement, il a appris à s’approcher. Et un jour que je regardais la télé – bien allongé sur mon fauteuil inclinable, Casper a sauté sur mes genoux et s’est mis à tourner sur place, cherchant la position la plus confortable. HA!, que je lui avais dit en le remettant par terre. Six ou sept fois je l’ai déposé sur le sol, et il revenait de plus en plus vite! Ce compagnonnage tissé vraiment serré entre Casper et moi n’a duré que quelques mois. Jazz avait profité d’une porte ouverte pour quitter et ne plus revenir; il ne semblait pas apprécier Casper, qui occupait vraiment tout l’espace chatitude de la maison. Un beau matin, je descends au sous-sol pour y quérir un peu de bouffe dans cet immense congélateur où j’aurais pu cacher DEUX carcasses d’orignal, 12 dindes, 12 agneaux et 12 lièvres.

    Casper était étendu, le museau bien à plat entre ses pattes antérieures et l’air parfaitement serein, sur un tapis enroulé que je n’avais pas eu le temps d’installer dans la salle de jeu/bibliothèque. Ça m’avait semblé louche et j’étais retourné voir: il avait du sang dans les narines et en me collant les narines sur ce foutu tapis, j’avais pu constater qu’il était gorgé de produits capables de tuer un chat qui dormirait le museau collé dessus. Ce tapis, je ne l’ai installé; je l’ai découpé et j’en ai disposé sans délai.

    Après le départ de Casper, j’avais mis du temps à accepter la présence de chats dans mon environnement. C’est Stéphanie qui avait insisté pour accueillir Bunny (Moustache) et Chinka chez elle, sachant qu’elle m’en ferait cadeau. Des chats, à l’époque, elle en avait 5 ou 6… sans compter ses deux chiens.

    = = =

    Je devais bien avoir 12-14 ans quand Grisettre nous avait laissés, mes parents et moi; une belle chatte toute grise qui nous avait adoptés 6 ou 7 ans auparavant et que SON copain matou visitait à la maison! Il actionnait la clanche de la porte arrière, et on lui ouvrait la porte; timide, au début, mais de moins en moins. Il venait et repartait, comme ça, aux deux semaines. Un jour, on l’avait laissé entrer même si Grisette n’était plus; il avait fait le tour en laissant échapper des miaulements que nous ne lui connaissions pas, puis il est parti. Sans jamais revenir.

  8. Je garde parfois l’œil ouvert là où il fait plus sombre que sombre et je parle bien sûr de nodiff en parsonne qui sombre lui même dans les plus sombres profondeurs de l’oubli et de l’indifférence générale, alors qu’ici Papi a le support de son lectorat et les bons mots de ses amis. Nous devons le dire haut et fort Papi: vous avez vaincu la vermine et son site tend maintenant vers la déréliction et l’abandon alors que le votre est toujours bel et bien vivant!

  9. Un minou, c’est l’ombre d’un enfant qu’on aurait enfanté quelque part, celui qui va passer une dernière nuit dans le lit de mort d’une conjointe, à ses côtés, celui qui va continuer sa vie avec soi et sa nouvelle compagne, celui qui est là tous les jours et toutes les nuits avec ses ronrons et ses caprices. Celui qui nous accompagne dans le noir de la nuit. Sa disparition reste une tragédie. C’est comme çà que je le considère, et je ne peux tolérer quiconque lui fait du mal pour quelque raison que ce soit.

  10. En campagne, un chat de plus c’est dix rats de moins… L’équation ça vaut aussi pour Parc Extension.

  11. @ Pierre

    Un chat qui est bien dans sa peau de chat sait exprime sa confiance, sa satisfaction et son bonheur… et il sait aussi faire la pute, si je puis dire. Avec les yeux, avec les pattes qui viennent te chercher la main, avec sa queue dressée en l’air. Ou avec une tout son corps, comme quand ça se frôle contre ta jambe pour l’imbiber de son odeur [ça le rassure] ou pour solliciter un câlin. Ou quand il se roule sur le dos pour t’offrir son poitrail. Et bien sûr quand il te saute sur les genoux, quand il vient te humer les narines ou quand te chante la sérénade sous forme de ronrons.

    J’ai beaucoup donné à mes chats et ils me l’ont bien rendu. Reste que ces derniers mois, Moustache, j’ai dû m’abstenir de la tenir et de l’endormir dans mes bras, comme j’en avais l’habitude; on me l’avait interdit. J’étais, disons-le honnêtement, un compagnon moins actif pour une boule de poils aussi remplie d’affection.

  12. Je comprends. Même chose pour ma conjointe actuelle qui a subi, le 21 mai dernier, un triple pontage, la pose d’un pacemaker bi-ventriculaire + une valve bovine (tout s’est fait au Jewish qui, soit dit en passant, est un excellent hôpital). Elle laisse maintenant son chat Tobie se coucher sur elle. Il insiste! Quant à Poulou, il a déjà 9 ans et je lui a fait faire un bilan de santé il y a un mois. Il n’a pas l’air malade du tout, il semble OK, mais ce fut pour lui une expérience disons… désagréable. Il n’aime pas les docteurs!

    Vu que ce sont deux mâles opérés, je tente de minimiser d’éventuels problèmes de santé avec des croquettes qui sont supposées prévenir les blocages urinaires ainsi que d’autres gâteries destinées à faire mieux passer les poils.

  13. « tout s’est fait au Jewish qui, soit dit en passant, est un excellent hôpital » – Pierre B.

    Je puis témoigner de la qualité des soins dispensés au Jewish, où j’ai moi-même subi 3 interventions chirurgicales. Le chirurgien était un ami de la famille mais bon…

    Quand MOI je me suis rendu à l’urgence d’un CH au cours des 15 ou 20 dernières années, je présentais toujours les symptômes soit d’un infarctus, soit d’une insuffisance cardiaque – à deux exceptions près. Un hôpital en région éloignée et sans cardiologue à proximité – nommément, celui de mon patelin, ça n’est pas synonyme de médecine de brousse: chaque fois où « ça pressait », cinq minutes après mon arrivée, j’étais déjà sous perfusion et je recevais tous les soins nécessaires.

    Vivement le nouveau CHUM et ses chambres climatisées, par contre! Autant les soins qu’on m’y a prodigués il y a 2 mois étaient de qualité et le personnel compétent, autant le séjour qui a suivi l’intervention aura été pénible sous un facteur humidex de 40 et plus.

Et... vous en pensez quoi?

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s