Un commentaire sur “James Forcillo: a proud Kanadian Killer Kop

  1. J’ai lu que le garçon était schizophrène. J’ignore si c’était le cas, mais il n’était certainement pas dans un état normal. Et même s’il l’avait été, armé d’une arme dérisoire, sans prise d’otages, ne menaçant personne, dans un lieu très circonscrit et entouré de policiers, on se demande bien quel pourrait être le motif de le descendre à balles réelles et à coup de teaser. À moins d’être soi-même débile. Mon fils était schizophrène. À la limite, il aurait pu se retrouver dans cette situation. C’était un garçon qui se serait fait du mal à lui-même plutôt que d’en faire à autrui. Un flic l’aurait-il descendu comme s’il n’avait été qu’un chien galeux? Qui sait si ce n’est pas contre lui-même que ce garçon voulait utiliser ce couteau! Menaçait-il qui que ce soit? La réponse est non de toute évidence. Le flic était-il décérébré? Qu’on lui passe un scan cérébral au plus sacrant!

    Ce flic a certes droit à la présomption d’innocence, ok! Alors je cherche. Je ne connais pas les armes. Je peux imaginer qu’une arme puisse s’enclencher accidentellement et même tirer une salve, mais elle ne vise pas une cible pour un tel tir sans qu’on l’ait positionnée et orientée. Idem pour un teaser. Et simultanément ou successivement dans un court laps de temps, là mon imagination n’en peut plus. D’autant que la vidéo ne fait entendre aucune protestation ni aucun commandement d’arrêt de tirer de la part des collègues policiers sur place.

    Rappelons-nous cet immigrant mort à l’aéroport de Vancouver suite à quelques tirs au teaser, alors qu’il n’était pas armé et qu’un premier tir l’avait déjà maîtrisé. Avant même le premier tir, il se serait probablement calmé de lui-même, on aurait pu faire venir un interprète, un négociateur, n’importe quoi plutôt que de descendre un type. Idem pour le jeune homme de Toronto. C’est quoi cette sale manie de tirer sur les gens comme si ça pressait d’en finir? Lorsqu’une bête sauvage s’aventure en zone habitée, on l’endort avec une fléchette de sédatif et on la transfère dans une autre région avec plein de précautions. Est-ce que la vie d’un humain ne vaut pas une simple fléchette de sédatif dans ce plus meilleur pays au monde?

    J’ai eu l’occasion de voir quelques policiers agir avec logique et compassion dans certaines situations. Mais depuis la crise étudiante, mon respect pour les corps de police est zéro, sauf ponctuellement pour quelques individus. On a prétexté que les flics subissaient de fortes pressions, qu’ils étaient épuisés par de longues heures supplémentaires, etc.. C’est à pleurer! Si on n’a pas les nerfs pour faire ce métier, on ne le fait pas ou on prend un congé de maladie. Ces gens sont payés un bon salaire et sont censés être formés justement pour faire face aux pressions. Chacun son métier. Un chirurgien est formé et payé le gros prix pour faire face aux pressions de son métier. Ils ne saignent pas volontairement leurs patients pour autant. Les chauffeurs d’autobus ou de taxi prennent aussi des risques à travailler dans le trafic et le public. Ils n’écrasent pas les gens volontairement pour autant. Comme infirmier, j’ai souvent soigné des personnes en crise, intoxiquées, agressives, voire violentes, et je ne vargais pas sur elles pour autant.

    Pendant cette crise du printemps, on a vu des colosses armés et bottés garocher des jeunes non armés sur des murs et des capots d’auto. On a vu une décérébrée poivrer sans retenue des jeunes qui ne représentaient aucune menace à la sûreté des personnes et des biens. On a vu des irresponsables viser à la tête avec des fusils à balles de plastique. Je ne vais pas relater tout ce que le public a déjà vu. C’est décourageant pour tout le monde, pour les policiers honnêtes comme pur les citoyens civils.

    Espérons que les nombreux évènements de cette nature survenus d’un océan à l’autre permettront de faire un grand ménage dans les corps de police, chez les leaders comme chez les pions. Espérons que de véritables enquêtes indépendantes favoriseront l’instauration de formations adéquates pour faire face à des situations comme celle de ce pauvre garçon de Toronto. Le travail à faire est colossal pour ramener la confiance entre le public et les policiers.

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