16 commentaires sur “Avigdor Lieberman: « le Canada? Stephen Harper? Connais pas! »

  1. @Papitibi

    Pour mon instruisance, hier j’ai écrit un commentaire sous ce billet et il n’est pas paru. Est-ce à cause a) d’un mot en particulier, ou b) parce qu’il est quelque part et que vous ne l’avez pas aperçu?

    Je ne demande pas d’explication, a ou b suffira pour que je sache à quoi m’en tenir.

  2. Je seconde à deux mains! D’autant plus que si on s’arme jusqu’aux dents, nos « amis » sionazes finiront par nous demander de participer au bombardement d’un de leurs voisins, c’est une habitude chez eux: Bomb bomb Irak, bomb bomb Syrie, bomb bomb Iran etc.

    Par Papi: Commentaire versé à mon insu dans les « spams »… à mon insu.Désolé.
    Je l’ai raffraichi, pour lui permettre d’être visible…

  3. Herzl avait prévu le racisme à la Lieberman
    par Shlomo Avineri

    Herzl avait prévu un Avigdor Lieberman dès 1902. Sauf que dans son livre, Altneuland, il est battu à plate couture.

    Ha’aretz, 9 février 2009

    http://www.haaretz.com/hasen/spages

    Traduction : Michel Goldberg pour La Paix Maintenant.

    En 1902, Théodore Herzl a écrit un roman, mi-utopie, mi-politique fictinn intitulé Altneuland (« Un nouveau pays ancien »). Il y décrit un Etat juif en 1923, établi en Palestine. Dans ce roman, Herzl propose une description idéalisée des buts du mouvement sioniste. Il donne également au futur Etat d’Israël – le produit du sionisme – un miroir pour se comparer à la vision qu’en avait son fondateur.

    La description de la campagne électorale de 1923 constitue l’un aspects les plus fascinants du livre. Cette campagne était centrée sur les droits des habitants non-juifs du pays. Contrairement à ce que l’on dit souvent au sujet du sionisme (il aurait ignoré l’existence des populations arabes dans le pays), le livre révèle une conscience claire de l’existence de ces populations. De plus, cet Etat juif est bâti sur l’idée que tous ses habitants, indépendamment de leur religion, de leur race [1] ou de leur sexe ont les mêmes droits, et notamment le droit de vote. Ces droits sont étendus aux Arabes, mais aussi aux femmes, bien qu’à l’époque où ce livre est écrit, aucune démocratie occidentale n’avait encore accordé le droit de vote aux femmes.

    Dans ce livre, les Arabes n’ont pas seulement le droit de vote ; ils occupent également des postes clés. Parmi les personnages importants de ce livre, on trouve un ingénieur arabe de Haïfa, Rashid Bey. Selon une terminologie d’aujourd’hui, on peut dire que Herzl concevait un Etat qui aurait été à la fois juif et démocratique, un Etat-nation pour les Juifs, et un Etat pour l’ensemble de ses citoyens.

    Un nouveau parti apparaît pendant la campagne de 1923, mené par un homme récemment immigré dans le pays, et qui entend supprimer cette forme de citoyenneté en abrogeant le droit de vote de tous les non-Juifs. Le fondateur de ce parti raciste juif est appelé Geyer par Herzl (un mot allemand qui désigne un oiseau qui consomme la charogne) ; Herzl, pour construire ce personnage et son idéologie, s’inspire d’un leader antisémite viennois de l’époque, Karl Lueger.

    L’argument de Geyer est simple : nous sommes dans un Etat juif, et seuls les Juifs doivent avoir le droit à la citoyenneté. Les autres populations peuvent vivre et être tolérées dans ce pays, mais elles ne peuvent avoir de droits politiques équivalents. La description de la campagne électorale dans Altneuland est surprenante : le parti raciste de Geyer crée une grande agitation. Dans l’un des moments les plus marquants de l’ouvrage, on assiste à une confrontation entre les supporters de Geyer et des dirigeants libéraux. Tandis que Geyer réclame les droits liés à la citoyenneté pour la seule population juive, les libéraux justifient l’existence de droits égaux pour les habitants arabes sur la base de principes universels et également de sources juives (« Il y aura une même loi parmi vous, pour l’étranger comme pour l’indigène » – Nombres 9 :14).

    Après une dure campagne, les libéraux l’emportent et Geyer quitte honteusement le pays. Ce roman constitue une description très intéressante. Dans les utopies classiques que connaissait Herzl, (Utopia de Thomas Moore, et les utopies du XIXe siècle) on décrit toujours une société idéale. Au contraire, dans Altneuland, Herzl combine société idéale et réalisme politique. Cet homme, qui avait connu le racisme anti-juif, imaginait que les juifs puissent aussi être racistes, et il intégrait dans son roman utopique l’image troublante de l’un d’entre eux. Mais contrairement à ce qui se passait en Europe, où le racisme l’emportait, il était défait à Sion et à Jérusalem, et les principes de l’égalité et du libéralisme l’emportaient.

    Un roman utopique ? Une réalité d’aujourd’hui ? La morale de cette histoire est claire. Il suffit de se souvenir que le slogan de « Altneuland » était : « si vous le voulez, ce ne sera pas un rêve ». Ce rêve est entre nos mains.
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    http://www.lapaixmaintenant.org/Herzl-avait-prevu-le-racisme-a-la
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  4. @Bernard Leblanc

    « Cet homme, qui avait connu le racisme anti-juif, imaginait que les juifs puissent aussi être racistes, et il intégrait dans son roman utopique l’image troublante de l’un d’entre eux. Mais contrairement à ce qui se passait en Europe, où le racisme l’emportait, il était défait à Sion et à Jérusalem, et les principes de l’égalité et du libéralisme l’emportaient.

    Un roman utopique ? Une réalité d’aujourd’hui ? La morale de cette histoire est claire. Il suffit de se souvenir que le slogan de « Altneuland » était : « si vous le voulez, ce ne sera pas un rêve ». Ce rêve est entre nos mains. »

    Sauf que dans la réalité, sur le terrain, pour le projet sioniste il n’a jamais été question d’égalité entre juifs et arabes, bien au contraire. Dès le départ il s’agit d’une entreprise coloniale occupée à s’approprier un territoire au dépend des natifs qui y sont installés depuis belle lurette. De ce fait, les sentiments racistes et suprémacistes des sionistes ont toujours fait partie du paysage, ce n’est pas quelque chose qui s’est développé au fil du temps et qui a pris le dessus sur une nature collective qui était autrement bonne et fraternelle.

    Dans un sondage réalisé en 2011, 60% des juifs israéliens âgés entre 15 et 18 ans disaient préférer un leader fort à une société régie par les lois. Dans les douze dernières années, l’appui aux politiques de droites était passé de 48 à 62%, tandis que l’appui pour les politiques de gauche glissait de 32 à 12%.
    http://www.arabamericannews.com/news/index.php?mod=article&cat=World&article=4055

    Ce qui m’a particulièrement déçu et convaincu que la solution ne viendrait pas de l’intérieur et qu’elle devrait leur être imposée, fut de constater que durant les grandes manifestations de l’été 2012 dans la foulée des révolutions arabes, il n’a jamais été question de l’occupation, ou alors de façon très marginale. Le sujet était perçu comme étant trop diviseur et de toute façon il n’intéressait personne, occupés qu’ils étaient à manifester contre la hausse du prix du fromage cottage, et ultérieurement pour l’accès au logement. Dans ces moments dramatiques pour toutes la région, ils passaient sous silence LE sujet qui décidera éventuellement du sort de leur pays et qui corrompt toutes leurs institutions et leur fibre morale.

  5. @ Spritzer

    Il y a en chacun de nous un petit côté « obscur »… et ce NOUS auquel je fais allusion, ça inclut aussi les communautés – un terme que j’utilise ici dans son sens large.

    Je suis très fier d’avoir eu pour grand-père paternel un homme qui non seulement fut en son temps un grand bénévole mais un homme ouvert à la différence des autres; bien que président de la Commission scolaire catholique, le bonhomme était l’ennemi juré du curé Pauzé et le meilleur ami du pasteur de la « mitaine » [comme dans MEETING HALL] protestante de l’endroit. Le fruit de cet arbre – mon père – n’en est pas tombé très loin; le bonhomme #2, lui, n’a jamais vraiment fréquenté les curés et ce, même si l’un de ses cousins germains était lui-même chanoine. Lui, il préférait la compagnie de ses amis Juifs au voisinage des curés.

    Moi non plus, je ne suis pas tombé loin de cet arbre là.

    Le grand-père, donc, un grand progressiste? Ouin… en autant qu’il n’était pas question de l’électrification du village, dont il fut l’opposant le plus virulent! À ses yeux, l’électricité n’avait pas d’avenir et il refusait que le village investisse là-dedans! Bin, coudonc! J’ai même copie de la résolution du Conseil de ville…

    = = =

    C’est l’Église catho qui a permis à la langue française de s’épanouir au Qc. Premièrement, en incitant nos grand-mères à faire des bébés. Deuxièmement, en s’opposant aux unions entre cathos francophones et protestants anglophones. Mais c’est aussi l’Église catho qui a garroché les enfants de l’immigration dans les bras de la communauté anglophone, en leur refusant tout accès aux écoles catholiques. Les « importés » ont donc été dirigés vers le Protestant School Board of Greater Montreal, qui les a instruits en anglais.

    L’Église, c’est aussi des institutions hospitalières et caritatives… mais aussi des violeurs d’enfants.

    Bref, tout n’est jamais tout blanc, ni tout noir.

    = = =

    Retour vers les Juifs. Un peuple apatride depuis des millénaires, que les Nazis avaient décidé d’éradiquer. Des victimes, donc. Sauf que, aux yeux des Palestiniens, les Juifs ne sont pas tant les victimes des Nazis que les bourreaux de leurs frères. Qui sommes-nous, aujourd’hui, pour condamner sans réserve ces Palestiniens qui osent exprimer l’opinion que si tous les Juifs avaient péri, le territoire occupé par Israël serait aujourd’hui arabophone et en paix avec ses voisins?

    Je veux bien être bien compris: je ne suis pas en train de souhaiter la disparition d’Israël, loin de là. Je comprends les Juifs d’avoir maudit les Allemands, et je comprends les Palestiniens de maudire les Juifs. Sauf que tous les Allemands n’étaient pas des Nazis, ni les Juifs, des trous de cul. Sauf que l’Allemagne d’aujourd’hui n’est pas l’Allemagne d’hier. Sauf que, peut-être, l’Israël de demain…

    C’est comme pour les guerres entre la France et l’Angleterre; l’agresseur et les méchants n’ont pas toujours été du même côté de la Manche! Alors pourquoi les Juifs seraient-ils toujours et obligatoirement « du bon bord« ?

  6. @Papitibi

    J’endossais votre texte jusqu’à la phrase suivante.

    De Papitibi:«Un peuple apatride depuis des millénaires, que les Nazis avaient décidé d’éradiquer.»:.

    (Comme pour le pont Champlain, vous avez bloquez deux voies). 😉

    Des historiens juifs (dont certains israéliens) actuels, réfute cette thèse du juif apatride et errant. Dans votre phrase, vous touchez au nœud du problème historique. Après la destruction du TEMPLE par les romains, il n’y a pas eu de déportation. D’abord parce que Rome n’avait pas ce qui faut pour effectuer une déportation, mais surtout parce que ce n’était pas nécessaire. Ce que les romains ont fait en détruisant le TEMPLE, ils ont décapité le symbole politique, mais surtout le symbole religieux.

    Pour les juifs de l’époque, perdre le TEMPLE équivalait à perdre L’ARCHE DE L’ALLIANCE. À partir de ce moment, le PEUPLE s’est considéré puni par Dieu. Pour eux Dieu les avait abandonnés à cause de leurs fautes.

    Il y a certainement eux des individus qui ont été fait prisonnier et amené à Rome! Il y a certainement eux des membres des familles de la caste sacerdotale et politique qui sont parvenu à fuir vers des lieux plus sécuritaires où ils avaient des contacts du genre Égypte, Syrie, que sais-je. Mais le petit peuple lui, est demeuré dans la région et il a continué à lutter pour sa survie en élevant ses chèvres et ses brebis etc. C’est eux qui avec les gentils sont à l’origine de la Palestine.

    (J’ai écris ça de mémoire et en effectuant une petite recherche, voici un texte qui appui ce que j’écris.)

    http://www.monde-diplomatique.fr/2008/08/SAND/16205

  7. @ Bernard

    Quand je parle d’un « peuple apatride », je parle d’un peuple privé de tout foyer national sur lequel il exercerait une quelconque autorité politique.

    Il y a toujours eu des Juifs quelque part au Moyen-Orient. Tantôt, entre le Tigre et l’Euphrate (dans l’Iraq actuel), tantôt en Égypte, tantôt quelque part entre la Méditerranée et le Jourdain/la Mer Morte. Mais ils n’ont pas toujours été majoritaires là où ils se trouvaient et ils n’ont jamais détenu les rennes politiques, Alexandre le Grand, les Perses, l’empire romain, les pharaons, l’empire ottoman et le protectorat britannique – pour ne nommer que ceux-là…

    Je parle aussi d’un peuple – ou d’une ethnie – dont la langue et la religion sont en usage dans des milliers de petites cellules dispersées de la Californie au Maroc et souvent isolées les unes des autres en raison de contraintes politiques (pays en guerre)…

  8. @Papitibi

    Vous écrivez :«Quand je parle d’un « peuple apatride », je parle d’un peuple privé de tout foyer national sur lequel il exercerait une quelconque autorité politique.»:.

    Comme je vous l’ai déjà mentionné, vous ratissez souvent extrêmement large, alors que les précisions historiques sont à relever avec des «pinces à cils».

    Les apatrides sont ceux qui ne peuvent bénéficier des droits fondamentaux d’aucun pays, ce qui ne s’applique pas aux citoyens de religions juives, et ce malgré certaines époques, où dans certains pays où il y a eu un fort courant antisémite qui a eu pour conséquence d’enlever des droits à ces citoyens.

    Cela a été vécu ici même dans notre Belle Province du côté du Chanoine Groulx par exemple et de certains ecclésiastiques qui associaient religion juive à déicide, sans pour autant, faire de ces citoyens de religion juive des apatrides. Ils étaient ostracisé du point de vue religieux, mais ça n’a pas empêché des entrepreneurs comme :

    Sigismund Mohr: ingénieur juif allemand et créateur du premier système téléphonique de Québec (années 1870)
    Maurice Pollack: juif d’origine roumaine et fondateur du magasin Pollack (1906)
    Ida Steinberg, es Supermarchés Steinberg ont débuté par une épicerie, fondée en 1917 à Montréal par une immigrante juive-hongroise.
    Etc.

    Voici ce qu’a écrit l’historien israélien Shlomo Sand dans son livre «Il était plus logique de créer un Etat juif en Europe», paru 13 mai 2010.

    A) -:«En tant que citoyen israélien, je trouve absurde que quelqu’un qui était sur une terre il y a deux mille ans puisse prétendre avoir des droits historiques sur cette même terre. Ou alors il faudrait faire sortir tous les Blancs des États-Unis, faire rentrer les Arabes en Espagne. […] non, il n’y a pas de droit historique des Juifs sur la terre de Palestine, qu’ils soient de Jérusalem ou d’ailleurs.»:.

    B) -:« Il était plus logique de créer un État juif en Europe. Les Palestiniens n’étaient pas coupables de ce que les Européens ont fait. Si quelqu’un avait dû payer le prix de la tragédie, ça aurait dû être les Européens, et évidemment les Allemands. Mais pas les Palestiniens. Par ailleurs, le partage n’était pas équitable. Les Arabes étaient 1,3 million et les Juifs 630.000, or, la terre a été divisée moitié-moitié. Aujourd’hui, les Palestiniens ont moins de 22% du territoire.»:

  9. Pour compléter sur le « côté obscur« …

    Assez impressionnant, samedi soir, l’émission « Qui sommes-nous » sur la généalogie de Normand Brathwaite.

    Alors qu’il est en Jamaïque – la terre de son grand-père paternel, le gars apprend qu’une arrière-arrière-arrière grand mère née en 1821 (?) avait été esclave. Brathwaite se posait justement la question: y a-t-il des esclaves dans mes ascendants?

    Mais il y a une question qu’il ne s’était jamais posée et il en a reçu la réponse en plein front. Plutôt inattendue.

    Le père de cette aïeule, lui, était non seulement un blanc, mais c’était un propriétaire d’esclaves et il en avait engrossé une.

    Voilà comment le petit nègre qui se découvre (avec une certaine fierté) une ancêtre soumise à l’esclavage et qui, ô horreur suprême, découvre que derrière l’esclave se trouvait l’esclavagiste!

    Si on pouvait inverser le cours des recherches généalogiques et permettre aux victimes de la Shoah de voir ce que deviennent leurs descendants en Israël, pas sûr que toutes ces victimes des Nazis seraient fières du sort réservé aux Palestiniens…

    Le côté obscur…

  10. @Papitibi

    Sur le côté obscur »…
    Est-il possible que Robert Madoff ne soit pas unique dans son genre?
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    Extrait de Jean Robin
    :«La communauté juive mondiale et ses représentants devraient réaliser, après l’affaire Bernheim, que les juifs n’ont rien à gagner à être représentés par des menteurs, mais qu’ils ont au contraire tout à perdre.

    Ils s’honoreraient de contribuer, à leur niveau, à lever l’omerta qui pèse sur l’affaire Wiesel car le doute est devenu trop important pour être négligé ou négligeable. Il s’agit de la mémoire de la Shoah, qu’un seul homme ne saurait ni résumer ni mettre en doute.

    Nous ne sommes pas les premiers à mettre Elie Wiesel en doute, avant nous Pierre Vidal-Naquet n’avait pas hésité à le faire, sur des bases historiques.

    Elie Wiesel avait par ailleurs défendu la fraude Misha Defonseca, en 2001, alors que des sommités comme Raül Hilberg mettaient son témoignage en doute, témoignage qui s’est en effet révélé être inventé de A à Z. Personne n’en a jamais tenu rigueur à Wiesel.

    Tout comme personne ne lui a tenu rigueur d’avoir reçu son premier prix littéraire avec le soutien de son préfacier François Mauriac, qui faisait également partie du jury, comme nous l’avons révélé.»:
    http://www.enquete-debat.fr/archives/apres-gilles-bernheim-elie-wiesel-13292

  11. Je crois qu’il n’y a pas plus raciste et xénophobe que ceux qui crient constamment au racisme. J’ai souvenir de cette femme juive dans un centre hospitalier montréalais qui refusait les soins d’une préposée noire mais daignait accepter les soins d’une french canadian blanche. Et de cette autre mère hassidique dont l’enfant était hospitalisé à Sainte-Justine et qui comptait les minutes pendant lesquelles nous manipulions son fils et qui s’obstinait avec nous chaque fois que nous avions à le faire, de crainte que nous, les impur-e-s, souillions son garçonnet. Et de cet étudiant musulman qui se lavait les pieds dans le lavabo qu’utilisaient d’autres étudiant-e-s pour laver leurs dents, et qui était surpris de la réaction intolérante d’autrui envers lui.

    Au Québec, comme en Israël et partout sur la planète, on doit tenir compte à la fois des droits des premiers occupants et des faits historiques qui ont remodelé les états et les sociétés. Tant qu’Israël persistera à considérer ses citoyens non juifs comme de seconde zone et tant que les juifs d’Israël persisteront à asseoir leurs droits sur une réalité historique révolue datant de quelques millénaires et sur des croyances religieuses tout aussi obsolètes, il n’y aura jamais de paix possible. On ne peut refaire l’histoire, la réalité est là: l’État d’Israël existe bel et bien et les Palestiniens existent aussi, ce n’est pas en se niant réciproquement le droit à l’existence que la paix s’instaurera.

    Des erreurs historiques dramatiques ont été faites dans les deux camps depuis la création d’Israël. Mais il m’apparaît évident que la détermination constante d’Israël d’occuper et de coloniser le territoire palestinien, ceci à l’encontre du droit international et des ententes passées, démontre que la recherche de la paix ne fait pas partie des priorités du gouvernement israélien. Ce que celui-ci cherche, c’est l’éradication du peuple palestinien. C’est aussi inadmissible que d’entendre l’Iran appeler à la destruction de l’État d’Israël. C’est un cul-de-sac absolu dans l’état actuel des faits.

    Quant aux déclarations de notre illustre conservative Baird, comme tout ce qui vient des conservatives, ça va aux chiottes en ce qui me concerne. Une fois de plus, le gouvernement canadien se démarque en se dissociant des autres états et de l’avis de la plupart des critiques et instances internationales sur l’actualité politique. Les conservatives nourrissent leur sentiment d’importance en contrariant tout ce qui fait quasi consensus: retrait du Protocole de Kyoto, retrait du Traité international de lutte à la désertification, abstention de porter secours en temps opportun aux Canadiens mal pris à Beyrouth lors du dernier conflit officiel entre Israël et le Liban, destruction du registre des armes, non respect des ententes internationales sur la protection et la réhabilitation des enfants soldats, négation de la crise climatique, abstention d’exiger la libération des activistes canadiens illégalement emprisonnés en Russie, etc. ad nauseam. Et quand je dis ad nauseam, je veux vraiment dire envie de vomir. Un embryon de solution à la crise avec l’Iran se pointe à l’horizon, les autres états participants saluent une entente provisoire porteuse d’espoir, que font les ti-clins Harper, Baird et leurs conservatives: ils dénigrent cette entente pour faire plaisir à leurs tizamis israéleux qui, d’autre part, se foutent bien de notre gueule comme l’exprime bien le commentaire d’Avigdor.

    Ad nauseam!

  12. Mr. Robert Duchesne

    J’ai bien aimé votre texte.

    Toutefois, je souligne que vous avez laissé passé une digression en répétant ce que les médias pro-sioniste ont écris sur le commentaire supposer de « Mahmoud Ahmadinejad » à l’effet qu’il aurait appeler à la destruction de l’État d’Israël.

    C’EST FAUX!

    Dans une interview à Al Jazeera, reprise par le New York Times, Dan Meridor, ministre israélien du Renseignement et de l’Énergie atomique, a admis que le président iranien Mahmoud Ahmadinejad n’avait jamais prononcé la phrase « Israël doit être rayé de la carte ». Il a toutefois ajouté : « Mahmoud Ahmadinejad et l’ayatollah Khamenei ont répété à plusieurs reprises qu’Israël était une créature artificielle, et qu’elle ne survivrait pas ».

    http://www.lepoint.fr/monde/iran-ahmadinejad-n-a-jamais-appele-a-rayer-israel-de-la-carte-26-04-2012-1455392_24.php

    Comme vous le constatez, on peut faire un grand dommage avec une mauvaise traduction. Mais ce qui est encore plus remarquable est que le programme (propagande) qu’on a inoculé dans votre cerveau a eu l’effet escompté.

    Intéressant n’est-ce pas? 😉

  13. «Si on pouvait inverser le cours des recherches généalogiques et permettre aux victimes de la Shoah de voir ce que deviennent leurs descendants en Israël, pas sûr que toutes ces victimes des Nazis seraient fières du sort réservé aux Palestiniens…»

    Ben oui mon gars, Israël est la réincarnation de l’Allemagne nazie!!! Et Netanyahou??? Pire que Hitler!!! Hé misère!!!

    Par Papi: Je n’ai jamais écrit, moi, que Netanyahou est la réincarnation d’Hitler… en version 2.0. Ni que Israël est la réincarnation de l’Allemagne nazie.

    J’ai simplement écrit que, du fond de leur tombe – et dans la mesure où une sépulture décente leur a été faite, ce qui est loin d’être une certitude – il y a certainement des victimes de la Shoah qui regardent aller leurs descendants ou leurs petits-neveux et à qui ça donne envie de vomir.

    Il existe des organismes juifs – comme par exemple Avaaz.org ou Peace Now, et des organismes plus « universels » comme Human Rights Watch ou Amnesty International, dont DES membres ont perdu des proches en raison de la Shoah. Tu leur nies le droit de critiquer Netanyahou?

    C’est assez nazi de ta part, ça, mon tit-nomme. Et oh, by the way, le Jean-Luc Proulx qui écrivait sur Cyberpresse vouloir passer les Juifs à la baïonnette s’ils refusaient de parler français au Québec, c’était bien toi, ça?

    Netanyahou est un hostie de trou de cul et ce trou de cul dirige Israël vers sa destruction, en même temps qu’il est une menace pour les Juifs, où qu’ils soient dans le monde. Period.

  14. Le monde est devenu un meilleur endroit le 11 janvier 2014 avec le décès d’Ariel Sharon. Qu’il aille maintenant rendre des comptes dans la vallée de Josaphat…

    Tom Segev of Ha’aretz “toured Lebanon after the conquest” in mid-June. He saw “refugees wandering amidst swarms of flies, dressed in rags, their faces expressing terror and their eyes bewilderment … the women wailing and the children sobbing”. Here and there people were walking “as in a nightmare”. “A terrible smell filled the air” – of decomposing bodies, he learned … “This is what the cities of Germany looked like at the end of the Second World War.” He saw “mounds of ruins”, tens of thousands of people at the shore where they remained for days, women driven away by soldiers when they attempted to flee.

    The Lebanese government casualty figures are based on police records, which in turn are based on actual counts in hospitals, clinics and civil defence centres. These figures do “not include people buried in mass graves in areas where Lebanese authorities were not informed.” [7] The figures, including the figure 19,000 dead and over 30,000 wounded, hence underestimate the real degree of bloodletting.

    In the first bombing of Beirut in June, a children’s hospital in the Sabra refugee camp was hit and the Gaza Hospital near the camps was reported hit. [8] “There is nothing unusual” in the story told by an operating room assistant who lost both hands in the attack. “That the target of the air strike was a hospital, whether by design or accident, is not unique either,” reported William Branigan in the Washington Post. [9] The Acre Hospital was again hit on 24 June, along with the Gaza Hospital and the Islamic Home for Invalids where “the corridors were streaked with blood”.

    By mid-August, the Islamic Home had been repeatedly shelled, only 15 of 200 staff members remained and “several retarded children died of starvation for lack of someone to feed them properly.” [10] Most of this was before the bombing escalated in August. By 4 August eight out of nine Homes of Orphans had been destroyed, attacked by cluster and phosphorous bombs. When Beirut mental hospital was hit, “800 patients varying in condition from senile dementia to violent schizophrenia were released into the streets of Beirut.” [11]

    Chris Giannou was a Canadian surgeon working in Lebanon at the time of the Israeli invasion. His testimony later to the United States Congress makes grim reading.

    He reported that “he was witness to four prisoners who were beaten to death.” That he witnessed “the total devastation of residential areas and the blind, savage, indiscriminate destruction of refugee camps by simultaneous shelling and carpet bombing from aircraft, gunboats, tanks and artillery,” leaving only “large blackened craters filled with rubble and debris, broken concrete slabs and twisted iron bars and corpses”; “hospitals being shelled”, one shell killing 40-50 people … He saw “the entire male staff” of the hospital being taken into custody, leaving patients unattended, and “savage and indiscriminate beatings” of prisoners with fists, sticks, ropes with nuts and bolts tied to them. He saw a Palestinian doctor hung by his hands from a tree and beaten and an Iraqi surgeon “beaten by several guards viciously, and left to lie in the sun with his face buried in the sand” – all in the presence of an Israeli Colonel who did nothing about it. He watched prisoners “being rehearsed by an Israeli officer to shout ‘Long Live Begin’.” [12]

    A Norwegian doctor and social worker confirmed this story, saying that they had seen at least ten people beaten to death, including an old man who was crazed by lack of water and intense heat as the prisoners were forced to sit for hours in the sun; he was beaten by four or five soldiers who then tied him with his wrists to his ankles and let him lie in the sun until he died. [13]

    The sustained eleven-hour bombing of Beirut on 12 August finally evoked world-wide condemnation, even from the US, and the direct attack was halted:

    To many people, in fact, the siege of Beirut seemed gratuitous brutality … The arsenal of weapons, unleashed in a way that has not been seen since the Vietnam War, clearly horrified those who saw the results first hand and through film and news reports from a distance. The use of cluster bombs and white phosphorus shells, a vicious weapon, was widespread.

    In the end … Israel created in West Beirut a whole set of facts that no amount of packaging could disguise. In the last hours of the last air attack on Beirut, Israeli planes carpet-bombed Borj el Brajne (a Palestinian refugee camp). There were no fighting men left, only the damaged homes of Palestinian families, who once again would have to leave and find another place to live. All of West Beirut, finally, was living in wreckage and garbage and loss.
    https://www.marxists.org/history//etol/document/mideast/hijack/3-terror.htm

  15. @Spritzer

    Évidemment, depuis cette phrase de W – « the world will be better off without Saddam Hussein« , on en a fait d’innombrables versions.

    Je suis de ceux qui attribuent à Ariel Sharon une (grande) part de responsabilité dans le massacre de Sabra et de Chatila par les phalangistes chrétiens. « Cherche à qui le crime profite »…

    Cela dit, je ne me réjouis de son décès que pour des motifs d’ordre médical et humanitaire; huit ans dans le coma, huit ans dans un coma que les médecins ont toujours su irréversible, c’est un peu long. S’il avait été mon père, je ne crois pas que j’aurais été d’accord pour le laisser branché et pour lui donner ainsi un simulacre de vie.

    Mais sur le plan politique… des faucons, il y en a eu, et il y en aura des deux côtés; personne n’est blanc comme neige, ni tout à fait noir par ailleurs. Sharon aura été un faucon, et moi, les faucons, je ne les aime pas. Qu’ils soient de Tel Aviv, de Damas, de Téhéran ou de Washington. Ou d’Ottawa. Ou même de Québec, comme ce Bernard Drainville à la noix de coco.

    Sharon ÉTAIT un faucon… à l’époque du Likoud. À l’époque où il a forcé l’implantation de colonies en territoire occupé. Ou à l’époque de la guerre dite du Liban… encore que, je le répète, le Hezbollah, c’était pas des anges. Ni hier, ni aujourd’hui! Mais le bonhomme avait « ramolli » avec le temps et il avait fini par s’opposer à la droite et au Likoud.

    Pour ma part, c’est de ce Sharon-là dont je vais préférer me souvenir.

    = = =

    Mais… car il y a un MAIS, sa disparition pourrait peut-être libérer son successeur d’un certain poids (et je le dis sans vouloir faire ici un jeu de mots!): Netanyahu se sentira-t-il désormais libre d’ordonner le démantèlement de « colonies » dont tous les observateurs raisonnables savent très bien qu’elles constituent le plus grand obstacle à une paix fondée sur le concept des deux nations parallèles.

    C’est que le Monsieur avait tellement valeur de symbole, lui qui avait appartenu à la Résistance pré-Israël et participé à TOUTES les guerres qui impliquaient Israël et ses voisins. Il n’y en a plus, des « comme ça ».

  16. Bien franchement je ne me réjouis pas plus qu’il faut de sa disparition, le bonhomme était inoffensif depuis 8 ans. De plus je reste persuadé que la mort n’est pas une fin en soi et qu’elle ne met pas un terme aux liens forgés durant notre vie, ni aux conséquences pour nous de nos actes, bons ou mauvais.

    Petite erreur d’inattention de votre part quand vous dites: « Ou à l’époque de la guerre dite du Liban… encore que, je le répète, le Hezbollah, c’était pas des anges. »

    C’était bien sur le PLO qui était visé au Liban en 82.

    Désolé pour les extraits en anglais, mais ils donnent un bon aperçu de ce qui s’est passé en 81-82 et des intentions de chacun. Ça rappelle d’ailleurs l’assaut sur Gaza en 2008 quand les Israéliens ont brisé une trêve qui durait depuis plusieurs mois en allant assassiner des militants pour provoquer une riposte et avoir un casus belli. Un vieux truc qu’ils n’ont pas inventé, je le concède.

    “Further support comes from George Ball, that the PLO had observed the ceasefire (en vigueur depuis juillet 1981 jusqu’au début de l’attaque israélienne en juin 82). Israel, he said, continued looking for the « internationally recognized provocation » that Secretary of State Alexander Haig said would be necessary to obtain American support for an Israeli invasion of Lebanon.”

    “According to Avi Shlaim, the real driving force behind the Israeli invasion to Lebanon was the defense minister Ariel Sharon. One of his aims was the destruction of PLO military infrastructure in Lebanon and undermining it as a political organization, in order to facilitate the absorption of the West Bank by Israel. The second aim was the establishment of the Maronite government in Lebanon, headed by Bashir Gemayel and signing the peace treaty between two countries, the third aim was the expelling of Syrian army from Lebanon. Also, according to Shlaim, with the completion of Israeli withdrawals from Sinai in March 1982, under the terms of the Egyptian-Israeli Peace Treaty, the Likud-led government of Israel hardened its attitude to the Arab world and became more aggressive.”

    “According to Avi Shlaim, Sharon and chief of staff Rafael Eitan, realizing that there was no chance in persuading the cabinet to approve a large-scale operation in Lebanon, adopted a different tactic and intended to implement « Operation Big Pines » in stages by manipulating enemy provocations and Israeli responses.”

    “On 3 June 1982 Israel’s ambassador to the United Kingdom, Shlomo Argov was shot and seriously wounded in London by terrorists belonging to the Iraqi-backed Abu Nidal terrorist organization. In his memoirs, Sharon stated that the attack was « merely the spark that lit the fuse ». Israeli prime Minister Begin used this as the « internationally recognized provocation » necessary to invade Lebanon. The fact that the Abu Nidal organization was the longtime rival of PLO, that its head was condemned to death by the PLO court, that the British police reported that PLO leaders were on the « hit list » of the attackers, and that the Abu Nidal group was based in Syria and not Lebanon did not deter Begin.”

    “According to Shlaim, Yasser Arafat, at that time being in Saudi Arabia, told the Americans through the Saudis that he was willing to suspend cross-border shelling. But that message was disregarded by the Israeli government. President Reagan also sent a message to Begin urging him not to widen the attack.

    On 4 June the Israeli cabinet authorized a large scale invasion.”
    http://en.wikipedia.org/wiki/1982_Lebanon_War

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