5 commentaires sur “Feu Marcel, géant aux pieds d’argile

  1. Je présume que la citation à l’effet que « la mafia est plus démocratique que les associations étudiantes » était du défunt Marcel Côté?

    S’il s’avère que oui, elle suscite en moi une question toute bête; à savoir: cette citation découlait-elle de son expérience comparative auprès des deux « organisations »?

    Par Papi: C’est bien de Marcel Côté!

    Et si oui, n’est-elle pas suggestive du type d’alliés que monsieur Côté appréciait?

    ===

    De Malartic à Naples en passant par Montréal il y plein de gens valeureux dont les ambitions transcendent le pouvoir et le prestige d’une part et qui aspirent au meilleur pour leur communauté, plutôt que pour eux-mêmes… avec tout ce que cela suggère.

    Ce qui est désolant c’est que l’on érige en modèle l’entrepreneur acoquiné au détriment du citoyen dévoué à sa communauté. Tandis qu’on se désole des révélations de la commission présidée par la juge Charbonneau… mieux vaut en rire sans doute.

    Marcel Côté et consorts n’aspirent pas à faire avancer les choses pour l’ensemble des gens, si cela se produit ils s’en pèteront les bretelles certes, mais, là n’est pas leur principal intérêt…

    Qu’il repose donc en paix, d’autant qu’il y en a tous pleins qui sont prêt à prendre là où il a laissé, mais probablement pas du côté des associations étudiantes…

    Par Papi: Marcel Côté était un homme intègre et rarement a-t-il été pris en défaut… mais il a gaffé à l’occasion. En plus de cette comparaison mafia/étudiants, il a trouvé le moyen de foirer pendant la campagne à la mairie et il a encore foiré quand il a essayé de « récupérer » sa gaffe. M’enfin…

    salutations,

  2. @ Papi

    Très honnêtement, nul n’est à l’abri de faire des gaffes et/ou de dire des niaiseries, le problème n’est pas là. L’ennui c’est ce que peut suggérer ce genre d’affirmation, comme je le soulevais précédemment.

    Mon expérience m’a appris que l’apparence de conflit d’intérêt est aussi préoccupante que les conflits d’intérêt de fait. Si le concept entourant l’apparence de ou le conflit d’intérêts n’ont pas la cotte, il n’en demeure pas moins qu’il devrait éveiller le jugement critique de chacun. Ainsi, si les deux types d’organisation, que sont la mafia et les associations étudiantes existent bel et bien, la légitimité dont jouit la seconde à l’égard de la première peut difficilement être remise en cause.

    Si la comparaison entre une organisation criminelle et une association légitime est faite, au delà du grotesque de l’amalgame, je pense que l’on peut légitimement se poser, au moins, une ou deux questions relative à l’honnêteté intellectuelle de celui qui la fait, tout autant que de s’interroger sur le développement de sa moralité au sens éthique. Et le problème est surtout là tant qu’à moi.

    Hier, à l,assemblée nationale le premier ministre évoquait comment le citoyen Côté traversant René-Lévesque au coin de Beaver-Hall, s’arrêtant sur le terre plein, se tourna vers ses assistants qui n’avaient pas bravé la circulation et leur lanca du milieu de la rue qu’ils « ne seraient jamais des entrepreneurs »; bref, comme quoi sa témérité devait nous inspirer… pffff. Ici encore, le problème tient moins du geste posé – braver la circulation – que la conclusion que l’on devrait en tirer… Ce type d’anecdote et la conclusion que l’on en tire ne sont pas que réductrices elles sont stupides…

    Cordialement,

  3. @ Objecteur 00:42

    « Si la comparaison entre une organisation criminelle et une association légitime est faite, au delà du grotesque de l’amalgame, je pense que l’on peut légitimement se poser, au moins, une ou deux questions relative à l’honnêteté intellectuelle de celui qui la fait »

    J’ignore – à vrai dire nous ignorons tous à quoi pouvait ressembler la démocratie au sein des organisations à l’origine de la Cosa Nostra, de la Mafia, de la Mano Negra… On peut se douter, toutefois, du pouvoir des armes et de la peur. Surtout si on en croit Hollywood!

    Ça n’est sûrement pas plus « démocratique » que dans les associations étudiants; Côté a d’ailleurs admis que s’il avait lancé cette phrase, c’est qu’elle faisait image!

    Cela dit, une organisation peut, ou peut ne pas, être démocratique sans être légitime, comme elle peut être légitime sans être « démocratique » dans son fonctionnement et ses règles…

  4. @ Papi

    Je fais un peu de zèle cette nuit, une fois n’est pas coutume…

    Vous introduisez sur la légitimité un point tout à fait juste: « Cela dit, une organisation peut, ou peut ne pas, être démocratique sans être légitime, comme elle peut être légitime sans être « démocratique » dans son fonctionnement et ses règles… ». Un bon exemple en serait la ligne de parti dans le système parlementaire britannique, qui, s’il tire sa légitimité du suffrage universel, dans notre système politique Québécois et Canadien, est loin de toujours être un lieu de démocratie genre… Ceci étant dit, même imparfait, je préfère le cabinet à un gang de motards criminalisé – La mafia des pauvres -, en raison notamment du rôle joué par le premier si on le compare au rôle joué par le second…

    Par ailleurs, quand bien même les organisations criminelles seraient des modèles de démocratie, ce dont il est permis de douter, je doute que leur gestion interne contribuent à les rendre plus légitimes…

    Une conclusion légitime me semble-t-il? 🙂

    Bonne nuit Papi

  5. @ Objecteur 2:22

    J’ai quelques objections de principe à la ligne de parti.

    Que tous les députés du PLQ votent en bloc sur une motion visant à proclamer l’indépendance du Qc, je n’y verrais aucun problème, en ce sens que le crédo fédéraliste du Parti est connu. Personne n’en serait surpris. Là où je suis en désaccord, c’est sur l’imposition d’une ligne de parti sur un point qui n’apparaît ni au programme ni à la plateforme électorale du parti. Le député devrait-il alors voter en fonction de son opinion personnelle?

    Non… à moins qu’il l’ait fait connaître avant d’être élu et que ses électeurs ait alors voté en toute connaissance de cause.

    Il y a des années, le gouvernement avait délégué dans les régions la « Commission Béland » sur la réforme du mode électoral; je m’y étais longuement exprimé. Mais Béland voulait savoir si je prône un régime républicain ou le statu quo, alors que moi, je m’en crisse… pourvu que l’on sache pour quoi et pour quel programme on vote!

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