4 commentaires sur “Robin Williams, le poète disparu

  1. Je l’ai adoré dans Mork and Mindy. Et dans Popeye. Et il ne faut pas oublier son rôle de commis au département de photo chez K-Mart… un emploi que j’ai exercé quand j’étais étudiante.

    Les suicides de gens déprimés, ça m’affecte beaucoup.

  2. @fem

    Il y a 23 ans, deux de mes amis m’ont appelé à quelques jours d’intervalle pour m’annoncer le suicide d’un fils que pourtant ils adoraient. Tous les deux s’étaient pendus dans le garage de la résidence familiale, à 100 km l’un de l’autre.

    L’un avait 23, l’autre, 14 ans.
    Cette année-là ou la suivante, mes deux fils avaient perdu une bonne demi-douzaine de leurs amis; deux ou trois d’entre eux avaient même couché chez moi dans la semaine précédant leur suicide.

    Ma meilleure amie – ma femme était trrrrès jalouse de cette amitié-là s’était tiré une balle dans la tête quelques années auparavant, même pas deux semaines après le suicide de l’un de ses frères. Dans tous les cas, une déprime mal assumée.

    Et puis il y a eu deux de mes clients, dont l’un à qui je venais d’annoncer par téléphone le montant de la pension alimentaire à laquelle il venait d’être condamné, quelques jours après le procès. Le soir-même, il a viré une brosse et le lendemain, c’est son ex qui est venue à mon bureau; « t’as pluus de client », m’a t’elle dit en braillant.

    Dire que je suis sensible au suicide pour cause de dépresse profonde, ce serait un euphémisme.
    Dire que je n’ai jamais craint que des proches passent à l’acte, ça serait une hérésie.

    Zelda Williams, la fille de feu Robin, se demande encore comment son père a pu mourir de faim, si je puis dire, lui qui avait nourri tant d’amateurs de cinéma et d’humour.

    Quel est le rôle de la kâlisse de consommation dans tout cela? Je le soupçonne d’avoir nourri la psychose… Philip Seymour Hoffman, Robin Williams. Même talent exceptionnel, mêmes ouragans dans la tête, même fin tragique; je l’ai dit de Hoffman et je le redis de Williams, ils auront représenté la quintessence du jeu d’acteur.

  3. Il était bipolaire. C’est très courant la toxico chez les bipolaires. C’est une forme d’anesthésie en vente libre…

    Une chose est sûre, ce n’était pas un lâche. Il a toffé jusqu’à 63 ans. Apparemment il commençait à faire du Parkinson…

  4. @ Fem 01h00

    Depuis le départ de Robin W, j’ai revu à la télé Mrs Doubtfire et surtout – sans doute pour la septième ou huitième fois, Dead Poets Society. Que j’ai enregistré, pour le revoir encore. Je ne me lasserai jamais de ce film-là, peut-être parce que j’ai eu la chance de voir défiler quelques « John Keating » dans ma vie d’étudiant, des précepteurs moins diplômés mais plus enflammés que ceux que j’ai eus à la fac de droit. Ceux-là, ils nous enseignaient des trucs « plates » qui nous serviraient sans doute à mieux gagner notre vie.

    Mais les « John Keating » que j’ai vus passer au Collège, eux, c’est de la passion pure qu’ils transmettaient. Ça, et le gout du dépassement. Ça, et la curiosité intellectuelle. Aucun n’a eu à grimper sur son pupitre pour expliquer la diversité des points de vue…

    Le meilleur d’entre tous? André D, qu’il était facile de confondre avec un ostie de franssa frachié. Possiblement bipolaire, d’ailleurs! Bof… Mais quelle passion il a su me transmettre, ce sale castriste avec lequel je n’étais jamais d’accord!

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