Diantre! Qu’est-il advenu d’Élyse Marquis? C’est Chose-Truc, là, wèyons, wèyons… il a-tu fait disparaître ma mémoire itou? Je l’ai, l’ai. Luc Langevin. C’est lui, le coupable…
La p’tite Marie, elle remplace pas Élyse Marquis. C’était la plusse mini des mini-chefs, âgés de 10 à 14 ans, qui sont venus prêter main forte aux cinq candidats pour leur challenge du 25 août.
Prêter main forte, que je m’disais? Aie, vous voulez-tu rire? Ils sont là, au pire pour foutre le bordel et au mieux pour encombrer!
Eb bin non, justement. Quel beau rayon de soleil dans la cuisine des Chefs. Et en même temps, quelle belle démonstration de calme et de savoir-faire chez ces apprenti-marmitons.
Tous les cinq m’ont agréablement surpris par leur maîtrise; en même temps, bien sûr que leur seule présence multipliait les défis pour les cinq candidats. Ces enfants, il fallait bien – entre autres tâches – les superviser, les surveilleux, eux et leur travail en cuisine… Le candidat Hakim Chajar a tellement bien assuré cet aspect supervision qu’il a bien failli y laisser sa peau, lui qui, à vrai dire, ne trébuche que très rarement et a pris l’habitude d’exceller à tous égards.
Ils râpent, ils jouent du couteau, les enfants de la cuisine… Hakim a d’ailleurs dû s’occuper d’une blessure au doigt de son petit protégé, Samuel, âgé de 11 ans; il s’est acquitté de cette tâche avec dévouement et élégance, lui dont pourtant le temps était compté. Le devoir de supervision avant le pointage!
Celui-là, c’est Monsieur Innovation et Dynamisme en cuisine. À ma grande surprise, il a été éliminé de la course il y a quelques semaines. Mais je le vois dans ma soupe, si je puis me permettre. Je le vois animer SON propre show de cuisine et en faire éclater les cotes d’écoute. Quant à ses talents culinaires, il est pas mal pantoute; le 1er juin, il a reçu du président de la [Fédération culinaire du Canada] la médaille d’or du concours national des chefs cuisiniers du Canada. Cinq chefs représentant leur province se sont affrontés lors de cette compétition, rapportait le Courrier du Sud (Longueuil) dans son édition du 12 juillet 2014.
La cuisine référendaire de Lulu
L’autre grand moment de la télévision, ce lundi, aura été le docu La Nation: huis-clos avec Lucien Bouchard, du cinéaste Carl Leblanc. Une heure et demie de pur délice télévisuel, au cours de laquelle Bouchard aura fait part de sa stratégie des deux référendums successifs, le premier pour autoriser le Gouvernement à négocier à l’avance les modalités d’un éventuel partenariat économique avec le Canada, et le second, pour voter l’indépendance selon ces modalités ou en l’absence d’accord, le cas échéant.
Parizeau n’en voulait pas…
Le même jour, Marcel Masse nous quitte, à 78 ans; un ami commun me l’avait présenté alors qu’il était Ministre sous Mulroney. Mais le visage nationaliste de Daniel Johnson père -l’homme derrière le concept Égalité ou indépendance, c’était Marcel Masse. Ministre sous Mulroney, certes, et comme Lucien Bouchard, ardent partisan de Meech… et militant pour le OUi en ’95.
On est portés à l’oublier, l’Union Nationale, c’était bien davantage que les Toé Tais Toé ou les Brukési tu me fais kier… De grands esprits sont passés par là, dont Jean-Noël Tremblay (88 ans, toujours vivant et l’esprit vif), le notaire Jean-Guy Cardinal (le père de François du même nom, à La Presse)… et Marcel Masse.
D’accord avec ce billet. Tout d’abord, ces jeunes cuistots m’ont grandement ému en raison de leur dextérité et de leur sérieux. J’imagine évidemment que les concepteurs de l’émission ont été judicieux dans le choix de ceux qui y participeraient. Ils n’ont pas pris des deux de pique! et quand on voit un jeune se faire [dire?] qu’il sait faire facilement une sauce (hollandaise, je crois) parfaite alors que bien des étudiants en cuisine, plus âgés, ont de la peine à passer cette éprouve, on ne peut que demeurer bouchée bée.
J’ai bien connu Jean-Noël Tremblay et Marcel Masse. Des personnages de grande culture. Avec l’appui de Jean-Noël, mon père a décentralisé les conservatoires de musique (il n’y en avait qu’à Québec et Montréal) et il a fait ouvrir des institutions supplémentaires à Hull (Gatineau), Chicoutimi (Saguenay), Rimouski, Trois-Rivières et Val d’Or.
Un seul bémol en ce qui a trait à Maurice, mais çà tu t’en serais douté… 😉
@ Pierre
Toé, tais toé! Je me suis tapé plus tôt cet été la très excellente série Duplessis, qui avait su rendre le bonhomme, ma foi, bien plus attachant que les souvenirs que j’en avais à travers mon Libéral de paternel et mes cours de droit constitutionnel.
À l’annonce de son décès, j’achevais avec une demi-douzaine de cousins et cousines un séjour chez cet oncle qui avait fait fortune à titre d’entrepreneur en construction sous Duplessis. Lui, qu’on ne voyait jamais triste, avait alors essuyé quelques larmes dont les motifs n’étaient pas très évidents aux enfants de 6 à 13 ans que nous étions.
La fortune est demeurée. mais la manne s’est éteinte; je n’ai fait les liens qu’une quinzaine d’années plus tard, quand la tante qui était veuve de l’oncle m’avait présenté des amis à elle. C’était à Miami. Les trois Amigos étaient tous d’anciens membres du cabinet Duplessis; l’un d’eux se souvenait même des 7 enfants, dont je faisais partie.
C’est là et alors que j’ai compris qui étaient ces visiteurs qui s’invitaient l’occasion à notre table… et pourquoi l’accueil qui leur était réservé était si chaleureux.
Pour ce qui est de Jean-Noël, un ami commun – qui a étudié avec lui au Lac il y a 7 décennies (!), me relaie à l’occasion certains de leurs échanges de courriel. Pourquoi le fait-il? Parce qu’il est flabergasté par la richesse de la langue et de la culture chez Tremblay. Cet ami commun, lui, est un pourtant un Libéral d’un rouge très vif…
= = =
Tu permettras par ailleurs à l’Abitibien d’adoption que je suis de rendre hommage à tes parents pour le Conservatoire de Val d’Or et les autres, disséminés en région.
Je n’ai pas souvent écouté cette émission, mais il se trouve que je suis tombé dessus cette semaine par hasard. Ce n’était pas l’épisode dont vous parlez Papi, mais un épisode régulier et j’ai bien aimé ce que j’ai vu. Les candidats sont talentueux et les commentaires des juges sont intéressants, et le tout se passe dans le respect.
Il m’arrive parfois d’écouter ce genre d’émission au canal Zeste. Elles sont produites aux États-Unis, ou au Canada anglais, je ne sais trop, mais elles comportent souvent un élément de tension entre les participants, des mésententes, des mesquineries.
La pire je crois est celle où le chef Gordon Ramsay mène le jeu. C’est du criage et des engueulades de sa part d’un bout à l’autre. C’est une des raisons pourquoi j’ai bien aimé l’émission la revanche que j’ai vue cette semaine: ça c’est passé dans le calme! Je comprends que ça peut être intéressant de mettre un peu de piquant dans ce genre d’émission, mais les Américains exagèrent un brin dans ce domaine.
Sur les Chefs, j’ai vu l’émission à une ou deux reprises, c’était pas mal plus sympa que les délires tyranniques de Gordon Ramsay, qui, malheureusement colle assez bien à certaines qui m’ont été rapportées par la femme de ma vie.
Ma douce a travaillé dans les bars et l’hôtellerie pendant la première moitié de sa vie. Le métier, la mémoire, l’organisation exceptionnelles qui en faisaient une perle dans les bars et en restauration sont aujourd’hui mises à profit dans son travail de professionnelle de la santé – elle est Inhalothérapeute aux soins intensifs à Institut de Cardiologie de Montréal -, ça paraît tu que je suis fier d’elle? Mets en tabarouette, est belle pis est bonne… Mais, çé dans les bars, dans les restos, pis à l’hôtel que ça aura commencé!!!
Des cuisines: elle m’a raconté qu’un jour, un Chef avait lancé un couteau en pleine cuisine. Ça commence à être fêlé pas à peu près ça mes vieux. Les humeurs des Chefs en général on n’en parle même pas… certains sont aussi sympa que certains chirurgiens çé tout dire. À la fin de la journée il y a parfois des raisons autres que la qualité de leur sauce ne sortent pas de la cuisine. Certains sont asociaux.
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Sur M. Bouchard, j’aimerais bien voir le docu mais ce sera pour une autre fois – comme l’aurait dit M. Lévesque -, anyway, çé tu moi papi mais deux référendums est ce que c’est pas voisin de 1976 d’une certaine façon?
Sur ce bonne Fête du travail à tous et à toutes,