5 commentaires sur “La grande mosquée de Shawisala’am, P.Q.

  1. Ce que j’en pense? J’exècre toutes les religions, puisque toutes les religions traînent leur part de barbarie, de fanatisme, d’ignorance, de superstition et de supercherie. Mais je respecte le droit des gens de pratiquer leur religion. Et je suis convaincu que mettre dans le même sac musulmans et islamistes est l’une des meilleures façons de nourrir l’intégrisme. Que le Conseil de Shawi s’incline devant la volonté citoyenne est certes démocratique et de toute façon il n’avait pas le choix. Que la population soit craintive est normal mais que cette crainte l’emporte sur le bon sens est triste. Il est irréaliste de croire que le Canada et le Québec puissent empêcher toute présence musulmane dans notre société; exprimer un tel souhait est aussi improductif que réducteur. Après Charlie Hebdo, on a vu des communautés musulmanes locales et nationales exprimer leur désaccord avec de tels actes et s’en dissocier. Est-ce suffisant pour rassurer les gens d’autres croyances? Je ne le crois pas. Il faut que les musulmans eux-mêmes en fassent davantage pour contrer l’intégrisme dans leurs rangs de façon efficace et sans ambiguïté possible. Refuser cette mosquée dans les règles légales, quitte à exiger et imposer certaines garanties, était un excellent moyen d’augmenter les frictions plutôt que de les apaiser.

  2. @ Robert

    Les médias ont pour mission d’informer mais ils ont généralement incapables de bien identifier le clou sur lequel ils devraient frapper. Isabelle Richer à Ici.Radio-Cacanne ou Yves Boisvert à La Presse possèdent les connaissances qui leur permettraient d’identifier LE point (en politique, on parlerait de « ballot question »), mais leur employeur ne les affecte pas à la couverture factuelle ou éditoriale de l’actualité religieuse.

    Or, à Shawinigan, c’est aussi une question de droit municipal et de droits acquis. Le problème, c’est que je n’ai trouvé dans les actualités rien qui puisse confirmer ou infirmer. En droit, il y a une maudite différence entre
    a) refuser de modifier un règlement de zonage pour autoriser un usage jusque là interdit (celui de lieu de culte) dans un secteur zoné industriel
    b) refuser d’émettre un permis pour un usage déjà autorisé
    c) modifier le règlement de manière à interdire après le dépôt d’une demande de permis un usage qui était jusque là autoriséé

    Dans l’hypothèse (a), la ville est dans son droit, et ce, indépendamment des motifs invoqués et même si il apparaîtrait opportun d’autoriser un usage particulier qui ne serait pas incompatible par ailleurs avec les usages déjà autorisés ou les droits acquis des voisins.

    Dans les deux autres hypothèses, la communauté musulmane pourrait invoquer avec succès un droit acquis et forcer la main des élus devant un Tribunal. C’est ce que j’ai eu l’occasion d’enseigner pendant quelques années et je l’ai moi-même testé devant les tribunaux.

    Les médias ne précisent pas vraiment à laquelle des trois hypothèses les élus étaient confrontés; au contraire, les sources ne semblent pas concorder. Pourquoi cette lacune? Tout simplement parce que les auteurs des articles de journaux ne saisissent pas eux-mêmes l’importance de le préciser.

    C’est ce petit extra que je puis apporter à l’information brute; et tant pis pour les pisse-vinaigre comme – par exemple – ce « Pistache » qui s’offusquait ce 10 février que j’affiche une telle « distanciation » dans mes commentaires sur l’affaire Guy Turcotte.

    J’ai eu trois enfants, qui à leur tour m’ont fait neuf fois grand-père. Sans compter les cinq autres qui m’appellent (ou m’appelaient) Papy. Et j’ai défendu devant la Cour quelques centaines d’enfants victimes des abus d’un adulte. Alors qu’on ne vienne pas me dire à moi que je méprise les émotions que peut inspirer le sort fait à ses deux petits anges par Guy Turcotte. Ces émotions-là, j’en suis capable. Mais je suis capable de les transcender.

    On pourrait dire la même chose de l’intégrisme et du fondamentalisme religieux; ça m’inspire l’horreur. Mais je suis capable d’aller au delà, alors que d’autres préfèrent en tirer des conclusions pour le moins fantaisistes, qui n’ont pas lieu d’être. Distanciation, ou capacité de garder la tête froide?

  3. Bonjour Papitibi. Si je me fie à ce que j’ai lu, il s’agissait d’un règlement visant à modifier le zonage. Toujours si je ne me trompe pas, le formulaire de demande de modification a été rempli; le comité consultatif sur l’urbanisme avait fait rapport au conseil municipal; ce conseil avait adopté le projet de règlement; le registre pour demander un référendum a été ouvert; par manque de demandes valides, il n’y a pas eu de référendum. On en était donc rendu à l’article 135 al.2 de la LAU, c’est-à-dire à l’étape où le conseil DOIT adopter le règlement sans modification.

    Je ne m’y connaît pas en droit municipal alors je ne sais pas si l’obligation d’adopter un règlement sans modification permet de ne pas adopter de règlement. Il me semble que le conseil municipal a toutes les options seulement au moment où il reçoit le rapport du comité consultatif sur l’urbanisme. Là, il peut demander des précisions, accepter ou refuser la demande de modification de zonage. Après qu’il a accepté la demande, le reste du processus, c’est de la consultation populaire des personnes habilités et concernées. En refusant d’adopter le règlement de modification, le conseil municipal a contourné la LAU en prenant en considération l’avis de personnes qui n’étaient pas habilité à donner cet avis selon la LAU.

    Le fond du problème est encore et toujours cette peur irrationnelle de se faire islamisé.

  4. @ Letight

    Je ne m’y connaît pas en droit municipal alors je ne sais pas si l’obligation d’adopter un règlement sans modification permet de ne pas adopter de règlement. Il me semble que le conseil municipal a toutes les options seulement au moment où il reçoit le rapport du comité consultatif sur l’urbanisme.

    Cette disposition vise uniquement à empêcher le Conseil municipal d’adopter un règlement dont le texte pourrait différer de celui sur lequel les électeurs se sont prononcés par référendum; par contre, elle ne saurait obliger les élus à adopter un règlement.

  5. @ Vous , plus haut on cause de Religion et j.ai promis à Ma Mère et Tante Cécile , de ne pas aller trop loin sur le sujet , ELLES savaient elles aussi à l’endroit des religieux et de ce qui se passait 80 ans avant.

    J’aime mieux causer de zonage et de droits acquis. Ce n’est plus comme voila 20 ans QUE JE PENSE.
    Exemple = > un droit acquis , fallait qu’il soit conforme au Code Civil du Québec.
    Je viens de lire et je n’ai pas vu cela ……. Je relis encore , c’est comme les règlements Municipaux , le Code Civil du Québec.

    La Queenne et la King James , est-ce que Drainville et PKP , en ont déjà entendu parler ?

    Si oui , faudrait qu’ils disent à ceux qu’ils veulent Souverainiser c’est quoi qu’à fa là au Québec la Queenne dans les palais de justice…………
    Jean-Marie De Serre.

Et... vous en pensez quoi?

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s