12 commentaires sur “EXCLUSIF: lettre ouverte de Là Là Tremblay aux impies

  1. Ma compréhension du verdict de « Là, Là », c’est qu’il ne peut pas prier devant les élus car ces élus représentent évidemment la population. Le tout dans le but que l’inverse ne se produise pas et que des prières musulmans (ou autres religions) ne soient pas imposées aux autres élus.
    Je pense que cela diffère des deux étudiants qui prient dans leur école. On ne parle pas de représentant de la population.
    Au global, cela ne m’empêche pas de penser que les québécois se font manger tout rond. Ça fait pas mal des prières catholiques. Tk…

  2. @ Jo 8h03
    « Le tout dans le but que l’inverse ne se produise pas et que des prières musulmans (ou autres religions) ne soient pas imposées aux autres élus. »

    Ça, c’est un peu la vision que moi j’essaie de transmettre aux chrétiens fondamentalistes de mon entourage. Dans certains arrondissements de Montréal, les chrétiens sont minoritaires; je pense à Côte.St.Luc et à Hampstead, à Montréal. Très très juifs… À Toronto, ils ont plein de quartiers où ça parle pas beaucoup anglais! Dans l’ascenseur chez ma copine, ça parlait russe, ça parlait yiddish, ça parlait un peu roumain, mais l’anglais? Pouah! Vancouver et sa banlieue? Tu peux sans doute marcher des kilomètres sans croiser un anglophone. Hindi, mandarin, cantonais, but no English! Un jour pas trop lointain, ils seront majoritaires au sein d’un gros Conseil municipal, et si Là Là avait gagné sa cause, pourquoi, eux, ils ne feraient pas pareil? Pourquoi, ailleurs, les élus n’auraient-ils pas le droit de se prosterner vers La Mecque?

    = = =

    « Je pense que cela diffère des deux étudiants qui prient dans leur école. On ne parle pas de représentant de la population. »

    Indeed. Dans un état neutre sur le plan religieux, l’administration (l’État, les municipalités…) ne doit privilégier ni le catholicisme, ni l’islam, ni l’athéisme, mais un citoyen, lui, a le droit au respect de ses propres convictions, au point de pouvoir les afficher publiquement. Sauf si ça conrtevient à l’ordre public…

    Celui dont la religion enseigne de lapider les homosexuels ou d’occire les Juifs ne pourrait pas s’afficher comme tel en public.La burqa et le niqab, même dans la rue, ça m’agace en tabouère, en raison non seulement du symbole (femme = occasion de péché) mais pour des motifs de sécurité publique.

    = = =

    « Ça fait pas mal des prières catholiques. Tk… »

    Affirmer la suprématie d’un Dieu non identifié (catgo? musulman? orthodoxe? shintoïste?…), oui, c’est agressant pour un athée, tout comme le serait une prière adressée à Allah pour un fondamentaliste juif ou catholique.

    S’il n’en était que de moi – qui suis agnostique sans être athée, je pourrais à la rigueur tolérer toutes les prières à tous les dieux possibles. Mais j’ai appris à respecter les croyances des intolérants et l’absence de croyances des athées; la seule manière d’accommoder tout le monde en même temps, c’est le silence de ceux qui souhaiteraient prier.

    Mes frères, priez dans votrechez-soi, Priez dans vos mosquées, dans vos synagogues, dans vos temples… mais la salle du Conseil municipal et l’Assemblée Nationale, c’est AUSSI la maison des athées. Respectons-les…

  3. @ PAPITIBI ,

    S’il n’en était que de moi – qui suis agnostique sans être athée, je pourrais à la rigueur tolérer toutes les prières à tous les dieux possibles. Mais j’ai appris à respecter les croyances des intolérants et l’absence de croyances des athées; la seule manière d’accommoder tout le monde en même temps, c’est le silence de ceux qui souhaiteraient prier.

    Monsieur Papitibi , êtes-vous un Ti-Peu CanaYen ?

    Papi , je suis un ATHÉE , raté<<< bin raide comme j'aime bien dire à ceux qui me demandent et c'est sur le WEB.

    Le TEMPS fera , que le CITOYEN SAURA vraiment , c'est tellement corrompu.
    Jean-Marie De Serre.

  4. @ Papitibi ( Affirmer la suprématie d’un Dieu non identifié (catgo? musulman? orthodoxe? shintoïste?…), oui, c’est agressant pour un athée, tout comme le serait une prière adressée à Allah pour un fondamentaliste juif ou catholique.)

    Maître!… Je ne pensais pas revenir sur le sujet, mais là… je ne pouvais pas passer à côté de ce que j’ai lu se matin.

    PRIÈRE AU PARLEMENT – Ottawa remercie encore Dieu – 21 avril 2015 | Hélène Buzzetti – Correspondante parlementaire à Ottawa
    http://www.ledevoir.com/politique/canada/437845/ottawa-remercie-encore-dieu

    Voici l’entrée en matière : «Le maire de Saguenay, Jean Tremblay, a peut-être dû renoncer à sa prière à l’hôtel de ville, mais les députés fédéraux, eux, ne l’ont pas imité. Les élus à Ottawa ont rendu grâce à « Dieu tout-puissant » lundi matin. Et plusieurs ministres estiment que la pratique devrait se poursuivre, jugement de la Cour suprême ou pas.» :.

    CONTEXTE

    Mon opinion est que dès le départ, nous sommes d’accord sur le fait que le contexte est différent de celui de Saguenay. La prière se fait avant l’ouverture au public et la possibilité qu’ont les individus ayant une opinion divergente de ne pas se prêter à l’exercice.

    Alors qu’est -ce qui me fait tiquer?

    Avant de le relever, je veux mentionner qu’au début du dossier Saguenay dans la cause de la prière du Maire Tremblay, ce qui a choqué beaucoup de québécois, s’était l’attitude du MLQ (3 ou 4 misérables frustrés) qui débarquaient en sauvage pour dire à un élu : t’arrête ta prière et tu sors les symboles religieux de l’Hôtel de Ville!

    Je me disais comme d’autres québécois à ce moment là qu’un Maire élu avait certainement des prérogatives qu’il pouvait faire valoir si la majorité des conseillers et des citoyens n’étaient pas contre et si le tout n’était pas contraire à la loi.

    Dans le contexte du préambule de la Charte «d’alors», les néophytes en matière de droit constitutionnel que nous étions majoritairement, pensions comme plusieurs que cela avait une incidence positive pour les «chrétiens» étant donné que le Dieu mentionné ne pouvait pas être un Dieu bidon étant donné que nous étions sous la protection du très chrétien palais de Westminster et de la Gouverneur de l’Église Anglicane.

    Voilà -ti – pas que la Cour Suprême nous dévoiles que dans les faits le Dieu du préambule est un accessoire aussi vide et inculte qu’un désert (Ce ne sont pas vos mots, mais c’est à peu près le sens entériné par le Canada maintenant, et que vous aviez relevé dès le début lorsque j’ai posé la question).

    Un truc pour faire marcher les gens! 😉

    CE QUI ME FAIT TIQUER

    Aujourd’hui UNE JOURNALISTE nous faits voir le côté à la fois méphistophélique de certains politiciens et candides pour d’autres. C’est selon.

    Des politiciens fédéraux ont dit à la journaliste que la prière lue par le président de la Chambre des Communes est œcuménique en ce qu’elle ne fait pas mention d’un dieu en particulier, mais elle serait clairement religieuse en ce qu’elle débute par « Dieu tout-puissant, nous te remercions des nombreuses grâces que tu as accordées au Canada ». (À moins d’une nouveauté qui nous serait caché, le Dieu de la prière de la Chambre est chrétien puisque la Reine n’est pas la Gouverneur des Bouddhistes, des Hindous, des Sikhs, des musulmans, des juifs, mais de l’Église Anglicane. Dire le contraire serait de l’apostasie.)

    OPINIONS DE MINISTRES

    Qu’en disent les ministres : Commençons par le plus brillant, Maxime Bernier. « C’est un recueillement, je n’appellerais pas ça une prière. Ça fait référence aux convictions de chacun des membres de la Chambre des communes et, moi, je crois que ça doit rester»:.

    Qu’en dit Le ministre de la Justice, le grand philosophe Peter MacKay? :« C’est une prière pour toutes les religions, a-t-il dit. Cette prière n’est pas confessionnelle. Elle appelle à un moment privé de réflexion, et je pense que c’est approprié. » Il estime même que les municipalités, qui doivent aujourd’hui remiser leurs prières chrétiennes, devraient s’en inspirer. « Je crois que les villes devraient y réfléchir », a dit M. MacKay. Le ministre de la Justice voit-il un problème à ce que la prière de la Chambre des communes fasse référence à un Dieu, excluant du coup les non-croyants ?

    Mon opinion est qu’il faut absolument lire votre billet sur l’État Voyou, pour saisir le portrait du tartufe. https://papitibi.wordpress.com/2015/03/26/le-canada-un-etat-voyou/

    (Pour demeurer dans l’ambiance, je lui propose d’écouter un Pasteur protestant américain sur le sujet de la guerre)

    N’y aurait-il que les femmes conservatrices pour saisir le fond du jugement de la Cour Suprême? «La ministre des Transports, Lisa Raitt, estime qu’il revient au président de la Chambre des communes de prendre, si nécessaire, des moyens pour réviser la prière. Elle n’y voit personnellement pas de problème». « J’apprécie ce moment de réflexion que nous avons à l’ouverture de la Chambre. Je suis catholique, je prie, mais je comprends l’enjeu. »

    Tiens une autre femme :«La députée néo-démocrate Françoise Boivin a indiqué pour sa part que ce moment de réflexion devrait être conservé, mais en retirant la référence à Dieu, afin d’inclure les non-croyants.»:.

    Bon un Libéral!…Pas totalement mêlé, mais juste assez mêlant. :«Le libéral John McKay, qui se dit lui-même très croyant, est de son côté partagé. Il reconnaît que la diversité culturelle du Canada exige d’abandonner les «à priori» chrétiens. En ce sens, il accueille favorablement une réflexion sur la forme que prend la prière à la Chambre des communes. Mais il soutient en même temps que « 80-90 % de la population canadienne » est croyante et que ce fait doit être considéré. « Nous sommes une société post-judéo-chrétienne, ce qui ne veut pas dire que nous sommes une société post-spirituelle, post-foi. »

    La cerise sur le gâteau!… Un illuminé! De quel Parti déjà? «Le conservateur Parm Gill, qui est lui aussi très religieux (il se bat contre les cours d’éducation sexuelle en Ontario), est d’un tout autre avis. À ses yeux, la prière a sa place partout, en tout temps. « Quel que soit l’endroit, chaque fois qu’on peut remercier l

  5. @ Bernard 17h49
    « Voilà -ti – pas que la Cour Suprême nous dévoiles que dans les faits le Dieu du préambule est un accessoire aussi vide et inculte qu’un désert »

    Contrairement au Cabinet qui a nommé 6 des 9 juges qui ont rendu la décision, les juges de la Cour suprême considèrent le Canada comme un état de droit et eux qui comme moi ont appris depuis longtemps l’art d’interpréter les Lois, ils ont compris que sans nécessairement être anodin, le texte dupréambule DOIT céder devant une disposition impérative qui institue une liberté absolue de culte au Canada.

    Un juriste accompli – et je crois en toute humilité appartenir à cette catégorie, sait également que la Cour Suprême a apporté des précisions essentielles à ce que constitue la « liberté de culte »; cette liberté comporte désormais des accessoires que la simple lecture de la Loi ne permet pas d’imaginer. Le droit constitutionnel, ça avance à pas feutrés, à coups de raisonnements et d’analyses. Une brique à la fois.Et chacune des décisions antérieures de la Cour peut être comparée à une brique, sur laquelle d’autres briques pourront être déposées.

    Je reconnais néanmoins que pour les non-initiés, c’est pire que du chinois! Alors que les Conservateurs se soient enfargés encore une fois, est-ce vraiment surprenant? À vrai dire, non, ils ne s’enfargent pas; ils savent, on les a renseignés. Mais ils savent aussi que le bon peuple, lui, ignore, et ils misent sur la haine des juges pour se faire du capital politique.

    Le problème, c’est que ce sont pas les juges qu’il faut blâmer… mais ça, le bon peuple n’en a rien à cirer.

  6. @Papitibi (Un juriste accompli – et je crois en toute humilité appartenir à cette catégorie, sait également que la Cour Suprême a apporté des précisions essentielles à ce que constitue la « liberté de culte »; cette liberté comporte désormais des accessoires que la simple lecture de la Loi ne permet pas d’imaginer.)

    Dans le procès du MLQ contre Saguenay, j’ai fais un retour en arrière pour me remémorer les évènements.

    (1) – Le premier constat, est que dès le début, le «MLQ» exigeait unilatéralement 100,000$ de Saguenay et n’a jamais eu l’intention, d’un quelconque pourparler. Pour eux, là prière avait causé un dommage à l’accusateur Simoneau, et donc selon eux, en plus de payer, la Ville devait cesser la prière et faire disparaître tout objet religieux.

    (2) – Saguenay n’a pas eu le choix de se défendre, l’attaque était unilatérale et surtout inattendue dans sa méthode.

    (3) – En parallèle le Maire Jean Tremblay, considérait que l’enjeu important de la cause était pour la Province, la protection des deux «libertés» fondamentales au Québec : soit l’expression de la langue française et le catholicisme comme valeurs culturelles. Sa crainte, était que le MLQ, parvienne à son objectif concernant tous les signes religieux Catholiques. Selon lui, pour le MLQ, Saguenay était un test qui allait se transporter non seulement dans toutes les villes, mais à tous les symboles Catholiques. Nous l’avons constaté avec d’autres militants contre les arbres de Noël, la croix de Mont Royal etc.

    (4) – Personnellement, je constate aujourd’hui, que le Maire Tremblay avait vu juste concernant les symboles religieux et en ce sens là, Saguenay a contribué à faire en sorte que ce patrimoine ne soit pas visé par la demande du «MLQ». Dans les faits, Saguenay contribue à fait prendre conscience aux citoyens que n’importe qui sous prétexte d’agression morale pourrait intimer les municipalités à se départir de son patrimoine culturel.

    (5) – Concernant la prière, cela demeure un détail. Même l’Évêque du diocèse de Chicoutimi, avançait au mois de décembre 2014 qu’il prédisait un «jugement à la Salomon» de la Cour Suprême. De plus, l’Évêque se dissociait dès le début d’une méthode de croisade. Mais n’en veut pas au maire pour autant.

    De plus l’Évêque trouve dans la décision de la Cour Suprême, une protection concernant l’aspect culturel qui selon lui devait nous préoccuper. Tout comme pour les citoyens de Saguenay concernés, l’important a donc été relevé, soit l’impossibilité pour des individus ou des petits groupes d’exiger au nom de l’athéisme que les lieux publics soient totalement débarrassés de leurs symboles culturels. Comme les noms de Saints pour les rues, les villages et les villes. Les croix sur le drapeau, les textes de chanson, etc.

    RÉSUMÉ

    Le seul aspect négatif dans cette histoire, c’est le coût, le temps et surtout la raillerie qu’ont subit les gens impliqués. Mais pour le reste, les valeurs du Maire Tremblay et de ses supporteurs ont été préservées.

    Une cause comme celle-là, n’est pas un match de hockey, ou il y a un perdant et un gagnant. En réalité l’essentiel est préservé et en plus, les provinces obtiennent une décision claire et précise en ce qui concerne le préambule de la Charte Trudeau. 😉

  7. @ Bernard 00:30

    « et en plus, les provinces obtiennent une décision claire et précise en ce qui concerne le préambule de la Charte Trudeau. 😉 »
    Heu… non. Quiconque a suivi un cours d’interprétation des lois et lu en particulier le fascicule de quelques dizaines de pages publié sans les années 60 (sauf erreur) par un ancien juge-en-chef de la Cour Suprême – Ls-Philippe Pigeon, savait ou aurait dû savoir que le préambule d’une Loi peut tout au plus servir à l’interpréter mais qu’au cas de conflit entre le préambule et un article de la Loi, c’est l’article qui l’emporte. Or, ici, un article parle de la liberté de conscience – qui inclut la liberté d’être athée.

    = = =

    « Personnellement, je constate aujourd’hui, que le Maire Tremblay avait vu juste concernant les symboles religieux et en ce sens là, Saguenay a contribué à faire en sorte que ce patrimoine ne soit pas visé par la demande du «MLQ». […]
    Mais pour le reste, les valeurs du Maire Tremblay et de ses supporteurs ont été préservées. »

    Heu… non! Pour des motifs très techniques, la Cour Suprême a décliné juridiction sur la question des symboles religieux. Elle considère que la Commission des droits de la personne s’est elle-même prononcée sans droit sur la question des symboles – là aussi pour des motifs purement techniques. Mais, pas fous les juges! Ils ont trouvé le moyen de passer un message, en « obiter« .

    Pour les non initiés, un « obiter dictum », c’est une opinion accessoire qu’a pu émettre un juge dans le cadre du jugement mais qui ne fait pas partie des motifs de la décision. En somme, c’est l’équivalent d’un « By the way… » ou d’un « soit-dit en passant ». Puisque la Cour a décliné juridiction sur la question des symboles comme les crucifix et les croix, ce qu’elle en dit, techniquement, ça ne fait pas jurisprudence. Mais ça reste un message très clair: « Regardez, bon peuple. On veut pas se prononcer officiellement, mais si on avait accepté de le faire, on serait partis du principe qui veut que NOOOOON, vous ne devez pas prendre pour acquis que la valeur historique ou patrimoniale constituerait un obstacle à une décision de cette Cour portant sur les symboles religieux. »

    En plus clair: Pour la croix du Mont-Royal, le crucifix de l’Assemblée Nationale, la statue de St-Joseph dans la salle du Conseil de St-Éphrem-les-indulgences ou les noms des rues et des villages empruntés à la liturgie catho, cessez de vous cacher derrière l’histoire et le patrimoine: si ça viole la liberté de conscience, on va peut-être passer ces symboles-là à la tronçonneuse.

    Vous y voyez une victoire des valeurs de Là Là Tremblay? Pas moi. Cela dit, la croix du Mt-Royal, le nom « rue Sainte-Catherine » et le nom du village de St-Herménégilde Ouest, ça va demeurer. La statue de St-Joseph, par contre, j’en doute. Tout comme je doute du crucifix derrière le président de l’assemblée nationale, introduit par Duplessis pour sceller l’alliance entre la Sainte Église et l’état québécois…

  8. @ Bernard 00:30, partie DEUX

    « Le premier constat, est que dès le début, le «MLQ» exigeait unilatéralement 100,000$ de Saguenay et n’a jamais eu l’intention, d’un quelconque pourparler. Pour eux, là prière avait causé un dommage à l’accusateur Simoneau. […]
    Saguenay n’a pas eu le choix de se défendre, l’attaque était unilatérale et surtout inattendue dans sa méthode. »

    Heu… non. Le MLQ a eu raison d’exiger une somme d’argent; cette réclamatioin a été maintenue, à concurrence de $30000; avec les intérêrs, ça fait $53000. La Cour suprême confirme ainsi que la prière et l’ostracisme qui a résulté en raison des moqueries de Là Là à l’égard de Simoneau lui ont causé un dommage.

    Si Là Là avait accepté dès le départ de retirer la prière, l’affaire n’aurait jamais été soumise à la Commission des droits et éventuellement aux tribunaux.

    Voyons les choses autrement: l’entêtement de Là Là à ne pas rembourser $100000 aura coûté, finalement, un demi million. La facture des avocats n’est pas finalisée mais à date, ils ont coûté $330000. C’est pas fini. Et à cette somme s’ajoutent les dommages de $53000.

    = = =

     » En parallèle le Maire Jean Tremblay, considérait que l’enjeu important de la cause était pour la Province, la protection des deux «libertés» fondamentales au Québec : soit l’expression de la langue française et le catholicisme comme valeurs culturelles. »

    La langue française n’a rien à voir là dedans. Quant au catholicisme, ça appartient aux valeurs de l’individu Là Là, mais certainement pas aux valeurs du maire Là Là en tant que maire de Saguenay. Ni aux valeurs de la ville de Saguenay.

    Vous abordez la question des arbres de Noël. Je prédis – mais je peux me tromper (encore que ça n’arrive pas souvent! 😉 ), que le jour où la Cour va se prononcer là dessus, personne ne va interdire à Wal-Mart de vendre des bébelles, des décorations, des chocolats et des sapins de Noël. Et personne ne va interdire aux Juifs de célébrer Hannukah ni aux Musulmans de vivre le Ramadan. Décisions individuelles.

  9. @ PAPITIBI et Mr Bernard Leblanc ,

    comment voulez-vous que ma Tite-tête , qui est revenu du bois voila 2 heures , puissent arriver à disséquer tout cela ?

    Je me dis Athé raté , je ne crois pas en un seul Dieu , mais en la MÈRE de tous ces Dieux qui =>L’INFINIE de nulle part.

    Les Agnostiques , vont se retrouver dans l’UNIVERS , tout comme moi.

    Papi et vos amis qui savez mieux que moi à l’endroit des Systèmes qui dirigent plus haut que le Municipal(vivement l’UPAC à Tingwick = > j’ai un CD de tout ce que j’ai dis et qui est quelque part sur le WEB à leur remettre. Par contre ce n’est pas moi qui l’ai , mais je peux le faire parvenir chez Warren Peace.

    J’ai vu les 7 ce midi et hier , Monsieur Simon Durivage s’en va que j’ai vu. Il a d’autres projets dont faire du BÉNÉVOLAT. === > Il en est capable et en a les moyens.
    Où que seront ses projets…………… cela sera bien j’en suis sûr: IL va être , LIBRE , là……….

    Monsieur Papitibi ,
    je dois faire comme mon avocat me dit et attendre le Jugement de à l’endroit du 9 avril.

    Cela va prendre des semaines encore May be , mais je n’ai d’autres choix , mon avocat sait où il va.

    Faudrait que je retourne , mais JE suis le commencement de la fin du Système.
    J’ai été le premier à demander qu’il y aie de la Transparence à Tingwick.
    Jean-Marie De Serre.

  10. @ Papitibi (Si Là Là avait accepté dès le départ de retirer la prière, l’affaire n’aurait jamais été soumise à la Commission des droits et éventuellement aux tribunaux.)

    Maître,

    Je ne tente pas de vous contredire, comme je l’ai mentionné antérieurement, j’ai fait un retour en arrière, afin de vérifier la «motivation» du Maire Tremblay. Motivation que vous semblez interpréter comme de l’entêtement.

    Les propos du Maire peuvent-être facilement retracer sur Youtube.
    En résumé et en «dehors» de la cause, j’ai pu entendre ce qui l’anime, soit la langue et la culture catholique.

    Maintenant, connaissant son penchant intégriste, nous avons une esquisse de l’homme pour comprendre son attitude, mais, cela ne le disqualifie pas pour mener à bien son mandat de MAIRE.

    Évidemment, L’Évêque du diocèse de Chicoutimi n’était pas sur la même longueur d’onde. Pour lui, l’intégrisme n’est pas la «Foi». Mais, en même temps, il était témoin des procédures de Simoneau et du MLQ contre Saguenay.

    FAUTE OU PAS?

    Vous dites que:«s’il avait accepté dès le départ de retirer la prière», il n’y aurait pas eu ce branle – bas de combat.

    En ce sens là vous lui imputé une «faute» alors que personne ne pouvait savoir s’il y avait faute où pas!

    En une certaine façon, vous affirmez que n’importe qui pouvait débarquer à la Salle de Conseil et intimer l’ordre à un Maire élu, de cesser la pratique de la prière avant une séance!

    Pourtant nous savons aujourd’hui, que la question ne pouvait pas être tranchée juridiquement à ce moment-là. Cela est plus clair lorsque nous savons que Jean Tremblay a un bac en Droit.

    Donc, à partir des éléments connus, il incombait au Maire, de protéger sa prérogative en tant que responsable de séance et pour cela, il avait absolument besoin d’une décision juridique.

    D’autant plus qu’à cette époque, des juristes de son entourage signifiaient que la prière ne peut aller à l’encontre de la Charte canadienne des droits et libertés en raison du préambule de la Constitution canadienne de 1982.

    NŒUD DU PROBLÈME

    Il était là le nœud du problème!

    C’est tellement vrai que Maître Jean-Claude Hébert écrivait il y a quelques années de ça:«Comment savoir si, éventuellement, les tribunaux donneront préséance au principe non écrit de laïcité de l’État sur la suprématie de Dieu (et la liberté religieuse), celle-ci étant burinée dans le bronze de la constitution canadienne? Au Québec, une affirmation forte du principe de laïcité par l’Assemblée nationale pourrait utilement remplir un vide juridique et orienter la démarche des juges.»:…!

    VIDE JURIDIQUE

    Autrement dit, il y avait bel et bien un «VIDE JURIDIQUE»!

    Si comme néophyte je peux comprendre ça, j’imagine que Jean Tremblay le pouvait aussi à ce moment-là?

    Bref, la Cour Suprême a rempli ce vide et ce n’était pas trop tôt, car nous étions vraiment sur un terrain miné pour un préambule qui faisait dire à Pierre Elliott Trudeau en 1982: «I don’t think God gives a damn whether he’s in the Constitution or not» («Je crois que Dieu se fiche complètement d’être ou non dans la Constitution»).

    Que cela lui ait plu ou non, Dieu s’est finalement retrouvé dans le préambule de la Charte canadienne des droits et libertés.

    Le Maire et ses juristes n’étaient pas les premiers à invoquer «Le préambule de la constitution», il l’a a été invoqué par les musulmans souhaitant l’introduction de la charia en Ontario en 2004.

    L’avocat ontarien Mumtaz Ali, pour qui le Dieu de la constitution inclut Allah, invoque également cette disposition pour asseoir des droits collectifs en faveur de la oumma, semblables aux droits reconnus aux nations amérindiennes.

    Mais voyez-vous il n’y avait pas encore eu une décision de la Cour Suprême, comme celle qu’a provoqué Saguenay. 😉

  11. @Papitibi 28 avril 2015 à 11:37 « obiter dictum ».

    Merci pour votre explication. Très intéressante par ailleurs.

  12. @ Bernard 16:02
    « Vous dites que:«s’il avait accepté dès le départ de retirer la prière», il n’y aurait pas eu ce branle – bas de combat.
    En ce sens là vous lui imputé une «faute» alors que personne ne pouvait savoir s’il y avait faute où pas!
    En une certaine façon, vous affirmez que n’importe qui pouvait débarquer à la Salle de Conseil et intimer l’ordre à un Maire élu, de cesser la pratique de la prière avant une séance! »

    L’humilité la plus élémentaire m’interdit de penser que parmi les quelques centaines de juges, 24000 membres du Barreau et sûrement autant de juristes qui ne sont pas avocats, les 9 juges de la Cour Suprême (dont 6 ultra-conservateurs) et mon humble moi-même étions les seuls 10 à avoir le pas.

    Je le répète, si Là Là avait voulu connaître dès le départ les risques (probabilités serait plus juste!), d’une défaite en Cour, ça n’est pas au plus fondamentaliste des avocats du Qc (Claude-Armand Sheppard) qu’il aurait demandé son avis. Excellent plaideur, Sheppard. Mais pour l’esprit critique face au catholicisme, on repassera. Là Là a demandé l’opinion d’un avocat qui pense comme lui, avec le résultat que l’on connaît. Le rôle de l’avocat ne consiste pas seulement à plaider sa cause, mais – surtout – à conseiller adéquatement son client. Et à cet égard, il semble que Claude-Armand se soit enfoncé les deux pieds dans la bouche.

    Vous faites allusion à l’opinion toute en nuances de Jean Claude Hébert, un avocat dont j’ai moi-même cité les sages paroles à l’occasion. Mais, en tout respect, non, je ne crois pas à l’existence d’un vide juridique. Si « vide juridique » il y avait, c’est davantage dans l’opinion profane et dans le fait que la Cour suprême ne s’était pas encore prononcée. Mais c’est pas parce qu’elle ne s’était pas encore prononcée que les juristes ne pouvaient pas voir ça venir!

    = = =

    « Évidemment, L’Évêque du diocèse de Chicoutimi n’était pas sur la même longueur d’onde. Pour lui, l’intégrisme n’est pas la «Foi». »

    Ne soyons pas naïfs: Monsieur Là Là a certainement demandé conseil à son évêque tout au long du processus là là, et son évêque a bien dû lui servir le même discours. M’enfin… Derrière la croisade ce Là Là contre les malfrats de la laïcité, là là, se cache très certainement un petit péché d’orgueil. Et quelques autres. Il est mûr pour une bonne confession, le Là Là!

    = = =

    « Maintenant, connaissant son penchant intégriste, nous avons une esquisse de l’homme pour comprendre son attitude, mais, cela ne le disqualifie pas pour mener à bien son mandat de MAIRE. »

    Le mandat d’un maire, c’est de gérer les nids de poule, la cueillette des ordures et, de façon générale, le budget. Ni Dieu ni le gouvernement ni ses électeurs ne lui ont confié le mandat de gérer le domaine spirituel.

    J’étais moi-même un chrétien très engagé au sein de la communauté chrétienne quand j’ai été élu pour la première fois en novembre 1983 – ce qui ne m’a pas empêché de m’opposer vigoureusement à la récitation de la prière. Une assemblée publique des élus, ça n’est ni une mosquée ni un temple anglican. C’est un lieu où toutes les croyances doivent avoir le même poids.

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