9 commentaires sur “La question de Tit-Block aux souverainissses: pour kossé faire que vous votez-tu pour les Enne-PéDés?

  1. Vous confondez les choses en comparant Trépanier qui fait monter les coûts de la construction en collectant des fonds pour une caisse électorale occulte et un parti politique élu pour une cause qui utilise de droits une partie des fonds fédéraux déboursés par le peuple du Québec.

    Libre à vous d’attribuer ce même argent à des députés npédistes qui vont s’en servir pour combattre l’indépendance de ce même peuple.

    Puisque vous avez beaucoup de talents à personnaliser le débat politique en le caricaturant savamment, pouvez-vous prendre un peu de hauteur pour faire de même avec Tommy dont le parcours politique autant idéologique qu’économique est déjà bien marqué par l’opportunisme et l’ambition. Si vous manquez de faits journalistiques, ne vous gênez pas, je vais vous les procurer. D’ici là, il m’apparaît évident que passé de ministre libéral province de Québec à 1er ministre néodémocrate fédéral, ce n’est pas très différent de ministre progressiste-conservateur fédéral passé à 1er ministre libéral province de Québec comme James l’a fait, il n’y a pas si longtemps après tout.

    Par en bas ou par en haut, il est comme l’autre en service commandé pour le Canada. Gardez-vous bien de prendre en considération combien Tommy verra à s’entendre avec Arthur Couillard qui ne demande pas mieux, pour passer à l’Histoire, que le Québec réintègre le giron de la constitution canadienne dont vous connaissez pourtant la perfidité de son implantation.

    Hélas, il arrive que taire une douleur passé nous amène inconsciemment à s’en procurer d’autres, comme ces amis solidaires qui risquent de se voir encore plus marginalisés quand les npédistes, arrivés en néo-libérateurs, vont utiliser leur caisse électorale en provenance du peuple du Québec pour s’implanter sur la scène nationale du Québec, à leur détriment. C’est ça la quadrature du cercle?

  2. @ François

    « Vous confondez les choses en comparant Trépanier qui fait monter les coûts de la construction en collectant des fonds pour une caisse électorale occulte… »

    Je ne confonds rien, François. Je ne compare pas Trépanier à Tit-Bock; je dis tout simplement qu’il y a similitude dans les fonctions. Deux bagmen, chacun à un niveau politique différent, chacun avec des méthodes différentes, chacun avec des motivations bien différentes. Mais ça reste deux collecteurs de fonds. L’un pour le maire Tremblay, l’autre pour le Bloc.

    C’est quand même pas ma faute à moi si Jean-Claude Pomerleau a publié le 6 septembre dans Vigile,net (l’organe officieux des souverainistes identitaires) un éditorial où il met l’emphase sur l’équation DÉPUTÉ ÉLU ==> financement de l’option.

    C’est pas ma faute à moi si Ti-Bock, de son côté, n’a pas eu l’honnêteté de divulguer l’intérêt financier pour le Bloc dans le rejet de l’option NPD au Québec.

    C’est pas ma faute à moi si l’entêtement idéologique de Harper à ne pas partager avec Québec les données québécoises du registre des armes d’épaule (même attitude face au projet de Kathleen Wynne de créer en Ontario l’équivalent de la RRQ: « Je suis fier de lui mettre des bâtons dans les roues », concluait-il) va coûter au Québec bien plus que les $500000 par année pour chaque bloquiste élu. C’est pas ma faute à moi si le NPD et le PLC promettent d’éliminer le péage annoncé sur le Pont Champlain, une mesure conservatrice qui risque de faire très mal à l’économie du Qc.

    C’est pas ma faute à moi s’il y a eu 47 morts à Mégantic en raison du laxisme des Conservateurs et de leur inféodation au lobby des sables bitumineux.

    C’est pas ma faute à moi si – pour l’instant – il importe avant tout de crisser les Conservateurs dehors en raison de ce qu’ils ont déjà coûté et promettent de coûter à l’avenir aux Québécois.

    Vous m’excuserez, François, mais à mon avis, l’intérêt du Québec passe par un changement de gouvernement à Ottawa, avant les intérêts particuliers du Bloc et de « la cause ».

    D’ailleurs, c’est pas ma faute à moi si Lulu Bouchard avait dit à l’époque que le succès et l’utilité du Bloc se mesurerait avant tout à la brièveté de son existence. Vous souhaitez le prolobger? Vous souhaitez donc étirer son écher?

    = = =

    Vous en faites pas, François, le vieux Papi est assez grand pour faire la part des choses; je ne SUIS PAS partisan du NPD, et j’ai depuis longtemps affiché ma déception face au choix de Tom « Alliance-Québec » Mulcair comme leader; cela dit, et indépendamment de l’opinion que j’ai pu me faire de Mulcair, son parcours et son idéologie profonde, je conserve assez d’objectivité pour lui reconnaître un immense talent de « jouteur » (ou de « debater, en anglais). Un plaideur sait reconnaître le talent et l’efficacité d’un autre plaideur.

    Et quand je mets TOUS les arguments dans le blender, les PLUS et les MOINS, les POUR et les CONTRE, j’en arrive à la conclusion que même si je dois me pincer le nez, un Mulcair à la tête du pays vaut mieux que « more of the same shit ».

    Je sais compter, itou: peu importe si mon député sera NPD, Conservateur, Trotskyste, Libéral, Libertarien, Chrétien ou Bloquiste, et même si 78 bloquistes étaient élus le 19 octobre, l’indépendance ne pourra pas se faire avant que Couillard soit battu.

    Ce qui me rappelle malheureusement que Péladeau n’était pas le bon gars pour le PQ; Péladeau, ça reste AVANT TOUT un Conservateur, qui s’est entouré chez Québecor de Conservateurs.

    Cheval de Troie? Tit-Bock aime ce qu’il voit au PQ, dans la mesure où il est lui-même au moins aussi Conservateur que souverainiste. D’ailleurs, Péladeau n’a-t-il pas lui-même souscrit à la Caisse des Conservateurs, du PLQ et de l’ADQ avant de mettre 5 cennes dans la caisse du PQ? Jamais contribué au Bloc, par ailleurs.

    Alors oui, François, je vois clair et non seulement je vois clair mais j’estime avoir une vision périphérique du jeu politique…

  3. Très bon billet Papi, et bonne intervention de François Dupuis et bonne réplique de votre part!

    Qu’on tourne la situation dans le sens qu’on veut, si 40 bloquistes sont élus au Québec, qui va gouverner à Ottawa? Les chances sont bonnes que ce soit Harper encore une maudite fois! Est-ce que la cause en sera plus avancée?

    Moi non plus Mulcair ne me convainc pas vraiment pour la défense des intérêts du Québec, mais je pense qu’un facteur beaucoup plus important pour « la cause », et de loin, est ce qui se passe avec le PQ. Et malheureusement, comme Mulcair, PKP ne me convainc pas vraiment.

  4. On s’entend sur une chose dont je n’ai pas parlé; je dois aussi me boucher le nez avec Péladeau. Mais comme la respectabilité de Duceppe ne peut être mise en cause, je serai fier d’accorder mon vote au Bloc. Lulu avait bien des qualités mais il en a dit des vertes et des pas murs; et pour reconnaissant que je lui sois il y a des limites au rôle de l’égo dans la vie politique et pourquoi serait-il le dépositaire de la longévité du Bloc.

    Il y a des conséquences aux gestes qu’on pose; je ne vous apprends rien. Harpeur mérite d’être défait, c’est certain. Ce n’est pas de ma faute non plus, ni de la faute du Québec s’il est là comme il l’a été et comme il l’est à notre détriment et à celui de la majorité canadienne. Mais pourquoi est-ce si inacceptable de mener le combat de l’indépendance ou d’y renoncer sur la scène fédérale? Les écossais sont obligés de le faire. Les catalans aussi.

    Pourquoi faudrait-il venir, encore une fois, à la rescousse d’un voisin dont l’intérêt est de repousser plus loin les dimensions de notre terrain et qui n’entend surtout pas nous le laisser gérer à notre manière? Pourquoi, une fois de plus, prendre un « beau risque » qui risque d’être un autre coup de Jarnac de ceux qui aiment tant nous faire de grandes déclarations d’amour quand nous nous apprêtons à assumer notre destin. Pourquoi attendre, comme le demande ce matin, par le biais de La Presse-Desmarais, l’ancien bloquiste Boulerice, et reporter à plus tard l’indépendance, le respect et la protection de notre langue, le choix de vivre pour le pays qu’on n’aime?

    Il y a péril en la demeure? Quelle demeure? Celle qui sent la schnoutte d’Harpeur, celle de tous les centralisateurs féféraux, dont Tommy n’est pas le moindre, celle de tous les backlasheux du Québec qui tapissent le Canada d’un océan à l’autre le moindrement qu’on lève la main pour exiger le respect de ce que nous sommes. S’il y a péril en la demeure, c’est celui de la nôtre auquel il faille faire face, ne serait-ce que parce que ça fait trop longtemps que ça dure et que ça use à la longue .

    Ce n’est pas de ma faute si je dois continuer d’aller sur le terrain du voisin, juste lui parler dans le blanc des yeux, quand j’en ai la chance. C’est pas le NPD et Boulerice qui vont le faire à ma place. Vous auriez du mal à m’en convaincre si on regarde l’Histoire du Canda des 50 dernières années.

    La journée des élections, j’ai surtout pas le goût d’entendre Mulcair déclarer qu’une ère nouvelle s’ouvre au Canada; que le vote massif des québécois au NPD est le signe indéfectible de leur appartenance; que l’ère des changements constitutionnels est arrivé. Parce que c’est ce que Couillard espère, ce pourquoi il n’a pas appuyé Trudeau et aussi par ce que Mulcair a justement voté pour lui. On a aussi chez nous de la schnoutte qui sent la même chose.

    C’est ça le péril en la demeure, refusez de nettoyer les écuries d’Augias. Elles sont pourtant pleines à raz le bord. Dans la schnoutte, il y a des germes aussi mortels que des armes à feu. Ça fait juste moins de bruit quand ça se répand. Quand ça pète, il est trop tard.

    Merci de m’entendre. Comme vous le voyez, votre style me stimule.

    Au demeurant, Me Bertrand, un des co-fondateurs du Bloc québécois, n’est-il pas aussi un excellent plaideur?

  5. @ François 16h04

    Sans le modifier autrement, j’ai aéré votre texte en le divisant en paragraphes.

    « Mais pourquoi est-ce si inacceptable de mener le combat de l’indépendance ou d’y renoncer sur la scène fédérale? Les écossais sont obligés de le faire. Les catalans aussi. »

    Je connais plutôt bien les lois constitutionnelles du Canada – auxquelles vous et moi sommes soumis à notre corps défendant; par contre, je ne suis pas très familier avec les Constitutions espagnole et british. Ce que je sais, par contre, c’est que l’élection de 78 députés du Bloc ne suffira pas à faire l’indépendance; par contre, il suffit de 63 sièges sur 125 au PQ ou à une coalition PQ/QS/ON(?) pour déclencher un processus référendaire.

    L’Espagne compte 50 provinces mais je ne crois pas que les 50 provinces se soient jointes pour former un état fédéral, comme c’est le cas au Canada. J’imagine que tant pour les Écossais et les Catalans, le Parlement « régional » ne dispose pas du pouvoir constitutionnel de se séparer, alors que chez nous, le pouvoir de se joindre au Canada (exercé en 1867 pour le Qc et en 1949 pour TN/L) confère le pouvoir de quitter la fédération. C’est à Québec que la game va se jouer. Pas à Ottawa.

    = = =

    « comme la respectabilité de Duceppe ne peut être mise en cause »

    De cela je conviens… bien que je déplore cette alliance BQ/PQ qui exclut notamment les Solidaires, auxquels moi je m’identifie. Le Bloc perd une partie de sa raison d’être lorsqu’il ne parvient pas à fédérer tous les indépendantistes du Québec derrière une cause commune. En 95, pour le référendum, Lulu Bouchard, Parizeau et le petit Mario Dumont avaient été réunis sous le parapluie du OUI; pourquoi le Bloc exclut-il ces souverainistes qui ont récusé le PQ? QS 10%, PQ 30%, donc – sur cette base, le Bloc exclut au départ un souverainiste sur quatre.

    = = =

    « Ce n’est pas de ma faute si je dois continuer d’aller sur le terrain du voisin, juste lui parler dans le blanc des yeux, quand j’en ai la chance. »

    Les USA, c’est le terrain du voisin. Le Canada? Disons que je m’y sens un peu comme un chambreur. Mais quand le « logeur » refuse de faire l’entretien du système de chauffage ou du réservoir à eau chaude, j’en pâtis. Alors que si Obama néglige son système de chauffage, ça ne me touche pas…

    Je veux bien emménager un jour dans ma propre maison; encore faudrait-il que l’entrepreneur-général (son prénom est Pierre Karl) commence à monter les murs! En attendant, je vis en chambre chez Stephen Harper. Et quand il refuse de réparer son robinet, j’ai pas d’eau… D’où mon souhait qu’il vende à un proprio plus sympa, le temps que ma cabane soit prête.

    = = =

    « Au demeurant, Me Bertrand, un des co-fondateurs du Bloc québécois, n’est-il pas aussi un excellent plaideur? »

    Guy avait à Rouyn-Noranda deux clients qu’il partageait avec mon bureau, et quand il avait besoin de fouiller un point de droit pendant ses procès rouyn-norandiens ou de discuter de stratégie, c’est chez nous qu’il se ramassait. D’ailleurs, le jour où j’avais arraché quelques dents à frette dans la gueule d’un ministre Libéral aujourd’hui à la tête d’une pétro-gazière junior, c’est à Guy Bertrand que j’ai raconté le tout quand je suis rentré à mon bureau.

    Cela dit, si Mulcair est difficile à suivre avec son passé thatcheriste et son présent « social-démocrate avec pas de déficit« , Guy Bertrand a lui-même effectué quelques virages idéologiques particulièrement spectaculaires, vous ne croyez pas? Épisode nettement fédéraliste pur et dur, notamment, à une certaine époque!

  6. 1. Le SNP, parti national écossais, a fait élire au printemps 56 des 59 sièges au parlement de Londres, dit palais de Westminster. Ce n’est pas ça qui va lui donner son indépendance. Mais dans la foulée du dernier référendum, ça garde le sujet à l’ordre du jour de la Grande-Bretagne, les fers au four. https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Parti_national_écossais
    Pour la Catalogne, aux élections régionales anticipées de fin du mois, les deux principaux partis indépendantistes forment un « bloc », pour une liste commune, question de faire élire le plus de députés au parlement catalan comme le souhaite leur président, ce qui transforme cette élection en publiciste [PLÉBISCITE, de corriger Papi!]`. Le gouvernement de Madrid et la constitution espagnole ne reconnaît pas le droit à l’autodétermination de la Catalogne. Les Catalans en font une question de légitimité.

    2. En refusant l’urgence de choisir, en limitant le combat de l’indépendance à la robinetterie et à une question de chauffage, vous oubliez comme le fait une large partie du mouvement souverainiste depuis quelques années, la question linguistique et sa portée culturelle. Là il est question de l’air qu’on respire. Sur la schnoutte, on en a assez dit et si c’est aussi juste que nous l’affirmons de part et d’autres, arrêtons de nous plaindre et munissons-nous de masque à gaz et avançons. Pour moi, le Bloc en fait office et vous n’êtes pas en mesure de faire de même avec les hen-pédistes.

    2. Informé comme vous l’êtes, j’aimerais bien savoir d’où vous détenez que « l’alliance Bloc-PQ » exclut les Solidaires. De nombreux candidats du Bloc ont été fort déçus de la position de QS qui a plutôt, d’après ce que je sais, comme aux précédentes élections fédérales, choisi de laisser le choix à ses membres sur cette question. La FTQ a fait un peu de même après s’être ravisé de donner son appui au NPD. « Voter pour le candidat le plus susceptible de battre Harper dans votre compté. » On ne peut dire qu’au Québec les conservateurs aient la cote. QS fait comme Ponce Pilate. Il se donne l’apparence de s’en laver les mains, comme aux précédentes élections fédérales. Bien qu’en coulisse, on s’inquiète de l’avenir, si la vague orange décide de faire son lit le long du fleuve et d’y nicher les oisillons d’ine aile provinciale. Ce qui serait après tout dans l’ordre des choses d’un parti fédéral au pouvoir et qui tiendrait désormais à le conserver. Se draper dans l’étendard de l’exclusion comme aime le faire QS doit cesser. Bien que passer maître dans l’art de la division dialectique et matérialiste (un se divise en deux), – quand ça fait son affaire- à moins de trouver une manière de mettre des députés indépendantistes au pouvoir, il n’y aura pas de prochain référendum. C’est vous même qui le rappeler. Et l’indépendance sera reporté aux calendes grecques. Le « jeu » démocratique actuel, l’inexistence d’une proportionnelle ne le permet pas. À quand un travail de fonds sur les consensus. La position de QS sur l’indépendance est carrément attentiste. Presque de l’orde des conditions gagnantes. Ou pire, à nos conditions. Ne ouvrait-il y avoir des négociations gagnant-gagnât. Manque-t-on d’imagination à ce point? On semble préféré les petits jeux mesquins de rapports de force, comme aux temps des groupuscules. Et surtout arrêtons de reporter sur la faute de l’autre les échecs qui s’accumulent au bénéfice de qui vous savez. Nous avons une propension à terriblement personnaliser le jeu politique. Les meneurs ne courent pas les rues tant que ça. On les brûle vite au Québec. Comme au temps des sorcières.

    3.Me Bertrand s’est excusé du détour fédéraliste, est revenu au Bloc et fait actuellement la promotion d’une prochaine constitution d’un Québec fédéré qui inclurait les Premières nations.

    Par Papi: Guy B a beau s’en être excusé, ce détour, il l’a bel et bien fait, et il l’avait fait de manière tellement ostentatoire et solennelle que sa crédibilité de souverainiste en avait pris un coup! Quand à l’exclusion de QS des cartons du Bloc, elle est antérieure à l’élection de 2011, sauf erreur, et ça tient probablement aux accusations lancées contre QS, dès le départ, à l’effet que ce n’était pas un VRAI parti souverainiste.`

  7. Il faudrait qu’on m’explique comment on fait l’indépendance quand l’option récolte depuis plusieurs années, quoi? 30-40% d’appuis? C’est bien beau vouloir et vouloir très fort, mais qu’on le veuille ou non, il manque des « conditions gagnantes ».

    C’est vrai que sortie de nulle part, une performance exceptionnelle du Bloc, une trentaine de députés, disons, pourrait changer la donne ou en tout cas enverrait un signal fort. Mais soyons honnête, rien n’indique qu’il en sera ainsi, le momentum n’est pas là.

    Et cette impulsion à mon avis elle doit venir de la scène provinciale. C’est à Péladeau à faire ses preuves dans les prochaines années pour faire en sorte que le mouvement reprenne de la vigueur. C’est illusoire d’espérer que le Bloc fasse un score cet automne alors que le PQ se relève d’une défaite humiliante qui a suivi un gouvernement minoritaire de 18 mois.

    La baballe est dans les mains de Péladeau. Je n’exclus pas qu’il puisse nous surprendre.

  8. @ Spritzer 19:16

    Non seulement ne nous vois-je pas collectivement au coeur d’un élan vers l’indépendance – au coeur d’une situation d’urgence nationale telle que tous les souverainistes lèveront le poing en l’air pour réclamer LE PAYS. mais dans l’ordre des priorités du Québécois moyen (aussi bien fédéraliste qu’indépendantiste), ce qui importe de toute urgence, c’est d’élire à Ottawa un gouvernement qui souffre lui-même du mode de financement des partis politiques.

    Je creuse ici un peu plus dans ma réponse à François Dupuis, de toute évidence! Élire 20 députés du Bloc et contribuer ainsi à l’élection d’un gouvernement Harper minoritaire (maybe), ça n’est pas aider le Bloc à se financer. Le salaire du député, ses frais de déplacement vers Ottawa ou à l’Intérieur de sa vaste circonscription rurale, ça ne sert pas vraiment le Parti. Par contre, un gouvernement NPD qui remettrait en vigueur le régime de financement public en fonction des suffrages obtenus, ça, ce serait plus efficace pour le Bloc.

    = = =

    « Et cette impulsion à mon avis elle doit venir de la scène provinciale. C’est à Péladeau à faire ses preuves »

    Péladeau peut bien parcourir le Québec à vélo avec sa Julie sous les bras pendant que Drainville pose les questions à l’Assemblée Nationale, c’est une idée qui pourrait sembler aussi séduisante que géniale… si PKP était lui-même un tribun et/ou un pédagogue exceptionnel, mais ç’est loin d’être le cas. Drainville aurait été bon dans ce rôle. Pas PKP.

    Et puis, le mandat « sans droit de regard » donné à Claude Béland et 2 autres, ça ne va pas rassurer ceux que Péladeau doit convaincre. Les inconditionnels lui sont acquis mais c’est les sceptiques qu’il doit intéresser à la cause, et une forte proportion des sceptiques voient très bien le conflit d’intérêt de PKP et ça les rend frileux.

    Je l’ai toujours dit, PKP, c’est pas le bon cheval. Élocution déficiente, absence de charisme et conflit d’intérêt en filigrane: Couillard peut bien rire dans sa barbe.

  9. @Papitibi

    « Je l’ai toujours dit, PKP, c’est pas le bon cheval. Élocution déficiente, absence de charisme et conflit d’intérêt en filigrane: Couillard peut bien rire dans sa barbe. »

    Et en même temps je suis tenté de faire l’avocat du diable et de dire qu’au moins avec lui, l’objectif est clair. Et qu’il a l’air de savoir ce qu’il fait et où il va. Du moins c’est l’impression qu’il donne.

    Le gars est habitué avec son expérience du monde des affaires de se fixer des buts et de prendre les moyens pour les atteindre, tous les moyens. On peut prendre le centre Vidéotron comme exemple, payé avec du financement public svp, et son pari de ramener les Nordiques semble vouloir réussi contre toute attente.

    Nos prévisions à son égard sont qu’il va se casser la gueule, Couillard va le manger tout rond, jamais il ne fera l’indépendance parce qu’il n’est surtout pas celui qu’il faut pour réaliser cet objectif. Mais alors qu’est-ce qu’il fait là? Il ne réalise pas qu’il n’est pas l’homme de la situation? Son instinct d’homme à succès ne l’a pas mis en garde contre l’idée de se lancer en politique et de faire un fou de lui?

    Parfois je me demande s’il n’a pas un plan depuis le début et qu’il n’arrivera pas à confondre les sceptiques, à commencer par Couillard qu’il pourrait surprendre la garde baissée. Parce qu’autrement – il est un homme intelligent quand même malgré son air hébété devant les caméras – je ne comprends ce qu’il est venu faire en politique si c’est pour échouer lamentablement comme on le prévoit tous.

    Par Papi: « son air hébété« ??? C’est pas moi qui l’aura dit! 😉

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