25 commentaires sur “Pot-pourri (vrrraiment pourri!)

  1. «se pourrait-il que les formes de violence féminine auxquelles référait Préfontaine – morsures, coups de pied…) laissent des séquelles moins profondes et moins permanentes qu’une fracture du crâne?»

    C’est à peu près ce que j’ai voulu faire valoir en commentaire à son billet, en citant une partie du communiqué sur la dernière étude de Statistique Canada :

    «34 % des femmes ayant déclaré lors de l’enquête avoir été victimes de violence conjugale ont dit qu’elles avaient été agressées sexuellement, battues, étranglées ou menacées à l’aide d’une arme à feu ou d’un couteau par leur partenaire ou un ex-partenaire durant les cinq années précédentes. Cette proportion était le triple de celle observée chez les hommes (10 %).»

    Mais, Louis m’a répondu que ce qui compte, c’est c’est le nombre de cas de violence conjugale. Il met en effet sur le même pied une morsure et un étranglement.

  2. Faudrait donner la statistique « nombre de jours passés à l’hôpital » par sexe peut-être….Ce qui est évident pour tous ne l’est pas pour un masculiniste.

    Je m’excuse, mais la philosophie masculiniste c’est de l’ordre du dogme, pas moyen de discuter avec ces endoctrinés dans la haine!

  3. Voilà le jugement….et je suis d’accord. Le personnelle de l’école n’a pas comme mission de bouleverser les valeurs des parents et familles, je regrette, mais ça heurte des valeurs, on comprendra pourquoi!

    « Réuni en séance extraordinaire jeudi soir dernier à Saint-Romuald, le comité exécutif de la CSDN a rendu son verdict sur l’avenir de l’agente de bureau à la suite d’un vote unanime. « Nous considérons que les faits et gestes ayant conduit à cet incident sont inappropriés, inacceptables et incompatibles non seulement avec notre mission, mais aussi avec les valeurs que nous souhaitons transmettre à nos jeunes élèves », a déclaré le président du conseil des commissaires de la CSDN, Léopold Castonguay. »

  4. @Koval

    Que ça puisse heurter les valeurs des commissaires, ça je puis comprendre. L’ancien président ultra-catho de la CECM, Michel Pallascio, aurait très certainement approuvé.

    Je connais Michel. Au collège, c’était l’un de mes amis les plus proches, mais nous nous sommes perdus de vue; j’ai moi-même baigné dans ces valeurs-là, et j’ajouterai que j’en ai longtemps fait ACTIVEMENT la promotion.

    Reste qu’il n’y a rien d’illégal à jouer dans un film porno. Reste que le congédiement, lui, ne serait légalement justifié que si la madame aux lèvres pulpeuses avait été en contact avec les étudiants, élèves ou écoliers (je connais pas leur âge).

    J’ai siégé au Conseil des commissaires (CSRN) pendant un terme; il m’est arrivé de faire changer d’avis tous les autres, pour des motifs d’ordre légal. Les commissaires n’ont pas le droit de faire passer leurs convictions morales personnelles avant les intérêts financiers de la Commission. Or si jamais la dame n’était pas en contact avec les jeunes, juridiquement, le congédiement sera vraisemblablement considéré illégal. Il faudra donc la compenser financièrement, lui payer rétroactivement son salaire, lui verser une indemnité pour l’avenir (pour « acheter » sa non-réintégration), et payer des frais d’avocat.

    Désolé, mais quand tu gères l’argent des contribuables, tu as des obligations fiduciaires; le congédiement ne cadre pas avec ces obligations.

    Et je signale que, à l’époque, mes liens avec l’évêché et de nombreux prêtres étaient assez connus. Sauf que… il y a le droit.

  5. Les dirigeants ont offert une alternative qu’elle a refusé…J’imagine que ces un moyen pour se protéger les arrières, ça doit pas être tous des cons les membres de ce comité….

    Et la loi a beau dire qu’ils ont tort, moi je préfère que le personnel des écoles ne fasse pas du gros porn sur le net le soir….chose que beaucoup de gens appellent « vie privée », ha ha ha! C’est tellement « ma vie privée » quand je met mon cul en gros plan sur Youporn, disponible pour être vu par tout l’univers!

    http://www.icilevis.com/fr/index-lecture.aspx?sortcode=1.34.39&id_article=4775

  6. Moi aussi, Koval, j’aurais préféré que…

    La madame, elle a manqué de jugeotte; c’est clair. Elle n’aurait pas dû; c’est clair. Mais on n’enterre pas un manque privé de jugeotte (privé: qui appartient à une individu) par un manque de jugeotte relevant cette fois du public.

    Que les Commissaires ne soient pas tous cons, j’en conviens. Mais pas besoin d’être con pour être ignorant de ses obligations fiduciaires. Seulement, il eut suffi que l’un des membres connaisse la Loi pour que la décision soit différente.

    = = =

    En droit municipal, j’ai vu une municipalité (Beaudry) congédier sa secrétaire-trésorière pour avoir falsifié les chiffres et transféré une partie de son propre salaire à son propre conjoint. Ce qui permettait à ce dernier de retirer des prestations d’assurance-emploi. Le conseil municipal n’a pas aimé. Madame est congédiée. Cinq ans plus tard, plus ou moins, et après avoir englouti des frais d’avocats dans les 6 chiffres, retour à la case départ: madame est réintégrée, son salaire lui est remboursée rétroactivement, et une généreuse indemnité pour dommages d’ordre psychologiques et dommages exemplaires lui est versée. La municipalité compte, plus ou moins, 250 familles. Elle n’a pas les moyens de payer; alors elle se laisse absorber par Rouyn-Noranda.

    Je connaissais la mairesse et deux des six conseillers; c’étaient pas des cons.

    Quand un comptable siège sur un CA, il a l’obligation de scruter les états financiers avec ses yeux de comptables, comme l’administrateur qui exerce la profession de notaire ou d’avocat a lui-même l’obligation de scruter les aspects légaux des documents qui sont soumis au CA. Mais ça, il m’a fallu l’expliquer à des professionnels dont je représentais l’assureur-responsabilité professionnelle.

    Je le répète, Koval: nul besoin d’être con pour ignorer ce genre d’obligations très pointues. Moi, j’ai siégé sur des dizaines de CA; mon bureau, après que je l’eus informé de mes obligations, m’a demandé de m’en retirer « as possible », et a interdit à nos jeunes professionnels d’accepter un poste sans avoir eu une looooongue discussion avec moi.

    La morale est une chose. La Loi en est une autre…

  7. @ Koval

    «Les dirigeants ont offert une alternative qu’elle a refusé…»

    Cela peut en effet changer la donne, mais encore là, je n’en suis pas certain. Accepter ce genre d’arrangement, c’est reconnaître qu’on a fait quelque chose qui va à l’encontre de ses conditions d’embauche. Quel acte illégal a-t-elle commis pour être renvoyée ? Et à quelle condition d’embauche a-t-elle contrevenu ? Et la direction ajoute : «ainsi qu’un encadrement individuel, pour éviter d’une part, qu’une pareille situation se reproduise et, d’autre part, qu’un préjudice soit porté à la mission et aux valeurs de la CSDN»

    «je préfère que le personnel des écoles ne fasse pas du gros porn sur le net le soir…»

    La question n’est pas de préférer ou pas, mais de savoir s’il s’agit d’un motif suffisant de renvoi ou même de déplacement administratif.

    «C’est tellement « ma vie privée » quand je met mon cul en gros plan sur Youporn»

    Et si elle faisait de la télé, on la verrait encore plus et ce ne serait pas un motif de renvoi. Je n’essaie pas de dire que c’est la même chose, ça ne l’est pas, mais si ses conditions d’embauche excluait ce genre d’activité. Le seul motif que je verrais serait une clause disant que ses activités en dehors des heures de travail ne doive pas contrevenir à la «mission, mais aussi aux valeurs que nous souhaitons transmettre à nos jeunes élèves», comme le dit la direction.

    Quant à l’influence sur les jeunes, je demeure perplexe. C’est la direction qui semble avoir publicisé ses activités, pas elle ! Cela me fait dangereusement penser aux bien-pensants qui font des amalgames entre la pédophilie et l’homosexualité… et qui parlent de la mauvaise influence sur les jeunes de voir unE prof homosexuelLE. Et, elle n’était même pas prof…

  8. Bon, je vous crois Papi, au niveau strictement légal ils ont possiblement tort mais n’empêche, ça tombe dans des cas comiques.

    Alors je me demande ce qu’on pourrait bien faire en dehors des heures de travail qui soit légal et puisse justifier un congédiement….

  9. Darwin

    Eh bien moi, je ne sais pas si je fais de la bien pensence mais la banalisation de la pornographie me fait chier parce que c’est un monde d’exploitation qui brise beaucoup de vies…

    C’est cool selon plusieurs de ne pas dire un mot contre ça, une job comme une autre, ben oui! ….ben moi je vais devenir un réactos!

  10. @ Koval

    «la banalisation de la pornographie me fait chier»

    J’ai bien écrit «Je n’essaie pas de dire que c’est la même chose, ça ne l’est pas», mais il semble que ce ne soit pas assez… Si tu veux faire interdire la pornographie, pas de problème, c’est là qu’il faut intervenir. Mais tant qu’elle n’est pas interdite, les autres lois, dont celles du travail, doivent être appliquées en conséquence.

    J’imagine que tu réagis davantage à mon dernier paragraphe. J’ai bien dit que je demeurais perplexe.
    «perplexe, adjectif. Indécis, embarassé.»

    Je me demande, sans prétendre avoir la réponse, quelle influence une personne avec un emploi administratif qui fait de la pornographie sans en parler peut bien avoir chez les jeunes et quel danger elle peut représenter pour eux, même si on le savait.

  11. Je suis perplexe face à ce qu’on dit. Les informations trouvées sur Internet ne relèvent pas de la vie privée. Ces informations sont disponibles pour tous.

    Il ne faut pas oublier que l’employeur a le droit de protéger son image.

    On verra.

  12. D’accord Darwin, je sais bien que la loi c’est la loi.

    Mais bon, jusqu’où on va? De la même manière, un prof ou même le directeur d’une école pourrait faire des films de gros porno hardcore le soir!?! Ça serait sympa!

    En tout cas, moi je changerais d’école! Pis j’en connais en masse d’autres…

    Faudra peut-être penser à des lois!

  13. « un prof ou même le directeur d’une école pourrait faire des films de gros porno hardcore le soir!?!»

    Je ne sais même pas si elle a tourné ces films avant d’avoir cet emploi ou en même temps. Peut-être a-t-elle essayé de s’en sortir avec cet emploi et elle le perd… On ne sait pas… en tout cas, pas moi !

  14. @Koval
    « je me demande ce qu’on pourrait bien faire en dehors des heures de travail qui soit légal et puisse justifier un congédiement…. »

    – déblatérer contre son employeur sur des blogues…
    – associer son nom à McGill University comme le faisait Dr Michael Laughrea, MPhil, PhD, et émettre des propos islamophobes sur des blogues ou forums de discussion à partir de son domicile [et ce, alors que l’Université se fend le cul pour attirer des étudiants musulmans de l’étranger, notamment]
    – être embauché pour enseigner la biologie et le soir, s’afficher comme créationniste
    – être désigné ministre de la science et de la techonolie et, off-duty, s’afficher comme crétiniste. Oups!
    – …

  15. @Koval 14h42
    « De la même manière, un prof ou même le directeur d’une école pourrait faire des films de gros porno hardcore le soir!?! Ça serait sympa! »

    Le congédiement, ici, serait parfaitement justifié. My two cents… mais je pense que la plupart des juristes seraient d’accord.

  16. @Lizzie 14h35
    « Il ne faut pas oublier que l’employeur a le droit de protéger son image. »

    Ouep… voir le 2e exemple de mon 14h54. Mais ça, l’honorable tête enflée était incapable de le comprendre quand moi, du haut de mon minable LL.M, j’osais contredire son opinion d’illustre PhD en biophysique moléculaire…

    L’employeur a le droit de protéger son image mais il ne peut pas prendre l’initiative (par administrateur ou préposé interposé) de publiciser l’état de porn star de la madame. Par ailleurs, et à la différence de Laughrea, ce ne sont pas les adjointes administratives ou les secrétaires qui font – ou défont – la renommée d’une école. Laughrea, prof dans une fac de médecine qui cherche à attirer des étudiants, discréditait nettement l’institution par ses propos.

    C’est pas le cas de la tite madame.

  17. @papi

    Je ne suis pas certaine que la commission scolaire ait publicisé le nom de la madame.

  18. @Lizzie 15h14
    Je ne crois pas que la Comm Scol ait publicisé la chose, mais si un préposé de la Comm Scol l’avait fait, ça reviendrait au même. Ça voudrait dire que la personne qui a eu « the last clear chance to avoid the collision », ce n’est pas madame Bouboules.

    En responsabilité automobile, autrefois, on utilisait souvent cette image, tombée en désuétude et dont les plus jeunes n’ont jamais entendu parler. Le principe devrait pouvoir être transposé: qui c’est qui aurait eu la dernière chance d’empêcher que ça soit rendu public?

    Madame Bouboules a eu une chance d’éviter de passer pour une porn star: l’abstention. Mais d’autres, plus tard, ont commis LA gaffe qui fait qu’aujourd’hui, ces gens sentent le besoin de la congédier… Cela, peut-on le lui reprocher à elle?

  19. « Elle a aussi trouvé très difficile de gérer le fait que sa fille de 11 ans ait appris son passé d’actrice pornographique. »

    Tiens tiens! Si sa fille à elle l’apprend c’est trisss, mais les enfants des autres?!?!?

  20. @ Papitibi

    « s’afficher comme créationniste»

    Un prof d’anglais d’un de mes fils l’a déjà fait en classe, j’en ai parlé à la direction, et puis… et puis rien !

  21. «Bof, c’est moins pire qu’un prof de sciences!»

    Bien d’accord. Je n’ai d’ailleurs pas fait de pression pour cette raison. Mais étant à l’époque président du conseil d’établissement de cette école, je m’interrogeais sur l’éthique d’un prof qui profite de sa tribune pour faire passer de telles idées. Je crois que la directrice savait et qu’elle a probablement parlé au prof en question. Mais, je ne suis pas revenu sur la question (on était en fin d’année scolaire) et la directrice non plus, ce qui fais que je ne suis sûr de rien. Et, comme mon gars était en cinquième, je n’y étais plus l’année suivante !

    J’ai mentionné cette anecdote uniquement parce que vous aviez parlé de ce motif comme étant suffisant pour justifier un renvoi, c’est tout. Ce prof était bien sympathique par ailleurs… Je n’aurais pas voulu qu’il ait du trouble pour ça, simplement qu’il garde ses convictions religieuses pour lui. De toute façon, mon gars m’a conté qu’il n’avait convaincu personne ! Reste que c’était une entorse à l’éthique.

  22. @Darwin 19h39

    Les seules fois où j’ai eu connaissance de propos dérangeants de la part d’un prof, la « victime, c’était moi. Mais j’étions assez vieux (En Versification ou Belles-Lettres) pour me défendre face à un prof de français et à un prof d’histoire qui faisaient l’apologie du marxisme-léninisme, ou face à un autre qui n’avait pas l’air d’aimer les Juifs. Et pour les Juifs, c’était particulièrement dérangeant, dans la mesure où le Collège (St-Viateur) était situé rue Bloomfield, au coeur de la colonie hassidique. Certains étudiants mordaient à cet hameçon et se comportaient en goujats face aux « juifs à couettes ».

    Entorse à l’éthique, oui. Mais les deux « communistes » ont suscité chez nous des discussions enrichissantes; les ados que nous étions n’avons rien perdu au change.

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